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Le blog de Robert
tranches de vie, mode de vie, travail et passion, vie...

La vie à Durandalem. 768. Chapitres 1, 2, 3.

robertditsch

Préludes

 

 La visite au chalet de Michel Wald

 La Chambre des commis

 Chez Dillon

 Premiers amours

 Etang d’Oderfang

 

Chapitre 1

 

 Les gens du village de Durandalem

 Le don du ciel

 Childéric

 L'auberge de Child

 Dillon d’Ortega

 Le métal céleste

 La chambre de l’auberge

 La fonte

 Les Nouvelles

 La naissance de Durandal

 

Chapitre 2. L'école des soldats

 

 L’horloge

 La construction de l’école

 Le bâtiment

 La construction

 Le chauffage

 Le personnel

 La fin du chantier

 L’école

 La mission de Georges

 Les futurs soldats

 Apprentissage

 Réalités

 Projets

 Les témoignages

 Le jour de l’orgie

 Le lendemain

Le pouvoir de communiquer mentalement Les garçons

 Le pouvoir de communiquer mentalement. Les filles

 L’apprentissage de la pensée

 L’instruction

 Education militaire

 La Terre

 Préparatifs

 Les portes ouvertes de l’école

 La découverte du Naturium

 

Chapitre 3. La vie au village et à l'école

 

 Les douches de Durandalem

 Les filles

 Le cannabis

 Les cantonniers

 La douche

 La douche à la maison

 La douche au moulin

 Adèle Pferd

 Les douches communales

 La soirée chez Child Germain 

Les cousins de Naborum

 Le chalet de Michel

 Aux douches communales

 Chez Child

 Les douches communales. Ouverture

 Le Fernand et ses commis

 L’utilisation des douches

 La visite à l’école

 Les Vikings

 Les bigotes

 Le livreur de charbon

 L’initiation des Vikings

 Les villageois aux douches

 Yvonne Basin 

 La fréquentation des douches communales

 Les copines

 Le pouvoir de voler

 Les douches payantes

 Les douches du Fernand

 Aux douches communales

 L’hospice des Œuvres de Naborum

 Les travaux dans les douches

 Les essais d’insonorisation

 La Confrérie du Blauersland

 Le programme des douches

 Le rasage des pubis

 Les tailleurs de pierres

   

 

 

 

                         Préludes

 

 La visite au chalet de Michel Wald

 La Chambre des commis

 Chez Dillon

 Premiers amours

 Etang d’Oderfang

 

 

         Vendredi 21 juin 767

 

La visite au chalet de Michel Wald

 

 Marianne, Mariette, Dillon

    Dillon d’Ortega, le commis du Fernand Bauer, le fermier, doit livrer quelques denrées, des légumes, des fruits au chalet de Michel Wald, le bûcheron, sur le versant Sud de la colline.

     En chemin, il passe par chez Clovis Hune, l'éleveur de volailles pour emmener une douzaine d'œufs ce qui évitera à Clovis d'y aller. Arrivant au chalet, il ne voit personne ! Ni Michel, ni ses filles jumelles, Marianne et Mariette, ne semblent être là ! Il appelle, mais pas de réponse...

     Mais, peu après, il voit les deux sœurs, qui sortent de la grange en tenue très légère, juste un petit bout de tissu autour de leur taille, lui font de grands signes pour qu'il les rejoigne, ce qu'il fait prestement, curieux de voir ces deux anges si légèrement vêtus ! Il entre dans la grange, il voit des grands tissus étendus, d'autres en train de tremper dans différents bains colorés, d'autre aussi suspendus tels des voiles d'un navire. Les deux sœurs expliquent à Dillon qu'elles teignent les tissus pour après les couper et en faire des tenues magnifiques pour les soirées au bourg. Il est arrivé au moment où elles procédaient aux essais, l'une sur l'autre, d'où leur tenue plus que minimaliste !

 

Annexe 1.

 

      Mercredi 10 juillet 767

 

La Chambre des commis

 

François, Le Borgne, Dillon

    Dillon d’Ortega grand gaillard à la longue chevelure blonde, est venu s'installer, à côté de l'auberge de Child, comme maître d'arme dans le village, après son éducation reçue à Mettis, dispensée par Jean d'Ortega, son père adoptif.

   Son emploi lui laissant pas mal de temps, il travaille comme commis, dans l'exploitation de la ferme du Fernand Bauer, avec Le Borgne, que Fernand a recueilli enfant, adopté, et élevé avec son propre fils, François. Dillon a toujours été discret sur son enfance, passée à Mettis chez Jean d'Ortega, et ne se confie pas facilement aux deux garçons.

   François est jeune maraîcher, il parcourt les marchés de la contrée, et même au-delà, pour vendre les produits de la ferme. Depuis leur enfance, François et le Borgne vivent ensemble, mangent ensemble, dorment ensemble, et un lien d'affection s'est formé au fil du temps, une entraide entre les deux garçons est réelle, et une affinité sensuelle s'est développée chez eux. Ensemble, ils ont découvert les plaisirs des caresses mutuelles, et de la jouissance en commun, et leurs corps n'ont plus de secrets pour les deux garçons !

 

Annexe 2.

 

                Mardi 16 juillet 767

 

Chez Dillon

 

François, Le Borgne, Dillon

     Quelques temps plus tard, les trois garçons se retrouve dans la ferme du Fernand, et se souviennent de leur soirée chez les frères, ils décident de remettre ça le soir-même !

     Ce coup-ci cela se fera chez Dillon qui pour l'occasion prépare une grande couche, bien moelleuse, où ils pourront s'ébattre à foison ! Les frangins arrivent, Dillon les accueille en chemise, sans dessous, laissant apparaître son sexe qui bien qu'il soit au repos, dépasse quelque peu ! Il les met à l'aise, ils goûtent une gnole qu'il a pris chez Child, ils devisent de la manière dont ils vont procéder, et s'agenouillent sur la couche.

 

Annexe 3.

 

                Jeudi 25 juillet 767

 

Premiers amours

 

Armand, Gabin

    Cet été de l'an de grâce 767, la chaleur est vive sur la province d'Austrasie.

    Au nord du bourg de Naborum, dans le canton d'Oderfang, un étang attire pendant toute la belle saison de nombreux badauds à la recherche d’un peu de fraîcheur dans cette eau claire, résurgence de la nappe phréatique située sous Naborum. Les pluies abondantes du dernier printemps ont fait monter le niveau d'eau de façon spectaculaire, et un grand territoire se trouve aux berges de l'étang. Les jeunes de Naborum, mais aussi des villages avoisinants, Durandalem, Laudrefang ou Tenquin aiment à se retrouver les après-midis pour passer de bons moments ensemble au bord de l'eau.

   Armand, fils de Roger Capes, maraîcher de Tenquin, accompagne souvent son père au marché de Naborum, et connaît plusieurs jeunes du bourg, notamment Gabin Fleich, le fils du boucher de Naborum, avec qui il lie d'amitié. Un matin, sur le marché, ils décident de se retrouver à Oderfang cet après-midi. Ils sont bons copains, et aiment faire des blagues ensemble et cet après-midi, il fait particulièrement chaud ! Ils s'amusent à s'asperger au bord de l'étang et de fil en aiguille, dans une joute amicale, leurs jeunes corps moulés dans les habits mouillés, dans un corps à corps ils tombent dans l'eau et éclatent de rire ! Tout mouillés, Gabin ses longs cheveux sur le visage, Armand d'un geste délicat les écarte, dévoile un visage qu'il n'avait jamais vraiment regardé de près auparavant. Il lui caresse le front, puis les joues, il passe un doigt sur les lèvres de Gabin, qui ouvre la bouche, et le happe pour le sucer langoureusement.

 

Annexe 4.

 

          Vendredi 26 juillet 767.

 

Etang d’Oderfang

 

Armand, Gabin

    Armand Capes et Gabin Fleich ont pris l'habitude de se retrouver les après-midis au bord de l'étang d'Oderfang, où ils se promènent main dans la main, s'échangent des baisers, parlent peu, leurs regards suffisent à signifier leur amour réciproque !

   Une journée ou le soleil cogne, ils s'assoient à l'ombre du grand chêne, adossés au tronc séculaire, et se reposent, ils viennent de traverser l'étang à la nage et sont fatigués, ils sont tranquilles, nus, leurs habits séchants accrochés aux branches basses.  De ce côté, de l'étang, il n'y a pas de chemin d'accès, pas de risque d'être surpris. Ils s’endorment, paisiblement, leurs rêves sont remplis d'amour...

 

Annexe 5.

 

 

 

Annexes du prélude

 

  1.  La visite au chalet de Michel Wald.  Marianne, Mariette, Dillon
  2.  La Chambre des commis. François, Le Borgne, Dillon
  3.  Chez Dillon.  François, Le Borgne, Dillon
  4.  Etang d’Oderfang. Premiers amours. Armand, Gabin
  5.  Etang d’Oderfang.  Armand, Gabin

 

 

Annexe 1 :   Vendredi 21 juin 767

 

La visite au chalet de Michel Wald

 

              Marianne, Mariette, Dillon

 

     Dillon, voit Marianne et Mariette devant lui, nues ou presque, et ne peut s'empêcher de hisser le pavillon de l'amour, son pénis énorme formant une grosse bosse dans ses braies.

     En pouffant de rire, les sœurs s’approchent de lui, et dénouent la ficelle sur les braies, libèrent le phallus qui bondit tel un diable dans les mains des jumelles, qui poussent un grand cri d'exclamation.  Elles ont tôt fait de se débarrasser du petit tissu entourant leur taille, et commencent à caresser Dillon, qui ne sait pas s’il rêve ou si elles veulent vraiment le baiser !

     Elles le poussent dans les tissus éparts sur le sol empaillé de la grange, il comprend que non, il ne rêve pas ! Tandis que Mariette monte à califourchon sur lui, lui suce le sexe pour le lubrifier, puis se pénètre le vagin de ce pénis, Marianne, une jambe de chaque côté de la tête de Dillon se fait lécher, sucer, titiller, aspirer les lèvres, la vulve, jusqu'à ce qu'un liquide jaillisse du fond de son vagin, accompagné d'un « Hohohoho ! » d'orgasme puissant.

     Puis, elle recommence ! Dillon n'a d'autre choix que d'avaler ce jus chaud venu des entrailles de Marianne, Mariette, elle, chevauche toujours le vit de Dillon, (qui, de ses seize pouces, fouille bien au fond,) hurle des « Ouiiii ! » « Haaaaa ! » « Hoooo ! » de plaisir à chaque poussée, et recommence sans cesse, mouille plusieurs fois le ventre de Dillon, jusqu'à la salve puissante de sperme, énorme, dans un grand « Rhaaaa ! » qui fait tomber Mariette en pleine pamoison, tremblante, on la dirait secouée comme un prunier lors de la récolte.

      Un moment de repos s'en suit, des douces caresses et tendres embrassades réjouissent les trois amants, des caresses un peu plus ciblées redonnent à Dillon une vigueur rigide, et il entreprend par derrière Marianne, en tirant doucement mais fermement sur ses cheveux en queue de cheval. Son phallus la pénètre doucement, jusqu'au fond de son vagin, plusieurs fois. Marianne glousse des « Mmmmmm ! » « C’est bonnn ! »  « Oh ouiiii ! », tout en suçant Mariette, offerte les jambes écartées devant elle. 

     Puis Dillon monte un peu, et pénètre de son énorme appareil le tout petit trou de son anus, la fait crier, « Nonnnn ! » « C’est trop gros ! »  au début, mais « « Ouiiii ! » « Ahhhhhh ! » « HO ! » « Ohhh » !  par la suite !

     Et quand il arrive à la garde au niveau de ses testicules, Marianne n'en peut plus et s'écroule, le nez dans la vulve de Mariette, en un grognement convulsif, et pousse des petits « Hi ! » « Hi ! » « Ho ! » « Haaa ! » « Hooo ! » « Hiii ! »  rapides entremêlés de grognement sourds, tandis que Dillon continue son exploration profonde, jusqu'à ce qu'il se vide au fond de l'anus.

    Marianne hurle d'avoir ce liquide bouillant au plus profond de ses entrailles et Dillon hurle de cette vidange qui lui pompe jusqu'à ses dernières ressources.

   Nul ne s'est aperçu que le Borgne, le commis et fils adoptif du François Bauer, ne voyant pas revenir Dillon, est venu voir ce qu'il faisait, et a vu ! Sans mot dire il s'en est retourné, avec une grosse bosse dans ses braies, et encore l'image de cet immense membre viril qui disparaît entre les fesses de Marianne.

 

 

 

Annexe 2 :  Mercredi 10 juillet 767

 

La Chambre des commis

 

            François, Le Borgne, Dillon

 

      Le soir, un été de l'an 767, une fois leurs tâches accomplies, les frères Bauer, François et le Borgne, les fils du Fernand Bauer, le fermier, se retrouvent tous les deux dans leur chambre commune, avec une envie de plaisir que tous deux ressentent. Après quelques caresses corporelles, quelques attouchements sensuels et précis, ils s’enlacent, et se pénètrent tour à tour avec ardeur, leurs verges gonflées de désir.

      Le Borgne raconte à François ce qu'il a vu au chalet, Dillon d’Ortega et les jumelles Marianne et Mariette Wald, les filles de Michel Wald, le bucheron, en train de faire l’amour, et le pénis immense que Dillon possède !

     Ils conviennent alors d'une invitation de Dillon, pour le lendemain si cela lui convient, prétextant un cours privé sur le maniement de l’épée.

     Dillon accepte volontiers, et le lendemain, en soirée, après ses corvées, taches et obligations envers le Fernand, il se rend dans la cabane des frères, qu'ils ont installé à côté de la grange, leurs quartiers privés, en somme.

     Il arrive, avec deux épées que Child Germain, l’aubergiste et tenancier de l’échoppe lui prête, afin d'expliquer leur maniement aux garçons. De fil en aiguille, ils parlent d’épée, puis des plaisirs que le corps peut apporter, la discussion tourne vite sur le fait que Le Borgne et François soient amants. Dillon sourit, il est intéressé, et reconnaît que les hommes l'attirent aussi.

     Le Borgne avoue l'avoir vu au chalet en pleine action avec les frangines, et s’approche de Dillon, commence à caresser ses brais, les voit se tendre de plus en plus, jusqu'à ce que jaillisse son pénis, que François découvre, les yeux écarquillés !

     Dillon comprend bien que les épées ne seront d'aucune utilité dans ce cours, et tous trois se déshabillent en se caressant mutuellement, chacun ressent les caresses des deux autres, que de sensations d'avoir quatre mains qui s'activent sur son corps, et insistent sur les parties les plus sensibles !

     Ils se couchent en cercle, chacun entreprend de prendre en bouche le phallus de celui devant lui, François se retrouve avec le monstre de Dillon en bouche, peut à peine l'intégrer dans sa bouche, et manque plusieurs fois de s'étrangler.

     Viennent ensuite les embrassades, ils se roulent les langues de bouche à bouche, sucent les tétons gonflés par le plaisir, François a envie d'une pénétration, et demande à Dillon de le prendre, en levrette tandis qu'il suce le pénis du Borgne, couché sous lui. Mais avec précaution !

      En effet son gros pénis pénètre difficilement dans l'anus de François, il n'en peut plus de plaisir, au fur et à mesure qu'il s'enfonce en lui, les yeux tout ronds, la bouche bée...

     Dillon continue ensuite à glisser doucement dans François, son phallus défonce l'anus en entrant et en sortant, François hurle, « Haaaaa ! » « Hoooo ! » « Haaaaa ! » dans un mélange de plaisir et de douleur, sous le regard inquiet du Borgne, qui du coup se demande s'il va essayer lui aussi !

      Dillon qui est un grand gaillard costaud, aime donc bien autant les hommes que les femmes ! Mais au vu de son anatomie, la plupart des hommes se laissent tenter par la sodomie, et Dillon n'a pas beaucoup d'expériences de ce côté, étant rarement sodomisé lui-même. 

     Leur disant cela, François propose de réparer cette injustice, lui, pénètre Dillon pour le remercier, et Dillon pénètre Le Borgne, qui hésite entre inquiétude et excitation.

     Finalement cela se fait, debout, Dillon pénètre le Borgne, doucement de plus en plus profondément, le borgne s'agrippe à la fenêtre, avec un rictus qu'on pourrait croire de douleur, en gémissant des « Ohooooo ! » « Haaaaa ! » et François s'installe alors dans l'anus de Dillon qui gémit un « Mmmmmm ! » de plaisir ! Le Borgne sent bien, « Oh oui ! » le phallus de Dillon qui gonfle encore sous les coups de va-et-vient de François !

    Après une pause, ils restent l'un dans l'autre, Ils conviennent d'un jeu. Dillon ne bouge pas, hormis sa main qui saisit le pénis du Borgne. François et le borgne avancent et reculent en cadence, ce qui emmène Dillon au septième ciel et, comme si cela était réglé d'avance, le mouvement s'accélère, devient même rapide...

     Les râles des trois garçons se mêlent, dans un brouhaha de grognements de plaisir, jusqu'à l'explosion finale générale, simultanée, comme synchronisée ! Le Borgne lâche tout sur la fenêtre, Dillon remplit le Borgne à foison et François se vide remplissant l'anus de Dillon à le faire déborder.  Et les trois amants s'affalent sur la couche, épuisés, repus mais satisfaits d'une relation qui leur a fait le plus grand bien, et soudé un peu plus les liens entre Dillon et les frangins.

    Puis, Dillon s'essuie le pénis et l’anus, et prend congé, laissant les deux frères s'endormir.

 

 

 

Annexe 3 :  Mardi 16 juillet 767

 

Chez Dillon

 

          François, Le Borgne, Dillon

 

      Le Borgne, qui aime la longue chevelure blonde de Dillon, lui caresse la nuque et le dos, lui embrasse les fesses, et après avoir introduit sa langue dans l'anus de Dillon, entreprend de le pénétrer doucement, par derrière, tel un cabri.

      François, en face de cette scène, rigole, et voit le sexe de Dillon grandir, grandir, et se tenir horizontalement sous lui.

      Le Borgne saisis alors la chevelure de Dillon, lui tirant la tête en arrière, la bouche ouverte de râle de plaisir de la verge qui fouille ses entrailles. 

     Et François, à genoux devant Dillon en profite pour introduire la sienne dans cette ouverture béante qui se referme telle un coquillage, sa langue titille le gland qui ne tarde pas à prendre de l'ampleur et le phallus grossit, force les lèvres de Dillon.

      François reste ainsi, son pénis chaud dans la bouche de Dillon et sent monter en lui une chaleur qui finit en explosion, son pénis crache tout ce qu'il peut dans la bouche du grand blond alors que Le Borgne le fouraille comme une bête.   Puis il éjacule aussi, Dillon sent dans ses entrailles le liquide chaud, son sexe bave de lubrifiant, avant que les deux frères ne se retirent, ayant bien rempli Dillon, qui se couche sur le dos. 

     Les frangins entreprennent alors de s'occuper de lui, le caressent, l'embrassent, lui sucent les tétons, pour finalement se concentrer sur son sexe, brandi comme un épieu.  Il se fait lécher, frotter sucer, branler, Le borgne s'occupe du gland et François des testicules, tandis que Dillon, les bras étalés sur la couche, se laisse faire, gémissant de plaisir.

      Et ce qui devait arriver arrive, Dillon éjacule d'une giclée qui monte au-dessus des deux autres, puis une deuxième, et une troisième, dans un soubresaut qui le terrasse. Jamais les frangins n’avaient vu telle éjaculation, aussi belle que l'est son membre viril !

      Les trois garçons, satisfaits sont allongés côte à côte, puis François entreprend de monter sur Dillon qui du coup bande à nouveau comme un âne, et s'empale sur le vit, énorme, jusqu'à ce qu'il soit enfoui dans ses chairs.

     Le Borgne, que cette vision excite au plus haut point, incline François en avant, et se fait une place dans son anus, pour son membre à côté de celui de Dillon, enfoncé jusqu'à la garde.

      François ne bouge plus, Dillon non plus, et Le Borgne œuvre en des saccades qui finissent par faire éjaculer Dillon, qui reste ainsi jusqu'à ce que le Borgne le rejoigne, remplissant encore un peu plus l'anus de François.

     Il miaule de plaisir, il n'a jamais eu autant de chairs et de sperme en lui et il éjacule de concert ! Le Borgne se retire, puis François libère Dillon, qui se retrouve le ventre couvert de sperme, que les frangins lèchent et aspirent jusque dans le nombril, rempli lui aussi, nettoient au passage le pénis de Dillon qui se retrouve en pleine érection.

      Une bonne rasade de gnole parachève la dégustation, et ils restent ainsi, repus, épuisés par tant de plaisirs, et se promettent déjà de remettre le couvert plus tard.

 

 

Annexe 4 :  Jeudi 25 juillet 767

  

Etang d’Oderfang. Premiers amours

 

            Armand, Gabin

 

       Un frisson parcourt l'échine d'Armand Capes, le fils de Roger Capes, le maraîcher de Tenquin, qui pose l'autre main sur la poitrine trempée de son ami, sent du bout des doigts son téton durci, tandis que Gabin Fleich, le fils du boucher de Naborum, tout émoustillé lui suce maintenant deux doigts, tout en lui caressant le poitrail des deux mains, il sent bien lui aussi ces tétons qui durcissent.

      Ils sont corps à corps dans leurs habits mouillés, et sentent que leur entre-jambe grossit, une réaction des plus plaisantes.

     Ils se caressent d'emblée mutuellement tout le corps, leurs lèvres s'approchent, leurs bouches se touchent, et vont plus profondément dans l'eau, ils s'embrassent alors goulûment d'un baiser charnel, ferment les yeux et se serrent l'un contre l'autre.  Dans l'eau jusqu'au cou, ils s'arrachent violement leurs habits, se frottent l'un contre l'autre, sentent chacun le sexe dur de l'autre contre son corps, leurs mains disparaissent pour s'attarder sur leurs sexes gorgés de sang.

    Leur étreinte est de plus en plus forte, jusqu'à ce que Gabin se retourne se fait d'une main caresser les tétons, et de l'autre se fait frotter le pénis dans un mouvement de va-et-vient, ses deux mains saisissent par l'arrière le pénis d'Armand, dans le même mouvement.

      Armand, sans savoir vraiment pourquoi, de son sexe pénètre alors l'anus de Gabin, qui pousse un râle, commence à onduler sur ce sexe qui le fouille, il éprouve un plaisir qu'il ne connaissait pas ! Armand glisse dans son anus, continue ses caresses sur les tétons et masturbe le phallus de Gabin...

      De la berge, on ne voit que deux têtes, qui ondulent en rythme, des habits déchirés flottent non loin de là...

      A force de le pénétrer, Armand lâche sa semence en gémissant au fond de l'anus de Gabin, qui grogne, et éjacule sous les mouvements de la main de son ami. Ils restent ainsi un moment à moitié inconscients, sans bouger, puis Armand se retire, retourne Gabin et l'embrasse longuement, leurs langues se nouent dans leurs bouches.

     Enfin, les ardeurs calmées, ils récupèrent leurs habits à moitié déchirés, et regagnent la berge, et les enfilent avant de sortir de l'eau.  Les personnes qui les voient sortir de l'étang, souriants, voient les habits en lambeaux, s'esclaffent des jeux probablement brutaux auxquels les deux compères ont dû s'adonner, et ne soupçonnent pas que plus loin, il y a peu de temps, une histoire d'amour vient de naître. 

     Puis ils s'allongent à l’écart sur la rive, laissent leurs habits sécher sur eux, côte à côte, leurs mains une dans l'autre.

     Ils n'ont toujours pas dit un mot, les yeux fermés et le sourire aux lèvres, ils pensent à ce qui vient de se passer, et se tournent l'un vers l'autre, s'embrassent à nouveau, se caressent la tête.

     Une longue observation mutuelle, les yeux dans les yeux s'en suit, en silence, un grand sourire éclate leur visage, puis ils se relèvent et quittent l'étang, et se promettent d'y revenir le lendemain.

 

 

Annexe 5 :  Vendredi 26 juillet 767

 

Etang d’Oderfang

 

           Armand, Gabin

 

       Armand se réveille, son esprit attisé par un bruit, mais il n'y a personne. 

     Il regarde Gabin, endormi, toujours assis adossé à l’arbre, qui doit faire des rêves érotiques, vu son pénis qui s’allonge entre ses jambes tendues.

     Il voit que, malgré l'ombre, Gabin transpire, des gouttes de sueur coulent sur son poitrail. Une des gouttes atteint le téton gauche, et attire la langue d’Armand, qui la lèche sur le téton, et en profite pour le sucer doucement, il fait pousser un soupir d'aise à Gabin, toujours endormi.

     Il voit son pénis ramper sur le sol moussu, qui grandit encore, Armand sent une irrésistible envie de lui faire l'amour ! Il se positionne donc, les jambes bien écartées de chaque côté du large tronc, le torse en arrière, face à Gabin, s'assoit sur ses cuisses chaudes, et guide le pénis de son ami vers la rosette de son anus qu'il a quelque peu lubrifié avec sa salive.

     Il avance son bas ventre, fait pénétrer le pénis en pleine érection doucement dans son anus, c'est la première fois qu'un pénis s'aventure par-là ! Gabin émet des petits gémissements, comme dans un rêve, Armand fait des va-et-vient lents de son bas ventre, pénètre le pénis de plus en plus profondément, jusqu'à ce qu'il disparaisse complétement sous ses cuisses.

      Gabin ouvre les yeux, écarquillés par ce qui lui arrive, Armand accélère les mouvements, un large sourire sur son visage, il halète, ses bras le soutiennent derrière lui, son propre pénis dressé jusqu'au nombril.

     Le large sourire sur le visage d’Armand est vite remplacé par une étreinte buccale des plus suaves, leurs langues font des pirouettes insensées dans leur bouches, ils se mordillent les lèvres et replongent dans les abimes ensalivés.

      Les mains de Gabin saisissent le pénis d'Armand pour le caresser, serrant son gland d'une main et palpant ses testicules de l'autre, le mouvement cadencé est donné par les coups de reins d'Armand.

    Manquant de s'étouffer, ils libèrent leurs bouches et poussent des râles de plaisir tous les deux, jusqu'à ce que Armand jouisse dans la main de Gabin, son sperme projeté jusque sur le haut de la poitrine, coule ensuite sur les tétons gonflés et durs comme le roc, que Gabin, malgré les secousses d’Armand, essaye de lécher.

     Armand continue à s'empaler sur le vit de Gabin, de plus en plus violemment, et, dans un grand cri de jouissance, Gabin se vide en saccades répétées. Armand sent la chaleur du sperme projeté dans ses entrailles, ralentit le mouvement pour arrêter complétement, et garde tout au fond de lui le pénis de Gabin, jusqu'à sa sortie naturelle, une fois dégonflé.

      Ils sont couverts de transpiration. Ils se lèvent, leurs corps chauds bouillent, leurs positions les ont quelque peu engourdis, et vont se refroidir en piquant une tête dans l'étang, ce qui leur fait le plus grand bien ! Assis dans l'eau jusqu'aux tétons, ils se sucent mutuellement les bouts encore durs, puis s'embrassent à nouveau, en une longue étreinte.

     Ils décident de rentrer par la berge, ce qui leur permettra de garder des habits secs, ils ont largement eu le temps de sécher pendant leur sieste. Ils se rhabillent en arrivant au chemin, leur peau a pris encore de belles couleurs au soleil.

     Une nouvelle expérience sexuelle à leur actif, ils se séparent, Armand en a encore pour deux heures de marche pour rentrer chez lui, à Tenquin, si aucune charrette de passage ne l'emmène. Ce qui est rare, la route de Naborum au duché de Dieuze, qui passe par Tenquin, est très fréquentée.

                                                            Chapitre 1

 

 

                             Durandalem village d’Austrasie

 

 Les gens du village de Durandalem

 Le don du ciel

 Childéric

 L'auberge de Child

 Dillon d’Ortega

 Le métal céleste

 La chambre de l’auberge

 La fonte

 Les Nouvelles

 La naissance de Durandal

 

Les gens du village de Durandalem

 

     Je suis Robert. Robert le Schmit. Le forgeron. Je me lève. Il fait encore nuit. Dans les braises de l'âtre, je pose quelques bûches, retire un bout de bois en flamme et allume ma lampe à huile.  Une lueur blafarde éclaire la pièce derrière l'atelier. Estelle, ma Dame, dort encore, ainsi qu'Alison, notre fille adolescente de quatorze ans, et notre fils de dix ans, Benjamin.

      Je quitte mes habits de nuit, humides malgré les peaux recouvrant la couche, je me réchauffe, nu devant la chaleur du feu. Je grignote un quignon de pain et un bout de fromage, avec une rasade du vin de Child Germain, l’aubergiste.  Tout est calme au dehors, les crépitements des braises réactivées résonnent dans la chambre. Une fois qu'elles seront séchées à la chaleur de l'âtre, je pourrai enfiler mes braies de travail. Le jour se lève.  Il fait encore froid en cette fin de février.

     Je suis Robert, forgeron et maréchal-ferrant. J'habite un petit hameau, Durandalem, au fond d'une vallée de l’Austrasie entourée de collines qui hélas, désespoir du forgeron, ne recèlent pas de fer. Du plomb au sud, du cuivre au nord. Le fer, ainsi que le charbon, proviennent des provinces du nord de l'Austrasie.

      Ce matin, je dois allumer ma grande forge, située sous la cascade, au bout du bourg, vers les collines. La journée est chargée ! Hier, on m'a livré du minerai provenant des confins du royaume, par une ordonnance émanant de l'abbaye des Glandières. Je dois en extraire le fer.    La grande forge de Robert est spéciale ! Pour fondre le minerai, j'ai trouvé un système ingénieux de ventilation forcée. L'énergie provient de la roue à aube, dans la cascade.

      Nous sommes bientôt au printemps. La saison froide tire à sa fin, les neiges fondent, et la cascade débite bien plus d'eau qu'il n'en faut à la roue. "Que peut-on faire de toute cette énergie ? «, m’interrogé-je parfois, imaginant des machines fantastiques... tout en chargeant mon foyer de bois et de charbon. J'ai mis au point un système d'alimentation en eau pour le village.  Chaque maison possède une arrivée d'eau : il suffit de soulever le panneau à l'extrémité du tuyau pour qu'elle s'écoule, depuis une réserve constituée d'une immense barrique. Cette barrique est située sur la colline. Elle se remplit d'eau avec des seaux mus par la force de la roue à aube. Le tuyau court à travers tout le village avec des ramifications à chaque maison. Tous les villageois reconnaissent que c'est bien pratique d'avoir de l'eau à volonté dans sa maison !

      Pour Michel Wald, le bûcheron, j’ai inventé une scie qui, grâce à un mécanisme mu par l'énergie de la roue à aube, débite automatiquement des planches, de rondins de bois, planches dont tout le monde fait grand usage !

    Michel Wald, maître charpentier, bâtit des maisons, des granges, construit des meubles fonctionnels, des armoires et autres cagibis de stockage, finement décorés des sculptures de ses filles Marianne et Mariette, des jumelles blondes de vingt ans. Il est maître charpentier, et donc pas une des demeures du village ne s'est construite sans lui.

     La forge commence à bien chauffer. De chauffe en chauffe, le fer contenu dans le minerai finit par fondre et coule directement dans de grands rectangles de terre cuite, qui formeront la base de lames d'épées.  Au bout de la matinée, j'ai fini. Il y a cinq moules pleins. Je peux donc forger cinq épées ! Je peux rentrer chez moi. Estelle a préparé le déjeuner, et je dois allumer la petite forge au village pour l'après-midi. Des chevaux ont besoin d'être ferrés.

 

 

 

 

 Le don du ciel

 

     Soudain, en chemin vers le village, un grondement venant de l'ouest derrière moi me fait me retourner ! Une boule de feu arrive du ciel et s'écrase dans un vacarme assourdissant, labourant la prairie à quelques coudées de ma grande forge !

     Il s'en est fallu de peu !

     Je retourne prestement vers le lieu de l'impact, je suis rejoint par les habitants du village, intrigués et effrayés par cette boule de feu tombée du ciel !  En touchant le sol, la boule, un caillou de trois pieds de diamètre, a creusé un sillon d'au moins cent cinquante pas dans la prairie. Un nuage de vapeur monte au contact de la terre encore froide et enneigée. La chaleur a fait fondre la neige dans un rayon de dix pas.

      On entend comme un sifflement. 

     D'abord de couleur rouge, elle refroidit et vire rapidement au noir, et le sifflement diminue en fréquence, s'atténue, jusqu'à disparaître.

     Je m'en approche. Le curé du village, l'abbé Paul Angst, me conjure de rester à l'écart, ceci ne pouvant être que l'œuvre du Démon !  Pour l'abbé Paul, tout ce que lui ne peut expliquer sur-le-champ est l'œuvre du Démon...   Malgré son avertissement, je vais chercher des outils, et avec d'infinies précautions, j'essaie de tâter la boule. J'ai du mal à approcher la pique, non seulement à cause de la chaleur que la boule dégage, mais ma pique en fer a tendance à être repoussée par la boule. À l'aide d'une lance en bois, je peux la toucher. Elle est molle, comme du fer très chaud.

      Oh ! Mais que voilà un beau minerai tombé du ciel, cadeau des Cieux. Ce qui est loin de l'avis de l'abbé Paul, voyant plutôt là les portes de l'enfer s’ouvrir. D'un pas décidé, l'abbé s'en retourne vers sa chapelle, et sonne le tocsin ! Pourtant, personne n'est mort...  Mais l'abbé est aussi pleutre que curé. D'un commun accord, nous nous donnons rendez-vous ici même après le déjeuner, déjà retardé par l'événement. Il faudra rouler la boule jusqu'à la grande forge quand elle sera refroidie.

     L'après-midi, la boule a durci, suffisamment refroidie pour être roulée, à grand renfort de bâtons, jusqu'à la grande forge.  Je remarque que son poids paraît léger au vu de sa taille. L'abbé Paul n'a pas réapparu. Terrorisé, il s'est enfermé dans la chapelle, prie tous les saints de lui venir en aide !

     Un phénomène étrange : les petits éclats et copeaux de fer jonchant le sol sont repoussés par le passage de la boule. Qu'est-ce donc que ce prodige ? De la diablerie ? L'abbé aurait-il raison ?  Ce serait bien la première fois !

      Je m'en occuperai demain, si Dieu me prête vie. Pour l'heure, je dois ferrer Bella, la jument du Fernand Bauer, le fermier. Dillon d’Ortega, un des commis du Fernand, me mènera la jument à la forge. Et il faut aussi que je continue le travail sur un rouage pour P'tit Louis Muller, le meunier et boulanger.

      Émile Pferd, l'éleveur de chevaux, vient passer commande de chevaux à ferrer. Il a un client important qui viendra sous peu acheter quelques mâles et une jument. Il est installé à l'orée du bois, sur la route de Naborum, et doit construire, avec Michel Wald, des charrettes pour son client. Bien sûr, il compte sur moi pour cercler les roues de ses charrettes ! Tout en œuvrant, je pense à cette boule. Mais de quoi est-elle faite ?

     D'où vient-elle ?

      Est-ce un cadeau de Dieu ?

      Ou est-ce un châtiment ?

     Dans un cas comme dans l'autre, est-ce pour moi, Robert ? Sûrement, vu qu'elle est tombée juste à côté de la grande forge.

 

 

 

Childéric

 

      Le crépuscule est là, il est temps d'aller chez Child écluser quelques chopines et relater l'événement.

     Child, de son vrai patronyme Childéric Germain, est notre "blanc qui vend tout " ! Childéric est un ancien négociant, archer réputé dans l'armée de Pépin.  Il parcourait le monde pour trouver toutes sortes de choses. Un jour, il y a déjà des années, il est arrivé avec Pépin en route pour Mettis, s'est amouraché de Berthe, la sœur au Fernand, qui lui a donné une fille, Manon.

      Et il est resté à Durandalem, s'installant dans le village, ouvrant une échoppe de toutes sortes de produits, et installant une auberge qui est vite devenu l'agora du village. 

     Son érudition et ses nombreux savoirs l'ont fait élire adjoint du bourgmestre Jacou Artz.

     Son échoppe recèle des trésors, des denrées et épices d'Orient, des vins des coteaux d'Aix, des cervoises de Belgique, des tissus de Cachemire, des soies de Lugdunum, des étoffes venues des plus lointaines contrées d'Orient, des onguents et pommades de tout l'Empire romain d'occident et d'orient, des bijoux et ornements provenant des conquêtes de l'Armée du roi, et moult alcools venus des provinces de l'est. Sans oublier la production locale, fournie par Clovis Hune, l'éleveur de volailles, Alvin Koch le boucher pour les viandes et par le Fernand Bauer pour les légumes et autres fruits. Et le schnaps distillé par le même Fernand !

      Toute une partie de l'échoppe renferme des armes, une passion de Child. La petite hachette côtoie un trébuchet, des arcs et autres arbalètes sont accompagnés de flèches. Il y en a de toutes sortes : des flèches à pointe en triangle, classiques, en harpon, provoquant des blessures inguérissables, des flèches terminées par une boule, pour assommer sans tuer, des flèches à bout en croissant, qui tranchent net tous les membres qu'elles touchent, des flèches -sifflets pour terroriser l'ennemi, des flèches rotatives, transperçant toute matière, y compris les cotes de mailles et les armures, des flèches incendiaires, s'allumant au moindre contact...

     Les arcs aussi sont de factures variées ! Certains peuvent tirer cinq ou six flèches en même temps. D'autres, plus petits, à double courbure, ont une portée bien plus grande que les arcs classiques. Des arbalètes à répétition avec un magasin de vingt flèches sont capables d'envoyer deux flèches par seconde, des engins sur trépieds tirent des lances les unes derrière les autres avec une force inouïe sur une lieue de distance.

     À côté trône tout un étal de lames, de la petite dague " d’évêque " dissimulée dans une manche d'habit, même sacerdotal, à la grosse épée lourde de cinq pieds de long et douze livres de poids, du cimeterre sarrasin au sabre des confins de l'Orient. Toute une gamme d'épées est présentée ici, y compris la production locale, que je fabrique régulièrement.

     Des vêtements de protection allant de la cote de maille à l'armure la plus lourde, en passant par les gants, épaulières coudières et autres heaumes, casques et plastrons censés garantir la vie sauve en cas d'attaque au corps à corps, côtoient des habits plus luxueux qui sont plus de parade que de défense.

     Tout ce que le génie humain a pu inventer pour faire la guerre et tuer... Child fait souvent appel au forgeron pour construire des nouveaux modèles sortis de son imagination, et je participe avidement à ses créations.  Les pièces de bois sont confectionnées par Michel Wald, le bûcheron.  L'échoppe de Child est réputée au-delà des collines, et nombre de guerriers viennent à Durandalem se pourvoir en armement.

    Bien sûr, on trouve aussi les pains de P'tit Louis Muller et les gâteaux et autres délicatesses de la Berthe Muller, la dame au P'tit Louis. À côté de l'échoppe, la taverne, ou plutôt l'auberge, est le lieu de rencontre de Durandalem. Pour les voyageurs, Child a toujours quelques paillasses et un bon dîner à proposer. Sa muse, Berthe Germain, assistée de sa fille Manon, est un vrai cordon bleu, maîtrisant l'art culinaire comme personne.

 

 

 

 

 L'auberge de Child

 

     Child Germain est derrière son comptoir, à servir des roquilles de la dernière production du Fernand : une quetsche de l'automne dernier, bien macérée, et distillée récemment.

     Le Fernand Bauer est là, avec son fils François, et ses deux commis, Dillon d’Ortega, et Le Borgne.

      Michel Wald aussi est là, accompagné de ses filles, Marianne et Mariette, des jumelles de 20 ans, dont la joie permanente égaye l'assemblée.

     Le boucher, Alvin Koch, son épouse Elvire et ses jumeaux Judith et Roger arrivent pour boire un verre.

     L'abbé Paul Angst entre dans l'auberge, une grande croix portée à bout de bras, espérant grâce à Dieu pouvoir museler ce démon qui nous est apparu !  Quelques paroissiens le suivent, Claude Stein, qui travaille comme cantonnier avec son frère Pierrot, son épouse Marie, et leur fille Jenny, de dix ans, ainsi que Germaine et Gertrude Beten, deux sœurs vielles filles bigotes qui s’occupent de la chapelle.  Il a réussi à semer le doute sur cet objet venu du ciel. Tout le monde demande à l'abbé d'arrêter d'appeler le Seigneur à haute voix, Dieu n'est pas sourd !

     Claude Kaas, l’apothicaire est venu seul, sa femme Rosine est restée avec leur fils Maxime de cinq ans à la boutique.

     P'tit Louis Muller arrive, avec son épouse Berthe, son grand fils Isabeau, dix-neuf ans, sa fille Jeanne, quinze ans, et son petit dernier, Grégoire, dix ans, sur ses talons.  Il apporte des tartes flambées aux oignons et lardons, qu'il fait à chaque nouvelle flambée pour son four à pain. Elles sont le régal habituel de la fin d'après-midi. 

     Il est suivi de Clovis Hune, sa femme Clothilde, et leurs deux fils Gérôme, de onze ans et Fabien, de neuf ans, avec ses paniers d'œufs, et quelques volailles fraîchement plumées, pour Child.

      Il y a aussi Pierrot Stein, le cantonnier, avec son épouse Gisèle, et leurs enfants Agathe, onze ans et Félix, huit ans. Pierrot est le petit frère de Joseph, qui est handicapé, blessé dans un éboulement dans sa carrière qui a tué sa femme et éborgné son fils de seize ans maintenant, qu’on appelle dorénavant Le Borgne. Joseph est impotent et a perdu la raison. Il est gardé par Pierrot dans sa maison.

      Georges Hair, le barbier vient avec son épouse, line, et sa fille Aline de dix-huit ans.

      Le coutelier Denis Pepin et sa femme Béatrice se joignent à nous.

       Nous en sommes à trinquer, à parler de cette boule qui se trouve dans ma grande forge, et qui est tour à tour magique, bizarre, démoniaque, fantastique, mauvais présage, divine, dangereuse, " c'est un avertissement divin !" Mais le summum c'est quand je dis : « Demain je vais la faire fondre ! »

     Un tollé général ! « Tu es fou ! Inconscient !  Hérésie ! Blasphème !

     Tu vas tous nous tuer ! » crie l'abbé au bord de la crise de nerfs.

      La discussion s'enflamme, attisée par la quetsche, quand arrivent deux cavaliers.  La nuit est tombée, mais la pleine lune dévoile les deux silhouettes.

      L'un des deux est Jean Christian, l'abbé des Glandières, de l'abbaye de Saint-Martin du même nom, dans la vallée à côté, sur la route de Mettis.  L'autre, richement vêtu, semble être un personnage important.

      « Nous avons vu le signe du ciel ! », annonce d'entrée l'abbé Jean, « et entendu le tocsin ! »  Jetant un regard noir sur notre curé. « Monseigneur Denis Le Bon, évêque de Mettis, ici présent, est mandaté par Charles, fils de Pépin, pour faire confectionner une épée par chaque forgeron du royaume, pour participer à l'effort de guerre contre les Vascons qui menacent le pays. Il était avec moi ce matin à l'abbaye des Glandières quand nous avons vu le signe dans le ciel. Pouvez-vous nous en dire plus ? »

     Aussitôt le curé prend la parole et essaie de convaincre et l'abbé Jean et monseigneur Denis du bien-fondé de son inquiétude.   Monseigneur Denis Le Bon, évêque de Mettis, qui connaît l'abbé Paul et sa légendaire panique à chaque événement hors de la norme le fait taire d'un geste de la main.

    Un éclair et c'est le Diable qui crie !  Une rafale de vent et c'est Belzébuth qui souffle ! Quand Child est arrivé au village, c'était le diable en personne et quand il a séduit et engrossé Berthe Bauer, la sœur au Fernand Bauer, c'était la fin du village, qui serait maudit et détruit par le mal !

     Et la discussion repart de plus belle, chacun ayant une précision ou un détail à apporter.  Child calme le jeu en offrant une tournée, un repas à ces hôtes de marque, et leur propose un appartement qu'il met à la disposition des voyageurs de marque, que Manon va préparer pour eux.

      Monseigneur Denis, érudit, après ma description et un moment de réflexion, nous explique que ce n'est pas une coïncidence. 

      « Non !  Hurle l'abbé Paul, c'est le diable ! »

     Congédiant l'abbé Paul, le renvoyant prier pour le salut de son âme tourmentée, Monseigneur Denis continua son explication. Sa venue pour me mander une épée et ce minerai tombé du ciel, à côté de ma forge, ne peuvent que signifier une chose ! Il en tire son interprétation de cet événement céleste et nous la révèle :

     « Robert, tu dois faire de ce caillou une épée ! Pour Charles ! C'est la volonté de Dieu ! »

      Les plus craintifs dans l’assistance, échaudés par les délires de notre curé, se font à plusieurs reprises, bénir par Monseigneur Denis demandant à Dieu de les épargner lors de cet acte qui relève sûrement de la sorcellerie !

     Jacou Artz, notre médecin, érudit, qui remplit aussi la tâche de bourgmestre du village, nous explique que ce n'est somme toute qu'un phénomène astral, notre Terre recevant de ci de là tous les jours des corps tombés du ciel. Et ceci, bien que rarement perçu dans nos contrées, est déjà arrivé, relaté par les écrits des moines disséminés sur le continent.

 

 

 

 

Dillon d’Ortega

 

     Dillon est un grand et solide gaillard !

      Une tignasse blonde couvre son chef, et cache partiellement une cicatrice sur son front, restes d'un combat à l'épée. Discipline où il est depuis passé maître ! 

     C'est en tentant de défendre ses parents, attaqués par des pillards dans leur maison à l'entrée du village, que Dillon, alors âgé de dix ans, avait saisi l'épée du père, et avait blessé et mis en fuite deux des trois pillards, le troisième lui ayant assené un coup de la tranche de son épée sur le front.  Il parvint néanmoins, avant de plonger dans l’inconscience, de percer le flan du pillard, qui succomba sur place.

     Ses parents, hélas, n'avaient pas survécu à l'attaque. Il fut soigné par le doc, Jacou Artz, qui l'hébergea quelque temps chez lui.

     Un ami de Jacou, Jean d’Ortega, maître d'arme à Mettis, enseignait son art dans toute la province, et ne manquait pas de passer saluer son ami lors de ses voyages, et de visiter l'échoppe de Child, avide des nouvelles découvertes de ce dernier.  Il prit sous sa coupe et adopta le jeune garçon, l'emmena à Mettis, lui donna une éducation noble et lui enseigna l'art de l'épée. Jean d'Ortega fit de Dillon un érudit, et une des plus fines lames de la contrée.

     Quand il eut atteint l'âge adulte, Dillon d’Ortega revint au village, et ouvrit une école d'arme, sous la bénédiction de son mentor et père adoptif Jean d’Ortega, à côté de l'échoppe de Child qui voyait là un bon moyen de faire commerce de ses créations et de ses trouvailles par le monde. Travaillant comme commis auprès du Fernand, il est devenu un fidèle client de ma forge, apportant son savoir des arts des armes et son érudition des sciences et des chimies du feu.

 

 

Le métal céleste

 

     Me voilà nanti d'une mission ! Fabriquer une épée, avec un caillou... Divin, certes ! Monseigneur Denis et l'abbé Jean se retirent dans leurs appartements, ils reprennent la route demain, dès que se peut.

 

 

 

 

La chambre de l’auberge

 

Manon, L’abbé Jean, L’évêque Denis.

      Dans l'auberge, le soir, dans l'appartement, l'abbé jean Christian des Glandières et Monseigneur Denis Le Bon, l'évêque de Mettis.

     Manon a fini de préparer l'appartement, elle a prévu une grande couche, pour l'abbé et l'évêque. La cheminée rayonne, sur la grille une grande marmite chauffe de l'eau.

      Ils arrivent pour prendre possession des lieux, tous deux remercient Manon qui est bien aise de les servir, elle reste à leur disposition pour tous besoins des hommes d'Eglise. Ils lui demandent donc, de leur faire couler un bain.  L'eau est chaude, Manon a veillé à ce qu'elle le soit, Et le bain est près, dans une baignoire en bois, suffisamment grande pour y asseoir deux personnes.

       Manon, en bonne servante, les déshabille donc, l'évêque en premier, et les installe dans la baignoire, remplie d'eau bien chaude, pour leur plus grand plaisir. Puis, elle se met à les frotter, d'un savon venu des contrées au-delà de la Grande Bleue, dont même la reine Cléopâtre jadis faisait usage, un savon au lait d'ânesse, parfumé aux senteurs de lotus.

      Child l'avait ramené de l'un de ses voyages aux confins de l'empire Romain d'Orient.  Ce n'est pas la première fois que Manon lave des hommes, et sait comment leur faire plaisir dans le bain. Puis elle se mit en devoir de les sécher, les frottant doucement, les cheveux, la tête les bras, le corps, les jambes...et l'entre-jambe...

       Les deux hommes, relaxés par tant de soins délicats, se mettent à caresser Manon, qui se laisse faire…

 

Annexe 6. 

                                                                             

 

         Samedi 29 février

 

 

 

 

La fonte

 

     La nuit se passe, des questions, des peurs, puis des ébauches de mode opératoire.   Des plans sont élaborés. Le Fernand me prête ses commis pour construire un four plus résistant, devant supporter des températures très élevées, bien plus élevées que pour le minerai de fer, d'après moi.

       Et à l'aube, après une nuit blanche réchauffée par la quetsche du Fernand, me voilà prêt à retourner à la grande forge. Tout un cortège m'accompagne, Monseigneur Denis en tête, pour découvrir ce don de Dieu. L'abbé Paul observe de loin, n'osant pas s'approcher.  La boule est toujours là, dans la grande forge au fond de la vallée. Elle a bien refroidi, et nous pouvons la manipuler.

    Première surprise ! Au lieu des quelques cinq cents livres que pèserait une boule de fer de cette taille, elle ne fait qu'une centaine de livres ! La matière est très dense, bien moins poreuse que le minerai de fer, et une pincée de limaille de fer jetée sur la boule est aussitôt éjectée dans toutes les directions. Aucun de mes outils n'arrive à entamer sa surface, étant lui-même fermement repoussé.

      On décide, d'un commun accord avec Monseigneur Denis, de fondre cette boule.  Pour cela il faut agrandir le four, beaucoup de charbon, et le charbon viendra des Glandières dans la journée.  Monseigneur Denis et l'abbé Jean s'en retournent. Dès son retour à l'abbaye, l'abbé fera mander en hâte une charrette de charbon.

    Chacun est retourné vaquer à ses tâches. Le Fernand, comme convenu la nuit précédente, me laisse ses deux commis, Dillon et Le Borgne, pour finir la construction du four.  La ventilation est ajustée, un culottage au bois de chêne, peaufiné par Michel, le bûcheron, finalise le tout.

      On attend le charbon, qui ne saurait tarder.  L'abbaye n'est qu'à deux lieues de Durandalem. Mais la charrette, tirée par deux puissants percherons, les plus solides chevaux que je connaisse, ne peut passer par la colline, elle doit faire le détour par la route de Mettis vers Naborum, et remonter par la vallée. Elle arrive enfin, on peut s'y mettre, tout est prêt.  La mise en place de la boule est facile.  À deux on la soulève !

     Dans la forge, il ne reste que Dillon, Le Borgne et moi.  Estelle mon épouse, et mes enfants, Alison et Benjamin, sont passées nous apporter de quoi nous sustenter.  Nous ne pourrons quitter la forge une fois le brasier lancé.

      Et un feu d'enfer occupe bientôt le four, attisé par un vent puissant actionné par un soufflet géant, mu par la roue dans la cascade ! La chaleur intense fait jaunir la boule, puis rougir. Un sifflement apparaît, de plus en plus aigu au fur et à mesure que la boule vire du rouge au blanc. 

     Mon four craquelle de toutes parts, jamais je n'avais atteint de telles températures ! Le sifflement, trop aigu, est devenu inaudible. Un filet de matière en fusion se forme et coule, en un fluide gris brillant. Aussitôt récupéré dans un moule.

     Il fait une chaleur infernale. Nous sommes nus, enfilant un tablier de cuir pour approcher et charger le four. L'eau abondante permet une pluie au fond de la forge pour nous refroidir régulièrement, aussitôt évaporée dès que nous approchons du four.

 

Annexe 7. 

 

     Une fois la dernière goutte extraite de la boule, nous recouvrons vivement de sable tout ce brasier, jusqu'en haut du four, une fumée mêlée de vapeur envahie la forge, alors prestement nous enfilons nos braies et sortons de cet enfer, ou un sifflement d'abord très aigu, qui diminue en fréquence mais pas en intensité nous incite à nous éloigner de la forge. Dehors il fait bien plus frais, cela nous fait du bien de respirer un air pur et vivifiant !

      Il est temps pour nous d'aller se réhydrater chez Child !

      Quatre bonnes pintes de ce fluide ont suinté de la boule, puis, malgré des efforts de surchauffe, plus rien, sinon une boule blanche, légèrement plus petite qu'avant. Le four est en fin de vie, à bout, il se disloque, on risque l'incendie !

      On arrête tout, on couvre de sable le magma de charbon et ce qui reste du four. Le sable fond au contact du magma !  Il faut maintenant laisser refroidir. La journée est bien remplie. 

       Le sifflement aigu réapparaît au fur et à mesure du refroidissement de la boule, et nous incite à rapidement lever le camp !  Et avec Le Borgne et Dillon, nous allons chez Child nous réhydrater après cet enfer !

 

 

 

 

Les nouvelles

 

       Des nouvelles nous parviennent des confins du royaume. Reproduites dans l'abbaye en plusieurs exemplaires.  Rendez-vous tous chez Child. Notre bourgmestre dit, devant une assemblée réunissant tout le village, tout ouïe :

      « - Pépin et son fils Charles sont en Aquitaine, il a repoussé les Sarrasins mais son armée s'affaiblit. Au sud, au-delà des Pyrénées, des troubles éclatent, les Vascons fomentent une guerre. Carloman est en Provence, il se bat contre les Lombards qui veulent reconquérir la Papauté. Pour l'instant, il arrive à les contenir. Pépin est malade. Sentant sa fin proche, Il rentre à Saint-Denis. Un recrutement aura lieu pour renouveler et renforcer l'armée du roi, pour lutter contre les Basques, il concernera tous les jeunes hommes de quatorze ans à dix-huit ans.  À charge des seigneurs d'armer leurs paysans. »

      Sont concernés Le Borgne et François, les fils au Fernand. Isabeau, le fils à P'tit Louis, Isabeau, qui vient de fêter ses dix-neuf ans, échappe au recrutement, et c'est tant mieux, car P'tit Louis en a bien besoin pour faire tourner le moulin pendant qu'il est au pétrin !

      Dillon, sur recommandation de Jean d'Ortega, nommé depuis capitaine des soldats du roi, est pressenti pour former les jeunes aux arts de la guerre, et devra donc enseigner Le Borgne et François, du village, mais aussi les jeunes des villages avoisinant, Laudrefang, à l'ouest, Tenquin, au sud, Naborum jusqu'à Hombourg, à l'est.

     Cela fait une dizaine de jeunes gens à former, et ce en un temps très court, l'armée du roi doit être prête avant l'hiver !  Cette nouvelle jette un froid !

       La guerre !  Et Durandalem devra payer son tribut !  Dillon est enthousiaste ! "Je ferai mon épée avec Robert, ce sera la meilleure ! "

       Le Borgne, lui, évidemment ne voit pas cela d'un bon œil ! Un accident lors d'un éboulement dans la carrière de son père alors qu'il était minot, lui avait crevé un œil, d'où son nom. Il avait un autre patronyme, Stein, comme son père, mais dans toute la contrée, on ne le nommait que " Le Borgne ", le fils de Joseph.

     Joseph, lui, tailleur de pierres naguère, dans le même accident avait perdu non seulement son épouse, qui succomba à ses blessures, mais aussi la parole et la raison, et n'était plus que l'ombre de lui-même, incapable de pourvoir ni à ses besoins, ni à l'éducation du Borgne. Joseph a été recueilli par son jeune frère, Pierrot Stein le cantonnier, le Fernand Bauer a adopté Le Borgne, et l'a éduqué comme son propre fils. Dorénavant, il s’appelle Le Borgne Bauer. François et Le Borgne sont considérés dans le village comme deux frères.

 

 

 

          Dimanche 1er mars

 

 

La naissance de Durandal

 

Annexe 8. 

 

     Après une nuit réparatrice dans ma couche avec Estelle, en arrivant à la grande forge, je constate l'état du four, disloqué, à moitié fondu.  Il y a encore des braises. Une couche dure et translucide recouvre les cendres, c'est le sable qui a fondu ! Intéressant... La boule s'est déformée en refroidissant, elle ressemble maintenant à une grosse quetsche.

      Je démoule la coulée de la veille, et stupeur ! La barre de métal, d'une couleur gris foncé, de trois pouces par un et de quatre pieds de long, ne pèse pratiquement rien. Elle est aussi légère qu'une baudruche gonflée ! Jamais je ne pourrai faire une épée d’un métal aussi léger !

      La barre dans ma besace, je me rends dans ma forge au bourg, il reste des braises du précédent ferrage. Emile, l'éleveur de chevaux, m'attend.  Il passe commande pour douze cerclages de roue, pour la semaine prochaine. Je réactive la forge, je veux voir comment se comporte cette barre de métal léger comme une plume !

     J'ai du mal à la maintenir dans la forge, je dois confectionner des outils qui ne soient pas en fer, avec l'aide de Michel je dois fabriquer des outils en bois, je fabrique une pince en chêne, que je dois tremper souvent pour qu’elle ne s’enflamme pas ! Néanmoins, j'arrive à chauffer au rouge cette barre.

      Elle possède une force qui la repousse dès que je la présente sur l'enclume, et j'ai du mal à la maintenir ! Je frappe de ma masse, qui a l'impression de rebondir au contact de la barre, mais qui donne des formes assez encourageantes. À chaque frappe, les bords s'effilent, sans s'ébrécher...  Je n'ai jamais vu de métal réagir de la sorte ! Malgré l'impossibilité de mélanger le carbone des braises au métal rougissant, comme on le pratique pour renforcer le fer, J’arrive à obtenir un tranchant que jamais je n'ai obtenu jusqu'alors, effilé comme un rasoir !

      De quoi rendre Denis Pepin le rémouleur jaloux !

      J'arriverai à en faire une épée finalement ! Mais il me faut du temps pour faire prendre forme cette barre, qui, après moult chauffages, frappes et refroidissements, accompagnés du sifflement chantant au gré de la température, ressemble maintenant presque à une épée. 

     Les premiers essais sont fantastiques ! Après avoir fixé un pommeau au bout de la barre, je fais des essais de frappe sur divers matériaux. Une frappe sur un billot de chêne le fend en deux ! Bien plus aisément qu'une hache...

      La frappe sur l'enclume est sidérante ! Non seulement l'enclume est entaillée sur plusieurs pouces, mais la lame, pourtant effilée à l'extrême, ne présente aucune écorchure ou bavure après la frappe !

     Un dernier test sur le rocher était tout aussi concluant ! Le rocher est fendu de part en part !

 

 

Annexes du chapitre 1

 

 

6- La chambre de l’auberge. Manon, L’abbé Jean, L’évêque Denis

7- Dans la grande Forge. Le Borgne, Dillon 

8- Chez le forgeron. Estelle, Robert

 

 

Annexe 6 : Vendredi 28 février 768

 

La chambre de l’auberge

 

            Manon, L’abbé Jean, L’évêque Denis

 

        Manon Germain, la fille de Child Germain, l’aubergiste, éprouve un grand plaisir à se faire caresser sur tout le corps, quatre mains passent par les parties les plus intimes, réjouissent l'abbé et l'évêque, qui ne tardent pas à avoir une formidable érection, leurs phallus de dix pouces de long et deux de diamètre, que Manon entretient aussitôt de ses mains et à tour de rôle, de sa bouche.

        Puis, Monseigneur Denis s'allonge sur sa couche, Manon entreprend de lui sucer la verge, tandis que l'abbé Jean voit là l'occasion de lui lécher le clitoris, sa langue fouille la vulve, puis il se met à la pénétrer, avec son membre gonflé de désir, doucement, tandis qu'elle pompe l'évêque.

      Ce jeu dure un moment, des « Mmmmmmm » étouffés par la bouche remplie, jusqu'à ce que Manon s'installe à califourchon sur l'évêque, guide son pénis entre ses lèvres, échaudées par l'abbé.

      Et elle entreprend une cavalcade digne d'un pur-sang, Monseigneur gémit de plaisir sous les assauts fougueux de Manon.

     L'abbé, ne veut pas et ne peut pas rester sans rien faire, il entreprend donc de la prendre par l’anus. Tandis que Monseigneur exulte, son pénis tout au fond de son vagin, l'abbé la fait gémir, entre et sort pour entrer plus profond, aussi profond que son pénis le permet.

     Elle hurle de joie, « Oh ! » « Oui ! » « Oh ! » « C’est bon ! » « Oh oui ! » et jouit plusieurs fois prise par les deux hommes, qui un moment, inversent les rôles, Manon se retourne, monseigneur lui fore l'anus, tandis que l'abbé lui laboure le vagin, jusqu'à une explosion de concert, les deux hommes éjaculent en même temps, alors qu'elle a un orgasme des plus puissant en hurlant des grands « Haaaaaa ! » « Hoooooo ! » « Haaaaaa ! »

      Les deux hommes sont épuisés, couchés côte à côte, Manon entreprend de nettoyer, avec sa bouche, les deux pénis jusqu’à ce qu'ils soient à nouveau propres.

      Ce qui a attisé leurs envies, et ils entreprennent de pénétrer, les deux pénis ensemble, l'anus de Manon, qui hurle des « Ho ! » « Ho ! » « Ho ! » « Ho ! » en pleine pamoison.  Et une deuxième éjaculation mutuelle emplit l'anus de Manon, qui, épuisée par tant de jouissance s’affale sur la couche.

      Quelques temps tous les trois immobiles, ils récupèrent, se caressent mutuellement, jusqu'à ce que et le curé et l'évêque s'endorment.

 

       Manon alors se lève doucement, couvre les hommes, met quelques bûches dans l'âtre, et se rhabille, quitte discrètement la chambre, emmène les vêtements des deux hommes, et laisse le clergé se reposer du sommeil du juste.

      Elle repasse par l'auberge, où nous discutons de la manière de reconstruire un four, elle prend congé, épuisé par tant de service auprès des hommes d'église, services qui, au vu de ses yeux brillants, étaient sûrement bien rendus !

      Il lui reste encore à laver les vêtements, et les laisser sécher près de la cheminée. Ils devront être secs et dans leur chambre quand les hommes d'Eglises se lèveront.

 

 

 

Annexe 7 :  Samedi 29 février

 

Dans la grande Forge

 

              Le Borgne, Dillon

 

     Dans la forge, une fois seuls, Dillon, le borgne et moi en cet après-midi de printemps...

      La chaleur règne dans la forge, elle nous incite à nous débarrasser de tous nos vêtements, sous peine d'être brulés par un cuir trop chaud. Et c'est donc nu que nous œuvrons, nous fournissons le charbon au fur et à mesure du rougeoiement des braises, pour arriver à des températures extrêmes, nécessaires à faire fondre cette boule venue du ciel.

      Nous nous couvrons d'un tablier de cuir pour approcher la pelle de charbon, puis, vivement nous nous reculons, couverts de transpiration, pour se refroidir sous une douche permanente qui coule au fond de la forge.

      Dillon et le Borgne, n’ont pas de gène l'un vers l'autre, ils se sont déjà rencontrés intimement, et les frottements de leurs corps nus et chauds provoquent chez les jouvenceaux des réactions somme toutes naturelles, et bien ostentatoires !

       Le Borgne est toujours et encore fasciné par le pénis en érection de Dillon, bien plus gros et long que le sien, et il ne peut s'empêcher de le saisir, pour le plus grand plaisir de Dillon.

      Et pendant que j'œuvre autour de la braise, tous deux s'assoient et se caressent mutuellement le pénis, ils éprouvent manifestement un grand plaisir à cela ! Je les observe, souriant, moi aussi plus jeune je m'adonnais à ces plaisirs corporels !

      Et je ne dédaigne pas, malgré ma trentaine bien sonnée de m'adonner encore à ce plaisir personnel. Et, bien que je sois affairé à mon four, les sons émis par les jeunes m'émoustillent quelque peu, mon membre viril se dresse sous le tablier de cuir. Et eux font comme si je n'étais pas là, s'en donnent à cœur joie de se masturber mutuellement.

      Le Borgne ne résiste pas à prendre en bouche cet énorme pénis, le lèche, le suce, l'aspire jusqu'à la garde, manque de s'étrangler, lui palpe les testicules, jusqu'à ce que Dillon explose dans sa bouche en poussant un grand « Haaaaa ! ».

      Une quantité énorme de sperme dégouline aux commissures des lèvres du Borgne, il avale comme il peut ce fleuve blanc chaud et crémeux, tandis que Dillon râle de plaisir... Il continue à masturber le vit du Borgne, plus petit certes mais bien dur, jusqu'à ce que lui aussi explose et remplisse sa main. 

      Puis ils restent là, assis, sans mot dire, leurs sourires évoquent une grande satisfaction.

      Un passage sous la douche nettoie ces traces de leurs ébats, et calme aussi leurs ardeurs, leurs pénis refroidis rentrent dans leurs coquilles, et comme si rien ne s'était passé, les garçons se remettent au travail, me permettent de souffler un peu et boire une bonne rasade de vin bien frais refroidit sous la douche.

      Il est évident, même sans le dire, que ce qui se passe dans ma forge ne sera pas ébruité au dehors !

 

 

 

Annexe 8 :  Dimanche 1er mars

 

Chez le forgeron

 

          Estelle, Robert.

 

 Dans l'intimité de notre foyer, le soir...

      Une fois que notre fille Alison se soit retirée dans sa chambre, de l'autre côté de la chaumière, avec son petit frère Benjamin, mon épouse Estelle et moi-même, Robert Schmit le forgeron, sommes à l'aise dans notre chambre, nus près de l'âtre, nous profitons de cette chaleur en dégustant un pichet de vin.

     Mais nos corps, mutuellement attirés par certains signes ostentatoires du désir, se rapprochent, quelques caresses commencent un jeu des plus plaisants, nos mains explorent des zones bien connues qui réagissent au moindre effleurement !

    Agé de trente-cinq ans, je mesure six pieds deux pouces, les cheveux noirs, un corps musclé, un petit ventre rond.

    Sous la toison noire fournie, se trouve un membre de cinq pouces de long et d’un pouce et demi de large, entre deux testicules pendants.

    Estelle, six pieds, a une magnifique chevelure blonde, un corps bien charpenté, deux seins splendides terminés par des tétons ronds et rose, un petit ventre rond est orné d’une toison blonde.

       Elle a de belles cuisses fermes, et un fessier bien rond.

       Couchés sur les peaux devant l'âtre, nous nous caressons mutuellement l'entre-jambes, nos désirs sont de plus en plus forts et bientôt nos bouches remplacent nos mains, nous ressentons et faisons ressentir des frémissements, des gémissements de plaisir étouffés par nos chairs qui envahissent nos bouches...

      Couchée sur le ventre, je l'embrasse par baisers langoureux, depuis les pieds, m'attarde sur les fesses, remonte le long de la colonne vertébrale, tout mon corps suit le mouvement, et j’arrive au cou.

     Mon pénis, en pleine érection, de huit pouces sur trois maintenant, se fraye un passage entre les fesses, pénètre doucement son vagin qui tremblote, et s'enfonce au fur et à mesure que ma bouche remonte la nuque.

       Un « Hoooo ! » de plaisir ponctue le geste, puis, tout doucement, je me retire, sans sortir, et reviens un peu plus profondément, le gémissement se fait bruyant, et quelques mouvements du même acabit le transforme en cris suaves, des « Haaaaa ! » « Hooo ! »  « Haa ! »  « Hoooo ! »  qui ne font qu'accélérer le mouvement, j’enfonce jusqu'aux testicules mon pénis gorgé de sang, la faisant hurler de plaisir. 

      Ce va et vient, de plus en plus rapide, fait monter en moi une onde de chaleur, jusqu'à l'explosion qui la remplit de mon foutre, en saccades qui n'en finissent pas, je hurle un grand « Rhaaaa ! » « Hoooo ! » je suis au bord de l’évanouissement.

      Tout son corps est pris de tremblement, un énorme orgasme la prend tout entière, et nous restons ainsi un bon moment, l'un dans l'autre, silencieux si ce ne sont nos respirations saccadées, nous récupérons de l'effort qu'on vient de fournir tous les deux.

      Après un moment ainsi, immobiles, nos corps ont récupéré, nos tempes ne cognent plus, et nous nous endormons, repus et sereins, pour une douce nuit, nous avons tiré sur nous les peaux qui nous maintiennent au chaud.

 

                          Chapitre 2

 

 

 

                   L’école des soldats

 

 

 L’horloge

 La construction de l’école

 Le bâtiment

 La construction

 Le chauffage

 Le personnel

 La fin du chantier

 L’école

 La mission de Georges

 Les futurs soldats

 Apprentissage

 Réalités

 Projets

 Les témoignages

 Le jour de l’orgie

 Le lendemain

Le pouvoir de communiquer mentalement : Les garçons

 Le pouvoir de communiquer mentalement. Les filles

 L’apprentissage de la pensée

 L’instruction

 Education militaire

 La Terre

 Préparatifs

 Les portes ouvertes de l’école

 La découverte du Naturium

 

 

        Dimanche 1er mars

 

L’horloge

 

       Jacou vient me voir à la forge. Il voudrait faire une expérience avec le rocher céleste, qui selon lui doit avoir des propriétés extraordinaires.

       D’une boîte qu’il m'a apportée, il sort d'étranges cristaux d’un bleu translucide, de forme cylindrique, et les approche du rocher. Là, chose incroyable, ils se mettent à changer de couleur, et ils oscillent sur eux-mêmes, tour à tour attirés puis repoussés par le rocher !

       « Voilà ! J’en étais sûr ! » s'exclame Jacou.

       Il m’explique qu’il a récupéré ces cristaux avec son maître Sirius, lors d’un long voyage au-delà des mers occidentales. Dans les montagnes, ils furent accueillis chez un peuple qui se nommait les Mayas, que Maître Sirius connaissait déjà, étant originaire de ces montagnes.

     « Les Mayas nous ont affirmé que des êtres venus du ciel leur avaient jadis confié ces cristaux, pour qu'ils les offrent aux premiers voyageurs de la mer qui viendraient chez eux.

     - Comme semble-t-il nous étions les premiers, c'est à nous qu'ils les ont confiés, en nous précisant que ces cristaux auraient des pouvoirs, une fois rapprochés d’autres éléments venus du ciel... 

     - Et les oscillations générées tout à l'heure par l’approche de ton rocher céleste sont la preuve qu'ils disaient vrai !

     - J'ai réfléchi à la façon d'utiliser cette propriété oscillatoireEt voici l'idée qui m'est venue : si nous fixions les cristaux au bout d’un balancier devant le rocher, nous pourrions obtenir un mouvement perpétuel régulier qui nous permettrait de compter le temps ! »

     Il me montre des croquis qu’il a élaborés, avec des roues dentées tournant grâce au balancier, qui poussera d’un cran la roue à chaque balancement. Un jeu d’engrenages que je devrai façonner permettra de ramener la durée de rotation à un tour par jour, ce qui nous permettra de diviser les jours en un nombre de parties égales.

     « Nous pourrons ainsi avoir un temps avant midi, et un temps après midi. Chacun de ces temps sera divisé en deux parties égales, qui elles-mêmes seront divisées en six. Nous obtiendrons ainsi douze parties avant midi et douze parties après-midi... Donc vingt-quatre heures de durées égales. »

     Je réfléchis : comment faire pour que ces divisions soient utiles à tous ? Pour que tout le monde sache à quel moment précis de la journée nous sommes ?

     « Nous pourrions faire sonner une cloche à chaque fois qu’une nouvelle heure s'est écoulée, suggère Jacou. Reste à trouver une énergie fiable pour actionner la cloche ! »

      Je lui propose une crémaillère qui serait incrémentée aussi par le mouvement de balancier. Elle remonterait un poids qui serait libéré à chaque heure, et qui actionnerait la cloche. Ce mouvement serait autonome !

    Jacou retient ma proposition, et me charge de construire ce mécanisme. Je m’y attelle aussitôt. C’est un défi fantastique que je me dois de mener à bien !

     Je calcule avec son aide, et dessine les engrenages qu’il me faudra. Michel Wald, notre bûcheron-menuisier devra, avec l’aide de ses filles Marianne et Mariette, habiles à la sculpture sur bois, me confectionner des moules afin de fondre ces engrenages.

      Jacou a étudié le système que nous avons constitué, et affirme que par un jeu de cames et de ressorts, on pourra même faire sonner la cloche plusieurs fois, indiquant le rang précis de l’heure dans la journée !

     Je forge les pièces nécessaires, je fonds les engrenages.

      Dillon d’Ortega, le commis au Fernand Bauer, aguerri aux travaux de forge, me donne une aide précieuse pour arriver à nos fins : une horloge qui donnera l’heure à tout le village.

 

 

 

 

La construction de l’école

 

      Tout le village, fier de cette décision royale de faire de Durandalem un centre d’entraînement et de formation de soldats du roi, se met au travail pour construire les locaux qui abriteront les jeunes gens en formation.

    Il a été décidé que ce sera Jacou Artz le maître des lieux. Il a imaginé et dessiné les plans. Dillon d’Ortega est déjà désigné comme formateur.

    Mais d’abord, il faut ériger le bâtiment.


 

 

 

Le bâtiment

 

      Il sera construit sur le pré, au fond de la vallée, non loin de la grande forge. Le bâtiment principal sera bâti avec des fondations en pierre, d’une surface de cent sur deux cents pieds.

      Le rez-de-chaussée sera divisé en plusieurs parties.

      Dans la partie en pierre qui monte jusqu’en haut de l’étage, dans l’angle nord-est du bâtiment sur le quart du mur nord et la moitié du mur est, seront installées la chaudière et la production de vapeur, dans une pièce de cinquante par cinquante pieds. Une douche y sera installée.

      L’angle sud-est du bâtiment, l’autre moitié du mur est et le quart du mur sud, ce sera la réserve de charbon, de la même surface de cinquante par cinquante pieds, avec un accès vers la salle des chaudières. Il y aura également une douche.

      Une buanderie, à côté de la pièce à chaudière, occupera le deuxième quart du mur nord.  De la même taille que la pièce des chaudières et la réserve, cinquante par cinquante pieds. Ici aussi, une douche sera installée.

      Devant la buanderie, un espace de la même taille sera disponible pour différentes utilisations, notamment le séchage du linge.

       L’entrée du bâtiment sera au milieu du mur sud, ainsi que l’escalier d’accès à l’étage. Sous l’escalier sera installée une pièce d’aisance, avec point d’eau et chasse d’eau, reliée à une fosse, derrière le mur nord.

      La moitié ouest du bâtiment sera aménagée en quartiers de vie. Séparés par un couloir central allant du milieu du mur ouest jusqu’à l’escalier, seront placées deux rangées de quatre quartiers, de douze par vingt-quatre pieds, avec pour chacun une douche et une pièce d’aisance.

      A l’étage, dans l’angle nord-est sur le quart du mur nord, et la moitié du mur est, se trouveront la salle de sudation et le bassin de kaolin, de cinquante par vingt-cinq pieds chacun. Il y aura aussi une pièce d’aisance.

      Dans l’angle sud-est, sur l’autre moitié du mur est et le quart du mur sud, se trouveront la salle de massage et la salle de relaxation, de vingt-cinq par cinquante pieds également, avec une pièce d’aisance également.

      Le long du mur nord, sur l’autre quart attenant aux salles de sudation et au bassin, des douches collectives seront installées, ainsi que des pièces d’aisance.

     À  côté, sur le quart du mur nord ce sera la salle des repas et son office.

      Sur le dernier quart du mur nord, les salles privatives avec leurs douches et pièces d’aisance.

      Dans l’angle sud-ouest, sur la moitié du mur ouest et le quart du mur sud, sera édifié le dortoir. Devant le dortoir, là aussi, des douches collectives et des pièces d’aisance.

      Sur le deuxième quart du mur sud se trouveront les quartiers de Dillon, de Jacou et le cabinet de Jacou.

      Sur le troisième quart nous aurons la salle commune, sur la moitié de la largeur du bâtiment.

     Au-dessus de l’étage, dans le grenier sous le toit, sera logé le mécanisme de l’horloge que j’ai construite.  Le rocher céleste trônera au milieu. Une structure métallique le surplombera pour soutenir le balancier, les crémaillères du mécanisme de la cloche. À côté sera édifié un petit clocher abritant la cloche.


 

 

 

 

 

La construction


      Le terrassement commence dès lors. Pierrot et Claude Stein, les cantonniers, sont à l’œuvre, ainsi que chaque homme valide participant à la cause.

      La route de Durandalem  n’a jamais été aussi fréquentée ! des charrettes de pierres, de bois, de fer, de verre, de victuailles arrivent et repartent sans discontinuer, et ce manège durera le temps des travaux de construction du centre.

      Child Germain, assisté de Berthe son épouse, de Manon sa fille, des jumelles Marianne et Mariette Holz, filles de Michel Holz le bûcheron, de Jean Louis Stamm et de sa serveuse Ingrid Stevenson, qui tiennent l’auberge de Laudrefang, et de Judith et Roger Koch, les jumeaux d’Alvin Koch le boucher, tous s’occupent de la restauration de tout ce monde qui travaille sur le chantier.

      Une grande tente en toile est dressée pour fournir quelque cinquante repas journaliers, suffisamment copieux pour garantir la bonne forme des ouvriers.

      Berthe Muller, l’autre Berthe, l’épouse de P’tit Louis Muller, nous fera les desserts. Elle est la reine des entremets et autres gâteaux savoureux.

      La viande est fournie par Alvin Koch et par Damien Fleich, le boucher de Naborum. Les œufs et les volailles, par Clovis Hune et Richard Schaff de Naborum.  Les légumes et les fruits, par le Fernand Bauer, ainsi que par Roger Capes, le maraîcher de Tenquin.

       Claude Kaas le marchand et Vivien Kauf, commerçant de Naborum, fournissent tout ce qu’il faut pour préparer les repas.

      Le bon vin de Child Germain fait partie des denrées essentielles.

     P’tit Louis Muller, aidé de son fils Isabeau, fait tourner son moulin et son four à fond pour produire une bonne quantité de pain.

       Emile Pferd, avec ses chevaux et ses charrettes s’occupe de l’acheminement des pierres, depuis une carrière non loin de Tenquin, des ouvriers sont recrutés pour œuvrer dans la carrière, de façon à extraire rapidement les pierres.

     Les fonds nécessaires pour tout cela sont attribués par l’abbaye des Glandières, mandatée par le roi Charles.

      Le terrassement est terminé en un temps record. Les murs commencent à être érigés. Bientôt Michel Wald le charpentier pourra poser le premier plancher sur la bâtisse.

      Il s’est déjà chargé des portes et des fenêtres du rez-de-chaussée avec Louis Brett, l’ébéniste de Laudrefang.

      Le verre venant des fourneaux des forges de Meisenthal est arrivé, coupé aux dimensions des fenêtres du bâtiment. Michel et Louis se chargent des encadrements, et bientôt, le rez-de- chaussée est clos.

      Parallèlement, je suis sollicité pour construire tout le système d’acheminement de l’eau et des différentes pièces d’eau, selon les plans dessinés par Jacou Artz.

      Il a aussi prévu des pièces d’aisance équipées en eau, afin de garantir une hygiène parfaite en toutes circonstances.

      Une grande fosse fermée est creusée à l’arrière du bâtiment pour recueillir les excréments.

      Michel Wald est assisté de quelques charpentiers recrutés dans les villages alentour, notamment Guillaume Holz, de Tenquin.

      Louis Brett, l’ébéniste de Laudrefang, est à l’œuvre. Son frère Anatole qui l’assiste travaille bien aussi.

    Les poutres et autres planches viennent du nord de la province, en quantité suffisante pour achever le bâtiment.  Et la construction de l’étage de la bâtisse est bientôt achevée.

 

 

 

 

Le chauffage


      Je dois aussi m’occuper d’un système de chauffage du bâtiment, et notamment de la fourniture de la chaleur pour une grande pièce de sudation nécessaire aux projets de Jacou.

      J’ai donc imaginé une chaudière alimentée par charbon et bois, qui fournira l’eau chaude nécessaire.

       Il en faut une grande quantité. Les douches que j’installerai partout dans le bâtiment seront très utilisées tout le long de la formation.

     Un système identique à celui que j’ai installé sur la colline pour alimenter en eau le village est prévu dans la bâtisse pour avoir de l’eau froide et chaude dans les salles d’eau situées à l’étage.  Une partie du bâtiment sera érigée en pierre sur toute sa hauteur pour soutenir la réserve d’eau.  Laquelle sera nécessairement située au-dessus, pour assurer une pression d’eau suffisante dans les douches.

      L’eau arrivera par un aqueduc venant du haut de la colline, depuis une deuxième cuve construite à côté de celle de l’alimentation en eau du village.  Les travaux de construction de l’aqueduc sont déjà bien avancés. Des maçons de la région de Mettis, aguerris à la construction de ces ouvrages, qui ont déjà monté les murs en pierre de la bâtisse, sont à pied d’œuvre. La cascade, entraînant la roue à aube, fournira l’énergie nécessaire à l’acheminement de l’eau dans cette grande cuve.

      Le plancher posé, la construction de l’étage sur la même surface ne traîne pas. Le mur de pierre soutenant la cuve est maintenant terminé.

      Cinq conduits de cheminées sont montés le long des murs, afin de disposer de foyers pour le chauffage du bâtiment. Il devra y régner une température constante, suffisante pour vivre nu dans le bâtiment.

      Car la nudité est une nécessité dans le projet de Jacou Artz. Non seulement sur le plan physique.  Il faudra que les garçons acquièrent un mental leur permettant de vivre nus ensemble, en compagnies de filles elles aussi nues, sans penser systématiquement au sexe !

      Un défi que Jacou est sûr de mener à bien.

     Quelques forgerons, dont Emile Gouvy, le forgeron de Hombourg, et Léon Iser, celui de Laudrefang, m’assistent pour installer toutes les conduites nécessaires aux salles d’eau et à la salle de sudation.  Elle bénéficiera d’une production de vapeur, nécessaire à la température élevée qu’il faudra dans la salle.

      La fonderie de la région de Mousson fournit les tuyaux fabriqués là-bas, ainsi que les pommeaux de douche commandés spécialement.  Il en faut quarante, qui seront acheminés jusqu’à Durandalem. Il faut plusieurs charrettes, une grande quantité de tuyaux étant nécessaire pour l’installation que Jacou a pensée, et que je dois réaliser.

        Nous avons donc construit un réseau de tuyaux dans lequel circulera la vapeur, chauffant par rayonnement toute la salle, et des dissipateurs de chaleur, en ailettes, dans toutes les pièces de la bâtisse. Les différents âtres dans les pièces sont un apport supplémentaire de calories.

      Et la mise en eau et en pression débute.  La chaudière fonctionne bien, la cuve d’eau chaude est pleine.  Quelques fuites sont colmatées.  La production de la vapeur fonctionne bien également, et, tandis que la pose du toit s’achève, nous pouvons tester les douches et constater que la salle de sudation est opérationnelle.

      La production de vapeur pour chauffer les pierres de la salle de sudation fonctionne à merveille. La vapeur me fascine ! Plus on chauffe, et plus la pression monte !

      J’en déduis qu'avec cette pression, je pourrai convertir cette énergie en mouvement, et faire ainsi tourner un axe muni de pales sur lesquelles soufflera la vapeur canalisée en jets sortant de buses, que je confectionne dans la forge !

      Je m’attelle donc à ce projet, sans oublier ma mission principale, la confection d’une épée pour Charles ! Bientôt, j’ai une machine qui génère la rotation d’un axe, mu par la vapeur d’eau sous pression ! Cela va améliorer toutes sortes de choses.

     Par exemple, j’ai construit un grand tambour, qui tourne sur son axe, permettant de laver une bonne quantité de linge sans se fatiguer ! Les buandières que Jacou Artz a prévues seront sûrement ravies de la chose.  Un lavoir autonome ! Le rêve !

 

 

 

 

 

 

Le personnel
 

A) Conciergerie

      Bien sûr, il faudra que quelqu’un s’occupe de la bâtisse, du chauffage, de la production de vapeur, et des différentes tâches nécessaires à la bonne marche de l’ensemble !

     Anatole Brett, frère cadet de Louis, l’ébéniste de Laudrefang, propose sa candidature à ce poste.  D’un naturel posé, grand et musclé, une tignasse noire sur son chef trentenaire, ne parlant pas beaucoup, il est débrouillard et habile de ses mains.  Il s’intéresse à toutes les techniques, il a travaillé avec son frère dans son ébénisterie, mais aussi avec Léon, le forgeron de Laudrefang.

      Il veut participer à la réussite de ce projet. Son neveu Joseph fait partie des jeunes qui seront formés. Et personne d’autre ne s’étant présenté, et personne n’étant contre, c’est donc Anatole Brett, avec l’aval de Jacou Artz, qui sera le maître des clefs du centre !

      Je lui explique le fonctionnement des chaudières, de la machine à vapeur, et de l’acheminement de l’eau.  Il assimile bien et pourra à mon sens faire l’affaire ! Sa tâche ne sera pas aisée, l’eau chaude est importante, voire primordiale, et il ne saurait être question d’en manquer !

     Anatole devra aussi s’assurer que le combustible ne vienne pas à manquer, et prévoir suffisamment à l’avance l’acheminement du charbon jusqu’à la bâtisse.  Un charbon venu des Glandières. L'abbaye en fait régulièrement des stocks, alimentés par des convois depuis le Nord de l’Austrasie.

      En outre, il a la charge de l’éclairage dans le bâtiment.  Les lampes à huile et autres chandeliers nécessitent un entretien suivi, et une réserve d’huile et de bougies suffisante !

B) Le nettoyage, la buanderie

     Le lieu devant rester propre et hygiénique, il faudra aussi un service de nettoyage actif, pour entretenir la propreté des lieux.

     Deux filles de Naborum, Josiane Welch et sa cousine Joelle Wasch, toutes deux âgées de vingt-deux ans, se proposent pour mener à bien cette tâche. Elles connaissent bien le métier, elles étaient buandières à l’hostellerie du Warndt, tenue par le comte de Créhange, à Naborum. Leurs mères, deux sœurs, sont les servantes du comte.  L’hostellerie est en instance de fermeture, elles n’ont donc plus d’emploi.

     La sœur de Josiane Welch, ainsi que les frères aînés de Josette Wasch, habitent à Naborum, dans un logis appartenant au comte de Créhange. Et le fait qu’il y ait dix jeunes hommes ensemble ne leur fait pas peur !  Jacou leur explique ce qu’il attend d’elles.

      La salle de sudation devra être nettoyée tous les jours, ainsi que les douches collectives et attenantes aux salles. Les salles privatives aussi auront besoin de nettoyage, de changements de draperies quotidiens, qu’il faudra laver… Une buanderie sera leur domaine. Elles auront leurs quartiers personnels dans la bâtisse, à côté de la buanderie.

      Elles devront être nues, en permanence, comme tous les locataires de l’école. Cela les étonne, mais ne leur pose pas de problème. Il décide donc d’embaucher Josiane Welch et Josette Wasch, qui se réjouissent de cet emploi !
    Bientôt nous pourrons organiser une fête inaugurale. Tous les participants à la construction du centre y participeront !

 

La fin du chantier

 

      Le système de l’horloge est en place, dans le grenier. Le mécanisme fonctionne, la cloche retentit toutes les heures. Après quelques ajustements, en nous basant sur le cadran solaire, nous parvenons à la régler de façon qu'elle sonne douze coups à midi et douze coups au milieu de la nuit. Dorénavant, Durandalem vivra au rythme des coups de cloche de son horloge.

      L’abbé Paul est jaloux ! La cloche de son église était jusqu'ici la seule du village. Et lui, pour appeler ses ouailles à la messe, c'est toujours à la force des bras qu'il doit la faire sonner... Nettement moins pratique !


       Le centre sera situé au milieu d’une enceinte de cinq cents pieds de côté, érigée sur une hauteur de dix pieds. Cela afin de garantir l’intimité des lieux, où les garçons vivront nus en permanence, sans interférences extérieure, tel que l’a exigé Jacou dans son projet hygiéniste. Après l’achèvement de l’aqueduc, les maçons terrassiers construisent donc ce mur, dernière étape dans la finition du projet.  Bientôt, un mur d’une longueur totale de six mille pieds et de dix pieds de haut entoure la bâtisse.

      Je fabrique un grand portail d’accès en acier, habillé de bois par Michel Wald, avec des poids de compensation facilitant la manœuvre de l’ouverture et de la fermeture du portail, qui pèse quand-même lourd !

      Jacou Artz veut faire de ce lieu un exemple d’hygiène, et semble y être parvenu !

      La fête a lieu par une belle journée, ce jeudi 19 mars. Il n’aura donc fallu que quelques semaines pour mener à terme le projet de Jacou. L’école peut ouvrir dès le lendemain !

       Georges, le barbier, passera à l’école deux fois par semaine, en accord avec Jacou.

 

 

         Vendredi 20 mars

 

 

 

 

L’école

 

  L’école ouvre le jour du printemps. Sont donc élèves de Dillon d’Ortega :

 

    -Alix Holz, fils de Guillaume, bûcheron, de Tenquin,

                           âgé de quatorze ans,

    -Xavier Stamm, fils de Jean-Louis, aubergiste, de Laudrefang,

                             de quinze ans,

    -Charles Kauf, fils de Vivien, commerçant, de Naborum,

                            de quinze ans,

    -Achille Gouvy, fils d'Émile, forgeron, de Hombourg,

                               âgé de seize ans,

    -Armand Capes, fils de Roger, maraîcher, de Tenquin,

                               âgé de seize ans,

    -Le Borgne Bauer, fils adoptif de Fernand, de Durandalem,

                                   âgé de seize ans,

    -François Bauer, fils de Fernand, de Durandalem,

                                âgé de dix-sept ans,

    -Gabin Fleich, fils de Damien, boucher, de Naborum,

                             âgé de dix-sept ans,

    -Hugues Schaff, fils de Richard, éleveur de bétail, de Naborum,

                              dix-huit ans,

    -Joseph Brett, fils de Louis, ébéniste, de Laudrefang,

                             âgé de dix-huit ans.

      Jacou Artz accueille les jeunes gens convoqués par l'ordonnance de Charles.

      Dillon d’Ortega se présente, un grand gaillard blond de presque sept pieds de haut, très musclé, qui sera leur maître d’armes et leur enseignera tout l’art de la guerre.

      Jacou Artz leur présente Anatole Brett, âgé de trente ans, six pieds de haut, cheveux noirs, bien musclé aussi, qui s’occupe de la bâtisse, et toutes les questions d’intendance sont de son ressort. Il est le maître des clés du domaine.

     Puis viennent Josette Wasch et Josiane Welch, deux jeunes filles de Naborum, deux blondes de vingt-deux ans, de taille moyenne, cinq pieds trois pouces, mais bien proportionnées. Elles sont cousines, et se ressemblent beaucoup. Jacou Artz les présente comme buandières, que les garçons pourront solliciter pour des questions de nettoyage.

      « Manon Germain aussi est là, elle sera votre cantinière et vous servira les repas. »

      Il leur explique ensuite ce qu'il attend d'eux et détaille les journées à venir.

     « Pour commencer, tout le monde sera nu. »

      Les buandières rougissent, en souriant, elle ne se sont jamais montrées nues, hormis avec quelques garçons lors d’ébats intimes, mais elles avaient été prévenues par Jacou Artz, et sont donc d’accord pour cela !

     Déjà, certains des jeunes s'offusquent, la nudité n'étant pas, loin de là, dans leurs mœurs ! Pour certains, c'est même un sujet tabou, et jamais ils ne se montrent nus devant les autres ! Jacou Artz, en bon psychologue, leur explique les bienfaits de la nudité, et le fait d'écarter les tabous qui hantent certains.

      Pour tous, la nudité n’est que d'ordre sexuel, et la plupart ont peu, sinon aucune expérience de la chose !  Jacou Artz arrive, en donnant des cours de sciences naturelles, à leur expliquer les rouages du corps humain, et, pour montrer l'exemple, se met nu devant eux.

     Il est bel homme, âgé de quarante-cinq ans, d’une taille de six pieds trois pouces, une chevelure courte légèrement grisonnante, son corps est fin et quelque peu musclé.  Il explique sur son propre corps ce que chaque partie de l'anatomie a de particulier. Bien sûr, son sexe est l’objet des regards, son pénis d’une longueur de six pouces est bien entouré de bourses bien rondes quoique légèrement pendantes, le tout surmontée d’une toison dense qui grisonne elle aussi légèrement.

      Anatole Brett, pas pudique, se déshabille aussi face aux garçons. Une belle verge fine de sept pouces pend entre deux petits testicules.

    Puis Jacou Artz demande à Dillon d’Ortega de se déshabiller aussi, et tout le monde constate ! Dillon d’Ortega possède une anatomie que la Nature a gâté aussi, particulièrement à l'entre-jambe ! Au repos, son membre viril fait bien dix pouces, les bourses en rapport, et l'on s'imagine déjà sa taille au garde-à-vous !

      Ce qui fait hésiter beaucoup des jeunes à se montrer, n’étant pas fournis, et de loin, comme lui.   Le Borgne Bauer, se souvenant de l'épisode de la forge, et des réunions avec son frère et Dillon d’Ortega, ne peut empêcher une montée intempestive de son membre, dans ses braies serrées et dans un sourire gêné.

    Jacou Artz leur explique que cet appendice n'est qu'un appendice, et que, si l'on fait fi des éducations restrictives reçues, fait partie de la diversité des corps, au même titre que les nez, plus ou moins longs ou gros, les oreilles, plus ou moins grandes et toutes les parties du corps différentes suivant les individus.

      « Hormis le matin au réveil, où un changement de rythme cardiaque provoque un afflux de sang dans le pénis, ce qui le met en érection d'une façon naturelle et incontrôlée, les réactions physiques de cette partie de votre anatomie ne sont dirigées que par vos pensées ! » leur explique Jacou Artz, il leur enseignera la maîtrise et le contrôle de leurs émotions.

  Puis tout le monde doit se déshabiller, pour prendre une première séance de sudation, tous ensemble.

      Il y a les gênés, qui ne peuvent s'empêcher de cacher de leurs mains leurs attributs :

     Alix Holz, Charles Kauf et Xavier Stamm, les plus jeunes, sont timides.

     Alix Holz sort à peine de l’enfance, pas très grand, cinq pieds trois pouces, les cheveux roux, des yeux espiègles, son corps fin manque de muscles, mais Jacou lui assure qu’il va se développer rapidement, surtout avec les entraînements à venir. Sa toison naissante, d’un roux foncé, surmonte un sexe de cinq pouces et des testicules accrochés haut.

      Charles Kauf est un garçon bien portant, qu’on pourrait dire légèrement grassouillet, pas grand, à peine cinq pieds, les cheveux blonds, mais son entre-jambe est bien équipé, un pénis de près de sept pouces que sa toison blonde a du mal à cacher trône entre deux gros testicules.

      Xavier Stamm, lui est un grand garçon, fin, pour ne pas dire maigre, de longs cheveux noirs qu’il rabat sinon ils lui couvrent le visage, il mesure six pieds, sa toison pubienne est bien fournie, malgré son jeune âge, et sa verge de six pouces est bien proportionnée, entre deux testicules cachés dans sa pilosité abondante.

      Hugues Schaff, un athlète, haut de six pieds quatre pouces, une belle chevelure rousse, a une musculature qui se remarque. Des pectoraux bien en valeur, un ventre en tablettes, des bras gonflés par les muscles, des cuisses et des jambes fermes et puissantes, mais souffre beaucoup de son anatomie sexuelle, la nature l’a lésé dans l'attribution de son sexe, étant tout petit, moins que deux pouces ainsi que ses bourses, toutes petites, qui disparaissent dans sa toison rousse, comme l'on déjà fait remarquer à l'étang les filles qui l'on vu nu.

     Joseph Brett est un beau brun, grand de six pieds quatre pouces, un corps musclé bien proportionné, il possède un beau pénis, large, et de sept pouces, mais doté d'un seul testicule, caché par son membre viril. Cela l’a toujours complexé, n’étant pas comme les autres garçons.

      Achille Gouvy qui mesure six pieds, les cheveux bruns, a toujours fait des exercices physiques afin de travailler plus tard au sein de la communauté des moines du monastère des Récollets, où il a été élevé. Il a développé une bonne puissance musculaire.  Il a un corps plutôt velu, son bas-ventre est occupé par une toison ample, très fournie.  Son éducation stricte et pleine de tabous a toujours empêché toute découverte. On lui a toujours interdit de toucher son sexe, long de huit pouces et fin, entouré de beaux testicules ronds bien accrochés.

     Quelques-uns sont émoustillés par tous ces corps nus, et cela se voit !

      François et Le Borgne Bauer, les fils du Fernand, qui s'adonnent parfois aux plaisirs mutuels en cachette.

      Gabin et Armand depuis quelques temps déjà savent leur préférence quant aux plaisirs de la chair, préférant les hommes, bien qu’ils n’aient aucune expérience des femmes.

      François est un garçon de six pieds, blond, il a un corps fin, pas très musclé, et un sexe fin lui aussi, de seulement cinq pouces, caché en partie par une toison blonde, et de petites bourses, légèrement pendantes.

     Le Borgne, brun et velu, a à peu près la même morphologie et la même taille que François, sa toison pubienne cachant une bonne partie de ses attributs. Son pénis de cinq pouces et ses testicules hauts de chaque côté plaisent à François.

       Gabin Fleich est brun, sa taille de cinq pieds cinq pouces ne l’a jamais complexé ni son corps qui manque de muscles, ni la longueur de son pénis, à peine de cinq pouces, entouré de petites boules velues.

      Armand Capes, un beau blond de six pieds, n’a pas non plus un corps musclé, et sa verge de cinq pouces suffit à lui donner du plaisir, et en donner à Gabin comme ils l’ont déjà expérimenté.

      Parlant calmement, Jacou leur explique les réactions somme toutes naturelles et arrive à convaincre les plus chauds de penser d'une autre façon, écartant ce que leurs yeux leur suggèrent pour se concentrer sur ce pourquoi ils sont là ! Devenir les meilleurs soldats du roi !

      Puis, tout ce monde s'installe dans la salle de sudation. Elle fonctionne très bien ! Anatole en sort, nu et ruisselant, testant la chaleur avant que les garçons y pénètrent.  Il y fait une chaleur qui paraît au premier abord insoutenable, mais qui, sur les conseils de Jacou, devient vite supportable, si tant soi peu que l'on reste calme.  Chacun a l'occasion d'examiner le corps de l'autre, des moqueries sont vite rabrouées par Jacou, qui dit : « Chacun a un corps, don de la nature, et de se moquer du corps de l'autre, c'est se moquer de la nature ! ce n’est pas digne d'un comportement humain ! »

      Josiane et Josette, entrent nues, pouffent en voyant tous ces garçons qui les observent nus, mais affrontent leur gène et s’installent dans la salle, à côté de Jacou.  Evidemment, les garçons réagissent physiquement à la vue de ces deux petites poupées toutes mignonnes !  Elles ne seront pas avec les garçons, s’occupant dans le centre du nettoyage et de la propreté, mais travailleront nues, comme toutes les personnes ici, notamment dans la buanderie surchauffée. Leurs corps sont mignons, fins, cinq pieds six pouces de haut, de petits seins avec des gros tétons, et un fessier des plus arrondis. Une belle toison blonde cache l’entre-jambe.

      Il présente enfin aux jeunes gens les jumelles.

      Marianne et mariette Wald, elles sont les filles de Michel Wald le bûcheron. Elles ont vingt ans, et seront, entre autres, les masseuses des garçons.  D'une beauté éblouissante, leurs grands corps de six pieds magnifiquement charpentés, une poitrine voluptueuse, elles se ressemblent parfaitement, et seul l'agencement de leur chevelure longue et dorée peut les différencier !  Marianne rassemble ses cheveux sur l'arrière, en une queue de cheval, tandis que mariette préfère les mettre en couette de chaque côté du visage.

      Quand elles entrent à leur tour dans la salle de sudation, nues, tous se sentent à nouveau des réactions ! Tantôt de gêne, tantôt de désir, et chacun doit faire un effort sur lui-même pour canaliser ces sensations, détourner son regard !  

     Ces seins bien ronds, ornés de mamelons rose et de tétons tout pointus, cette toison dorée qui orne leur bas-ventre, qui laisse à peine dépasser des lèvres rose vif voluptueuses, ces fesses rebondies, entourant une rosace foncée centrée d'un mignon petit anus...  Ils doivent faire fi de tout cela pour continuer à supporter la chaleur extrême qui règne dans la pièce.

      Leur sourire force les regards, leur bouche aux lèvres pulpeuses... ils finissent par ne regarder les filles que dans les yeux. De magnifiques yeux bleus, dans lesquels certains regards se noient. 

      Dillon, qui, âgé de 21 ans, est le plus ancien des garçons, n'arrive pas à se contenir, des souvenirs d’un accueil plus que chaleureux alors qu'il livrait des denrées au chalet des filles lui reviennent en mémoire, son énorme pénis se dressant effrontément devant lui. Force est de constater que 15 pouces ne sont pas exagérés quant à la taille de son membre !

      Les buandières sont impressionnées ! Elles ne sont pas les seules ! Hormis les jumelles et quelques garçons qui ont déjà pu apprécier sa verge en pleine érection, tout le monde est béant d’admiration. Mais il arrive, néanmoins, en respirant profondément et pensant à autre chose, comme le lui conseille Jacou, à calmer et diminuer son érection ce qui le soulage quelque peu, devant montrer l'exemple aux jeunes gens par son statut de moniteur.

   Anatole Brett teste une dernière fois les douches communes, tout cela fonctionne parfaitement. Il testera aussi les douches attenantes aux petites salles du fond ainsi que celles installées dans les quartiers d’habitation.

      Après un bon moment de cet exercice de sudation, les corps ruisselants de sueur, tout le monde passe à la douche, froide, pour éliminer les toxines extirpées par la sueur, puis chaude pour refermer les pores. Enfin séchés ils se couchent sur le ventre, des tables à masser sont placées dans toute la pièce. Jacou et les filles leur massent le dos de leurs mains enduites d’huile relaxante, un à un pour une détente correcte.  Quelques-uns s'endorment. Il règne une douce chaleur, le système de chauffage que j’ai installé avec mes collègues forgerons fonctionne à merveille ! Et Anatole a tout à fait la maîtrise du système.

       Cette première prise de contacts a déjà bousculé bien des choses, leur formation commence !

   Josiane et Josette nettoient les douches et la salle de sudation à grande eau, sans traîner car la chaleur humide paraît plus chaude que la chaleur sèche, et devient vite brûlante.  Elles ont leurs quartiers au rez-de-chaussée, à côté de la buanderie, et passeront tout le temps de formation dans le centre, participant aux repas.

      Le soir venu, après le dîner, tous se retrouvent dans le dortoir, nus, chacun devant se reposer dans son lit, car demain, les choses sérieuses commencent !

 

      Samedi 21 mars

 

 

 

 

La mission de Georges

 

     Le lendemain matin, la cloche sonne huit heures. Le barbier Georges Hair est devant le portail. Anatole, en tunique, l’accueille et l’emmène dans une pièce spécialement aménagée pour lui. Jacou arrive, nu, et sous le regard interrogatif de Georges Hair, lui explique le topo :

     « A l’école, tous et toutes sont nus, pour des questions d’hygiène et de maîtrise du mental, c’est la règle, et tu devras aussi t’y conformer ! Ton travail consiste à t’occuper des cheveux et des barbes des garçons, des cheveux des filles, mais aussi de leurs toisons s’ils ou elles le désirent. 

     Tu travailleras le mercredi matin et le samedi matin dans ton atelier ici-même. Aujourd’hui, tu mangeras avec nous tous à midi, de façon à te présenter à toutes et tous. »

      Une douche réveille les jeunes, qui après un petit en-cas préparé par Manon Germain, la fille de Child, vont s'exercer au maniement de l’épée. Vêtus uniquement d'un pagne en cuir qui protège leurs parties, ils doivent déjà prendre l'épée des deux mains, et frapper de toutes leurs forces sur un tronc posé en long devant eux.  Les plus forts font pénétrer la lame, et ont du mal à la retirer ! L'exercice doit muscler leurs épaules, et canaliser leur énergie dans la frappe.  Quelques temps plus tard, fatigués par cet effort, après un repos et une hydratation, ils recommencent le même exercice.

La cloche sonne douze coups. Tous sont éreintés et ne sentent plus leurs bras, leurs épaules sont douloureuses, et ils sont affamés ! Tous passent à la douche, puis se dirigent vers la grande salle pour le repas.

     Jacou présente donc Georges Hair aux garçons, aux cousines buandières et aux jumelles que Georges connaît mais ne les avait jamais vu nues.

     Georges Hair est, à trente-huit ans, un bel homme de 6 pieds, des cheveux roux coupés court, un corps fin pas très musclé mais velu, d’un roux sombre, comme sa toison finement taillée, sur un sexe de quatre pouces, orné de deux testicules épais.

     Manon Germain les rejoint, avec les repas, et les garçons peuvent apprécier la plastique de son corps, bien proportionné.  Haute de cinq pieds cinq pouces, des cheveux bruns et des yeux verts, de magnifiques seins bien ronds, surmontés de jolis petits mamelons équipés de tétons en pointes accrochent le regard des garçons, qui veillent bien à contrôler leur réaction virile. Une toison brune couvre son pubis, des lèvres roses dépassent un peu à l’entre-jambe.

     Les garçons sont enchantés du repas que Manon leur sert, et, ne faisant pas de détails, mangent tout ce qui est servi ! Après le repas, Georges Hair se rhabille et s’en retourne à son échoppe au village.

       Un exercice facile, après le repas, est de trottiner le long des murs à l’intérieur de de l'enceinte, quelques tours, ce qui représente une lieue, puis rendez-vous en chambre pour un repos digestif, une sieste réparatrice ! Après la sieste, dont la fin est signalée par les trois coups de la cloche, l'exercice consiste, toujours à l'aide de l'épée, à frapper des troncs verticaux cette fois-ci, un coup par la droite, un coup par la gauche, afin de raffermir leurs bras et leurs pectoraux. Une heure de ce régime les anéantit complétement, et épuisés, ils vont prendre une douche bien chaude pour se relaxer.  La journée de travail s'achève, place à la relaxation.

      Après une séance de sudation, un bain dans une eau boueuse, saturée de Kaolin où ils sont comme en apesanteur, trois des jeunes sont invités, en passant par la douche, aux tables de massage, où Jacou et les jumelles les attendent pour une séance de décontraction des muscles sollicités dans la journée, puis retour au bain de kaolin et ainsi de suite jusqu'à ce que tous aient été massés.

      S'en suit un moment de quartier libre, dans l'enceinte, où chacun, tous restant nus, peut vaquer à ce qu'il désire. Des parties de dé, de cartes sont organisée, deux groupes de quatre, tirés au sort jouent, tandis que les deux garçons restants, Joseph et Charles, sont invités par les jumelles à une séance plus intime. Cela fait partie du programme ! l'éducation sexuelle.

 

Annexe 9

 

     Charles et Joseph regagnent la salle commune, les yeux pétillants, le sourire éclatant de leur visage ne laisse aucun doute sur ce qu’ils viennent de subir ! 

      Les questions fusent : « Alors, qu'est-ce qu'elles vous ont fait ? » 

     « c’était bien ? »

      « elles vous ont fait bander ? »  

     « Vous étiez ensemble ? » 

      N'ayant pas vraiment envie de raconter par le détail ce qui leur est arrivé, ils préfèrent se retirer sur leur couche, en disant « vous verrez bien, vous y passerez tous ! » et, autant Joseph que Charles, s'allongent et s'endorment aussitôt d'un sommeil récupérateur.

      Le souper est servi, Manon demande discrètement aux jumelles si elle ne pourrait pas aussi quelque peu profiter des séances de relaxations, les soirs ou elle n'a pas de travail à l'auberge. Elles n'y voient pas d'inconvénient, Jacou non plus, et Manon est invitée pour le lendemain après l’exercice, dès que Child la libérera.

 

 

 

           Dimanche 22 mars

 

Les futurs soldats


      Ce matin sera consacré à l'apprentissage intellectuel, la lecture et le calcul sont au programme.  Jacou fait le tour des connaissances de chacun, afin d'établir un programme où tous pourront à terme lire, écrire et calculer à leur aise.  Il s'avère que quelques-uns savent lire, Dillon, bien sûr a reçu une éducation dans ce sens, et sait enseigner l'art de la lecture, il donne déjà depuis quelques temps des cours à François et le Borgne, avec qui il travaille dans la ferme du Fernand, et passe avec eux d'autres moments des plus agréables...

      Charles Kauf, le fils de Vivien, commerçant à Naborum, a aussi des notions, qu'il a acquises à Naborum en compagnie de Hugues et sa sœur Nadège. Leur mère, Carole de Saint-Saëns, issue d'une famille bourgeoise de Mettis, et voulant se rapprocher des métiers de la terre, s'est engagée en épousailles avec Richard Schaff, paysan de son état, leur père.  Elle l'a rencontré un jour, lors d'une foire au bétail à Mettis, et ne l'a plus jamais quitté !

    Vivien Kauf voulait que son fils Charles soit instruit, et avait demandé à Carole de lui enseigner le savoir de la lecture et de l'écriture, afin qu'il puisse reprendre le commerce de son père.

    Achille Gouvy maîtrise les langues, parle aussi bien le latin que le franc, et le germain ne lui est pas étranger. Il baragouine aussi l'angle et le breton. Son éducation stricte, si elle ne l'a pas préparé à la vie, lui a permis d'être un érudit, y compris dans les mathématiques. Il maîtrise aussi bien les sciences de l’astrologie, que l'astronomie.

     Mais sa venue à Durandalem est une de ses premières sorties hors du monastère. Son père, Émile Gouvy, forgeron de Hombourg, veuf très tôt, l'a confié dès son plus jeune âge aux moines du monastère des Récollets, à Hombourg qui lui ont donné une instruction complète.

      Sauf pour ce qui est des connaissances du corps.

     Pour eux, le corps n'est qu'un support pour vouer son existence à la louange de Dieu, et ne doit pas occuper l'esprit, tout entier réservé au service du Seigneur. Néanmoins, il a acquis une bonne musculature, en vue des travaux qu’il devra faire, comme tous les moines, dans le monastère.
 

   Joseph Brett ne sait pas lire. Mais il sait mesurer et calculer par l'apprentissage avec son père, Louis, l'ébéniste de Laudrefang.

    Xavier Stamm, le fils de l'aubergiste de Laudrefang, Jean-Louis, a appris à compter, et sait écrire quelques mots, notamment les menus de l'auberge, qu'il couche sur une table d'ardoise, à l'entrée de l'auberge.

   Armand Capes, fils du maraîcher de Tenquin, Roger, ne sait pas lire non plus, pas plus que Gabin, le fils de Damien, le boucher de Naborum, et amant d’Armand depuis l'été dernier.

   Alix Holz, le plus jeune des garçons, d'un tempérament jovial et farceur, veut bien apprendre, mais se dissipe très vite en des idées burlesques, faisant de toutes les situations un amusement.

      Jacou organise donc les jeunes gens en groupes.

      Dillon, qui a des affinités avec François et le Borgne, continuera à leur enseigner la Langue, ainsi que les mathématiques. Il instruira aussi Joseph, novice en la matière.

     Armand et Gabin, qui aiment à être ensemble, seront enseignés par Achille, qui en retour apprendra par les deux garçons l'anatomie du corps, sujet qu'ils ont bien exploré.

      Charles et Hugues, son aîné de trois ans, seront perfectionnés par Jacou, qui s'occupera d’abord d’enseigner Alix et Xavier. N’ayant que quelques mois pour apprendre.

      Les cours peuvent donc débuter.  Les élèves n'ayant que quelques mois pour apprendre, il est demandé à chacun la plus grande attention, Les différents groupes s'installent autour de tables dans la pièce, assez éloignés les uns des autres afin de ne pas interférer d'une table à l'autre.

      La salle est lumineuse.  Des larges fenêtres laissent pénétrer la lumière sur les tables, de surcroît, chaque table est surplombée d’un grand chandelier, qu’Anatole allume en cas de besoin. Jacou passe de temps en temps, d'une table à une autre, contrôlant et approuvant les techniques d'enseignement de chacun, et les capacités de mémorisation de tous.

      Les élèves étant nus, et immobiles, la salle de cours est bien chauffée, et nul ne ressent le besoin de se couvrir le corps.

     À midi, la fin des cours est décrétée pour aujourd'hui. Manon a préparé le déjeuner dans la grande salle des repas. Dorénavant, les matins seront réservés à l'entraînement de la tête, et les après-midis aux exercices physiques. Les jumelles ne participent pas pour l'instant à ces cours, leur instruction par Jacou est déjà complète.

      Après le repas, copieux, car ces jeunes ont un gros appétit, tandis que Manon débarrasse la grande table, les garçons sortent, trottinent nus en faisant quelques tours internes de l'enclos, sur une distance d’une lieue, en un exercice digestif qu’ils feront tous les jours, avant la sieste, obligatoire elle aussi tous les jours.

      Après la sieste, les garçons revêtent leur pagne d'exercice. Child Germain est venu avec des arcs, pour leur enseigner l'art des archers, la technique de visée, mais aussi la construction de flèches, et des rudiments de balistique, essentielle dans le tir à l’arc !

      L’après-midi se déroule ainsi : les garçons aux bras fatigués de bander les arcs se retrouvent donc à la salle de sudation, pour décongestionner leurs biceps tendus. Le bain de kaolin est aussi apprécié !

      Les filles arrivent ensuite pour des massages du corps, nues évidemment, des onguents facilitent la relaxation des muscles. Manon s’y met aussi, et quelques-uns peuvent apprécier la douceur de ses massages des dos et des bras endoloris. Après ces ablutions, chacun a quartier libre et peut vaquer à des occupations diverses.  Mais déjà, ils attendent de savoir qui seront les heureux désignés pour une séance privée !

     Tandis que Manon, qui est restée là, demande à Dillon de lui donner un cours de langue privé, qu'il accepte volontiers. Les jumelles embarquent Armand et Gabin, bien décidées à leur faire découvrir les atouts du sexe faible ! Armand et Gabin se retrouvent donc ensemble, avec Marianne et Mariette dans une pièce, tandis que Manon entraîne Dillon dans une autre.
 

Annexe 10


      En voyant réapparaître les trois garçons et les trois filles, tous se disent que bientôt ce sera leur tour, et fantasment déjà sur ce moment ! Le Borgne et François se doutent bien de ce qui les attend, Le Borgne ayant vu les filles à l'œuvre avec Dillon, et l'ayant raconté à François. 

     Xavier a bien une idée, écoutant parfois les confidences des clients de l'auberge de son père.

     Achille se méfie, son éducation monastique lui a inculqué que ces créatures que sont les filles sont possédées par le démon, malgré les tentatives d'explication de Gabin et Armand, qui ne savent pas très bien par où aborder le sujet.

     Hugues a déjà des expériences sur le sujet, mais son petit sexe ne l’a pas avantagé. Il lui tarde d'en avoir une de plus, espérant que ce sera mieux.

     Alix, naïf, en les voyant revenir, se dit qu'ils se sont bien amusés. Il ne comprend pas encore comment, mais il a hâte que ce soit son tour.  Il sait qu'il va bien se marrer !
     S'ensuit le souper. Manon est bien lente pour les servir, elle a l'air épuisée !
     Puis chacun s'en retourne à sa couche. Les jumelles sont déjà rentrées chez elles, et Dillon, après l'avoir aidé à débarrasser la table, raccompagne Manon doucement. Ils s'échangent un sourire complice.


 

 

            Lundi 23 mars

 

Apprentissage


    Tout le monde est debout alors que la cloche sonne huit heures. La douche du matin réveille les plus somnolents.

      Manon, qui maintenant intègre le groupe, prépare le petit déjeuner, nue. C'est Estelle, mon épouse, qui la remplace à l’auberge pour préparer les repas.  Manon a donc aussi ses quartiers dans l’école. En se remémorant le « cours » d'hier soir, elle sourit à Dillon qui apparaît. Mais Dillon sait qu’il ne doit pas penser à cela...  Son organe dévoilerait une pensée bien trop ostentatoire !

      Tous déjeunent de bon appétit. Les denrées et boissons chaudes préparées par Child sont appréciées. Tandis que Manon débarrasse, Jacou prépare le programme de la journée.

      Il décide de continuer l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Les futurs soldats du roi se doivent de maîtriser cette discipline, comme les autres.  Plus tard dans la matinée, il dispensera des notions d’anatomie, sur le fonctionnement du corps humain dans son ensemble, sans s’attarder sur le côté sexuel, dont le programme est prévu comme tous les jours après la sudation. Il replace donc les garçons en tablées comme la veille, veillant au bon déroulement de leur apprentissage.

      Manon, qui est lettrée elle-même, assiste Jacou pour enseigner les plus jeunes, Xavier et Alix. Alix est intrigué par les formes de Manon.  Il a envie de la toucher, de jouer avec ses seins qui le frôlent quand elle se penche sur lui pour lui expliquer tel mot ou telle règle. Manon lui promet donc que ce soir, après la sudation, elle lui permettra de jouer avec son corps, ce qui réjouit Alix, tout content de l’aubaine.

     Xavier aussi voudrait palper ces seins qu’on dit suggestifs, aux dire de certains clients de l’auberge de Laudrefang. Il y entendait des commentaires sur la serveuse, Ingrid Leskigson, une grande rousse arrivée dans le village il y a quelques années. Ingrid Leskigson est d’origine viking.

      C’est une rousse bâtie comme un homme, très grande, six pieds cinq pouces, une voix autoritaire, bien musclée, sa poitrine en avant dans un corset qui cache comme il peut des seins proéminents, terminés par de gros tétons qui se devinent sous le tissu.  Les clients sont ravis de cette serveuse, dont l’arrière-train aussi, bien rebondi, en laisse rêveur plus d’un.

      Chacun se demande si son pubis est aussi roux... 

     Les fantasmes vont bon train ! Elle est toujours le sujet de commentaires, que Xavier enregistre chaque jour. Il a hâte de passer à la pratique de la chose.

      Hugues et Charles, dans un mode opératoire qu’ils ont acquis par l’enseignement de Carole de Saint-Saëns, la mère de Hugues, progressent vite, lisent très bien et écrivent déjà correctement. Pour le plus grand plaisir de Jacou, qui pourra se faire seconder par moment sur des points de difficultés lors de la classe.

     Achille est un bon pédagogue. Ses élèves Armand et Gabin apprennent bien.  Mais il est étonné par les petites attentions qu’ils ont l’un envers l’autre, ne comprenant pas qu’on puisse avoir plaisir à se toucher. Dillon, qui a déjà bien enseigné François et Le Borgne, passe du temps avec Joseph, avide d’apprendre. Il progresse rapidement.

     Après une pause, pendant laquelle Manon commence à préparer le repas de ce midi, Jacou commence son enseignement du corps humain, des différents organes, de leur rôle dans le fonctionnement de la machine humaine, et aussi de leur fragilité et des protections nécessaires lors des combats.

      Le crâne est étudié plus précisément. Il contient à lui seul les sens de la vision, de l’ouïe, de l’odorat, du goût. En sus, il abrite la conscience, la connaissance, l’esprit, et la plupart des qualités que l’on peut attribuer à un homme.

      Manon est de retour. Jacou détaille aussi les différences entre hommes et femmes.  Ils sont en grande partie identiques intérieurement et extérieurement, hormis les seins et le sexe, spécifiques à chaque genre.

     Il prend donc Manon et Dillon, pour expliquer ces différences. Ils insistent bien sur le fait que la taille de ces organes externes puisse varier dans de grandes proportions, sans entacher leur fonctionnement.

      Hugues est dubitatif. Voyant le sexe de Dillon, il ne pense pas que le sien, tout petit, puisse remplir le même rôle. Jacou lui affirme que si.  « Ces organes sexuels sont prévus pour la procréation, pour perpétuer l’espèce humaine, et tu aussi pourra sans problème le faire ».

      Achille comprend que c’est à cause des différences extérieures que les femmes sont, d’après les moines qui l’on élevé, des créatures du diable. Mais il ne sait pas encore pourquoi. Jacou explique donc, que pour donner un attrait à cette procréation, les humains éprouvent un grand plaisir à s’accoupler, ce qui est un gage de perpétuation.  Achille se demande pourquoi on lui a enseigné cela, et Jacou lui explique que ces plaisirs génèrent beaucoup de tentations, auxquelles bien souvent les hommes ne savent pas résister. C’est aussi pour éduquer les garçons à cette résistance à la tentation que tous les cours se font nu.

     Il explique aussi, dans la foulée, les résultats de cet accouplement.  Si les conditions de fécondité sont réunies, après une gestation de neuf mois qu’on appelle grossesse, cela donne naissance à un nouvel être humain, mâle ou femelle. Jacou possède une potion qui empêche l’ovulation, ce qui permet des rapports sans risque de grossesse. Il en donnera régulièrement aux filles.

      Mais il est l’heure de déjeuner. On pose un linge propre sur chaque banc, pour garantir l’hygiène du corps. Chacun est servi copieusement, avec des ingrédients choisis avec Child. Ils contiennent beaucoup de ce que Jacou appelle des protéines, pour renforcer le corps et l’esprit.

      Puis c’est le petit parcours digestif dans l’enceinte, malgré la pluie qui commence à tomber. Et le retour au chaud.  Et après une douche chaude, la sieste, ou du moins le repos, pour lequel la pénombre et le silence sont de mise.
      Après la sieste, tous se retrouvent dans la grande salle pour les exercices à l’épée. Impossible aujourd'hui de les faire en extérieur, vu le temps exécrable, avec la pluie qui redouble et le vent qui s’est levé.

      La séance du jour sera consacrée au corps à corps, à l’esquive et à l’attaque. Dillon organise donc des duels. Et les garçons se donnent à fond, à taper, éviter, croiser, dans un bruit de lames entrechoquées, avec leur pagne pour seule protection. Pour apprendre à gérer les coups adverses, les prochains combats seront sécurisés.

     Chaque garçon portera un heaume. À terme, chacun devra essayer de terrasser l’autre, voire plusieurs autres, mais dans des conditions de protection renforcées. Et les croisements de fer durent un temps. Le Borgne, un moment inattentif, a pris un coup sur l’épaule, entaillée légèrement. Jacou l’a immédiatement soigné, mais il faudra quelques jours pour que son épaule revienne à la normale.

     Tous alors se rendent compte de l'importance de la concentration, de la nécessité d'une attention de tous les instants. Leurs esprits doivent constamment être sur le qui-vive, afin de parer toute attaque. La blessure du Borgne fait montre d’exemple, et aucun autre blessé ne sera à déplorer.

     Après ces efforts physiques et ces concentrations extrêmes, une bonne douche fait du bien à tout le monde, et la sudation apporte un soulagement aux membres endoloris par les coups d’épées entrechoquées. Une douche froide à la sortie rétablit la circulation sanguine, puis c'est un séchage vigoureux.

      Les massages s’ensuivent. Les jumelles sont là, et assistées de Manon, s’occupent de décongestionner ces corps. C'est Jacou qui s’occupe d’Achille. Bien qu’il progresse, Achille a encore du mal à accepter qu’une femme le masse. Puis, tout en buvant pour s’hydrater des boissons sans alcool préparées par les filles, les garçons se relaxent et s’occupent calmement, jouant à des jeux, ou lisant, pour les plus avancés. Et on attend le tirage au sort des heureux garçons choisis ce soir.

      Manon va s’occuper d’Alix, elle le lui a promis.  Il est tout gaillard de savoir enfin ce qui va se passer. Mariette invite Xavier, et Marianne convie Hugues. Les six jeunes s’en vont donc vers les chambres du fond. Ce qui va se passer, certains le savent déjà !

 

Annexe 11


      Après des ébats qui ont réjoui trois des garçons, Manon les invite tous à passer à table. Certains sont affamés et déshydratés, tant ils se sont donnés à fond dans leurs ébats. Tout le monde mange de bon appétit. Mariette et Marianne participent au repas, ainsi que Jacou, Dillon, et Anatole.

     Après avoir pris congé, les garçons vont s’allonger sur leur couche, tandis que les filles débarrassent la table, en se racontant les prouesses de chacune ce soir, et en riant de bon cœur.

       Les deux maîtres écoutent ces récits, contents. Les garçons seront bientôt tous des hommes. Jacou sait qu’il a raison de les former de cette manière, la plus rapide et la plus efficace pour en faire de vrais soldats.

     Quant aux trois filles ; elles trouvent vraiment plaisant d’être au service des garçons dans cette école. Elles remercient Jacou et Dillon de les avoir intégrées. Puis chacun regagne sa demeure. Les garçons s’auto disciplinent d’eux-mêmes. Ils se couchent pour être en possession de tous leurs moyens physiques et intellectuels le lendemain.

 

 

         Mardi 24 mars

 

 

Réalités

 

      Dès le lever, une bonne douche est de mise !  Les garçons sont maintenant à l’aise avec la nudité. Certains complexes se sont estompés. Hugues a pris confiance en lui, et assimile d’autant mieux les enseignements donnés.

     Le Borgne a mal dormi, sa blessure à l'épaule persistant à le titiller.  Mais Jacou s’en est occupé après la douche. Des onguents calmant la douleur ont tôt fait revenir sa bonne humeur.

    Alix est tout fou.  Sa leçon privée avec Manon lui a ouvert l’esprit.  Bien qu’en la voyant ce matin au petit déjeuner, des pensées aient envahi son corps, surtout son bas-ventre ! Jacou lui demande donc de se calmer. Le fort d’un homme, d’un vrai, lui dit-il, est de savoir contrôler ses pulsions. Et il le fait se concentrer sur l’écriture, pour mieux orienter sa pensée, et faire descendre son ardeur.

     Les garçons sont studieux. Certains, en difficulté sur des règles de grammaire, sont aidés par ceux qui maîtrisent le sujet. Une solidarité s’installe au sein du groupe, et Jacou est satisfait des progrès de chacun ! Avec l’aide d’Achille, il initie les jeunes à l’astronomie, écartant d’emblée les sciences occultes.

      Les diseurs de bonne aventure et autres devins et astrologues n’ont pas voix au chapitre. À contre-courant des idées largement répandues qui disent que la Terre est plate et qu’elle est le centre de l’univers, Jacou est persuadé que nous vivons sur une boule, et que c’est elle qui tourne autour du soleil. Lequel est une boule de feu, et non un disque comme le veut la croyance populaire. Selon lui, Dieu ne participe pas à cela. Jacou essaye d’inculquer aux garçons l’immensité physique de l’univers, alors que Dieu doit s’occuper des âmes des Terriens.

      Telle est sa vision, qui a déjà été taxée de vision du diable. Ce qui fait de lui, aux yeux de certains, un sorcier maléfique.  Notamment aux yeux des hommes de religion, tels les moines ayant éduqué Achille.

      Achille, lui, est plutôt de l’avis de Jacou.  Des observations nocturnes de la voûte céleste l’ont déjà convaincu que ses précepteurs avaient une vision très étriquée et réductrice de l’univers.  Mais il n'avait pas pour autant osé les contredire, par crainte de brimades et autres châtiments corporels s'il avait exprimé son désaccord.

     Très curieux, il questionne Jacou sur ces sujets, faisant par-là bénéficier le reste de la classe des explications du professeur. Sur ces bases de planète en révolution autour d’un astre, Jacou leur explique le rythme des saisons. Les garçons écoutent, étonnés par ce qu’ils entendent, et posent moult questions sur les saisons, la nature, le climat, en apprenant à chaque instant quelque chose qui les épate.

      Il leur explique aussi que ces connaissances qu’ils acquièrent sont par les temps qui courent considérées comme des infamies, des blasphèmes. Les garçons doivent rester prudents et humbles devant les autres, au risque de se voir rejetés, ou même éliminés par ceux qui veulent que le monde soit régi selon leurs préceptes.

   La matinée s’achève.  Manon a dressé la table. Marianne et Mariette participent au repas. Cet après-midi, elles assisteront Émile Pferd, qui enseignera l’équitation aux garçons. Bonnes cavalières, elles lui seront d’un grand secours auprès des dix jeunes. Dehors, le printemps est revenu. Un grand soleil augure d’un après-midi agréable, avec les chevaux qu’Emile emmènera.

      Après le repas, et la traditionnelle trotte, les garçons font la sieste, dans la pénombre. Marianne et Mariette ont une autre idée. Elles invitent Jacou à passer un agréable moment avec elles.

 

Annexe 12

 

      Une bonne douche les remet d’aplomb, la sieste des garçons tire à sa fin, il est temps d’aller accueillir Emile, qui les attend, s’étant mis en condition de travail, c’est-à-dire nu, avec un pagne.

     Après la sieste, tout ce beau monde se retrouve dehors. Émile Pferd est là avec ses chevaux et quelques effets, des chausses, des couvertures, pour apprendre aux jeunes à monter. Voyant que toutes et tous sont nus, il suit l’exemple et se déshabille. 

      Émile Pferd est un paysan. Sa tête aux cheveux noirs repose sur ses épaules, il n’a presque pas de cou. Une stature de six pieds quatre pouces dans un corps légèrement adipeux mais musclé. Il a une toison noire velue sur des bourses qui pendent bas de part et d’autre d’un pénis de sept pouces.

   Équipés d’étriers, deux des chevaux sont sellés, permettant aux novices de monter facilement en enfilant des chausses.  Un manège est installé.

     Chacun apprend à diriger la bête, la faire avancer, trotter. Pour le galop, ce sera plus tard dans le pré ! Les plus agiles montent à cru, nus sur leurs montures. D’autres enfilent des braies pour monter, et chacun se débrouille tant bien que mal avec son animal, sous les recommandations d’Émile, mais aussi des jumelles qui ont été un temps élèves chez lui. 

     À terme, des joutes seront organisées, mais on n’en est pas encore là... Il faut d’abord maîtriser l’animal, qui parfois n’en fait qu’à sa tête !

     L’après-midi se passe ainsi, au soleil. Tous apprécient ce bol d’air et le contact de ces braves bêtes, puissantes et parfois espiègles. Ce n’est aujourd’hui qu’une prise de contact. Les prochaines leçons d’équitation seront plus poussées, afin que chacun devienne un bon cavalier.

      En fin d’après-midi, les jeunes prennent congé de leurs amis équidés, qu'Émile ramène à l’écurie dans son fief. Puis ils rentrent prendre une douche et passer par la séance de sudation. Mariette et Marianne aussi vont profiter de la séance, avant de masser les garçons.

      Les séances de massages se déroulent tranquillement. Manon arrive pour masser Achille, avec la présence de Jacou, en qui Achille a confiance. Jacou lui explique, en lui remémorant les discussions sur le corps humain, qu’il n’y a pas de différences notables entre les mains d’un masseur et celles d’une masseuse.

      Et, tout en massant son bras gauche, il demande à Manon de faire pareil sur le bras droit. Achille ressent ses deux bras massés, mais trouve les massages du bras droit plus doux ! Ce qui fait sourire Jacou, qui laisse alors Manon lui masser seule le dos, chose que Achille apprécie ! Il se rend compte que finalement, une fille, c’est pas mal pour masser ! Manon lui promet qu’après la séance commune, elle le massera en privé, pour qu’il apprécie pleinement ses gestes. Jacou laisse faire...  Achille est prêt à se faire masser par Manon !

      Puis après cette séance de bien-être, comme tous les soirs chacun vaque à ses envies. Manon emmène Achille dans une pièce, prenant la main qu'Achille lui donne. Elle sent qu’il est bien plus ouvert avec le contact féminin.  Quant aux jumelles, elles invitent François et le Borgne dans une autre pièce…

 

Annexe 13

 

     De retour avec les frangins, les jumelles, voyant que Manon n’est pas revenue, préparent le repas du soir, dressent la table afin que tous s’installent sans tarder.  

     Manon arrive en compagnie d’Achille. Il est rayonnant, un large sourire emplit son visage, et tous comprennent que ce n’est plus le garçon bloqué par son instruction religieuse, mais bien le compagnon de tous.

      Manon remercie vivement les frangines, qui la remercient à leur tour. Cette transformation d’Achille est une prouesse ! Jacou aussi la félicite, et Achille, se levant, la remercie à haute voix de lui avoir montré la voie, celle de la vraie vie, sous les applaudissements de toute la tablée.

  Après le repas, chacun veut parler avec Achille, savoir ce qu’il ressent. Mais Jacou les calme, leur disant que demain soir, ils feront un exposé chacun, sur leurs expériences avec les filles.  Et ils gagnent leurs couches, sereins, en sachant tous que maintenant, le groupe est solide, sans discrimination.

 

 

 

      Mercredi 25 mars

 

 

 

Projets

 

   Georges Hair est là, dès huit heures sonnantes, dans son atelier de coiffure. Anatole vient se faire tailler les cheveux.

 Après la douche et le petit déjeuner, les garçons s’installent à leurs tables respectives, et les leçons de langue reprennent. Après un moment studieux s’il en est, Jacou leur suggère de passer aux mathématiques.

     Tous ne savent pas compter et les plus instruits aident les novices dans cette tâche. Étudiant sans relâche, ils ressentent au bout d’un moment une fatigue intellectuelle, et Jacou décide d’arrêter là les études pour ce matin.  

     Le soleil chauffe bien, il leur propose de prendre un bain de soleil, tranquilles devant le bâtiment, jusqu’à l’heure du repas. Arrivant avec les préparations de Berthe et d'Estelle que Child a livrées pour le repas, Manon sourit en les voyant prendre le soleil, allongés, les jambes écartées, en toute impudeur, le soleil leur chauffant agréablement les testicules.  

     Je rejoins Jacou et Anatole et me mets nu tel que l’exige la règle pour tout le monde dans l’enceinte. Âgé de trente-cinq ans, je mesure six pieds deux pouces, les cheveux noirs, un corps musclé, un petit ventre rond. Sous la toison noire fournie, un membre de cinq pouces de long entre deux testicules pendants.

     Nous sommes en train de parler de cette vapeur qui promet des progrès dans notre vie quotidienne, nous réfléchissons aux machines que l’on pourrait construire pour se faciliter la vie.

      Michel Wald arrive, et doit se déshabiller. Grand, six pieds deux pouces, les cheveux courts qui commencent à passer du noir au poivre, les yeux verts, il est large d’épaule, des gros bras musclés, des mains gigantesques, et des pectoraux puissants. Son ventre est sculpté comme celui d'un dieu grec. Une grosse toison encore noire malgré ses quarante-cinq ans orne son bas ventre, au-dessus de son membre de sept pouces.

     Anatole vante la machine à laver, qu’il a expérimentée ce matin avec les cousines. L’heure du repas approche. Tout le monde va prendre une douche.  le soleil, ça fait transpirer ! Et la table est dressée, par Manon et les cousines qui lui donnent un coup de main. Michel et moi sommes invités au repas. Tout le monde mange de bon appétit.

      Michel et moi prenons congé, et après le petit tour digestif où participent Josiane et Joelle, riantes, l’heure de la sieste est arrivée. Après la sieste, Child est arrivé avec ses arcs, et se met nu.

     Child est un homme petit, un peu grassouillet, mais très musclé ! il a quarante-six ans. Il ne mesure que cinq pieds cinq pouces, il a peu de cheveux bruns qui entourent son crâne chauve sur le dessus, des pectoraux puissants, des gros bras robustes, un petit bidon et une toison éparse. Il est équipé d’un pénis de sept pouces de long et de petites bourses dissimulées derrière. Il a des cuisses bien musclées surmontées par un petit fessier très ferme, des gros mollets et des petits pieds.

     « Nous nous exerçons au tir sur cibles, plus ou moins distantes selon les progrès de chacun. » dit-il.  Le Borgne, qui ne peut pas encore utiliser son bras, est de corvée de ramassage des flèches. Avec un protocole bien établi pour éviter tout accident : tous les arcs restent au sol jusqu’à ce qu’il revienne, et c’est lui qui décide de quand les ramasser. Ainsi tout risque d’une flèche égarée est exclu.

      L’après-midi se déroule ainsi, sous le soleil brillant, puis c’est le passage aux douches et la salle de sudation. Pendant que les garçons transpirent, Jacou leur explique le déroulement de la soirée, avant le repas : chacun racontera son ressenti sur cette première semaine d’école, et pourra détailler les bienfaits qu’ils ont reçus des enseignements, y compris ceux que les filles leur ont prodigués.

      Après la sudation, la douche, l’heure du massage que chacun apprécie arrive. Les cousines, reportant à plus tard leur besogne de nettoyage, prennent part aux massages, et Jacou, Dillon, Marianne, Mariette, Manon, Josiane et Josette s’en donnent à cœur joie sur les corps de garçons dans un état de quiétude général.  Anatole est là aussi, les récits des jeunes l’intéresse. Jacou invite donc les garçons, chacun à leur tour à parler. On commence par le plus jeune, Alix.

 

 

 

 

 Les témoignages    

 

           Alix Holz

 

      Il apprécie vraiment cette vie, qui l’a fait sortir de l’enfance. Il remercie Jacou pour son enseignement, il sait presque lire maintenant ! Puis il raconte ce que Manon lui a fait, tout ce qu’elle lui a appris, sa jouissance colossale, et ce qu’il a fait à Manon, comment il l’a emmené à l’orgasme.

     Son récit lui provoque une érection dont il voudrait bien profiter maintenant ! Mais il doit se calmer, et l’enseignement de Jacou l’aide dans ce sens. Il espère néanmoins que d’autres rendez-vous privés lui seront accordés !

 

          Xavier Stamm

 

Xavier lui aussi sait presque lire maintenant, et s’amuse avec Alix de jeux de mots qui les enrichissent tous les deux, dit-il. Puis il raconte comment il est devenu un homme, avec Mariette qui lui a tout expliqué !

      Parlant des commentaires qu’il entendait dans l’auberge, à Laudrefang, il a compris ce que tout cela signifiait, Il raconte dans le détail, avec une érection à la clef, comment Mariette l’a fait jouir plusieurs fois, et comment il l’a prise, en levrette dans ses deux orifices alternativement, et comment il a joui dans et sur Mariette, en imitant les cris d’orgasme que Mariette poussait lors de cet assaut.   Tout le monde s’est esclaffé de cette imitation.

     Sa narration lui a fait lâcher un peu de lubrifiant, et il n’a pas pu s’empêcher de se masturber quelques coups.

   

       Charles Kauf

 

      Charles prend la parole. Il remercie d’abord Carole de Saint-Saëns, la mère de Hugues, pour l’enseignement qu’il a reçu d’elle. Il est heureux que, grâce à ces connaissances, il puisse aider les autres dans leur progression.

      Il raconte ensuite sa mauvaise expérience avec Nadège Schaff, la sœur de Hugues, au grand étonnement de celui-ci, qui n’en avait pas eu vent. Mais Mariette lui a déjà donné confiance en lui par les explications sur le corps des femmes, des vierges. Il est ravi du plaisir intense qu’il lui a procuré, de ses jouissances, et il raconte comment, sans sortir d’elle, il a éjaculé deux fois. Et chaque fois, c'était comme un coup de foudre dans sa tête !

 

          Achille Gouvy

 

      Narrant son enfance au sein de la communauté de moines de Hombourg, il raconte les brimades qu’il subissait dès qu’il touchait son corps, et la vie qui ne lui souriait pas, se voyant la finir comme les moines, en prières enfermé dans le monastère.

      Il remercie vivement Jacou et Dillon de l’avoir extirpé de là, les moines ne voulant pas le libérer. Et c’est sous une menace de répression du roi Charles qu’ils ont cédé, le laissant partir rejoindre Durandalem et l’école de Dillon.  

     Il reconnaît néanmoins que son érudition vient de leur enseignement, et il est heureux que celle-ci puisse servir au sein de l’école. Il remercie encore Jacou pour ses massages, et les deux garçons qu’il instruit, Armand et Gabin, pour leurs explications sur le corps, qu’il avait néanmoins du mal à assimiler.

     Puis il parle de Manon, un ange qui lui a ouvert l’esprit et le corps, ses massages doux et affectueux l’ont mis en confiance, et l’approche de Manon sur ses attributs l’a emmené là où il ne savait même pas que cela puisse exister !  

     Il a éprouvé un plaisir immense à faire jouir Manon, et raconte comme cela l’a surpris de jouir à son tour ! Il remercie enfin Manon pour son cours sur l’anatomie intime des filles, et espère, comme elle le lui a dit, qu’il pourra faire profiter les filles des leçons apprises.

   

          Armand Capes

 

      Armand parle de son enfance sur les marchés de la région, et de sa rencontre avec Gabin, de ses premiers émois, et de la séance dans l’étang, où il a découvert qu’il aime les garçons. Il raconte aussi comment ils ont fait l’amour au pied du grand chêne.

      Il remercie Achille, un excellent professeur, qui sait trouver les mots pour faire assimiler rapidement ses connaissances. Puis il raconte comment les jumelles se sont occupées de lui et de Gabin, et comment les deux garçons ont découvert le corps des femmes, et des jouissances que lui et son amant ont pu en tirer, et comment ils ont fait jouir les filles.

     C’était fantastique, dit-il. Gabin acquiesce dans son coin.

 

          Le Borgne Bauer

 

      Le borgne raconte son enfance qui a mal tourné, l’accident qui a tué sa mère, et handicapé gravement son père, et son œil qu’il a perdu ce jour-là dans l’éboulement de la Carrière.

      Il remercie le Fernand Bauer de l’avoir adopté, et de lui avoir donné une éducation pareille à celle de son propre fils, François. Puis vient sa découverte du corps, du sien en même temps que celui de François.

     Et, sans tabou, il raconte ses attouchements, ses rapports sexuels avec François, qui hoche de la tête, et enfin de sa rencontre avec Dillon dans la grande forge, où il a apprécié son énorme pénis, et leurs rendez-vous avec lui qui par deux fois les a fait jouir au plus haut point.

     Il le remercie aussi pour la qualité de son enseignement. Les années passées à Mettis avec Jean d’Ortega ont vraiment fait de Dillon un érudit complet.

     Mais le meilleur, c’était avec Marianne et Mariette, qui leur ont donné tellement de plaisir ! En racontant ce que Mariette a fait avec sa bouche, et leurs chevauchées dans les vagins puis les anus des filles, conclues par des éjaculations simultanées, il ne peut éviter une superbe érection.

     Ce qui fait rire François, qui du coup bande aussi. Il remercie grandement les jumelles qui, souriantes, entendent avec un plaisir non dissimulé ces compliments

 

           François Bauer

 

      François prend la parole. Il est heureux d’avoir un frère comme le Borgne et, bien qu’il s’occupe de ventes avec son père sur les marchés et ne soit donc pas en permanence avec lui, il ne tarit pas d’éloges à son sujet, toujours aussi heureux de partager sa couche, et éprouvant toujours autant de plaisir lors de leurs rapports sexuels.

      Il confirme que leurs rapports avec Dillon étaient fantastiques. Il éprouve, dit-il, encore des frissons quand il pense à cet énorme membre le fouillant tout au fond de l’anus, son pénis restant tendu et turgescent.

      Dillon, du fond de la salle, lui retorque que ce sera à nouveau avec le plus grand plaisir, sous les rires de tout le monde.

     Il remercie les jumelles pour leur application sur lui et Le Borgne, sa découverte d’un vagin, et du plaisir jouissif que son pénis peut apporter à une fille, bien belle chose qu’il n’ignorera plus jamais !

 

         Gabin Fleich

 

     Gabin, lui, raconte sa vie à Naborum, dans la boucherie paternelle, et évidemment sa rencontre avec Armand au lac d’Oderfang, qui lui a montré la voie de l’amour et du sexe.

     Il se remémore la soirée extraordinaire avec Mariette et Marianne, et sa découverte de l’autre sexe, tout aussi séduisant que celui de son amant Armand.

      Il a encore en mémoire les hurlements de plaisir des filles, et les épanchements de foutre et de mouille partout, et il est tout excité - cela se voit - en les narrant.

 

           Hugues Schaff

 

      Hugues, lui le timide dont tout le monde se moquait, s’était réfugié dans les études et avait acquis avec l’enseignement de sa mère Carole de Saint-Saëns, un solide bagage culturel.

     Mais il s’est engaillardi, le mot est faible, en compagnie de Marianne. Il a réussi à lui donner beaucoup de plaisir, des orgasmes qu’il ne pensait pas pouvoir donner, et Marianne l’a fait jouir, en explosions de sperme, dans sa main puis dans son vagin tout chaud, tout frémissant, comme il le décrit.

      Sous sa toison rousse, il a une magnifique érection que tout le monde remarque avec satisfaction, un joli petit pénis tout raide, tout gonflé qu’il ne cherche plus à dissimuler.

 

          Joseph Brett

 

      Joseph, enfin avait un gros complexe. Pourvu d’un seul testicule, il n’avait pas beaucoup d’expérience en ce domaine.

     Mais Marianne lui a montré, avec douceur d’abord, puis avec vigueur, qu’il pouvait donner beaucoup de plaisir, et l’a fait éjaculer deux fois. Non sans avoir un énorme orgasme, pour la plus grande joie de Joseph qui n’a plus qu’une envie, c’est de recommencer !

 

          Dillon d’Ortega

 

    Après avoir raconté son enfance, l’attaque meurtrière dont ses parents ont été victimes, et Jacou qui l’a récupéré blessé, puis son départ pour Mettis sous la protection de Jean d’Ortega, il parle de son retour, et de l’école d’armes qu’il a ouverte à côté de l’auberge.

      Dillon, qui n’est pas un novice en la matière, remercie vivement Marianne, Mariette et Manon pour le travail qu’elles ont fourni cette semaine, et le don qu'elles ont fait de leurs corps pour initier la plupart des garçons aux plaisir de l’amour. Il remercie en particulier Manon pour son écoute attentive lors de son cours particulier.

     Manon pousse un long soupir de plaisir à ce souvenir, et Dillon essaie de retenir, en vain, son pénis qui se redresse à nouveau.

     Tous les garçons ayant pris la parole, l’heure du souper est arrivée. La nuit commence à tomber, et Anatole allume les chandeliers. 

      Les denrées déposées par Child sont en bas, et tous dressent la table, affamés par cette séance quelque peu émouvante. Pendant le repas, Jacou demande aux filles, que les garçons ont encensées dans leurs récits, de leur donner leur ressenti.

 

           Marianne et Mariette Wald, et Manon Germain

 

      Outre le fait que leurs massages sont une nécessité et aussi un bienfait tout autant qu’une nourriture saine et abondante, elles expriment toutes les trois l’importance de leur mission : contribuer à faire des garçons de vrais soldats.

      Elles jubilent en parlant des plaisirs immenses qu’elles ont eus, les orgasmes de folie qui les ont parcourues, et du bonheur de faire jouir les garçons.

      Elles expriment enfin, sans honte et sans gêne, le désir ardant de goûter à tous les garçons, ce qui génère chez eux la plus grande joie et une excitation joviale.

      Jacou décide que demain, plutôt qu'à l’apprentissage du métier de soldat, l’après-midi sera consacré aux plaisirs en groupe, et fera participer tous les garçons à une orgie digne des Romains ici-même, en compagnie des filles si elles le veulent bien.  

     Bien sûr, tous les garçons sont enthousiasmés par cette idée.  Marianne et Mariette sont bien sûr partantes, elles adorent le sexe. Manon aussi est chaude à l’idée de passer d’un garçon à un autre. Les cousines, Josette et Josiane, émoustillées par les récits des garçons, se joindront avec envie aux festivités !

     Dillon se propose d’initier ceux qui le désireront aux plaisirs entre garçons, certains ayant été intrigués et intéressés par les récits des couples de garçons.

     Anatole, que les récits ont ému, propose, afin d’y participer lui aussi, de faire venir deux copines à lui de Laudrefang. Ingrid Stevenson, la serveuse de l’auberge, avec qui il a déjà eu des rapports des plus jouissifs, et Chantal Iser, la sœur de Léon le forgeron.  Chantal adore les filles, surtout Ingrid avec qui elle copule volontiers, mais ne dédaigne pas les garçons si le plaisir est au rendez-vous. 

      Et après avoir bien mangé, tous débarrassent la table, Manon va aider les cousines à nettoyer les douches et la salle de sudation.  Anatole s’en va s’occuper des chaudières. Les jumelles, après avoir débarrassé, rentrent chez elles, accompagnées par Dillon.

         Jeudi 26 mars

 

 

Le jour de l’orgie


      Tout le monde est debout. Chacun a en tête la soirée à venir, et tous se réjouissent de cette idée de Jacou de les réunir pour les plaisirs de la chair.
     Mais pour l’heure, après le petit déjeuner préparé et servi par Manon, tous se retrouvent en classe.
      Aujourd’hui, ils abordent le sujet de l’Histoire, celle du pays et celle du monde.
     Jacou leur explique ce qu’il sait de l’homme, comment il a évolué depuis la nuit des temps, en faisant remarquer que ce sont toujours les guerres et les batailles qui ont marqué l’Histoire.

      Il raconte les temps sombres, où l’homme a évolué sans cesse, d’abord nomade. Puis, découvrant la maîtrise du feu, de l’agriculture et de l’élevage, il s’est sédentarisé, revendiquant des territoires qu’il occupait.
     La civilisation grecque apporte d’énormes connaissances dans tous les domaines, la navigation pousse toujours plus loin les limites du monde Il y eut les Étrusques, puis les Romains, mais aussi les Germains, les Slaves, les Angles, les Bretons.
      Il entre dans le détail des batailles récentes, des rois qui ont régné. Il évoque les conquêtes des Romains, fondateurs d'un empire qui s’étendait sur tout la surface du monde, puis la déchéance cet empire, notamment dû à un mode de vie de plus en plus marqué par la débauche, la luxure et les orgies…
     Les rivalités des Gaulois, la venue des Francs, l’avènement de Clovis, et de Charles Martel, le grand père de Charles, la bataille de Poitiers, où il a repoussé l’armée arabe jusqu’au-delà des Pyrénées… Son fils Pépin qui, partageant le pouvoir laissé par son père, a ensuite régné en monarque absolu, en essayant de faire régner l’ordre et la paix sur le royaume… Le pape, et l’Église qui tenait une grande part dans la conquête des territoires... Jusqu’à Charles, qui guerroie en ce moment au sud de la Gaule, contre les Lombards.

      Les garçons savent qu’ils sont voués à entrer au service de Charles, et qu’ils doivent pour cela maîtriser l’art de la guerre. Les explications vont bon train. Dillon a quelques connaissances qu’il partage. Achille connaît bien les rouages du clergé, et explique le pouvoir divin.

       Les garçons sont attentifs, enregistrant tout cela, ou questionnant sur des sujets incompris, toujours éclairés par Jacou, grand érudit.

     Pendant ce temps, Manon est de retour pour dresser la table : il va être l’heure de manger.  Après le repas et la balade quotidienne, une sieste est nécessaire pour reposer les esprits, et pour reprendre des forces qui vont être nécessaires en soirée. Une soirée que l'on prépare après la sieste…

 

Annexe 14

 

 

           Vendredi 27 mars

 

 

Le lendemain



      Anatole, après s’être occupé des chaudières, raccompagne ses copines chez elles, à Laudrefang. Elles peuvent revenir quand elles le veulent. Ayant fait forte impression sur les garçons, elles seront toujours les bienvenues.

      Les garçons se lèvent, un à un, sans précipitation. Jacou a décrété la grasse matinée, après la folle soirée d’hier. Les cousines Josiane et Josette sont déjà à l’œuvre, ramassant les coussins et autres linges souillés par leurs effluves, Un gros travail de lavage est nécessaire pour nettoyer tout cela ! Mariette et Marianne, ont dormi sur place.

      Une fois que tous sont levés et douchés, elles s’attaquent au nettoyage des douches, lieux de quelques ébats également, ainsi que de la grande salle, qui a besoin elle aussi d’un nettoyage sérieux.

      Manon prépare le repas. La table est dressée. Comme on a sauté le repas d'hier soir, tout le monde a très faim. Ils mangent beaucoup et, se sentant un peu lourds, vont trotter un peu avant de faire une sieste digestive.

     Après la sieste, Jacou entreprend une séance de musculation. Cela se passe dehors. Les garçons font des pompes, soulèvent des charges, tirant sur leurs muscles, Jacou leur inculque les rudiments de la lutte au corps à corps, où il s’agit de maîtriser son adversaire, sans le blesser.
      Pendant ce temps, les cousines terminent la confection d’habits, qui serviront le lendemain.
      Quelques garçons s’adonnent au contact. Alix défie Xavier. Armand et Gabin, qui se connaissent bien, se préparent à lutter. Joseph se mesure à Achille, et sous la surveillance de Dillon, ils entreprennent une lutte.

      On explique quelques prises douloureuses. Les dangers de fractures, entre autres, sont mis en avant. Les exercices durent l’après-midi, jusqu’à la suspension des activités pour cette journée. Ils rentrent donc au centre, puis c’est l’heure d’une bonne sudation et du repos dans le bain de kaolin. Anatole a veillé à ce qu’il soit chaud.

     Puis ce sont des massages, que chacun ressent comme un bienfait nécessaire au corps. Quand Jacou, les jumelles et Manon œuvrent sur leurs corps, certains ne peuvent s’empêcher d’avoir une érection en pensant à la dernière soirée. Mais ils n’auront rien de plus ce soir !

       Jacou explique qu’ils doivent arriver à se contenir, à contrôler leurs pulsions. C’est une étape importante dans leur formation, ils ne doivent pas voir les filles nues comme des promesses de plaisirs sexuels, mais comme des professionnelles qui travaillent pour leur santé !

     L’exercice de la veille était un test pour la maîtrise d’eux-mêmes. Ils doivent parvenir à faire abstraction de la nudité. Ils sont là pour apprendre à être des soldats - les meilleurs, promet Jacou !

      Dorénavant, chacun durant son quartier libre pourra s’il le souhaite solliciter un rapport sexuel, mais personne ne pourra être obligé. Chacun ou chacune est libre de disposer de son corps, mais en aucune façon ne pourra exercer une quelconque pression pour arriver à obtenir ce qu’il désire.

      Cela est aussi valable pour les filles, qui doivent faire montre de retenue en présence des garçons. Ce n’est qu’à ces conditions que l’apprentissage pourra continuer, en bonne intelligibilité.

     Jacou rappelle aussi que l’acte sexuel est une fatigue pour le corps, et qu’il lui faut nécessairement des périodes de repos, sous peine de faire apparaître des carences.  Carences nuisibles, voire dangereuses, pour les exercices physiques destinés à former les garçons.

     Après la détente, l’heure du repas du soir est arrivée. Manon a comme à son habitude dressé la table, et chacun se délecte des plats préparés pour eux par Child, Berthe et Estelle. 

      Puis, fatigués, repus, et ayant encore à récupérer des ébats de la veille, tous vont se coucher. pour une nuit paisible. Et pour qu'elle le soit, Jacou leur a préparé une potion calmante leur assurant un excellent repos.

 

 

 

 

             Samedi 28 mars

 

 

 Le pouvoir de communiquer mentalement

 

 Les garçons

 

     Ce matin, Jacou, Dillon et les garçons, après avoir pris leur petit déjeuner, descendent à la buanderie, où les attendent Josette et Josiane. Elles apportent, pour les maîtres et les garçons, des habits lourds, tous identiques, qu’ils doivent enfiler, ainsi que des chausses hautes à mettre aux pieds. Ils doivent aussi chacun se munir d’un sac en toile épaisse…

      Ils vont sortir de l’enceinte, pour la première fois depuis huit jours. Ils ne peuvent le faire nus. Tous s’équipent.  Les habits épais semblent pouvoir résister à la déchirure.

      Jacou veut leur enseigner... rien de moins que la manière de communiquer par la pensée ! Pour cela, après s’être tous munis d’une épée, ils sortent de l’enceinte. Georges arrive pour sa permanence du samedi. Il s’occupera des filles.

     La troupe gravit la colline qui sépare Durandalem de l’abbaye des Glandières.  Sur le côté nord, à flanc de colline, parmi les broussailles, se devine l'entrée d’une caverne.

     Quand le groupe s’en approche, à l’étonnement général, les broussailles se mettent à trembler ! Jacou explique que ceci est un phénomène naturel : ces broussailles-là, appelées les trémulondes, sont sensibles aux ondes que dégage le corps humain sous forme de chaleur, même à travers les vêtements. 

     Cette chaleur, que Jacou nomme rayons de pensée, permet à ceux qui la maîtrisent de communiquer entre eux à distance, par la pensée.

     Les trémulondes contiennent une substance qui, si elle est recueillie dans le noir et préparée selon une méthode connue de Jacou, et absorbée en étant nu, permet de parler dans la tête et d'écouter ceux qui l’ingèrent.  Mais pour cela, il faut pénétrer dans la caverne, où la nuit règne, pour cueillir les trémulondes et les préparer. 

     Jacou avertit les jeunes : l'opération sera dangereuse, car des créatures rampantes, les leevancliffus à queue acérée, vivent dans cette caverne et peuvent blesser. Leur queue est munie de piquants acérés comme des épées, qui peuvent entailler les chairs. Les garçons doivent donc pénétrer dans la caverne, s’habituer à l’obscurité et guetter les bruits venant du sol. De leurs épées, ils doivent chasser les reptiles, et surtout ne pas les toucher, leur contact étant très urticant. Ils doivent chercher à tâtons ces herbes qui poussent sur les parois de la caverne, les cueillir et les enfouir dans leurs sacs, afin qu’elles ne soient jamais exposées à la lumière. Mais attention, leur explique Jacou : chacun ne doit toucher que les herbes qu'il mettra dans son propre sac. C'est le contact de leurs propres mains qui conditionnera la réussite de l’expérience.

      Ils ne comprennent pas très bien. Mais, s’organisant en groupes de trois, ils s'aventurent plus avant dans la caverne. Une odeur de champignon et d’humidité leur titille le nez.

      A tâtons, ils s’avancent, serrés l’un contre l’autre. Et tandis que deux d'entre eux balaient le sol de leur épée, le troisième cherche la plante et la casse pour l’enfouir dans son sac.  Ils sentent bien les coups donnés par les queues des leevancliffus, et essaient de les repousser avec leurs épées.

      Ils répètent l’opération à tour de rôle, et, une fois les trois sacs remplis, ils ressortent, aveuglés par la lumière du jour après cette complète obscurité. Les reptiles ont porté plusieurs coups sur les jambes des garçons, mais la toile épaisse de leurs habits les a protégés efficacement, et personne n’a été blessé, hormis quelques bleus sur les mollets. Tous sont ressortis, les herbes dans leurs sacs, et la troupe s’en retourne à l’école.

      Une fois de retour, ils se défont de leurs lourds habits, qui doivent être brûlés.  Et ils doivent aussi passer leur épée à la flamme. Tout cela pour détruire les toxines laissées par les reptiles. Jacou les réunit pour leur expliquer le mode opératoire.

      Ces trémulondes contiennent une substance qui, une fois inhalée par une personne nue, permet de transmettre les pensées en émettant des ondes d’un type bien particulier, tout en rendant réceptif aux ondes des autres personnes nues qui ont aussi inhalé la substance.

     Le principe consiste à penser au prénom de celui avec qui on veut communiquer, et de se concentrer exclusivement sur cette communication. Les exercices concernant les pensées sexuelles et le rejet de ces pensées s'avèrent donc utiles. les garçons ont déjà suivi un tel entraînement lors de leurs séances de sudation, entre autres.

     Pour commencer, il faut de l’eau très chaude dans un grand bol. Jacou y ajoute quelques gouttes d’une potion dont il a le secret. Chaque garçon, nu dans une pièce totalement obscure, devra sortir les herbes du sac, les plonger dans l’eau chaude, puis respirer les vapeurs qui émanent, le visage au-dessus du bol. Et ce, pendant cinq bonnes minutes, en faisant le vide dans sa tête, en ne pensant que à son prénom, concentré au maximum. L’exercice est difficile, mais primordial pour la réussite. Le temps que la potion agisse sur le cerveau et génère un processus permettant d’émettre les ondes.

     Puis ils pourront ressortir de la pièce, en emmenant leur sac et leur bol. Ils laisseront les buandières aérer la pièce, afin de la rendre à nouveau opérationnelle en éliminant les effluves répandus.

      Les bols seront vidés dans un réceptacle allant directement dans la fosse à excréments, puis ils seront bouillis, et les sacs seront jetés au feu, dans l’âtre allumé près des pièces.

      Ils devront ensuite, sans dire mot, aller dormir au moins deux heures. Jacou leur donnera à boire un puissant somnifère de sa composition. Les quatre pièces au fond du bâtiment ont été aménagées à cet effet, avec les fenêtres rendues opaques à la lumière, pour garantir l’obscurité totale.

      Manon est prévenue. Le repas se fera au réveil, dans l’après-midi, une fois que tous auront dormi, y compris Dillon et Jacou.

    Tous les garçons sont couchés. Jacou est le dernier à sortir de la pièce après avoir bu sa potion, et il se couche aussi. Pendant leur sommeil forcé, les pièces sont nettoyées à fond et ventilées par Josiane et Josette, et les tentures occultantes sont lavées.

     Au réveil, tous ont la tête lourde. Une douche bien chaude et un séchage vigoureux les mettent en condition pour la suite de cet apprentissage hors du commun.

     « Maintenant, leur explique Jacou, vous allez rester assis, sans bouger, sans parler, et vous allez garder les yeux fermés.  Quand vous entendrez votre prénom qui résonne dans votre tête, vous ouvrirez les yeux, sans mot dire, pour ne pas troubler les autres. ». 

      Il commence l’expérience.  Les uns après les autres, ils ouvrent les yeux, Jacou les appelant mentalement. 

    « Voilà, vous êtes maintenant connectés. vous pouvez essayer de vous appeler entre vous, et me dire si cela fonctionne. » Au début, c’est un peu ardu, les pensées se mélangent, mais petit à petit, les garçons arrivent à parler entre eux, mentalement. L’opération a parfaitement réussi !

    Gabin dit en pensée à Armand qu’il l’aime, et Armand répond que lui aussi, et ils décident d’aller tous les deux dans une des pièces du fond pour se le montrer.  Sans un mot, ils se lèvent, et se dirigent tous deux vers la pièce. Chacun devine la nature des échanges mentaux qu’ils ont eu !

      Jacou sourit.  Lui, et lui seul, peut grâce à sa concentration et ses inhalations multiples, recevoir les pensées de chacun, même si elles ne lui sont pas destinées.

      Il avertit les garçons de ce pouvoir qu’il est le seul à posséder. et leur explique qu'il peut de cette manière les conseiller sans mot dire. Mais ils ne doivent pas pour autant se sentir surveillés, assure-t-il.  Cependant, ajoute-t-il en s'esclaffant, ils doivent éviter de dire du mal de lui ! 

     « C’est une question de confiance réciproque. Vos pensées personnelles avec un de vos compagnons ne seront jamais l’objet d’une remarque de ma part, sauf si cela vous met en danger, ou si cela peut nuire à l’homogénéité du groupe ! ».

      Il leur annonce aussi que prochainement, il emmènera les filles dans la caverne, afin qu’elles puissent bénéficier du même pouvoir, et être en contact mental avec eux si elles le désirent.

      Les garçons se rendent peu à peu compte du pouvoir qu’ils ont acquis, pouvoir qui peut par exemple lors d’une bataille leur sauver la vie en étant prévenus d’un danger imminant dans la cacophonie d’une bataille.

     Ils se rendent compte aussi de la portée possible de leur pensée.

      Le Borgne demande mentalement à Gabin si ça va, et Gabin lui répond à l’autre bout du bâtiment, dans une pièce fermée, « Oh ! oui ! encore ! » ce que retransmet le Borgne, suscitant l’hilarité générale.

     Jacou les informe qu’il a déjà réussi à communiquer sur une lieue de distance ! Puis, mentalement, il dit aux amoureux qu’ils doivent maintenant cesser leurs ébats, vu que tout le monde est affamé et que Manon a dressé la table.

     Les jumelles sont là, ainsi que Josiane et Josette. Jacou dit aux jeunes que, s’ils ont acquis ce pouvoir, ils ne doivent pas l’utiliser forcément pour parler des prouesses sexuelles des filles !

     Après le repas, pris dans l’après-midi, la petite balade est de mise.  Mais plutôt que de la sieste, ils profitent immédiatement des bains de kaolin, de la salle de sudation, et des massages de Marianne et Mariette.  À leur guise, jusqu’en soirée, où une petite collation leur sera servie avant d’aller se coucher. Ainsi s’achève cette journée riche en découvertes, et ce nouveau pouvoir les enchante. Mais Jacou a d’autres pouvoirs en réserve, qu’il leur fera découvrir prochainement !

 

 

 

         Dimanche 29 mars

 

 

Le pouvoir de communiquer mentalement

 

Les filles

 

     Les garçons, dès le réveil, s’empressent d’expérimenter leur nouveau pouvoir. Après le petit déjeuner, les études reprennent.

     Mais l’acquisition de ce nouveau pouvoir change les choses ! Chacun peut questionner qui il veut, avoir des éclaircissements sur tel ou tel mot, telle règle ou telle formulation, ce qui fait progresser les étudiants d’une façon spectaculaire.

     Les mathématiques sont abordées, le calcul est aisé...  Et Jacou apprécie les vertus de leur nouveau pouvoir. Quelle amélioration des échanges !  La matinée est studieuse, animée, mais presque en silence. Les garçons, désormais dotés d'un grand pouvoir de concentration, assimilent très vite les données, ce qui étonne et réjouit Jacou, qui ne pensait pas les faire progresser aussi vite !

     Manon est arrivée. Elle dresse la table comme à son habitude, et les garçons, à force de réfléchir, ont vraiment faim ! Pendant le repas, Jacou annonce que cet après-midi, il emmènera les filles à la caverne. Leurs habits confectionnés par Josiane et Josette, sont prêts. Les salles pour les inhalations ont été occultées.

      Le sommeil forcé sera pris dans son cabinet. Des lits sont prévus pour cela, de façon à ne pas interférer avec les activités des jeunes gens. Il demande donc aux garçons de s’occuper des tâches de Manon après le repas, de nettoyer la salle de sudation et les douches - ce qui était généralement fait par Josiane et Josette - et d’être bien attentifs cet après-midi aux cours de Dillon, qui reprendra l’entraînement à l’épée.

     Quand ils reviendront, il faudra que les garçons respectent le repos des filles, qui ne pourront pas aujourd’hui vaquer à leurs tâches de nettoyage et de massage, ni s'occuper du repas du soir. Dillon en profitera pour initier les garçons aux techniques de massage après la sudation.

    « Que chacun se souvienne de la mésaventure du Borgne ! » dit-il, en faisant remarquer que sa blessure est guérie.

     Marianne et Mariette sont arrivées. Dans la buanderie, avec Josiane, Manon et Josette, elles enfilent les habits en toile épaisse, se munissent de sacs, et partent avec Jacou vers la colline, en direction de la grotte. Une fois sur place, Jacou accompagne chaque fille à tour de rôle dans la caverne, pour les protéger des coups de queues des leevancliffus. Et, une fois tous les sacs remplis de trémulonde, le petit groupe rejoint l’école.

     Les garçons sont dehors, à croiser le fer, tandis qu’elles vont à l’intérieur, pour se déshabiller et recevoir l’enseignement tel qu’il a été donné aux garçons.

     Après les cours d’épée, les garçons profitent de la sudation et s’initient aux massages. Dillon leur explique les techniques à adopter. Bien sûr, certaines réactions physiques apparaissent lors des massages... Les pensées se croisent, les idées se concrétisent, les mains s’agitent, et parfois les verges se dressent. Sans aller plus loin. 

      Mais quelques rendez-vous futurs sont pris !

      Le soir venu, Anatole a allumé les chandeliers, les garçons ont dressé la table pour le repas.  Les filles se joignent à eux, sous une multitude de questions mentales émanant de toutes parts, qu’elles n’arrivent pas à trier.

     Jacou, qui peut communiquer mentalement avec tout le groupe, impose sa pensée aux garçons, qui devront cesser d’utiliser leur pouvoir envers elles aujourd’hui.

      Il faut que les filles puissent expérimenter et maîtriser à leur aise leur nouveau pouvoir. Les garçons devront se contenter de répondre mentalement aux pensées des filles qui leur sont destinées.

     « C’est à ces conditions que tout le monde arrivera sereinement à communiquer ».

     Il est temps d’aller se coucher.  Demain sera une rude journée, a précisé Jacou, sans en dire davantage. Dillon et les jumelles quittent le bâtiment. Anatole fait le tour pour éteindre les chandeliers, les âtres dans la bâtisse, et s’active sur les chaudières pour la nuit. Josiane et Josette, après leur sieste forcée, n’ont pas sommeil, et veulent bien passer un moment à discuter avec Anatole dans ses quartiers quand il aura fini ses tâches de la journée.

 

Annexe 15

 

 

         Lundi 30 mars

 

 

 

 

L’apprentissage de la pensée

 

     Une journée qui commence sous un gros soleil, voilà qui est de bon augure ! Ce matin, après avoir déjeuné, les garçons vont s’entraîner en utilisant leur pouvoir. Mais ils constatent bien vite qu’ils ne maîtrisent pas encore leurs pensées.

      Joseph, en voyant Manon débarrasser la table, penchée en avant, se dit qu’il la prendrait bien, là, en levrette, sur la table... Et Manon de rétorquer par la pensée qu’il ferait mieux d’apprendre à maîtriser ses pensées, sous peine d’avoir de grandes déceptions ! Joseph, surpris que Manon ait capté ses pensées, lui demande, toujours mentalement, de l’excuser.  Il a du mal à séparer sa condition de soldat et sa condition de mâle ! Et Manon accepte ses excuses, en le regardant, souriante. Jacou, qui a capté l’échange, sourit lui aussi...

     L’apprentissage commence ! Les yeux bandés, chacun devra exécuter des actions sous des directives mentales, afin de bien connaître les possibilités et les outils que donne ce pouvoir.

     Ils peuvent recevoir des pensées venant de plusieurs personnes, et doivent savoir laquelle est la bonne. Jacou leur explique comment arriver à se déconnecter, pour ne suivre qu’une pensée, mais les essais ne sont pas probants. Certains y arrivent très bien, mais les plus jeunes ont du mal à trier, et n’arrivent pas à se concentrer suffisamment.

      L’exercice dure une bonne partie de la matinée. Le plus difficile, c'est de rester sans pensées ciblées quand arrivent les jumelles, à qui Jacou a demandé de venir ce matin. La beauté sublime de leurs corps nus les embrase tous. Sauf Alix, perdu dans des rêves, et Dillon, qui maîtrise la situation maintenant.

       Ils doivent apprendre à analyser ce que leurs yeux voient, imaginer ce qu’ils ressentiraient s’ils étaient aveugles, et cela n’est pas facile ! Certains pensent que c’est à cause de la nudité, et demandent à Jacou si les filles ne pourraient pas être habillées, ce serait plus facile ! 

     « Certes plus facile... Mais vous n’arriveriez pas à la maîtrise de vos pensées, et votre pouvoir pourrait se retourner contre vous. Un autre pourrait prendre le contrôle de vos pensées ! »

     Tous comprennent bien que leur apprentissage de ce pouvoir n’en est qu’au début, et qu’une grande discipline et une volonté de fer seront nécessaires pour évoluer !

     « La nudité en commun, sans parti pris, sans jugement du physique, sans regard sur la différence, c’est l’avenir de l’humanité ! » dit Jacou, en précisant bien que cela n’est pas près d’arriver...  Mais au sein de l’école, toutes et tous se doivent d’y parvenir, pour acquérir encore des pouvoirs.

     L’heure du déjeuner arrive. Manon, aidée par Marianne et Mariette, installe la table. Tout le monde s’installe, les cousines et Anatole aussi. Ainsi, à cette table, tous les convives connaissent ce pouvoir que Jacou leur a inculqué, et chacun peut à tout moment s’entraîner, les pensées fusantes tous azimuts. Sauf Anatole, qui demande à Jacou si lui aussi n’aurait pas à gagner de cet enseignement. Jacou lui promet que dès demain, il sera lui aussi initié !

     Après le repas, plutôt que la petite course et la sieste, Jacou propose de bavarder ensemble. Chacun pourra demander à haute voix. Ainsi, tout le monde entendra les questions et les réponses, et ce que les autres veulent savoir.

     Achille demande pourquoi les congrégations qui ont fait vœu de silence, tels les moines du monastère des Récollets, ne connaissent ni ne pratiquent ce pouvoir.  Jacou dit alors que leur voie est d’écouter, et non de communiquer. Chez eux, seul Dieu a la parole, et ils se doivent de se taire, pour mieux l’entendre. De plus, pour eux la nudité est taboue, et ce pouvoir ne peut s’acquérir qu’en étant nu.

     Xavier, qui est un curieux, demande comment un tel pouvoir est aussi méconnu. Jacou lui rappelle alors leur propre étonnement à l’approche de la caverne en voyant bruisser les trémulondes.  Personne d'autre ne s'est risqué à pénétrer dans cette caverne si étrange. Le Diable y habite sûrement !

     « Mais comment toi, Jacou, es-tu en possession de ce pouvoir ? » demande Hugues. Jacou leur dit alors qu’il y a des secrets qui ne se transmettent que de bouche à oreille, et que lui, qu’on aurait jadis appelé un druide, et qu’on nomme encore parfois le sorcier, a été enseigné par son maître Sirius. Il a voyagé avec lui sur toutes les terres et par toutes les mers connues, et encore au-delà, il y a déjà bien longtemps.

      Joseph demande quelle est cette potion qu’il verse dans l’eau d’infusion. Jacou lui répond que cela fait partie du secret, avec bien d’autres éléments encore. Il ne doit manquer aucun de ces éléments, sous peine de fabriquer un poison mortel !  Quelques infortunés alchimistes s’y sont attelés, ils y ont laissé leur vie... 

      Il leur assure cependant que tout cela ne tient ni de la magie, ni de la sorcellerie, ni de la volonté divine. C’est l’aboutissement naturel de l'intelligence de l’homme, de sa connaissance toujours plus approfondie et réfléchie de son corps et de la nature...

      Dillon demande qui possède ce pouvoir, hormis celles et ceux qui sont à table. « Personne ! J’étais le seul initié, formé par Sirius, mon Maître. À sa mort, je suis devenu l’unique possesseur de ce pouvoir.  Sirius connaissait les chemins du destin, et m’a enseigné le mien.

     J’ai attendu des années et préparé ce jour, en m’installant à Durandalem. Ce n’est pas par hasard ! Vous êtes les premiers à qui j’enseigne ce pouvoir. Vous serez parmi les seuls à le posséder, et, si j’arrive à le faire évoluer, vous vous en servirez entre vous quand vous serez soldats, même habillés !

      J’ai beaucoup insisté sur le caractère isolé de mon enseignement auprès des instances de l’Église et de la Royauté ! Ils ont admis, non sans mal, le sens hygiéniste de votre formation nudiste, conscients que le temps pressait. 

     J’ai eu l’appui de mon ami Jean d’Ortega, reconnu comme un Maître auprès de toutes les soldates et tous les soldats du roi. En voulant bien me confier son élève, Dillon ici présent, il m’a permis de mener le projet à bien.

      Avec la nudité, avec votre isolement complet, beaucoup se demandent de quelle nature est cet enseignement ! Et attendez-vous à être questionnés dès que vous serez en dehors de cette enceinte sur ce que vous avez appris ici.  

     Anatole me rapporte que des espions ont tenté et tentent encore de pénétrer dans l’enceinte, et les filles me disent aussi être souvent questionnées sur nos activités et sur leurs rôles ici. 

     Ne parlez pas de votre pouvoir de communiquer par la pensée, son existence est à oublier !  Je vous l’ai transmis, afin de vous former au mieux avec des armes que vous seuls posséderez ! On pourrait, si l’on connaissait son existence, l’interpréter comme un pouvoir permettant de lire dans la pensée de tout le monde, et certains voudraient se l’approprier, vous mettant en danger ! »

      Puis il demande aux garçons quelles autres questions ils auraient. Alix, qui a découvert les joies de l’amour physique, demande de quelle manière l’on doit aborder les filles pour bénéficier de leurs faveurs, ce qui fait rire tout le monde. Marianne lui répond que, s’il a envie de passer un moment avec elle, il n’a qu’à le demander, ce sera avec plaisir ! Alors, il lui demande si maintenant ce serait possible, et elle répond que oui, elle veut bien lui donner une séance de massages privée maintenant et l’invite dans une pièce !

    Personne d’autre n’a de questions. Jacou clôt donc la discussion. Les garçons ont l’après-midi pour se détendre, entre eux, ou avec les filles.

      Il donne rendez-vous à toutes et à tous en fin d’après-midi pour une séance de sudation, où il montrera une technique qui leur fera chaud au corps ! Pour l’heure, il a quelques expériences à faire dans son cabinet, et ne veut pas être dérangé.

     Un après-midi de loisir, voilà qui n’était pas prévu ! Mariette invite Xavier et Charles à la rejoindre dans une pièce, Manon fait de même avec Joseph, qui la désirait ce matin, et avec Hugues, qui s'en fait une joie.  Armand et Gabin veulent terminer ce qu’ils ont entamé ce matin, et invitent le Borgne et François dans la dernière des quatre pièces.  Anatole participerait bien, mais il a du travail. Il doit préparer la salle de sudation.

     Josette et Josiane aussi ont du travail, et elles invitent Achille et Dillon à les aider dans la buanderie, ce qu’ils acceptent avec joie !

 

Annexe 16

 

     L’heure est arrivée.  Toutes et tous, après leurs loisirs, ont pris une douche, et se retrouvent dans la salle de sudation. Jacou les rejoint et leur montre une méthode, qu’il appelle « ouragan ».

     Il prévient que cela va paraître brûlant, et que si quelqu’un se sent mal, il peut quitter la salle à tout moment. La technique consiste à verser de l’eau parfumée sur des pierres brûlantes installées par Anatole, et à ventiler la vapeur qui s’en dégage. Les parfums sont un mélange de menthe, d’eucalyptus, et de quelques plantes aux vertus connues de Jacou. 

      Il verse, à l’aide d’une grande louche en bois, l’eau parfumée sur les pierres brûlantes, eau qui se transforme aussitôt en vapeur. Quelques louches.

     Puis il se munit d’un grand éventail qu’il a apporté, et brasse l’air saturé de vapeur vers les jeunes assis autour de lui. Un souffle brûlant les saisit, piquant les yeux. La température monte en flèche, et atteint une chaleur jamais égalée dans la salle de sudation. Chaque personne présente a droit à un souffle personnel.

      Des plaintes se font entendre : « Ça brûle ! », « C’est trop chaud ! », ou des « Ouf !» que lâchent les filles et les garçons surpris.  

     Un moment plus tard, une fois que tout le monde a accusé le coup, il remet de l’eau sur les pierres, encore plusieurs louches, et, avec une grande serviette qu'il fait tournoyer au-dessus de sa tête, il répand la chaleur brûlante dans toute la salle.  Il est en nage, la sueur coulant à flots sur son corps. Les jeunes n’en peuvent plus.  Mentalement, ils se disent leurs souffrances, et chacun attend qu’un autre craque et sorte, pour le suivre immédiatement. Mais personne ne sort…

      Encore les dernières louches et Jacou reprend son éventail, pour recommencer le souffle sur les jeunes. Ils ferment les yeux, se mettent les mains sur le visage, ou la tête entre les genoux ! Tout le monde râle, mais aucun n'est sorti. Tous attendent en haletant, l’air trop chaud leur brûlant les poumons. Mais petit à petit, l’humidité de la vapeur s’en va, et cela devient à nouveau respirable.

     « Maintenant, tout le monde sous la douche froide ! »  Toutes et tous se précipitent, trop heureux de sortir de cet enfer, et leurs corps fument au contact de l’eau froide, dans un gros nuage de vapeur qui les camoufle les uns et les autres.

      Jacou les invite aussitôt à descendre et à sortir, mouillés dans l’air frais du soir, afin que leurs corps refroidissent encore, jusqu’à ce qu’ils sentent des frissons. Anatole, qui les voit arriver, est mort de rire en voyant leurs traits tirés, leurs visages et leurs corps ruisselants couleur écrevisse ! 

      Les voilà mûrs pour passer sous une douche tiède et reprendre une température corporelle normale. Après quoi ils s’essuient mutuellement, chacun frottant l’autre pour le sécher.

     « Repos, maintenant ! » dit Jacou en les invitant à s’allonger sur les coussins au sol. Lui-même s’allonge parmi eux, et mentalement leur demande d’écouter leur corps, de ressentir en eux leur cœur, leurs poumons, le sang dans leurs veines, et de garder le silence. Leur respiration est de moins en moins haletante, leurs cœurs qui tapaient la chamade se calment, et un sentiment d’immense plénitude les envahit. Un bienfait qu’ils n’avaient jamais ressenti ! Ils restent ainsi allongés. Certains s’endorment, apaisés comme jamais !

     L’heure du repas du soir approche, et les filles vaillantes s’y mettent toutes pour dresser la table. Tout le monde est affamé et déshydraté par ces litres de sueur éliminés avec leurs toxines. 

     À table, les garçons comme les filles remercient Jacou pour son « ouragan », et lui suggèrent de le refaire de temps en temps, tellement ils se sentent bien maintenant ! Les plats sont vidés, les corbeilles de fruits aussi. Plus rien à manger sur la table quand le repas est fini ! Jacou leur sert des petits verres de remontants, des digestifs qui les mettent presque en transe.

     Entre-temps, Anatole a installé des nouveaux quartiers au rez-de-chaussée, à côté du quartier des cousines, pour les jumelles, près de Manon.

      Dorénavant, les filles resteront le jour et la nuit dans le bâtiment, leurs allées et venues à l’extérieur intriguant trop les gens au dehors.  Dillon aussi s’installe un quartier à côté du dortoir des garçons.  Ainsi, plus de contacts extérieurs et de questions gênantes.

     Child s’occupera de ravitailler l’école, Michel devra se passer de Marianne et de Mariette. Pour manger, il ira chez Child. Estelle, mon épouse, aide déjà depuis un moment Berthe et Child à la place de Manon.

     Tout le village est fier de son école. On en parle même par-delà les collines, comme le raconte le Fernand Bauer quand il revient des marchés.

      Depuis que ses commis ne sont plus là, il a embauché trois jeunes de Naborum, Edouard et Jacques Basin, et Gildas Dor, pour l’aider à la ferme.

      Il est l’heure de se coucher.  Nul ne rechigne, tant tout le monde est épuisé par cet après-midi de loisir pas comme les autres !

      Les jumelles sont enchantées de leur quartiers, Manon aussi est ravie, et Anatole, qui sait que toutes les filles dorment à quelques pieds de ses quartiers, est, on ne peut plus heureux ! 

      Par la pensée, Jacou leur souhaite une bonne nuit, et chacun lui répond, lui souhaitant également la nuit la plus douce. Et tout le monde s’endort rapidement. Anatole fait le tour du propriétaire, éteint les derniers chandeliers allumés, fait sa ronde avec sa lanterne, regarde du côté des quartiers des filles, qui dorment épuisées. Puis il se couche aussi.

 

 

        Mardi 31 mars

 

 

 

L’instruction

 

     Ce matin, les cours sont dirigés par Dillon, qui veille à la progression de l’instruction des garçons. Anatole s’est levé tôt, il doit avoir terminé ses tâches dans le bâtiment avant de partir avec Jacou hors des murs pour son initiation. Après quoi tous les habitants de l’école posséderont le même pouvoir.

     Une livraison de charbon est prévue ce matin. Anatole a sollicité Marianne et Mariette, qui désormais dorment sur place, pour s’en occuper. Il leur a expliqué comment cela se déroulerait.

      Elles devront enfiler des tuniques, non seulement pour ne pas se salir, mais aussi parce qu’elles devront ouvrir le portail à Pierre, le livreur, qui est autorisé à pénétrer dans l’enceinte sans se mettre nu.

     La charrette est munie d’une benne permettant de déverser son contenu dans la réserve de charbon. J’ai confectionné à cet effet un système à manivelle pour incliner la benne, qui se déversera toute seule dans l’ouverture de la réserve. Cette charrette est très appréciée. L’abbé Jean des Glandières ne tarit pas d’éloges sur son utilité, et sur mon génie inventif !

     Quand Pierre arrive, les jumelles sont là pour l’accueillir.  Il en est fort agréablement surpris.

      Une fois la charrette vidée, des envies le prennent en voyant les bouts de seins que l’on devine sous leurs tuniques. Les jumelles comprennent vite que Pierre a des idées bien arrêtées. Elles ont bien vu sous ses braies une forme qui laisse à penser qu’il ne rechignerait pas à un contact plus intime avec elles ! Elles lui proposent donc de venir dans le bâtiment, pour prendre une douche chaude.  Les douches ne sont pas légion en dehors de la bâtisse ! Il accepte volontiers, il est couvert de poussière, et noir jusque dans les oreilles.

      Il a bien une idée, mais ne sait pas s’il ne fera que prendre une douche !

 

Annexe 17

 

     Après s’être habillé de neuf avec les braies que les cousines, sur la demande des jumelles, lui ont données, Pierre repart en charrette. Marianne et Mariette en tunique lui ouvrent le portail. 

     À la sortie de l’enceinte, il croise Jacou et Anatole, qui reviennent de la grotte avec le sac d'herbes. Pierre leur assure que cette livraison s’est passée bien mieux qu’il ne l’espérait ! Jacou et Anatole éclatent de rire, ils connaissent bien le tempérament des jumelles, qui devant le portail, prennent un air de saintes, avant de rire de bon cœur elles aussi !

      Child arrive pour livrer les préparations pour le prochain repas, et trouve les jumelles rayonnantes. Il félicite Jacou pour sa sollicitude à leur égard !

     Manon, sa fille, arrive vêtue de la tunique qu’elle doit enfiler quand elle doit prendre livraison, depuis qu’elle vit nue au sein de l’école. Child la trouve splendide.  Il est heureux que sa fille soit aussi impliquée dans cette formation...  Il aura de quoi raconter à l’auberge !

     Rares sont les moments où autant de monde se trouve au portail !

     Puis Anatole suit Jacou pour la suite de l’opération. Les jumelles et Manon s’en vont pour dresser la table.

     Les cours sont finis, tout le monde est attablé. Jacou a couché Anatole dans une pièce du fond.  

     Les jumelles racontent mentalement à Manon leur douche améliorée. Manon leur répond par la pensée qu’elle avait déjà deviné sous ses braies l’appareil de Pierre, quand il venait livrer le charbon à la forge. Elle aimerait bien essayer aussi !

     La vie de l’école reprend son cours normal. Le petit trot après le repas, la sieste des garçons, et l’entraînement de l’après-midi.

     Aujourd’hui, Child revient avec ses arcs. Il est nu, profitant sur son corps du généreux soleil de l’après-midi.

      Les garçons, de plus en plus habiles, parviennent à atteindre des cibles de plus en plus éloignées. Le Borgne, qui n’a pas pu profiter des premiers entraînements à cause de sa blessure, s’en sort bien lui aussi.

     Joseph est le champion. Il ne rate aucune des cibles qu’il doit toucher, aussi loin soient-elles. Puis Child amène une catapulte, qui lancera des disques d’argile. Les garçons devront toucher ces cibles en mouvement. L’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît ! Il faut anticiper la vitesse de la cible, et décocher la flèche devant, de façon à la toucher. Il faut beaucoup d’entraînement à chacun pour y parvenir.

      Et c’est tard dans l’après-midi que Child repart. Les garçons vont prendre leur séance de sudation, bien douce en comparaison de celle d’hier.

     Après la sudation et la douche, les massages apportent un soulagement aux bras des garçons, endoloris par les bandages successifs de leurs arcs.

     Anatole a réapparu. Tous essaient de communiquer avec lui. Il est un peu perdu, avec toutes leurs pensées qui lui parviennent en même temps !

     Jacou, mentalement, demande aux garçons d’arrêter, et de laisser Anatole faire le contact, afin qu’il maîtrise bien ce nouveau pouvoir.

     Anatole questionne alors Marianne sur la livraison de charbon. Elle lui dit en pensée ce qui s’est passé, et Anatole, apparemment sans raison, éclate de rire, à l’étonnement de l’assistance. Mais Mariette, qui voit Marianne rire, s’esclaffe aussi, ainsi que Jacou, qui a perçu les pensées de Marianne. Les cousines sourient aussi, elles ont entendu les ébats, et savent pourquoi Anatole rigole.

      Il veut bien se faire masser. Il se sent comme endolori après sa sieste forcée et les potions de Jacou. C’est Manon qui se dévoue.  Elle propose mentalement à Anatole, pendant qu’elle le masse, de venir voir comment elle a aménagé ses quartiers qu’il lui avait préparés, mais rapidement, car elle doit aussi s’occuper du repas du soir. Anatole est d’accord.  Lui aussi a encore des tâches à exécuter avant le soir.

      Il essaie de se contenir.  Sa verge semble vouloir se dresser, et il ne veut pas montrer aux autres ce qui se trame avec Manon. Mais ils ont bien vu que son pénis était plus long qu’à l’habitude, ce qu’ils ont mis sur le compte du massage de Manon, et de ses mains devenues si expertes.

      Les massages sont finis pour aujourd’hui.  Chacun a quartier libre jusqu’au repas du soir.

 

Annexe 18

        Mercredi 1er avril

 

 

 

 

Education militaire

 

      Tandis que Georges s’installe à son atelier, ce matin, une fois pris le petit déjeuner, Jacou va expliquer plus longuement les lois de la balistique, de l’aérodynamique, et de la gravité, que les garçons ont déjà expérimentées hier, à l’entraînement de tir sur cibles mouvantes.

      « Ce sont des lois que mon Maître m’a enseignées, parmi d'autres lois que par le monde seuls quelques Maîtres connaissent.  Elles expliquent bien des choses, des actions et réactions, des états et leurs modifications. Rien à voir avec la magie, la sorcellerie ou la main divine. La plupart des découvertes de ces lois nous viennent du lointain Orient, au-delà des terres connues ! ».

      Sur un tableau noir, Jacou dessine quelques croquis, écrit quelques formules mathématiques que les garçons trouvent bien obscures ! Il veut ainsi leur montrer que la connaissance des mathématiques, elle aussi, est très importante dans la vie d’un soldat.

     Aidé de Dillon et d’Achille, qui maîtrisent les mathématiques, il leur explique les modes de calcul leur permettant de tracer les trajectoires des cibles et des flèches censées les toucher.

      « Mais dans la vie réelle, leur précise-t-il, on n’a pas toujours - à vrai dire jamais - connaissance de la distance exacte de la cible, ni de sa vitesse ! 

      Ce que l’on peut savoir, c’est la vitesse de la flèche, et l'estimation du temps qu’elle mettra pour atteindre sa cible. Une flèche décochée d’un arc bandé à son maximum peut atteindre deux cents pieds par seconde, donc une cible à mille pieds sera atteinte en théorie au bout de cinq secondes. Mais il faut tenir compte de la courbure donnée au parcours de la flèche, à cause de la gravité, qui rallonge ce temps de près d’une seconde.

     Vous serez peut-être contraints, dans votre métier de soldat, à des lancers de pierres avec des catapultes, ou des trébuchets.

     Là, vous pourrez étudier mathématiquement la meilleure trajectoire pour faire aboutir la pierre au bon endroit. Mais en pratique, sur le terrain, vous n’aurez jamais le temps de procéder à des calculs, et seule votre expérience pourra vous aider.  Il est donc primordial que vous mémorisiez tous les gestes, toutes les postures que vous utiliserez à l’entraînement. Et avec l’enseignement de Child, il est sûr que vous deviendrez d’excellents archers !»

       Les garçons maintenant passent à une séance plus plaisante, le dessin. Pour cela, les jumelles Mariette et Marianne viennent participer au cours. Elles connaissent le sujet, Jacou le leur a enseigné il y a quelque temps. Chacun, sur un tissu clair, doit dessiner à l’aide d’un fusain de carbone un objet placé devant eux : un vase, une bouteille...

     Puis on complique la chose, il faut dessiner un cube. Jacou leur explique pour cela la notion de perspective. Il leur parle de leur vision qui instinctivement reproduit l’objet dans l’espace en trois dimensions, qu’ils devront représenter sur le tissu, en deux dimensions. Ils comprennent le sens de la troisième dimension, la profondeur, et acquièrent les bases de la proportion qui doit faire ressembler sur le tissu un cube à un cube ! 

      Ils s’appliquent, s’énervent, sont déçus, ou contents, selon leur degré de réussite du dessin. Certains sont doués, d’autres sentent bien qu’ils ne sauront jamais bien dessiner !

      Mais tout ceci n’a d'autre but que de se connaître, de connaître ses limites, nullement d’établir un quelconque classement. Et personne ne sera brimé ni gratifié par rapport à ses dessins. On leur demande d’être des soldats, pas des artistes.  Et si d’aucuns se sentent à l’aise, il ne s’agit que d’avoir une connaissance des arts, ce qui entre dans leur culture générale, qu’ils auront tous à terme.

        L’heure du repas est arrivée. Manon est à l’œuvre. Ce matin, elle a nettoyé l’office à fond, elle a commandé par le biais de son père Child, un peu de vaisselle supplémentaire. Child la commandera chez Claude Kaas, l’apothicaire et marchand de Durandalem.

      Tout le monde est attablé : les dix garçons, les jumelles, les cousines, Jacou, Dillon, Anatole et Manon. Cela fait dix-huit personnes, une grande tablée tous les jours ! Manon a du mal à suivre par moments, mais elle peut à tout instant solliciter l’aide des garçons et des filles.

     Néanmoins, Jacou réfléchit. Il aurait aussi besoin d’une aide dans son cabinet, une apothicaire s’y connaissant en botanique lui serait utile. Anatole lui parle de Chantal Iser de Laudrefang, que tout le monde connaît, et qui a des aptitudes. Elle connaît bien les plantes et les remèdes qu'on en tire. Jacou missionne donc Anatole dès cet après-midi, pour qu’il aille la chercher et la ramener à l’école, afin qu’il sache si elle convient pour ce rôle. Elle pourra alors aussi assister Manon.

       Après la promenade digestive, tout le monde va se coucher pour la sieste, avant de reprendre les exercices quotidiens.

       Aujourd’hui, combat à l’épée. Il s’agit de contrer les coups que porteront les autres chacun leur tour. Pour commencer, Dillon se met en position de défense, les jambes légèrement écartées, le buste souple, prêt à faire des esquives, les bras tendus et les deux mains sur le pommeau de l’épée, pointe au sol devant lui. Chacun doit venir lui assener un coup d’épée qu’il doit esquiver.

     Le principe est d’analyser le mouvement de son agresseur et d'en déduire la défense à appliquer. Du plus jeune, Alix, au plus âgé, Joseph, tous doivent attaquer Dillon. « N’ayez pas peur, ni pitié ! vous devez m’attaquer pour me neutraliser ! ».

     Alix s’avance, lève son épée et veut frapper par le dessus, sur la tête de Dillon. Lequel aussitôt place son épée au-dessus de la tête, bloquant net l’attaque d’Alix.

     Xavier arrive en courant, l’épée tendue devant lui, Dillon fait une rotation et Xavier, dans son élan passe à côté.

     Charles, son épée brandie d’une main, fonce sur Dillon, qui d’un coup d’épée puissant le désarme facilement.

     Achille est rusé. Il vient en marchant, et veut faucher les jambes de Dillon. Mais Dillon dresse son épée à bout de bras, piquant le torse d’Achille avant qu’il ait pu faire quoi que ce soit. Le premier sang - mais sans gravité - est versé.

      Armand fait des moulinets au-dessus de lui, stoppés net par un coup d’épée qui lui fait lâcher la sienne. Il a mal au poignet.

      Le Borgne tient son épée des deux mains devant lui, prêt à le pourfendre de face. Dillon dresse son épée horizontalement devant lui, et de bas en haut tape l’épée de l’assaillant qui vole dans les airs. Le Borgne ressent aussitôt une douleur dans les poignets.

      François charge en criant, son épée brandie à bout de bras vers le haut. Dillon s’écarte au dernier moment, sa jambe gauche tendue.  Ce qui fait mordre la poussière à François, qui ne crie plus : il râle. 

      Gabin fait des grands gestes de gauche à droite avec son arme... Un seul coup suffit à le désarmer.

      Hugues charge de toute son énergie, son épée dans sa main droite, le coude plié vers la gauche, prêt à frapper de toutes ses forces en détendant son coude. Mais Dillon place son arme devant lui, et, déviant la frappe et profitant de l’inertie de la charge de Hugues, se baisse, faisant basculer Hugues par-dessus lui et rouler au sol derrière. Sans dommages heureusement.  

     Joseph, lui, arrive avec son épée fermement tenue dans ses deux mains, à bonne distance. Il donne un coup vers Dillon qui l’arrête, et pendant qu’il relève son épée pour refrapper, Dillon lui pique l’abdomen, en contrôlant pour ne pas l’embrocher. Lui aussi saigne un peu, mais sans plus.

     Tous ont vu les assauts, et comprennent que ce n’est pas simple de combattre à l’épée ! Après cet exercice, Dillon nettoie et panse les plaies de Joseph et d’Achille. Il ne faut pas que les plaies s’infectent. Il a une sacoche de secours préparée par Jacou pour ce genre de maux.

      Il leur propose, plutôt que de risquer des coups si un autre prend sa place, moins expérimenté donc vulnérable, de choisir un adversaire à leur taille et de croiser le fer, sans chercher à blesser l’adversaire, uniquement pour renforcer les poignets.

      Il fait remarquer que plusieurs ont lâché leur arme, ce qui dans un combat les condamne à une mort probable.  Et aussi que beaucoup ont mal au poignet, qui sont insuffisamment musclés pour amortir les coups et les vibrations. Ils devront arrêter si l’un des deux se sent fatigué. Ils doivent se prévenir mentalement, car le bruit des fers peut les empêcher d’entendre, et cela risque de mener à la blessure, ce qu’il faut éviter. Et c’est un brouhaha des dix épées qui s’entrechoquent sans trêve, jusqu’à ce que les protagonistes arrêtent d’eux-mêmes, les uns après les autres, épuisés.

     Les deux pansés, Achille et Joseph, continuent encore un moment, assenant des coups de toutes leurs forces, sous les yeux des autres admiratifs et essoufflés.

     Puis le combat cesse, faute de combattant.

     Quelques-uns se plaignent de douleurs aux poignets. Dillon s’en occupera après la douche et le sauna, aidé par les jumelles, bien formées par Jacou. « Du coup, si c’est Marianne et Mariette, tout le monde va prétendre avoir mal aux poignets ! », disent-ils en rigolant.

     La sudation terminée, après la douche, Jacou et Dillon s’occupent donc des poignets du Borgne et d’Armand.

      Chantal Iser est arrivée avec Anatole, qui lui a dit de se mettre nue à son arrivée. Elle est étonnée de voir tout le monde nu sans intention de sexe. Les quelques explications données lui conviennent.

      Elle est mise à l’épreuve pour voir si elle peut soigner un poignet, et le résultat est positif.  Elle connaît le corps humain, au moins les poignets, se dit Jacou, et les remèdes à apporter pour ce genre de maux. Jacou est d’accord avec elle sur le choix des herbes à appliquer sous les bandages.

     Charles aussi sent des douleurs. Armand et Charles s’en sortent avec un bandage et quelques herbes bienfaitrices que Chantal leur applique. Quant au Borgne, il a un hématome sur l'os de l'avant-bras. Cela nécessite un emplâtre que Jacou lui prodigue. Marianne et Mariette s’occupent des poignets des autres, les massant avec des huiles qu’a préparées Jacou, pour calmer les douleurs et apaiser les tensions.

      Manon doit refaire les pansements de Joseph et d'Achille, qu'ils ont perdus lors de la sudation, puis s’occupe du genou de François, écorché lors de sa chute, avant de masser également les poignets. Jacou fait remarquer que quelques-uns sont blessés, certes, mais ce sont des blessures légères, et ils guériront rapidement, sans séquelles.

      La blessure du Borgne n’est pas grave non plus : dans trois jours il n’y paraîtra plus.  Mais les garçons doivent ménager leurs poignets fragilisés. Il distribue à chacun une fiole contenant de l’huile qu’ils doivent utiliser pour masser leurs poignets, ce soir au coucher, et demain matin au réveil.

      « Et ce soir, pas d’utilisation intempestive des poignets ! » envoie mentalement Jacou à la cantonade, sous les rires de tous. Sauf de Chantal, qui n'étant pas initiée, ne comprend pas. Jacou lui explique donc, et lui propose de l’embaucher pour l’assister dans ses soins, et aussi d’aider Manon dans ses tâches.  

     Elle accepte volontiers, et Manon lui propose d’habiter à côté d’elle. Elle aura ses propres quartiers, au rez-de-chaussée. Mais pour l’heure, le temps libre est utilisé par chacun à sa guise. Manon, tout en expliquant à Chantal Iser en quoi consistent leurs tâches, la conduit à l’office. Josette et Josiane viennent nettoyer la salle de sudation, ainsi que les douches.

     L’heure du repas du soir arrive. Anatole allume les chandeliers, Manon et Chantal dressent la table. Après le repas, les garçons, les poignets douloureux, s’en vont vers leur couche, se massent les poignets avec l’huile que leur a donné Jacou. Une longue nuit de repos sera propice à tous ! Manon et Chantal débarrassent, et nettoient la vaisselle à l’office.  Leur journée de travail est alors terminée.

     Manon emmène donc Chantal dans ses quartiers.  Elles vont aménager un coin pour elle.

 

Annexe 19. 

 

 

 

     Jeudi 2 avril

 

La Terre

 

      La cloche réveille tout son monde.  Ce matin après la douche, le massage des poignets et le petit déjeuner, les garçons vont apprendre un peu de géographie. Jacou leur explique ce qu’est le Monde, la terre, les mers, et les contrées qui se trouvent de chaque côté. La Gaule est vue en détail, Charles la parcourant en tous sens pour maintenir la paix dans tous les recoins du pays.

     Sur une carte, dessinée par Jacou, ils repèrent l’Austrasie, situent Durandalem, et voient les contrées lointaines dont ils ont déjà entendu parler : la Germanie, la Bretagne, l’Hispanie, l’Italie, les contrées de l’Orient, l’Afrique, les pays du Grand Nord. Jacou leur dit que la Terre est ronde, que c'est une boule, et que ce qui est à l’est rejoint ce qui est à l’ouest.

      Les garçons ont du mal à assimiler ! À l’ouest de la Gaule, il n’y a rien, disent-ils. Jacou leur affirme que si, même si personne à sa connaissance, à part lui et Sirius n’y est encore allé !

      « Au bout de la grande mer, il y a une terre, assurément, j’y étais avec mon maître Sirius, et des montagnes au-delà desquelles s’étend encore une mer qui rejoint le lointain Orient ! » leur affirme-t-il.

     « La croyance que la mer s’arrête, et que si on s’y aventure, on tombe dans le néant ou les profondeurs infernales, c'est une fabulation ! Ces croyances ont été inventés par les hommes d’Église, qui ne pouvaient répondre aux interrogations des marins. C’est pour cette raison que personne n’a encore osé tenter l’aventure vers l’ouest ! ».

     Il leur explique les montagnes, les plaines...  Telle celle de Durandalem qui a été, il y a longtemps, creusée par un glacier qui usait la roche en glissant. Il leur parle aussi des différences de température suivant les contrées. Plus on va vers le nord, et plus il fait froid, mais quand on est tout au nord, on ne peut qu’aller vers le sud !

      L’heure du repas approche. Jacou annonce que cet après-midi, ils feront de la course, afin de muscler leurs jambes. Après le repas, le petit trot et la sieste, ils s’équipent. Un pagne, vu qu’ils vont sortir de l’enceinte. Et pour protéger leurs pieds, Josette et Josiane ont préparé des chausses aux semelles renforcées prévues pour la course.

      Et Dillon en tête, les voilà partis pour faire le tour des collines autour de Durandalem.

     Pendant ce temps, Jacou a préparé Chantal.  Il va l’emmener à la caverne, afin qu’elle aussi soit initiée au pouvoir de communication mentale.

    Pendant que les garçons courent, longeant des champs que les paysans ensemencent, ces derniers se demandent bien quelle est cette troupe à moitié nue qui court ainsi dans les collines !

     Après un après-midi à courir, ils ont parcouru bien six lieues, à travers les champs, les bois et les prés, aux alentours du village. Ils arrivent à l’école, fatigués, hors d’haleine, les jambes lourdes, et vont prendre une douche revigorante avant d’aller dans la salle de sudation.

     Jacou est revenu avec Chantal. Après son inhalation, elle dort.

     Marianne et Mariette se préparent à masser les cuisses et les jambes des garçons. Josiane et Josette s’y mettent aussi, ainsi que Manon.

     Nos coureurs sont dans un tel état de fatigue qu’ils ne pensent pas à solliciter les filles pour autre chose. Après les massages, ils sont réunis autour du coin des boissons, à boire des boissons énergétiques. Ils en ont besoin !

     Le repas du soir est servi. Chantal arrive à point pour manger, un peu étourdie, et répond, mentalement, difficilement aux questions qui lui sont posées. Une fois nourrie, cela va mieux, et elle est opérationnelle pour aider Manon à débarrasser.

     Nouvelle importante : Jacou leur annonce que l’école va faire une journée « portes ouvertes ». Tout le village est invité, ainsi que les familles de tous les habitants de l’école. Ce sera dans deux jours.

      La journée de demain sera consacrée à la préparation de la manifestation. Donc pas de cours le matin, et pas d’entraînement l’après-midi. Les jumelles demandent aux garçons de se présenter devant elles. Elles ont besoin de leurs mensurations pour fignoler les habits festifs qu’elles ont cousus pour cette journée « portes ouvertes ». Chacun peut disposer maintenant d’un peu de temps, avant d’aller se coucher.

     Josiane et Josette, accompagnées par Manon et Chantal, rejoignent les jumelles dans leurs quartiers, pour les aider à terminer les habits, Quelques garçons, émoustillés par la poitrine proéminente de Chantal, aimeraient bien la voir de plus près. Mais ce soir les filles restent sérieuses, elles ont du travail.

      Il est bientôt l’heure pour tout le monde de se coucher. Anatole fait sa ronde, et, allant dans ses quartiers, il passe devant ceux des jumelles affairées à la couture avec les autres filles. Il entend des rires, elles ont l’air de prendre plaisir à ce qu’elles font !

      Mentalement, il leur souhaite, l’une après l’autre, une bonne nuit. Elles répondent de la même manière et lui souhaitent une bonne nuit aussi.

 

 

 

   Vendredi 3 avril

 

Préparatifs

 

     C’est le jour des préparatifs !  Les garçons descendent devant l’école. Ils ont revêtu une tunique, car ils attendent Michel et Émile qui doivent arriver avec une charrette pleine de planches.

     Le portail est grand ouvert, la charrette arrive, les garçons déchargent les planches, des tréteaux, et quelques tables que Michel a fabriquées. Une fois la charrette vidée de son contenu, Michel et Émile repartent.

      Les garçons ferment le portail, et comme le soleil est généreux ce matin, ils enlèvent leurs tuniques pour profiter sur tout leur corps de ses rayons bienfaiteurs. Les planches et les tréteaux serviront à confectionner une grande table de banquet, ainsi que des bancs pour asseoir cent convives demain au repas de midi. Les garçons se mettent au travail.  Après avoir exécuté ses tâches matinales, Anatole vient les diriger, il sait comment faire.

      Dans le courant de la matinée, une grande table est installée, suffisante pour accueillir tous les convives. Les garçons sont contents d’eux !

      Child arrive pour livrer les plats préparés pour ce midi. Manon arrive, dans sa tunique comme d’habitude. Chantal aussi a enfilé une tunique, pour prendre livraison des plats.  Manon la présente à Child. C'est elle qui l’aide dorénavant pour les repas.  Child repart. Le portail refermé, Manon le verrouille. Dorénavant plus personne ne peut entrer sans se faire ouvrir en actionnant la cloche. Elles vont donc vers le bâtiment. Les garçons leur donnent un coup de main pour porter les plats jusqu’à la table où ils vont bientôt manger.

      Et ils les débarrassent prestement de leur tunique, faisant bondir les seins de Chantal, qui en rit !

     Le repas terminé, Manon et Chantal débarrassent le tout vers l’office et nettoient la vaisselle.

     Dillon aimerait bien passer un moment avec Chantal, ses gros seins lui plaisent beaucoup ! Il lui donne donc rendez-vous dans une pièce du fond, ce qu’elle accepte avec plaisir : elle a vu l’appareil que Dillon porte entre ses jambes !

     La sieste aujourd’hui est facultative. Alix veut bien aller dans son lit, mais seulement si Josiane le rejoint ! Josiane est toute jouasse de faire la sieste avec Alix.

     Il en est de même pour Charles et Josette.

      Le Borgne voudrait que Manon lui masse le poignet, et il l’invite dans son lit.

      Marianne, elle, s’invite dans le lit d’Achille, et Mariette vient dans le lit de François.

     Les autres garçons, Xavier, Armand, Gabin, Hugues, Joseph, retournent dehors prendre le soleil.

 

Annexe 20

 

     Après la sieste, l’après-midi est bien entamée. Les jeunes alités rejoignent les autres au soleil. Ils jouent au ballon. Dillon les rejoint. Tandis que Chantal, mandée mentalement, va voir Jacou dans son cabinet, car ils ont quelques préparations à concocter pour le lendemain.

      Puis vient la sudation qui fait encore transpirer celles et ceux qui étaient au soleil.

     Et après la douche, toutes et tous se retrouvent au coin des boissons. Aujourd'hui, Jacou leur a exceptionnellement autorisé l’alcool ! Les filles boivent des liqueurs, goûtent les différents parfums. Les garçons tâtent à l’eau de vie du Fernand, qu’ils comparent à celle qui vient de l’abbaye, et trinquent à leur avenir de soldats !

     Les filles pouffent de rire... L’alcool, cela aide pour les éclats de rire ! Manon se modère un peu. Elle doit être capable de mettre la table et de servir tout le monde, ce soir !

     Les garçons, eux, sont ivres. Alix ne tient plus debout, c’est sa première vraie cuite ! Les autres chantent, très faux, et sont contents de leur fortune.

      Manon demande de l’aide aux autres filles, qui, bien qu'éméchées, acceptent volontiers. Chantal, quant à elle, est restée avec Jacou pour préparer de mystérieuses potions…

      Les filles mettent la table tant bien que mal. Marianne et Mariette ont enfilé les tuniques pour aller chercher les plats de Child, qui les voit arriver bras dessus bras dessous, et comprend que pour elles, la fête a déjà commencé ! Il se remémore les quelques bonnes cuites qu’il a prises dans son auberge, et se dit, le sourire aux lèvres, qu’il faut bien que jeunesse se fasse !

     Il est l’heure de passer à table. Jacou arrive avec une carafe remplie d’un liquide jaunâtre, il sert un petit verre à chacun, y compris à Alix.

      C’est un remède à base de plantes qui dessaoule instantanément et donne une bonne énergie à celui qui le boit. Après l'avoir bu, Alix se redresse aussitôt, en demandant ce qu’il s’est passé, sous les rires de tous. 

      Toutes et tous sont à nouveau en bonne forme. Jacou voulait faire ce test sur eux.

     Test réussi !

     Et il se dit que demain, son breuvage soignera sûrement plus d’un convive. Car il connaît les penchants de certains pour le bon vin. D'autant que le Fernand a promis de faire goûter sa nouvelle distillation !

     Tout le monde mange de bon appétit. Une fois la grande table débarrassée, Jacou leur explique le déroulement de la journée de demain.

      Les filles confirment que les habits sont prêts. Chacun s’habillera juste avant l’ouverture des portes. Il s’agira d’accueillir tout le monde.

     Jacou et Dillon s’occuperont de l’accueil des habitants de Durandalem, les garçons accueilleront leurs familles respectives, des groupes seront faits afin de visiter les installations.

     En vue de cette visite, demain matin, avant l’ouverture des portes, chacun mettra la main à la pâte pour nettoyer, ranger la maison, qu’elle soit un exemple d’hygiène et de propreté !

    « Vos armes seront astiquées, elles doivent rutiler ! » dit Jacou. « Même la réserve de charbon devra briller ! ». Il va de soi qu’eux-mêmes se seront douchés avant de s’habiller. Tout le monde va vite se coucher, car pour cette journée des « portes ouvertes », demain, on se lève tôt !

 

Samedi 4 avril.

Les portes ouvertes de l’école

 

     Il fait à peine jour, en ce début avril. La cloche a sonné sept heures.  Les oiseaux gazouillent à tue-tête depuis un petit moment, le soleil devrait être présent aujourd’hui.  Jacou se réveille.

     Ce jour ne sera pas comme les autres !  Il fait le tour de la bâtisse, réveille les garçons et les filles. Manon prend rapidement une douche et prépare le petit déjeuner, plus copieux ce matin, au vu de l’activité prévue.

     Georges aussi est là, il va nettoyer son atelier pour le faire visiter.

     Après s’être sustenté, chacun met la main à la pâte ! Armand, François, Gabin et le Borgne s’attaquent au rez-de-chaussée, notamment au nettoyage de la réserve de charbon et de la pièce où se trouvent les chaudières. 

      Ils s’amusent à se dessiner sur le corps avec les morceaux de charbon. Ils s’amusent, mais ils sont efficaces ! Les chaudières sont lustrées, Anatole vérifie tous leurs réglages de façon qu’elles fonctionnent sans la moindre anicroche. Le sol est balayé, puis lavé à grande eau, raclé, séché.  Ce coin de la bâtisse est propre ! Les quatre garçons vont donc prendre une douche, tous les quatre ensemble, se frottent mutuellement, avec des érections à la clé, mais l’heure n’est pas au plaisir de la chair ! Une fois séchés, ils entreprennent le nettoyage du rez-de-chaussée.

     Josiane et Josette sont chargées des linges. Les draps, les serviettes et le reste, tout doit être propre ! La buanderie est rangée, tout est plié de façon impeccable. Les quartiers de vie des cousines sont nettoyés, pas un grain de poussière ne traîne ! Elles nettoient ensuite les quartiers de Manon et Chantal, et les douches du rez-de-chaussée. Les quartiers des jumelles sont remplis des habits que chacun enfilera.  Confectionnés sur mesure, ils seront seyants pour toutes et tous !

     Manon et Chantal s’occupent de l’office, où tout doit être trié, classé, rangé, les piles d’assiettes bien alignées, les fourneaux briqués. La salle à manger est elle aussi passée au peigne fin.

     Alix, Xavier et Charles nettoient la salle de sudation, ainsi que les abords du bassin de kaolin.  Il faut frotter les murs, les bancs, les sols, nettoyer les pierres et le foyer de chauffe, avant qu’Anatole ne remette la salle de sudation en fonction.  Il faut qu’elle soit opérationnelle à l’ouverture des portes !

      En attendant de passer à l’habillage, les jumelles nettoient les pièces du fond. Les literies sont mises à neuf, les douches sont briquées. Achille, Hugues et Joseph se chargent des dortoirs, toutes les literies sont changées, les quartiers de Dillon sont nettoyés. Tous les dortoirs sont d’une propreté exemplaire ! Tous s’appliquent à donner à leur école le meilleur d’eux-mêmes. Jacou et Dillon aménage le cabinet de Jacou…  La bâtisse est maintenant propre comme un sou neuf !

     Tout le monde se retrouve dehors.  On parachève la disposition des tables pour accueillir les convives. Anatole termine la cambuse où seront stockées les victuailles que Child et Émile ne sauraient tarder à livrer. 

     C'est qu'ils ont tous travaillé d’arrache-pied, villageoises et villageois, pour préparer toutes les denrées, toutes les boissons nécessaires pour la fête !

     Ainsi, P’tit Louis a confectionné beaucoup de miches de pain, son four a tourné jour et nuit ces derniers jours...

     Anatole signale que la charrette d’Émile arrive. Alors, tout ce monde nu se précipite dans le bâtiment. Restent Anatole et Dillon qui enfilent leur tunique pour accueillir les fournisseurs. Au rez-de-chaussée, Marianne et Mariette habillent les garçons. Georges a amené ses plus beaux habits et les enfile prestement.

      Les garçons sont magnifiques, dans leurs habits chatoyants de soie et de cachemire. Des couleurs vives assorties. Il n’y en a pas deux pareils mais ils sont tous aussi beaux les uns que les autres !

      Un pantalon ample, ne serrant pas les attributs des hommes, une vareuse souple sur un maillot de peau, font des garçons les plus beaux hommes que l’on puisse voir par le monde !

     Les filles sont habillées d’une longue jupe, fendue sur le côté, permettant tous les mouvements. Jupe surmontée d’un boléro ajusté mettant en valeur leurs belles poitrines, mais sans décolleter l’avant outre mesure.

     Child et Émile ont fini de décharger le contenu de la charrette. Tout est stocké, rangé dans la cambuse, et ils s’installent avec un pichet et deux verres après avoir mené les chevaux et la charrette au bout de l’enceinte.

     Anatole et Dillon rentrent s’habiller, tandis qu’apparait Jacou, dans un costume magnifique. Costume tout en nuances de bleu, un pantalon ample sous une toge, il est splendide !

      Il va saluer Child et Émile, il est temps d’ouvrir le portail, dès que tout le monde sera là, habillé et à pied d’œuvre. Jacou espère qu'un jour, on pourra tous vivre sans habits ! Il œuvre dans ce sens, et ce jour viendra !

     Enfin, le portail s’ouvre…

     Les premiers sont l’abbé Jean des Glandières, accompagné de Pierre, sur sa charrette, et de l’abbé Paul qui est assis derrière. L’abbé Jean et Pierre sont partis tôt de l’abbaye, ils ne voulaient pas arriver après tout le monde !

     Pierre, en voyant les filles dans leurs atours, ne peut s’empêcher de penser à sa dernière visite, et espère que peut-être, même aujourd’hui, il trouvera l'occasion d'un moment intime avec l’une ou l’autre d’entre elles...

     Avec Estelle et mes enfants Alison et Benjamin, je me présente au portail. Jacou m’accueille et me félicite pour ma participation efficace. « Les chaudières, toute la partie tuyauterie, l'eau, les douches, tout fonctionne à merveille, grâce à moi ! » dit-il. « Et aussi à ceux qui étaient avec moi ! » lui précisé-je.

     Le Fernand arrive, avec ses nouveaux commis, des garçons de Naborum, Édouard, Jacques et Gildas, qui remplacent ses garçons et Dillon. François et le Borgne les accueillent et les emmènent pour une visite des lieux. Il apporte comme promis sa nouvelle eau-de-vie, qu’Anatole range précieusement dans la cambuse.

      Émile Gouvy, le forgeron de Hombourg, est accueilli par son fils Achille, qu’il trouve rayonnant et magnifique dans son bel habit !

     Venant tous deux de Tenquin, Roger Capes, maraîcher et père d’Armand, et Guillaume Holz, bûcheron et père d’Alix, sont accueillis par leurs fils respectifs. « Ma parole, tu es devenu un homme ! » dit Guillaume à Alix, qui en quelques semaines s’est métamorphosé ! Ils partent tous les quatre visiter cette bâtisse qui les impressionne.

     Richard Schaff, l’éleveur de bétail de Naborum est là, avec son épouse Carole de Saint-Saëns, et leur fille Nadège, la sœur de Hugues.

     Le père de Charles, Vivien Kauf, commerçant, de Naborum également, est venu avec eux. Ils ont de bonnes relations. Vivien avait confié l’éducation de son fils à Carole, qui enseignait les notions d’écriture et de lecture aux garçons Hugues et Charles, et à sa fille Nadège, Hugues et Charles les accueillent, et ensemble ils partent faire une visite de la bâtisse.   

     Nadège, se remémorant leurs premiers rapports sexuels ratés, ne sait pas quelle attitude elle doit avoir avec Charles. Mais après une courte discussion - Charles plaidant l'inexpérience - les deux amants frustrés décident de rester malgré tout bons amis.

     Michel arrive, et ses deux filles l’accueillent avec enthousiasme. Il constate qu’elles sont très belles dans leurs habits de fête ! Marianne et Mariette l’emmènent alors lui montrer où elles habitent, et quel est leur travail dans l’école.

     Louis Brett, l’ébéniste de Laudrefang, arrive accompagné de Jean-Louis Stamm l’aubergiste, venu avec son épouse Marie et Ingrid Leskigson, la serveuse. Anatole, le frère cadet de Louis, les reçoit avec Joseph, le fils de Louis, et Xavier, le fils de Jean-Louis.

     Quand Xavier revoit Ingrid, il lui sourit, sourire que la belle rousse lui rend volontiers, ils se souviennent de la soirée qu’ils ont vécue ensemble un moment. Le groupe va s’asseoir à table pour discuter et boire un pichet ensemble. Puis ils partent à la découverte des lieux.

     P’tit Louis Muller le meunier est là, accompagné de sa femme Berthe, de son fils Isabeau, de sa fille Jeanne, et du dernier, Grégoire, avec dans sa besace un grand pain surprise.

      Clovis Hune, l’éleveur de volailles, arrive aussi, avec Clothilde sa femme et leurs enfants Gérôme et Fabien, de onze et neuf ans. Denis Pepin, le rémouleur, est venu avec son épouse Béatrice, et sans sa chariote !

     Damien Fleich, le boucher de Naborum emmène avec lui sa femme Angel, belle-mère de Gabin, et aussi quelques terrines de sa fabrication. Son fils Gabin, heureux de revoir son père, met les terrines dans la cambuse, avant de les emmener à la visite du bâtiment.

    Ainsi arrivent petit à petit les habitants de Durandalem, qui pour la plupart ont participé à la construction de l’édifice.

      Les cantonniers, Pierrot Stein avec son épouse Gisèle et ses enfants Agathe de onze ans et Félix, de huit ans, ainsi que Claude Stein et son épouse Marie, avec leur fille Diane sont là.

     Et même les sœurs Beten, Germaine et Gertrude arrivent, pour voir ce lieu de débauche !

     Les mères et frères et sœur des cousines ne sont pas là, ils sont en vadrouille avec le comte de Créhange.

     Line Hair, la femme de Georges le barbier, arrive avec Aline, sa fille. Georges leur montre son nouveau fief au sein de l’école, et leur fait visiter la maison.

     Le boucher Alvin Koch, son épouse Elvire, et les jumeaux Judith et Roger sont arrivés.

     Ainsi que Claude Kaas l’apothicaire, sa femme et leur fils Maxime, de cinq ans.

     L’horloge sur le toit sonne douze coups. Il est midi, tous les invités présents sont ébahis par cette cloche qui sonne et donne l’heure, les Durandalemois sont déjà habitués à l’entendre, mais les invités extérieurs sont vraiment étonnés !

Toutes et tous se retrouvent attablés, Marianne, Mariette, Josiane, Josette, Manon et Chantal sont au service, Dillon s’occupe des vins, des vins de qualité, disponibles en grandes quantité. Child n’a pas lésiné sur ce point ! Jacou répond aux innombrables questions que posent les visiteurs. Ils ont été tous surpris, en ouvrant la porte de la salle de sudation, de la chaleur qui y règne.  Le bassin de kaolin intrigue aussi beaucoup de visiteurs, qui se demandent à quoi peut bien servir cette boue blanchâtre. Jacou propose que ceux et celles qui veulent essayer se retrouvent après le repas pour une séance de sudation. La nudité étant de mise, chacun pourra s’envelopper dans une serviette que Josiane et Josette mettront à leur disposition.

      La chaudière est aussi dans les discussions, ainsi que la machine à vapeur. J’apporte des réponses sur leurs fonctionnements, et sur le mécanisme qui fait tourner la machine à laver dans la buanderie. Machine qui en a épaté plus d’un et surtout plus d’une !

     L’horloge en intrigue plus d’un ! L’abbé Paul en tête, j’emmène toute une troupe dans le grenier pour dévoiler le secret de cette machinerie magique.

     Le banquet se poursuit, le vin coule à flots. Dillon se fait aider par Joseph et Hugues pour abreuver tout le monde. Child fait sortir son alcool. Beaucoup le trouvent fort, notamment l’abbé Paul, qui néanmoins en boit plusieurs verres sans se rendre compte qu’il s’enivre, sous les regards outrés des bigotes Germaine et Gertrude. Tout le monde reste assis, profite de cette belle journée ensoleillée, en buvant pour certains plus que de raison.

     Les jeunes enfants, Benjamin, Grégoire, Agathe, Félix, Diane, Gérôme, Fabien et Maxime s’amusent autour du bâtiment, c’est un superbe terrain de jeu.  À chaque fois, ils s’arrêtent aux tables pour chiper là une friandise, là un gâteau.

    Alison, Nadège et Jeanne se connaissent. Elles ont plaisir à partager ces moments entre elles, se racontant leurs secrets.

     Josiane, qui a déjà fait signe à Pierre, s’en va dans la bâtisse, prétextant un changement de linge dans la machine à laver, Pierre la suit pour l’aider. Elle ne rechigne pas. C'est lourd, le linge mouillé !

 

Annexe 21

 

     Ils sont de retour, Josiane boit une grande rasade d’eau, et Pierre un pichet de vin. « C’est qu’il fait chaud dans la buanderie ! » dit Pierre, le sourire aux lèvres.

      Mentalement, elle raconte leur rapport à Marianne, qui lui confirme par la pensée que c’est la plus grosse verge qu’elle ait jamais eu entre ses cuisses ! Jacou fronce les sourcils en regardant Josiane, mais sourit ensuite en croisant son regard. Il a suivi les pensées de Marianne et Josiane, et leur dit qu’il faut rester discret, surtout aujourd’hui !

     Puis Jacou envoie Chantal chercher la fiole réparatrice, certains convives ne sont plus eux-mêmes, et même le curé du village chante, faux, mais chante ! Elle revient avec la fiole de liquide jaunâtre, l’abbé Paul en boit un verre, et aussitôt reprend ses esprits, « Jacou est un grand sorcier » se dit-il. Quelques convives sont ainsi retapés, la gnole du Fernand a été appréciée !

     Tout le monde est joyeux, Jacou propose d’emmener celles et ceux qui le désirent dans la salle de sudation.

     Un groupe se forme : Isabeau et sa sœur Jeanne, Grégoire préfère rester avec ses copains, Claude et Rosine Kaas, laissant Maxime avec les enfants, Emile l’éleveur de Durandalem, Clovis sans Clotilde, Aline, la fille de Georges, Les jumeaux Judith et Roger les enfants d’Alvin le boucher, Denis Pepin et Beatrice, et Carole de Saint-Saëns, accompagnée par sa fille Nadège, Alison, ma fille veut bien tester aussi, du moment qu’elle reste avec ses copines.

     Une fois arrivés devant la salle de sudation, tous doivent se mettre nu. Josette est là pour leur donner des serviettes pour s’en draper.  Ils peuvent se changer dans les douches, juste à côté. Isabeau veut y aller tout nu, il n’est pas pudique. Sa sœur Jeanne veut aussi, avant de se raviser, voyant ses copines Alison et Nadège en serviettes. Émile préfère une serviette, il craint des réactions ostentatoires de son corps, il y pense déjà. Denis Pepin et Béatrice, Claude et Rosine Kaas, s’enveloppent. Carole aussi s’emballe dans une serviette, ainsi qu’Aline et Clovis. Elvire et Roger s’emballent à leur tour. Jacou se munit d’une serviette, pour ne pas choquer, et tous pénètrent dans la salle. Une chaleur intense les envahit.  Il leur est conseillé de s’asseoir et de ne pas bouger, et de respirer lentement, sans gonfler les poumons.

     Très vite, la serviette est trop chaude, et Carole l’enlève. Du haut de ses cinq pieds dix pouces, sous sa chevelure noire, elle dévoile un corps superbe, de quarante ans une belle poitrine et de magnifiques tétons, gonflés par la chaleur. Son bas-ventre est glabre, et on devine le début de sa fente entre ses cuisses, légèrement ouvertes.

      Nadège alors enlève aussi sa serviette. Ses longs cheveux blonds retombent sur ses épaules, son corps d’adolescente de quatorze ans est déjà bien formé - cinq pieds dix pouces - avec des petits seins tout ronds et des petits tétons. Sa jolie toison blonde naissante est à peine visible.

     Alison, qui a vraiment trop chaud, se lâche aussi. Six pieds, avec une magnifique chevelure noire qui descend sur son dos. Son corps, charpenté comme celui d'une adulte, alors qu’elle n’a que quatorze ans, arbore de beaux seins ronds, fermes, avec des tétons fins, et une toison déjà bien noire lui couvre le pubis.

     Jeanne, pour ne pas être en reste, tombe également la serviette. Brune comme son frère, de cinq pieds neuf pouces, elle est déjà complétement formée à quinze ans. Ses seins pointent en avant, terminés par des tétons pointus. Son ventre légèrement rond est tout mignon, et une magnifique toison brune orne son bas-ventre.

     Aline, un peu gênée, tombe néanmoins la serviette. La rousse de dix-huit ans, cinq pieds sept pouces, a un corps splendide, des seins comme des melons qui tranchent avec son corps fin. Sa toison rousse presque rouge est superbement sculptée, et de longues jambes prolongent ses petites fesses fermes.

   Judith, sans gêne, a enlevé sa serviette dès qu’elle est entrée. Une grande blonde de vingt et un ans, de six pieds, aux yeux bleus. Un corps fin orné de deux splendides seins terminés par de petits tétons tout roses, une toison blonde et fournie, et de longues et fines jambes qui lui donnent une silhouette élancée.

     Rosine Kaas décide d’enlever aussi sa serviette. La belle rousse aux yeux verts, de cinq pieds cinq pouces, affiche son corps de trente ans, superbe, bien charpenté, avec de magnifiques seins hauts et fermes et de superbes tétons rouges, un ventre plat et une splendide toison rousse frisée qui ne couvre pas les lèvres rose foncé de son entre-jambe.

     Béatrice suit le mouvement et, pour la première fois de sa vie, se montre nue devant les autres. C’était jusqu’à présent réservé à son mari Denis. Blonde de quarante et un ans aux cheveux courts, elle est bien en chair, pas grande, cinq pieds quatre pouces, les yeux bleu azur, des seins bien volumineux et bien droits, terminés par des tétons pointus, une toison blonde épaisse, des fesses rondes et de bonne cuisses sur des jambes potelées. Elle n’éprouve aucune gêne à se dévoiler.

     Son mari Denis, lui, est un peu gêné que tout le monde profite de la vue de sa femme, lui qui en avait l’exclusivité ! Il tombe alors aussi la serviette, et se montre à tout le monde, debout. C’est un homme de quarante ans, petit et trapu, cinq pieds cinq pouces, des cheveux blonds courts et des yeux vert, un poitrail musclé qui surplombe de beaux abdominaux, une toison dorée au-dessus d’un pénis long et épais, de sept pouces par deux, qui cache les testicules.

      La vue de ces magnifiques femmes et de ces jeunes créatures qui se dévoilent devant lui émoustille Émile, qui détourne le regard, mais ne peut retenir une érection. Depuis qu'il a regardé Béatrice, Carole, Aline, Rosine, Nadège, Alison et Jeanne, il reste bien emballé, sa verge dressée cachée sous sa serviette. Il craint qu’on la remarque et reste les bras croisés sur ses cuisses.

    Isabeau, dix-neuf ans, est grand, au moins six pieds, les cheveux brun foncé. Il est à l’aise, il prend souvent des bains avec sa sœur, et leur nudité leur est familière. Il a un beau corps, musclé par tous ces sacs de farine qu’il transporte au moulin, et un membre viril de quelques cinq pouces qui n’a rien à envier aux autres, orné de deux belles bourses velues. Sa toison pubienne abondante et brune cache en partie son sexe.

     Aline l’observe avec plaisir.  C’est la première fois qu’elle le voit nu, cela lui plaît, et elle sourit en le regardant. Il lui rend son sourire, sans oser trop la regarder. Il sent comme des picotements dans le bas-ventre, et ne voudrait pas que cela se voie.

    Clovis à son tour dévoile son corps. Sa petite taille de cinq pieds n’altère pas l’harmonie de l’ensemble. Un homme fin de trente ans, blond aux yeux bleus, pas très musclé. Une toison blonde sur son bas-ventre dissimule un petit sexe de quatre pouces et de petites bourses accrochées haut. Il admire la plastique de ces corps féminins dévoilés, sans réaction ostentatoire pour sa part. Il les regarde et sourit. Carole lui rend son sourire.

     Roger, le frère jumeau de Judith, enlève sa serviette aussi. Il ressemble à sa sœur, à quelques détails près. Un peu plus grand, six pieds quatre pouces, un corps tout fin, un poitrail couvert de poils blonds et des tétons tout roses comme sa sœur. Un ventre plat orné d’une toison blonde abondante, et un pénis fin de 5 pouces entre deux petits testicules. Il a de longs bras et de longues jambes.

   Jacou enlève aussi sa serviette. Il est bel homme, âgé de quarante-cinq ans, d’une taille de six pieds trois pouces. Une chevelure courte légèrement grisonnante. Son corps est fin et quelque peu musclé. Carole regarde ce corps d’homme mûr et ce sexe de six pouces qu’elle trouve magnifiques, sourit à Jacou, mais ne dit rien.

     Claude, voyant que tout le monde ou presque est nu, tombe la serviette. Roux aux yeux verts, comme Rosine son épouse, il mesure cinq pieds huit pouces. À quarante ans, il est dans la force de l’âge. Son corps est puissant et velu, et son pubis est recouvert d’une touffe de poils roux très longs et frisés qui cache en partie son membre de cinq pouces, bien large de deux pouces.

     Au bout d’un bon quart d’heure, tous sont en nage, Jacou dit qu’il est temps de sortir. Chacun se recouvre, et tous se dirigent vers la douche. Après la douche, Jacou leur propose un bain de kaolin, mais personne n’est tenté, la sudation les a quelque peu épuisés. Émile sort le dernier, gêné, toujours en érection, et reste emballé jusque sous la douche, où il tourne le dos aux autres. Il espère que sa proéminence va se calmer. Finalement, avec l’eau, elle se calme... Josette lui tend une serviette dans la douche pour se sécher.  Puis tout le monde se rhabille, et le groupe rejoint les convives, sous le soleil de l’après-midi. Sur les conseils de Jacou, tous vont se désaltérer : la sudation fait perdre beaucoup d’eau, et ils ont grand soif !

     Alison me raconte sa séance. Sa peau est toute douce au toucher, et elle se sent apaisée. Elle, Jeanne et Nadège conviennent de se revoir - pourquoi pas à l’étang - dès que sera venu le temps de la baignade. Et si Nadège veut passer quelque temps à Durandalem, elle sera la bienvenue ! Elle demande à Jacou si elles pourront revenir prendre une séance de sudation. Il lui répond qu'il est d'accord, qu’il organisera cela. Toutes contentes, elles retournent à leurs discussions.

     Quelques convives voudraient prendre une douche chaude. Ils ne connaissent pas ce procédé, ils aimeraient essayer. Jacou est d’accord. Et plusieurs d’entre eux vont tenter l’expérience ! Josiane et Josette les accompagnent, fournissent des serviettes, et les attendent. « Le savon est dans de petites fioles, dans chaque douche. » leur disent-elles.

     Ils reviennent, propres et ravis, rafraîchis malgré la chaleur de la douche, et demandent à revenir, tellement c’est agréable, une douche !

     À la suite de quoi, avec Jacou et Michel, nous proposons de construire, dans le village, des douches collectives, pour que chacun puisse s’y laver et en profiter !  L’idée est applaudie.

     Elles pourraient se situer à côté de la salle d’armes de Dillon, mais il faudra construire un système de chauffage et prévoir une nouvelle réserve d’eau pour cela. En attendant, Jacou propose d’ouvrir les douches aux habitants, une fois par semaine.

     Le jour reste à définir. Il ne faut pas que cela interfère avec l’enseignement des jeunes.

     Berthe, l’épouse de P’tit louis, ayant vu la machine à laver, me demande si un tel système ne pourrait pas être installé chez eux. Le moulin fournirait l’énergie pour la rotation ! Ce serait, pour elle et pour Jeanne, un gain de temps appréciable. P’tit Louis et Isabeau sont souvent pleins de farine, et le nettoyage de leurs tenues n’est pas aisé.

      La farine mouillée, ça colle !

      Je trouve l’idée excellente, je lui promets de me pencher sur la question. Mon épouse Estelle saisit l'occasion :

       « Quand même, une douche et une machine à laver, tu pourrais installer ça chez nous aussi ! »  Je lui promets que ce sera mon premier travail, dès que j’aurai fini Durandal !  « D’autant que la forge est juste à côté, lui dis-je.  l’eau chaude ne sera pas un problème ! Il suffira de chauffer un peu d’eau plus fort pour obtenir de la vapeur, pour la rotation du tambour.  Et cela permettra aussi de mécaniser le soufflet de la forge ! ».

      Elle est ravie.

     Les convives sont rassasiés, enchantés de leur visite. Mais ils ne pourront pas, comme certains le suggèrent, venir à leur guise.  « En temps normal, le lieu est clos, et nul ne peut y pénétrer sans mon aval ! précise Jacou. C'est pour préserver la qualité de l’enseignement... » Jacou préviendra Child des jours où cela sera possible.

     L’heure tourne. L’horloge sonne six coups.

      L’abbé Jean et Pierre repartent, ils ont une lieue à faire jusqu’à l’abbaye. L’abbé Paul, parfaitement remis de sa cuite de midi, rappelle à ses paroissiens que la messe a lieu demain matin, à la chapelle. Il repart avec Pierre qui le déposera au village. Germaine et Gertrude alors lèvent le camp. Les commères auront de quoi raconter demain à la chapelle !

     Roger et Guillaume aussi ont du chemin à faire jusqu’à Tenquin, ils prennent congé, embrassent leurs fils, ils sont fiers d’eux.

      Un à un, les convives repartent. Richard, Carole et Nadège reprennent la route, en chariot, avec Vivien. Damien les suit, sur son cheval. Mais avant de partir, Carole prend Jacou en aparté, lui demande si elle peut le consulter, elle a des douleurs dans le dos. Jacou accepte avec plaisir, et veut bien la recevoir un après-midi pendant l’entraînement des garçons.

      Rendez-vous est pris pour le lundi suivant, dans deux jours, en début d’après-midi. Nadège embrasse ses amies, et souhaite les revoir très bientôt.

     Jean-Louis, son épouse Marie, Ingrid et Louis repartent vers Laudrefang, à pied. Ils ont une petite demi-heure de marche pour arriver à leur village.

     Le Borgne, François et Dillon discutent encore un moment avec leurs remplaçants, Édouard, Jacques et Gildas, qui sont tous trois hébergés par le Fernand, dans la grange des frangins.  Ils sont contents de travailler pour le Fernand, et remercient les trois garçons soldats de leur avoir donné cette chance.  Le Fernand dit que ce sont de bons travailleurs, Édouard se débrouille bien sur les marchés. Il pense les embaucher définitivement. Il sait que ses fils vont partir avec Dillon dès que leur formation sera terminée.

     Et tous les quatre prennent congé. Le Fernand remercie vivement Jacou pour cette journée et pour tout ce qu’il fait avec Dillon pour ses fils.

     Je repars aussi avec Estelle, Alison et Benjamin, qui a un peu mal au ventre. Le gourmand s’est empiffré de gâteaux et d'autres choses délicieuses pendant et après le repas avec ses copains et copines.

     P’tit Louis, Berthe, Isabeau, Jeanne, Grégoire, Georges, Line et Aline Hair partent avec nous. En arrivant à hauteur du moulin, Berthe me dit : « Tu te rappelleras, Robert, pour ma machine à laver ! ». Je lui réponds que oui, dès que ce sera possible...  et je regarde Estelle qui me sourit.

     Bientôt, il ne reste plus de convives, le crépuscule est là.

      Les portes sont fermées par Anatole. Manon, aidée par les garçons enfin nus, range toute la nourriture et les boissons dans l’office. Une armoire réfrigérée par un filet d’eau qui coule en permanence permet de conserver quelques temps les aliments.

     Les filles vont dans les quartiers de Marianne et Mariette déposer leurs beaux habits, et retournent dehors, enfin nues elles aussi, pour nettoyer les tables et ramasser ce qui traîne par terre un peu partout. Le démontage de ces tables sera fait demain matin, par tous, après le petit déjeuner. Enfin, les garçons et les filles vont se faire suer, après cette faste journée.

     Le repas du soir est frugal, chacun peut prendre ce qu’il trouve dans l’office. Il n’y a pas de service ce soir.

     Demain, la vie normale reprend, avec des cours le matin, et des entraînements l’après-midi.

     Josette, un peu chauffée par ce que lui raconte sa cousine, avec Pierre, demande par la pensée à Anatole si elle peut venir le voir quand il aura fini son service. Ce qu’il accepte, évidemment.

     Les jumelles aussi se sentent des envies, et invitent Joseph et Achille dans leurs quartiers.

     Jacou est content de cette journée. Et pour remercier Chantal pour son travail, il l’invite dans ses quartiers, dans son cabinet.

     Dillon, lui, s’invite dans les quartiers de Manon.  

     Josiane, encore tout émue par l’assaut de Pierre cet après-midi, se sent le besoin d’être consolée. Et pour qu'on la console, par la pensée, elle demande à Gabin et à Armand de la rejoindre dans ses quartiers.

      Le Borgne et François ont bien envie de jouer avec Hugues, et s’invitent dans son lit.

      Xavier et Alix, profitant de l’aubaine, veulent s’initier ensemble, aux jeux entre garçons, et Alix se retrouve dans le lit de Xavier.

 

Annexe 22

     Dimanche 5 avril

 

 

 

 

La découverte du Naturium

 

    La cloche a sonné huit heures.  Tout le monde est à pied d’œuvre pour démonter et ranger les alentours de la bâtisse dans l’enceinte.  Le tout est rangé dans un coin de la réserve de charbon, la place est propre !

     Puis arrive l’heure des cours. Les jeunes continuent à se perfectionner en écriture.  Jacou dispose de quelques manuscrits prêtés par l’abbé Jean des Glandières, pour l'entraînement à la lecture et l’apprentissage du latin.

     Pour midi, Manon et Chantal ont sorti les restes du banquet d’hier. Il y a quelques bonnes bouteilles de vins de qualité à finir aussi, ce dont tous profitent ! Ils savent que Jacou a le remède en cas d’abus, mais ils restent raisonnables, et n’abusent pas de ces nectars. Les filles aussi aiment bien boire un peu, et ne s’en privent pas.  L’après-midi, après la sieste, cours de gymnastique !

     Michel a amené des espaliers qu’il a fabriqués pour l’occasion. Une dizaine, pour que tous puissent travailler simultanément. Et les jeunes enchaînent les pompes, les espaliers, les sauts à la corde, les équilibres sur planche, etc.

     Pendant ce temps, Jacou et Chantal se livrent à des expériences avec des plantes. Tous deux s’habillent pour aller cueillir quelques fleurs naissantes du printemps dans les collines au sud de Durandalem, là où se trouvent les tourbières.

      Quelques-unes de ces fleurs ont des vertus que Jacou veut découvrir, et Chantal a une bonne expérience des plantes, elle a travaillé chez un herboriste.  Elle connaît déjà quelques recettes et mélanges étonnants.

     Jacou est content de sa disciple, et lui dit en rigolant que la bande de garçons est un terrain d’expérimentation idéal ! Ils ont découvert une plante, qui pousse dans les tourbières.  Ses feuilles échancrées, une fois mouillées et chauffées, dégagent non pas de la vapeur, mais un gaz. Un gaz hautement inflammable, vu la flamme qui s’est dégagée l’autre jour, lors d’essais. Jacou a baptisé ce gaz du nom de « naturium ». 

      Après la cueillette, une fois de retour, ils décident de produire ce gaz, de le stocker dans une petite cuve étanche, à l’abri des flammes, et de faire quelques expériences.  Pour ce faire, mieux vaut prendre des précautions. Ils se protègent avec des habits de cuir qui leur couvrent tout le corps, et pour la tête, avec une visière que j’ai fabriquée, en verre souple et transparent, obtenu en faisant fondre du sable. Déjà, ils se rendent compte qu’en pressant le couvercle rendu étanche avec de l’étoupe, le gaz se comprime, et que la cuve devient plus fraîche. Ils ont découvert le moyen de faire du froid !

     Pour les garçons, une bonne douche, après cette exposition au soleil d’avril déjà chaud. Et la sudation élimine les toxines générées par les mouvements forcés des muscles.

      La séance de massages qui suit est très appréciée ! Dillon enseigne aux garçons ce que Jacou et les jumelles lui ont enseigné sur cette science, et aujourd’hui, c’est Joseph qui masse Dillon, son cobaye du jour. Ce qui lui permet de le reprendre, corrigeant quelques postures, quelques mouvements. Bientôt Joseph sera lui aussi un bon masseur !

  Dillon prévoit d’organiser un tournoi d’échecs un de ces soirs.  Encore faut-il qu'ils soient assez nombreux à mémoriser les règles de ce jeu ! Ce soir, donc, ceux qui maîtrisent bien les règles apprennent à ceux qui peinent encore.

     Au repas du soir, Jacou annonce la découverte qu’ils ont faite, Chantal et lui. Cela augure de plusieurs projets ! Mais pour l’heure, il est temps de se retirer, chacun sur sa couche, pour se reposer et dormir. Chantal sert une tisane de sa composition, qui aide à la méditation, et qui induit un sommeil réparateur.

 

 

Annexes du chapitre 2.

 

9- Chambre A. Marianne, Joseph

     Chambre B. Mariette, Charles 

10- Chambre A. Marianne, Mariette, Armand, Gabin

      Chambre B. Manon, Dillon

      Buanderie. Josiane, Josette, Anatole

11- Chambre A. Manon, Alix

      Chambre B. Marianne, Hugues

      Chambre C. Mariette, Xavier

12- Le point « J ». Marianne, Mariette, Jacou

13- Les quartiers des jumelles.  Mariette, Marianne, François, Le Borgne

      Chambre A.  Manon, Achille

14-  L’Orgie. Jacou, Dillon, Anatole, Xavier, Charles, Achille, Armand, Le Borgne, François, Gabin, Hugues, Joseph,           Marianne, Mariette, Manon, Josiane, Josette, Ingrid  Chantal

15- Les quartiers d’Anatole. Josette, Josiane, Anatole

16- Chambre A. Marianne, Alix

     Chambre B. Mariette, Charles, Xavier

     Chambre C. Manon, Joseph, Hugues  

     Chambre D. Armand, Gabin, Le Borgne, François

     Buanderie. Josette, Josiane, Achille, Dillon

17-  La douche de Pierre. Marianne, Mariette, Pierre

18-  Les quartiers de Manon. Manon, Anatole

19-  Les quartiers de Manon. Manon et Chantal

 20-  La sieste.  Alix, Josiane, Charles, Josette, Manon, Le Borgne, Achille, Marianne,  Mariette, François

        Quartiers de Dillon. Chantal, Dillon

21-  Buanderie. Josiane et Pierre

 

 

Annexe 9 :  Samedi 21 mars

 

Chambre A

 

             Marianne, Joseph

 

     Joseph Brett, le fils de Louis Brett, l’ébéniste de Laudrefang, élève soldat de l’école, qui, maintenant tout le monde le sait et l'a vu, n'a qu'un testicule, est bien gêné devant Marianne Wald, la fille de Michel Wald, le bûcheron du village, et masseuse à l’école des soldats. Elle le rassure lui dit que cela n'a pas d'importance, un seul suffit à ce que la nature a prévu pour lui !

     Ils se couchent l'un à côté de l'autre, Marianne, demande à Joseph de se relaxer, entreprend de le caresser sur tout son corps, le masse doucement avec une huile embaumante, Joseph se laisse faire, mais n'est pas à l'aise !

     Néanmoins, les caresses et massages délicats de Marianne l'ont mis dans un état d'érection maximale, attisé par ce corps de rêve qu'il n'ose pas toucher ! 

     Marianne lui prend la main, et lui pose sur son sein, le téton est dur comme de la pierre ! il le palpe, joue avec le téton, puis passe sur l'autre sein, pour le même manège.

     Joseph s'enhardit, et commence à caresser Marianne, tandis que d'une main elle entreprend de le masturber, et de l'autre lui palpe le testicule, ce qui le fait émettre des « Mmmmmm » de plaisir, pendant qu'il introduit un puis deux doigts dans sa vulve frémissante.

     Marianne, d'un geste couche Joseph sur la couche, et s'empale sur son pénis, à califourchon, oscillant d'avant en arrière, et jouit plusieurs fois, des « Hooo ! » « Hooo ! » « Hooo ! » « Hooo ! » qui l’étourdissent sur ce pénis gonflé.

     Et Joseph, dans un puissant « Rhaaaaaaaa ! »se vide en une giclée énorme, le sperme coule sur son bas ventre, Marianne, les yeux à demi fermés, profite encore un peu de son sexe, le sperme coule encore le long du pénis, puis, se retire doucement, essuie le ventre de Joseph, qui doucement reprend son souffle.

      Puis, avec précaution elle embrasse sa verge, la caresse et l'absorbe tout entière, la suçant goulûment au grand plaisir du jeune homme qui, grâce aux coups de langue et au succions intempestives ne tarde pas à relâcher sa semence, à remplir la bouche de Marianne qui avale tout le liquide séminal en continue de sucer.  Joseph est sur un nuage, l'esprit hagard, les yeux mi-clos.

 

 

Chambre B

 

          Mariette, Charles 

 

     Charles Kauf, fils de Vivien Kauf, le commerçant de Naborum, timide, ose à peine regarder Mariette Wald, la sœur jumelle de Marianne, fille de Michel Wald le bûcheron du village.

     Il lui avoue qu'il n'a eu qu'une expérience, dans le foin d'une grange de Naborum, avec Nadège, la fille de Richard le maraîcher, la sœur de Hugues, pour qui c'était la première fois aussi.

     Cela ne lui a pas laissé un souvenir plaisant, il a fait mal à sa partenaire en voulant maladroitement la pénétrer, et, ne savait pas comment faire pour la soulager. Leur rapport s'était arrêté là, il n'avait pas joui !

     Mariette lui explique ce que sont les vierges, et qu'il aurait pu continuer doucement afin qu'elle prenne du plaisir.  Mais, tout en lui parlant, elle lui caresse le poitrail, puis le dos, puis les fesses, pour revenir par dessous au niveau des testicules, et de son membre dressé comme un piquet.

     Elle se couche sur le dos, et l’invite à l'embrasser à l'entre-jambes, lui explique bien, au fur et à mesure de ses explorations linguistiques ce qu'elle ressent, de façon qu'il apprenne ce qu'il voit et fait, et sache ce qui est bon pour elle ! 

     Puis elle le tire vers elle, d'une main saisit son sexe et l'introduit entre ses lèvres encore baveuses des actions de Charles, et tout en le guidant, lui explique les secrets d'un rapport sexuel réussi ! Charles fait des va-et-vient dans son vagin, parfois lents, parfois rapides, des sorties répétées aussi, suce les tétons à tour de rôle, pour finalement venir tout au fond, contre l'utérus et envoyer sa semence d'un jet continu et puissant, dans un « Hoaaaaaa ! » strident qui l'a effrayé lui-même !

     Jamais il n'avait ressenti une telle jouissance ! Bien sûr, comme tous les garçons il s’adonne aux plaisirs solitaires, mais cela n'a aucune commune mesure avec ce qu'il vient de vivre ! Dieu que c'est bon !

      Il reste ainsi un moment, son pénis dans le vagin de Mariette, qui commence, avec des petits serrages, des petits mouvements du bassin, à faire bouger la verge qui du coup regonfle.   Et Charles recommence, d'abord doucement puis comme un fou ses aller-retours dans Mariette, qui hurle « Oh oui ! » « Oh oui ! » « C’est trop bon ! » pour exploser une nouvelle fois, à bout de souffle, perdant la tête, un instant inconscient... « Wouaou ! » 

      Il se retire doucement, se couche à coté, épuisé, reprend son souffle, la vulve de Mariette se vide des quantités de sperme déversées, et fait des petits bruits de bulles, « blouc, blouc » ...

 

 

Annexe 10 :  Dimanche 22 mars

 

Chambre A

 

           Marianne, Mariette, Armand, Gabin.

 

     Les jumelles Mariannes et Mariettes Wald, les filles de Michel Wald, le bûcheron du village, installent les garçons l'un à côté de l'autre, commencent à se caresser mutuellement, s'embrassent goulûment, se titillent les seins, les tétons semblent vouloir exploser !

      Les garçons, Armand Capes, fils de Roger Capes, maraîcher de Tenquin, et Gabin Fleich, fils de Damien Fleich, le boucher de Naborum, voient ce manège, commencent aussi à se caresser et s'embrasser, les deux couples se matent mutuellement puis en position de soixante-neuf, tandis qu'elles se mangent les vulves, les garçons se sucent les pénis, gonflés, se caressent et introduisent deux doigts dans leurs anus respectifs.

     Les filles font de même, avant de séparer les garçons, pour chacune leur sucer leurs membres, tandis que les bouches des garçons se rejoignent et leurs langues se mélangent avidement.

      Puis, elles se mettent à quatre pattes, les garçons saisissent l'opportunité, viennent par derrière et leur pénètrent l’anus en râlant des « Han ! » » Han ! », alors qu’elles gloussent des « Hooo ! » « Hooo ! »

     Gabin jouit en Mariette, lui tire les couettes, en saccades, qui la font hurler « Haaa ! » « Ho ! » « Haaa ! », Armand glisse avidement dans l'anus de Marianne, jusqu'à ce qu'il explose, dans un grand « Rhahaha ! » que Marianne accentue en un « Hoooooooooo ! » tremblant.

     Les garçons sont surpris par les cris des filles, ils ne pensaient pas pouvoir donner autant de plaisir !

      Couchés tous les quatre, ils se caressent se chuchotent des mots doux à l'oreille, avant de les mordiller, puis Marianne et Mariette couchent les garçons sur le dos, et, après leur avoir redonné vigueur, s'enfilent leurs pénis turgescents dans leurs vagins tout chauds.

      Elles naviguent ainsi, de haut en bas, en chœur, l'une titille les tétons de Gabin, l'autre les testicules d'Armand.

      Pour les garçons cette première expérience de leur pénis dans leurs vagins doux et chauds, moins serrés qu'un anus, est une révélation, ils sentent leur membre cogner contre l'utérus des filles, une sensation nouvelle qui les enchante au plus haut point !

     Marianne et Mariette, au comble de leur jouissance n'en peuvent plus de hurler « Oh Oui Ho Oui ! » et mouiller et dégouliner sur le ventre des garçons.

     Evidemment, ce régime saccadé engendre les éjaculations des deux pénis, dans un « Ouiiii ! » de joie des deux filles et des gros « Rah ! » « Rah ! » des garçons ! Ensuite, un repos nécessaire, couchés en tête-bêche, leur permet de souffler quelque peu, avant d'entamer leur dernier désir !

     Vu qu'il y a deux garçons, les filles demandent à être prises par les deux, chacune à son tour !

     Marianne grimpe sur Armand, lui tourne le dos, se pénètre l’anus de son sexe, Armand la retient par sa queue de cheval, la tire en arrière, tandis que Gabin la pénètre dans le vagin, en des mouvements lents et profonds, lui fait tourner la tête, des « Oh oui ! » « Encore ! » « Encoooore ! » alors que Mariette lui suce les tétons qui suintent de plaisir.

     Et Armand se vide dans son anus, en poussant des « Ho ! » « Ho ! » « Ho ! » « Ho ! » en des jets rapides, Gabin continue ses mouvements lents, Marianne s'évanouit presque de jouissance, elle hurle « C’est trop fort ! » « Ouiiii ! » un puissant orgasme la traverse, la secoue fébrilement.

      Puis vient le tour de Mariette, qui grimpe sur Gabin s'embroche le vagin, suce le sexe d'Armand, qui ne tarde pas à reprendre de la vigueur, malgré ses trois éjaculations successives.

     Et il entreprend donc de la pénétrer par l’anus, la tient par ses couettes, tandis que Gabin bouge rapidement son pénis dans son vagin, pousse de grands « Rah ! » » Rah ! », repris par Armand qui œuvre doucement dans son anus.

      Marianne est à califourchon sur le visage de mariette, qui hurle des « Mmmmmmm » étouffés, lui suce le clitoris et la vulve, noyés par la mouille que Marianne lâche en jets répétitifs, et Gabin finit par répandre sa semence tout au fond du vagin de Mariette.

     Quels plaisirs ont-ils eu tous les quatre ! Ils finissent, s'embrassent doucement, un dernier soixante-neuf pour nettoyer leurs ébats, et ils restent là, repus, les garçons heureux de leurs découvertes des filles, et les filles ravies de leurs doubles pénétrations !

     Après un moment de repos, ils s'en vont tous les quatre prendre une douche, leurs corps inondés de sueurs de mouille et de sperme, avant de rejoindre les autres, affairés dans leurs jeux et autres distractions tranquilles.

 

 

Chambre B

 

           Manon, Dillon

 

       Manon, qui a un penchant pour Dillon, découvre que son grand sexe grossit aussi, rien que de savoir ce qu'il va lui arriver !

       Dillon, qui est fou amoureux de Manon, n'en peut plus de bander, son sexe est presque douloureux tellement il est gonflé, alors qu'ils ne se sont même pas touchés !

       Ils s'installent assis l'un à côté de l'autre, au bord de la couche, et commencent à se faire des bisous sur le front, le nez, la bouche, et s'embrassent alors goulûment.

      Puis, d'un geste il la couche brutalement et la pénètre violement, enfonce son énorme membre de quinze pouces à fond, sous les « Ooooh ! » « C’est trop fort ! » « Noooon ! » « Ouiiii ! » de surprise de Manon, et d'un mouvement rapide, la fait pousser des « Hiiiiii ! » de plus belle, déclenche un orgasme violent et explose en elle rapidement tellement il est excité.

    Manon, les yeux écarquillés par tant d'ardeur n'en revient pas et continue de trembler un moment, en un orgasme qu'elle ne contrôle pas…  Il ne lui laisse pas de trêve, il la retourne, et son pénis toujours aussi raide, la pénètre dans l'anus, force le petit trou tout serré, s'insinue lentement jusqu'aux testicules, et la fait hurler des « Hooo ! » « Il est trop grooos ! » « Hooo ! » de plus belle !

     Dillon s'active comme un fou derrière elle et jouit une deuxième fois en elle, il pousse des « Rhooo ! » « Aaaah ! » « Rhaaa ! » de plaisir, tandis qu'elle gémit des « Hoooooooooo ! », son bas ventre rempli de foutre dans ses ouvertures. 

     Elle a du mal à se remettre regardant Dillon de ses yeux ébahis, elle ne s'attendait pas à un tel assaut !  Puis Dillon calme le jeu, il lui suce les seins aux tétons gonflés, descend et l'embrasse sur le ventre, lui lèche le nombril puis sa toison et enfin arrive au clitoris encore tout gonflé pour entreprendre une succion qui met Manon dans un état de jouissance extrême, en disant des « Non ! » « Arrête ! » « C’est trop ! » « Trooop ! » jusqu'à l'orgasme qui la fait se tordre de plaisir, elle s'enfuit des assauts de la langue de Dillon.

      Ils restent un moment côte à côte, allongés, leur respiration rapide et haletante se calme quelque peu. Manon ne peut s'empêcher de prendre le vit de Dillon dans sa main, mais ne supporte pas la main de Dillon entre ses cuisses, son clitoris bien trop sensible, et la rejette énergiquement !

     Après un laps de temps nécessaire à la récupération, elle a toujours le sexe de Dillon dans sa main, elle sent que celui-ci, tout chaud, se gonfle à nouveau et s'élargit de plus en plus.

       Alors, elle s'assoie sur lui, frotte sa vulve doucement contre son pénis, jusqu'à ce qu'il pénètre entre ses lèvres, elle sent le cœur de Dillon battre fortement en lui.

      Elle s'emploie donc à le faire pénétrer, tout doucement, profondément, jusque contre l'utérus, et reste un moment ainsi, glousse des « Mmmmmm » de plus belle, avant de de monter et descendre, toujours doucement, ressent sa mouille, qui coule telle une fontaine, s'échapper entre ses lèvres, et jouit en de petits « Hiii ! » à chaque mouvement de son bassin.

       Dillon lui titille les tétons et serre les seins, il essaye d'accélérer la cadence pour la faire rebondir sur son membre gonflé.

      Manon hurle de plus belle, jamais elle n'avait eu autant d'orgasmes aussi rapprochés ! Cette chevauché dure un moment, Dillon donne des grands coups de reins qui pénètrent Manon, cognent l'utérus à chaque fois, font couiner Manon jusqu'à ce qu'il lâche sa semence tout au fond, en jets puissants que Manon ressent chauds et terribles, son gland gonfle de plus belle à chaque pulsion de sperme.

     Elle reste ainsi, couchée sur lui, son sexe bat la chamade au fond d'elle, le temps que Dillon reprenne son souffle épuisé par ses derniers coups de reins. Ils restent alors allongés à coté l'un de l'autre, sans dire un mot, Manon a les yeux fermés, tandis que Dillon la caresse doucement sur le ventre, passe délicatement sur les tétons, qui frémissent au passage.

      Puis, reposée elle grimpe sur Dillon, entreprend d'engloutir son pénis dans sa bouche, manque de s’étouffer, la verge jusque dans sa gorge, et offre son entre-jambe à la bouche du garçon qui se met à lécher et sucer le clitoris, il enfonce doucement, en mouvements lents deux doigts dans son anus. Ce jeu perdure encore un peu,

     Manon jouit encore une fois elle ne veut plus lâcher son sexe, et continue de le happer goulûment. Finalement, Dillon remet Manon sur le dos, et la pénètre encore, fouillant ses entrailles doucement aux rythmes de ses gémissements, et sent sa sève monter, fait rapidement des va-et-vient jusqu'à exploser encore en elle.

     Elle s'est évanouie de plaisir, ne laissant échapper qu'un faible « Hoooooho ! », n'en peut plus de jouir, vidée de toute la mouille qu'elle a lâchée, et une soif intense la tenaille.

     Dillon, la voit à demi inconsciente, l'emmène sous la douche, où elle se réhydrate quelque peu, et sort de sa torpeur, sous les frottements énergiques de Dillon sur son dos.

   Dieu quelle partie !

   Il lui faut un bon bout de temps pour récupérer, chancelante, Dillon à ses coté la soutient de ses bras musclés avant que le couple ne décide à regagner la pièce commune, ou les deux filles viennent d'arriver, avec leurs amants réjouis.

 

 

Buanderie

 

            Josiane, Josette, Anatole

 

     Les cousines Josiane Welch et Josette Wasch, buandières de l’école des soldats, s’affairent à préparer les linges qu’elles vont mettre dans le tambour.  Elles ramassent donc les tas au sol, se baissent devant Anatole Brett, le concierge de l’école, qui peaufine les réglages du tambour.

        A cette vue des deux vulves roses enfouies derrière de petites lèvres, Anatole ne se retient pas, et s’avance derrière elles, leur caresse les fesses rebondies.  Josiane et Josette se regardent, un large sourire complice sur leurs visages, elles avaient espéré une telle attention d’Anatole et avaient préparé le terrain.

       Elle se retournent, se redressent, et ensemble poussent Anatole en arrière, qui chute dans le tas de linge sur le sol, et disparaît, seule sa verge dressée fièrement émerge encore.

       Elles se jettent donc sur lui, des éclats de rires succèdent aux cris de joie, et tandis que Josiane se jette sur son long pénis dressé, Josette prend sa tête entre ses cuisses, ne lui laisse que sa vulve à dévorer.

      Josette exulte, jouit en criant des « Haaaa « ! « Ouiiiii ! », inonde la bouche d’Anatole, et Josiane s’empale sur sa verge qui, bien que fine, arrive à une longueur conséquente ! 

       Pas moins de dix pouces, que Josiane fait disparaître entièrement dans son vagin, avant de cadencer ses mouvements, halète et pousse des « Ah ! » « Ha ! » « Ah ! » « Ha ! »  chaque fois qu’elle descend.

      Et d’un coup, un orgasme survient qui la fait trembler dans un « OHHH ! » vibratoire qui la fait se retirer et se coucher sur le côté, tremblante de tout son corps. 

     Anatole s’écarte de la vulve de Josette, et commence à lui lécher l’anus, introduit en même temps de sa main un doigt qui glisse lentement dans l’anus, et deux doigts dans le vagin. 

     Josette se recule alors, prend la place de Josiane, sur sa longue verge, et glisse d’avant en arrière, le pénis pénètre profondément dans son vagin, tandis que son clitoris frotte sur les testicules.

      Josiane, à demi inconsciente, se fait caresser les seins par Anatole, et gémit doucement, au comble du bonheur.

     Josette, change de position, se tourne, et offre son anus au pénis d’Anatole, s’embroche violemment en saccades rapides, en hurle des « Ho ! » « Haa ! » « Hooo ! » « Haaa ! » de plaisir, jusqu’à l’orgasme qui la fait gémir de plus belle. Puis, elle se couche de l’autre côté d’Anatole, et sa verge toujours dressée.

     Il sait qu’il a toujours été lent à venir, et laisse un temps les cousines se reposer une main sur chacune de leur poitrine au tétons énormes et durs, et les titille en alternance.

     Puis il met les cousines à quatre pattes, leur pénètre l’anus rapidement, une dizaine de coups pour Josette, une dizaine de coups pour Josiane, et ainsi de suite, les cousines s’écroulent, l’anus défoncé, en feu.

      Alors il se couche sur le dos, et elles œuvrent de leurs bouches, de leurs langues sur l’appareil d’Anatole, Josette caresse et suce les tétons du garçon et Josiane, le pompe, et lui fourre trois doigts dans l’anus, puis quatre, puis toute la main, en des allers-retours rapides.

      A ce régime Anatole ne tient pas longtemps, et éjacule violement en criant « Rhooooo ! », dans la bouche de Josiane en giclées rapides, secoué par ses éjaculations interminables sur le visage de Josiane qui a déjà la bouche pleine de foutre, serrant sa main de son anus, si fort qu’elle a du mal à s’en extirper.

     Heureuses de l’avoir fait jouir aussi fort après les plaisirs intenses qu’il leur a fournis, les deux filles se nettoient, nettoient le ventre d’Anatole, avec les linges sur lesquels ils se sont aimés.

      Se relevant tant bien que mal tous les trois, ils se dépatouillent dans ce gros tas de linge.   Les filles prennent le tas de linge et l’enfourne dans le tambour, ajoutent la lessive préparée à base de cendres de bois, et Anatole met en route la rotation du tambour, un jet d’eau mouille tout ce linge.

     Anatole, a récupéré son énergie, et leur promet de venir souvent leur rendre visite à la buanderie, ce qui les enchante au plus haut point.

 

Annexe 11 :  Lundi 23 mars

 

Chambre A

 

          Manon, Alix

 

     Arrivés dans la chambre, Alix Holz, fils de Guillaume Holz, le bûcheron de Tenquin, se demande comment cela va se passer, il n’a aucune idée de ce qu’il peut faire,

     Manon lui parle d’initiation. Elle lui explique comment est fait le sexe des filles, un peu plus précisément que le cours de Jacou le matin, portant son sexe près du visage du garçon, il peut sentir son odeur, qu’il trouve agréable. 

     Manon l’installe sur le lit, couché sur le dos, et commence à lui caresser les cheveux, le visage, le poitrail, elle prend les mains d’Alix et les pose sur ses seins, lui disant qu’il peut les palper, les caresser, les serrer…

     Alix entreprend donc de les palper, il sent les tétons se gonfler et raidir, et éprouve un certain plaisir à cela.   Manon aussi apprécie ces palpations, et embrasse Alix, sur le visage, puis sur la bouche.

     Alix sent que son corps se raidit, en tous cas il sent son pénis grossir tandis que Manon introduit sa langue dans sa bouche, et joue à la faire tourner autour de la sienne, excitée de plus en plus, elle caresse le ventre d’Alix, descend vers sa toison naissante, jusqu’à rencontrer son sexe, qui grandit de plus en plus.

     Alix se sent comme secoué, ses mains se baladent maintenant sur les seins, le ventre la figure, et retour aux seins, il sent bien les tétons hyper gonflés de Manon et les titille, les fait rebondir entre ses doigts.

     Manon saisit le sexe d’Alix, et commence une lente masturbation d’une main, l’autre caressant l’intérieur des cuisses, et Alix, d’instinct, les écartent, laissant le champ libre pour accéder aux testicules. Il se raidit quelque peu quand la main de Manon les englobe, et veut caresser ses fesses.

    Manon, alors se tourne, à califourchon sur lui, et entreprend de sucer son sexe, qui maintenant est d’une taille tout à fait respectable, et présente sa vulve au-dessus de la bouche d’Alix.

      Le garçon est émerveillé par ces lèvres qui pendent de chaque côté, il les aspire, les suce, lèche le clitoris dont le bouton grossit de plus en plus, il suinte sur son visage.  Il sent monter en lui une chaleur qui descend vers son bas-ventre, et soudain, dans un « Haaaa ! » de surprise, éjacule dans la bouche de Manon, qui mouille de plus belle ! 

     Une sensation merveilleuse qu’il découvre là !

     Puis Manon se retourne, et se couche sur lui, le visage du garçon est rayonnant, et Manon alors l’embrasse à pleine bouche dans un gémissement de plaisir. Il lui avoue qu’il ne s’attendait pas du tout à cela, et que c’était d’une force inouïe !

     Manon lui caresse à nouveau le sexe, et voyant qu’il reprend de la vigueur, se couche sur le dos, et tire Alix sur elle, lui prenant son phallus, et, les jambes écartées, l’introduit dans son vagin.

     D’instinct, Alix commence à faire des mouvements de va-et-vient, et a du plaisir à s’enfoncer de plus en plus, voyant Manon gémir de satisfaction.

      Il accélère la cadence, malaxe avec frénésie ses seins, tire ses tétons, halète de plaisir, Manon pousse des « Haaa ! » « Hooo ! », jouit sur son sexe, plusieurs fois, et hurle un « Hoaaaaaa ! » à la fin, ce qui déclenche chez lui une éjaculation puissante, sa verge turgescente tout au fond du vagin se vide en jet saccadés, sous un « Rhaaaaaaaa ! » de plaisir continu.

      Et il s’effondre sur elle, elle lui caresse la nuque, provoquant d’agréables frissons sur tout son corps.

     Ils restent couchés ainsi un moment, les bras enlacés, l’un contre l’autre. Alix remercie vivement Manon pour cette découverte, le plaisir intense qu’il a eu, et espère bien que d’ici peu ils recommencent !

      Puis ils rejoignent les autres, après une douche méritée, Manon doit s’occuper du repas du soir, que Child a préparé, et livré à l’école.

 

 

Chambre B

 

           Marianne, Hugues.

 

     Hugues Schaff, fils de Richard Schaff, éleveur de bétail de Naborum, est un beau jeune homme, les cheveux roux en bataille couvrent quelque peu ses yeux vert émeraude, un petit nez surplombe une bouche aux grosses lèvres.

    Il est large d’épaules, un poitrail très développé montre des pectoraux puissants, ses bras musclés accompagne son ventre sculpté tel un dieu grec, ses cuisses fermes et puissantes et ses jambes aux mollets gonflés lui donne une allure de surhomme, et personne n’oserai le défier pour un combat au corps à corps !

      Son bas ventre est orné d’une toison rousse dense et trapue qui cache son sexe et ses testicules qui ne sont pas à l’échelle du reste de son corps !

     Son sexe, de deux pouces seulement l’a toujours complexé, n’étant, et de loin, pas celui des autres garçons ! Il a toujours été le sujet de moquerie de ses copains, mais aussi des filles charmées par son physique qui découvraient ses attributs, et pouffaient de rire, et il n’a pas encore fait plaisir à une fille !

     Marianne, qui connaît bien le sujet, le rassure, et lui montre beaucoup d’intérêt, se colle à lui, et l’embrasse tendrement, debout.

     Puis, s ‘agenouille devant lui, lui caresse les fesses, et prend dans sa bouche son petit sexe, pour le sucer langoureusement, donne des frissons dans le ventre de Hugues, étonné de cette réaction de son corps.

     Son sexe, aspiré et sucé par la bouche de Marianne grandit un peu, et s’élargit aussi de manière assez visible, et devient presqu’aussi large que long. Marianne insiste, lui palpe les petits testicules, lui donne une érection telle qu’il n’en n’avait jamais eu.

     Marianne installe Hugues sur le dos, et offre à sa bouche sa vulve humide, que Hugues lèche et suce, aspire, il introduit sa langue dans son vagin, une grande langue chaude qui fait frémir Marianne de plaisir. 

     Elle n’a pas cessé, les bras en arrière, de lui palper les testicules et de masturber son vit, et le tire, le rallonge par moment.

     Hugues n’en peut plus et éjacule dans la main de Marianne, toujours léchée par sa langue puissante, qui soulève son clitoris, et lui fait pousser des « Haaa ! » « Hooo ! »  de jouissance accompagnés de giclées de mouille que Hugues prend sur son visage rougi par l’excitation.

      Quelle sensation d’extrême plaisir ! Après des caresses et des palpages de ses muscles puissants, elle s’allonge sur lui, sa bouche s’empare des grosses lèvres de Hugues, et ils s’embrassent goulûment, leurs langues s’entremêlent dans un manège rapide au fond de la bouche de Hugues, qui sent le clitoris mouillé de Marianne se frotter sur son sexe, dans sa toison épaisse.

     Puis Marianne saisit le sexe de Hugues et l’introduit dans le sien, l’aide en poussant ses testicules, et fait des contractions de sa vulve, cela met Hugues en émoi. Son sexe comprimé, tour à tour enfoncé puis sorti et à nouveau introduit lui fait pousser des râles de plaisir, tandis que Marianne, suce ses tétons gonflés, et sent monter en elle un puissant orgasme qui se déclenche et la fait trembler de tout son corps.

     Hugues est aux anges, et dans un « Ahrrrr ! » puissant, éjacule dans le vagin en une succession de jets chauds qui font hurler Marianne encore en plein orgasme qui fait couler une fontaine de mouille qui n’en finit plus.

     Elle s’allonge alors sur lui, toute frémissante de son orgasme, et l’embrasse à nouveau à pleine bouche, puis en des petits baisers sur son visages, descend sur son poitrail puissant, pour insister sur ses tétons énormes tellement ils sont excités. 

     Marianne est une déesse, la seule qui ait été capable de lui donner du plaisir, et quel plaisir ! Hugues n’en revient toujours pas qu’il ait pu avoir de telles jouissances et qu’il ait pu faire hurler Marianne ainsi !

      Les deux amants, couverts de leurs liquides, transpirent, vont ensemble à la douche, Marianne adore frotter les muscles puissants de Hugues, et Hugues s’excite sous la douche à palper les seins plantureux de Marianne. 

      Et sous la douche, ils se caressent encore, se masturbent mutuellement, et jouissent encore une fois dans leurs mains fouilleuses.

     Cela les achève, et après s’être séchés, ils rejoignent les autres en titubant, tellement ils se sont donnés l’un à l’autre.

 

 

 

Chambre C

 

          Mariette, Xavier

 

    Xavier Stamm, fils de Jean-Louis Stamm, l’aubergiste de Laudrefang, est curieux. Avant même d’arriver dans la chambre, il questionne Mariette sur ses seins, ses fesses sur sa toison et dessous, et sur moult détails de son anatomie. Arrivés sur place, il demande à Mariette de se coucher afin qu’il puisse l’examiner, la toucher, la palper.

     Elle s’exécute, se couche sur le dos le sourire aux lèvres, et laisse faire Xavier. Il commence d’emblée par les seins, qu’il palpe en long, en large, les tétons, qu’il triture, les regarde et les sent durcir, il passe ensuite au ventre, qu’il caresse à pleines mains, masse par ci, frotte par-là.

      Puis il lorgne vers le pubis, qu’il caresse doucement, joue avec la belle toison d’or bouclée, et découvre sous celle-ci des chairs souples, roses, qu’il effleure du bout des doigts.

      Mariette frémit, ce délicat contact l’émoustille, elle caresse le dos de Xavier, puis ses cuisses, tandis qu’il explore plus profondément l’entre-lèvres, une fente humide surmontée d’un petit bouton, qu’il chatouille au grand plaisir de la blonde.

      Il va encore plus avant, il pénètre un doigt, sent comme un battement, et il lui semble que le bouton grossit.

      Mariette a la main maintenant au niveau de l’entre-jambe de Xavier, qui sent que son sexe grossit au contact des doigts titilleurs de Mariette. Cela lui donne un frisson, que mariette exploite, saisit son membre, le serre et le masturbe doucement. 

     Etonné il laisse faire Mariette qui approche sa tête de son torse, et commence à lui sucer les tétons d’une façon plutôt forte, il a presque mal !

      Il enfonce son doigt dans le vagin, puis le ressort, puis en met deux, puis trois, et enfonce encore plus au fond, ce qui provoque des soupirs de plaisir à Mariette.

     Elle lui prend la tête et la force sur sa vulve, étouffe presque Xavier, qui mange les lèvres, suce et enfourne sa langue, Mariette lui frotte la tête dans ses entre-jambes, et il a une érection assez formidable, qui l’étonne vraiment.

      Puis elle engloutit son pénis au fond de sa bouche, Xavier est tendu tellement il a des sensations inconnues, alors que Mariette entame un va-et vient de sa bouche sur son phallus.

     Il ne tarde pas à être turgescent et elle en profite pour s’asseoir dessus, l’enfonce dans son vagin jusqu’à la garde, et gémit de plaisir.

      Xavier est au bord de l’explosion, il sent comme une sève monter dans son pénis, et éjacule dans un cri d’étonnement tandis que Mariette continue ses mouvements et ses gémissements.

     « Ça c’est inouï ! » dit-il quand Mariette se retire, son sperme dégouline sur son ventre.  Mariette lui explique que ces organes, comme l’a dit Jacou ce matin, nous donnent du plaisir, et que cela peut encore être plus plaisant !

     D’emblée, elle le couche sur le dos, s’installe dans l’autre sens sur lui, le suce à nouveau, et Xavier lui suce le clitoris et la fait jouir !

     Elle lâche une salve sur son visage surprit ! Puis elle se retourne, et se pénètre l’anus serré de sa verge raidie par ses sussions, au grand étonnement de Xavier qui se voit pénétrer Mariette, qui d’un mouvement de plus en plus rapide fait monter en elle un orgasme bruyant, elle crie, hurle de plaisir de cet assaut anal. 

     Le garçon, qui sent sa verge comprimée rentrer et sortir de ce fourreau tout chaud, tire comme un fou sur les quettes de Mariette.

     Elle se penche en avant, et tandis qu’elle ralenti la cadence, mais plus profondément, elle lui fourre sa langue dans sa bouche, leurs langues se mélangent à grand bruit, ils bavent en gémissant.

     Mariette jouit sur cette verge enfoncée au plus profond d’elle-même, et se redresse toujours empalée sur Xavier, lui passe les mains entre les cuisses l’une palpe les testicules et l’autre introduit un doigt dans son anus, en un mouvement d’ondulation, ce qui déclenche chez Xavier un hurlement de jouissance, un orgasme puissant, sa verge se vide en un jet continu dans l’anus de mariette, en plein orgasme aussi.

     Ainsi restent-ils, elle sur lui, son sperme prisonnier dans l’anus de Mariette qui trésaille et tremblote encore. Xavier, heureux homme, vient de découvrir ce que sont les plaisirs du sexe, et réalise maintenant le sens des commentaires qu’il entendait dans l’auberge, à Laudrefang !

      Mariette, les yeux brillants, lui demande s’il a encore des questions, il répond par l’affirmative, il veut savoir s’ils pouvaient recommencer cela sur le champ. Mariette lui propose une variante, elle se couche sur le ventre, et lui la pénètre par derrière.

       Il accepte volontiers, mais sa verge est quelque peu fatiguée apparemment, un peu molle, et Mariette s’emploie donc à lui redonner de la vigueur, tandis que Xavier lui trifouille la vulve ce qui l’excite aussi.

     Ainsi revigorée, sa verge est d’attaque il vient sur elle, la pénètre dans le vagin, ressort, s’introduit dans l’anus, ressort, et fait cette gymnastique d’une façon régulière pendant un temps. Cela la fait jouir, mouiller sans cesse et monter au septième ciel !

     Elle hurle de plaisir jusqu’à ce que Xavier lâche sa semence en continuant d’alterner, il en met partout, dans le vagin, dans l’anus, sur les cuisses et sur le dos de Mariette, dans un grognement saccadé.

      Il se couche enfin à côté d’elle, épuisé, vidé, les têtes tournées l’une vers l’autre, ils ne disent mot, se regardant et sourient.

     Xavier dans son sourire exprime la gratitude qu’il a envers Mariette pour lui avoir expliqué les plaisirs de l’amour.

      Et s’il ne se sentait pas tellement épuisé, il recommencerait bien, lui dit-il, faisant rire Mariette qui elle aussi est épuisée !

      Une bonne douche plus tard, ils regagnent la pièce commune, tout le monde est là, Manon a préparé le repas, il est temps de se restaurer, certains ont le ventre bien vide !

 

 

Annexe 12 :  Mardi 24 mars

 

Le point « J »

 

           Marianne, Mariette, Jacou

 

       Jacou, est bel homme, grand et fin, il connaît tous les secrets du corps et sait en prendre soin.  Marianne et Mariette ont besoin de connaître ce corps, qu’elles voient nu tous les jours, et qui les intéresse au plus haut point !

      Elles emmènent Jacou dans un des chambres du fond, lui demandent de leur enseigner les pratiques qu’il a apprises lors de ses voyages. Il leur demande donc de se caresser mutuellement, leur montre des points bien spécifiques qui décuplent les sensations, et notamment le point « J », qu’il a ainsi nommé. « J » comme Jacou et comme Jouissance extrême, qu’il connaît par l’étude et la pratique approfondies du corps de la femme.

      Il leur montre, par l’introduction de ses doigts dans leur vagin, où se situe ce point, qu’elles découvrent ébahies, elles connaissent son contact par les sexes introduits en elles, mais sans en définir la spécificité.

      Bien sûr, l’exploration de l’intérieur des vagins ne laisse pas Jacou de marbre, et se laisse aller à ses réactions naturelles, il a une érection qui donne aux jumelles des envies de gouter ce pénis tout dur.

      Pendant qu’il montre à Marianne le plaisir qu’elle peut obtenir de son Point « J », Mariette se saisit de son phallus et l’avale avec ardeur lèche le gland de grands coups de langue, aspire jusque dans sa gorge ce pénis turgescent, alors que Marianne hurle des « Haaaa ! » « Hoooo ! » « Haaaaa ! » « Ouiiii ! » de plaisir, et éjacule sur les doigts de Jacou, jusqu’à se recroqueviller en un orgasme violent.

      Puis vient le tour de Mariette, déjà tout excitée par la fellation qu’elle vient de faire, et Jacou œuvre en elle, trouvant le point « J », la faisant crier « Hiaaaa ! » « Hohoo ! » « Haaaaa ! » et jouir sans arrêt, jusqu’à l’orgasme qui la fait trembler de tout son corps, tandis que Marianne suce son gland, lui palpe les bourses, et le fait gémir doucement.

     Vient ensuite le plaisir de se faire pénétrer en ressortant à chaque fois. 

     Les deux filles, à quatre pattes l’une sur l’autre, Jacou pénètre Marianne, ressort, pénètre Mariette, ressort, et fait durer ce manège un bon bout de temps, leurs entre-jambes inondés par la fontaine de mouille qu’elle éjectent.

     Elles gloussent de plaisir, « MMMM ! » « Hoooo ! » « Haaaaa ! » plus fort à chaque pénétration. Jacou enfin sent que le moment est venu, et éjacule violemment, un jet dans le vagin de Marianne, un autre dans celui de Mariette, puis Marianne, puis Mariette, il n’en finit pas d’éjaculer, une quantité énorme de foutre jaillit de son membre, sous les « Hoooo ! » « Haaaa ! » « Hoooo ! » « Haaaaa ! »  des jumelles et les « Rhaaaaaaaa ! » « Hoooo ! » « Ho ! » « Ho ! » de Jacou.

      Enfin, allongés tous les trois, Jacou au milieu, ils se caressent en reprenant leur souffle.

     Depuis longtemps Jacou leur donne, ainsi qu’à Manon, une médication qui empêche l’ovulation, de façon à ne pas risquer de fécondation, qui serait vite effective au rythme de leurs ébats.

 

 

Annexe 13 :   Mardi 24 mars

 

Les quartiers des jumelles

 

         Mariette, Marianne, François, Le Borgne

 

    Déjà dans le couloir, trottinant derrière les jumelles, Le Borgne se trouve en état d’érection avancée, il se souvient de sa vision des jumelles avec Dillon au chalet. François pouffe de rire quand il voit son frère dans cet état.

      Une fois assis sur le lit, les frangins observent les deux sœurs qui, à genoux devant eux avancent doucement vers leurs entre-jambes, prennent chacune la verge devant elle dans leur bouche. Mariette sent dans la bouche les battements de cœur du Borgne dans son sexe turgescent. François, plus calme, apprécie les coups de langues de Marianne, qui le font bander de plus en plus, jusqu’à ce qu’elle avale d’un coup son pénis en entier dans sa bouche.

     Puis les deux sœurs entament une fellation longue, douce, sucent par moment, mordillent quelque fois les sexes des frangins, qui assis, se retiennent les bras en arrière, se laissent pomper, et gémissent. Les cadences s’accélèrent, les filles de leurs bouches s’activent sur les pénis gonflés, leurs mains palpent et pressent leurs bourses, et miaulent des « Mmmmmmm ! » la bouche pleine.

      Le Borgne est le premier à éjaculer dans la bouche de Mariette en un jet puissant qui rejaillit par les commissures de ses lèvres. Mariette continue ainsi, avale et nettoie la verge encore bien raide du Borgne.

     François, au comble du plaisir, pousse un grand cri se vide dans la bouche de Marianne, et éjacule en saccades successives que Marianne essaie d’assimiler tant bien que mal. Ensuite, couchés sur le lit, les garçons racontent aux jumelles, leur ignorance des filles, leurs aventures avec Dillon, et son énorme sexe qui leur déchire l’anus.

     Les filles alors s’emploient à leur redonner une vigueur rigide, pour grimper sur eux, et se pénétrer l’anus de leurs pénis tout chauds. Les garçons apprécient, leur anus est plus doux que celui des hommes, constatent-ils de concert, ils se laissent chevaucher par les sœurs qui s’embrassent à pleine bouche, se caressent mutuellement les seins et les tétons, ce qui existe les frangins au plus haut point !

      Ils ne connaissent pas ces corps de rêve qu’ils ont sur eux, et gémissent des « Mmmmmm ! » « Hoooo ! » de plaisir, leurs mains commencent à caresser leurs hanches, leurs ventres, puis leurs seins, ils les serrent, tirent sur les tétons, tandis qu’elles s’enfoncent leurs pénis jusqu’aux testicules, en jouissant sans discontinuer, poussant des « Haaa ! » « Haaa ! » « Haaaa ! » « Hoaaa ! » et se font fouiller brutalement leurs entrailles par les assauts qu’elles-mêmes provoquent. François jouit en émettant un long « Ahaaaaaaaaaa ! » gémissant, Mariette sent son foutre se répandre au tréfond de son anus, jouit encore, et, ralentit le mouvement, se retire de François, pour se coucher à côté de lui, épuisée.

    Marianne continue sa chevauchée sur le Borgne, hurle des « Ouiiii ! » « Hoooo ! » « Ouiiii ! » de plaisir, atteint l’orgasme au moment où le Borgne décharge son foutre dans son anus et crie « RHA Haaaa ! », elle tremblote, s’allonge sur lui sans se retirer. Le Borgne envoie plusieurs jets en râlant comme une bête.

     Une pause s’en suit, les verges sont en berne, mais les garçons se disent tentés par leurs vagins, ces endroits inconnus et voudraient bien tenter l’expérience ! Quelques caresses, quelques embrassades, ont vite fait de leur redonner un peu de vitalité.

      Couchées sur le dos, Marianne accueille François, tandis que Mariette guide le Borgne, légèrement handicapé par son épaule meurtrie.  Les garçons œuvrent donc doucement à la demande des filles leur vagins ayant déjà été comblés par Jacou aujourd’hui, entrent et sortent, pour leur plus grand plaisir, et gémissent en chœur.

     Cela dure un bon moment, elles jouissent, mouillent sans arrêt, et d’un coup, simultanément, les garçons éjaculent, criant leur joie et remplissent encore les vagins de leur foutre. Couchés sur elles, ils récupèrent, halètent, épuisés de tant de dons, puis se retirent doucement, et enlacent leurs amantes exténuées et extasiées, mais enchantées de leur avoir appris ce que sont les filles.

      Les garçons, comblés emmènent les filles aux douches, les frottent doucement, passent leurs mains sur tout leur corps, tandis que les filles nettoient leurs corps et leur pénis, à nouveau en érection. Puis après un séchage vigoureux, ils retournent dans la salle commune se reposer en attendant le repas du soir.

  

 

  Chambre A

 

           Manon, Achille

 

   Manon emmène Achille par la main, c’est la première fois qu’Achille prend la main d’une fille, qui lui paraît si douce, si fragile. Manon installe Achille sur le ventre, et avec une huile stimulante que lui a donné Jacou, caresse et masse doucement le dos, les bras d’Achille, qui trouve cette sensation très agréable. 

     Quand elle arrive à la nuque, Achille a un frisson qui lui envahit l’échine, et pousse un « Haaaaa ! » de plaisir, alors qu’elle redescend le long de la colonne, arrive sur ses fesses qui frissonnent doucement. Jamais il n’avait eu de contact aussi doux sur son corps, et exprime un murmure de satisfaction,

     Manon continue sur ses cuisses et descend jusqu’au pieds, masse doucement les orteils. Puis elle demande à Achille de se retourner sur le dos, et recommence ses caresses huilées sur son ventre et remonte sur son poitrail, tourne autour des seins en spirales aboutit aux mamelons puis aux tétons. Achille est subjugué par les effets de ces caresses, ses tétons sont tout gros, tout durs, il sent comme des vibrations dans son poitrail.

      Manon caresse maintenant son cou, remonte de chaque côté du visage, lui masse les tempes. Achille a les yeux fermés, son cœur bat à vive allure, il gémit des « Mmmmmmm ! » de plaisir. Manon commence ensuite par les pieds, les jambes, les cuisses, Achille sent son sexe grossir, pour finalement se dresser droit comme un « I » lui faisant ouvrir les yeux, étonné.

     Manon caresse le sexe et les bourses, des deux mains, et Achille pousse des gémissements de satisfaction, jamais il n’aurait pensé que son pénis puisse réagir aux caresses ! Il a bien sûr déjà eu des érections, naturelles au réveil chez les hommes, mais toujours cachées car dictées par Satan, donc impures et tabou, mais là c’est différent ! Manon saisit maintenant son phallus à pleine main, le masturbe, titille les bourses de l’autre main, Achille râle des « Hoooo ! » « C’est bonnn ! » de plaisir.

     Puis elle le prend dans sa bouche, en une fellation lente, caresse les tétons d’Achille, qui exulte, et pousse des cris de plaisir. Jusqu’à ce qu’une onde chaude s’empare de tout son corps et monte, vers son phallus gonflé, pour enfin provoquer une éjaculation violente, faisant se redresser le garçon, surpris, il crie un grand « Rhaaaa ! » de jouissance et remplit la bouche de Manon.

      Pour la première fois, il éprouve un plaisir immense, et remercie Manon pour ces massages hors du commun ! Manon s’installe alors sur lui, et lui prend ses mains pour se faire caresser les seins, ce qui l’excite au plus haut point, et avance sa bouche vers ses lèvres, lui donne un baiser puis force la bouche et l’embrasse langoureusement.

      Achille serre les seins de Manon, pince les tétons, son sexe se raidit à nouveau, et Manon glisse ses fesses en arrière, jusqu’à ce que le phallus soit introduit et glisse dans sa vulve.  Elle se redresse, fait des mouvements de haut en bas,

     Achille a les yeux écarquillés, il ne comprend pas vraiment mais éprouve un plaisir immense à ce qui se passe ! Manon accélère le mouvement, en poussant des « Ho ! » « Ho ! » « Ho ! » chaque fois que le pénis arrive au fond du vagin, et cogne l’utérus. Achille aussi pousse des grands râles, « Hohoo ! » « Rhhhaaa ! » « Haa ! » « Mmmmmm ! » « Hoaaaaaa ! » des grognements sourds, et sent qu’il va à nouveau exploser, ce qu’il fait dans un hurlement de jouissance.

     Manon en plein orgasme se vide en tremblant sur cette verge qui grossit encore à chaque giclée. Manon n’en peut plus de jouir et, les yeux révulsés, s’écroule Sur Achille qui continue à se vider en saccades, et serre Manon dans ses bras.

      Ils restent ainsi, le temps de récupérer un semblant de souffle, et Manon embrasse goulûment Achille, toujours planté au fond de son vagin. 

     Après un bon moment enlacé par Achille, elle se retire, se couche à côté de lui, son regard croise celui d’Achille et ils sourient, leurs ébats les ont anéantis !

      Achille veut maintenant, malgré son état d’épuisement, voir comment elle a fait avec son ventre pour lui apporter tant de jouissance. Il se met à genoux face à elle, examine ce bas-ventre ou coule encore un mélange de leurs fluides.

      Manon écarte bien les cuisses pour lui montrer et lui expliquer les lèvres, le vagin où son membre a pénétré, et promet à Achille qu’une prochaine fois elle lui montrera comment il peut lui apporter le bonheur s’il embrasse, lèche, suce ces chairs roses.

     Achille, après deux éjaculations se sent tout faible, il se lève, la tête tourne, Manon l’emmène à la douche et le garçon se laisse frotter énergiquement par Manon, pour reprendre de la vigueur. Il est temps de rejoindre les autres, Manon est en retard pour dresser la table du repas du soir !

Annexe 14 :  Jeudi 26 mars

 

L’Orgie

 

          Jacou, Dillon, Anatole, Xavier, Charles, Achille, Armand, Le Borgne, François, Gabin,

          Hugues, Joseph, Marianne, Mariette, Manon, Josiane, Josette, Ingrid, Chantal.

 

    Les garçons sont là, ils ont fait une sieste, ils ont pris une douche, ils ont poussé les tables et installé des coussins partout dans la grande salle. 

     Anatole est parti chercher ses copines, il ne devrait pas tarder à arriver. 

     Jacou est là, il a prévu quelques onguents et autres potions en cas de faiblesse, et avec l’aide de Dillon, il installe un coin de boissons, afin d’abreuver ceux qui se seront déshydratés. Josiane et sa cousine Joelle arrivent, les bras chargés de serviettes, pour essuyer les débordements, disent-elles avec un large sourire.

      - Marianne et Mariette arrivent ensemble, et s’installent sur les coussins, aussitôt envahis par les garçons qui comptent bien profiter en premier de leurs faveurs !

      - Josette s’approche d’Alix, sourit, et le prend par la main pour aller se vautrer sur un coussin. Le jeune garçon admire les petits seins de Josette, et les caresse doucement tandis que Josette lui caresse les cheveux, Alix en tremble de plaisir.

     - Josiane, elle, voudrait bien intéresser Jacou, qui lui plait bien, en homme mur, et s’approche de lui pour l’embrasser sur la bouche. Jacou se laisse faire, et caresse le corps de Josiane, le dos, la croupe, puis la serre contre lui. Elle sent sa verge qui gonfle contre son ventre, et lui pelote les fesses.  Ils s’installent à leur tour sur des coussins, et s’enlacent en s’embrassant.

     - Armand et Gabin s’installent aussi face à face, et finissent par se sucer mutuellement le sexe en un soixante-neuf tout se caressent mutuellement les tétons. 

     - François et le Borgne, s’étaient mis d’accord, ils rejoignent Armand et Gabin, et tous les quatre forme un cercle de fellation langoureuse, et poussent des « Mmmmmm ! » étouffés par les sexes en bouche.

     - Mariette est assise sur Charles, épanoui qui se laisse frotter le sexe par la vulve de la blonde qui couine des « Hoooo ! » « Hoooo ! ».

     - Marianne alpague Achille pour lui faire une fellation endiablée.

     - Alix est maintenant à genoux devant Josette, elle a les cuisses bien écartées, et Alix s’approche, la pénètre doucement et circule lentement en elle. Elle gémit des « Ho » « Oui ! » « Ouiiii ! », et tient de ses mains ses bourses et son pénis afin qu’il ne quitte plus la chaleur de son vagin, elle le laisse à peine bouger.

     - Jacou prend Josiane en levrette, lui donne des coups de butoir, et elle crie « Oh ! » « Hoooo ! » « Oh « ! « Ahhh ! » « « Ho ! » de plaisir, mouille sa verge qui cogne au fond de son vagin.

     - Manon s’installe à quatre pattes au milieu des quatre garçons en train de se sucer, alors François se redresse et entreprend de pénétrer l’anus de Manon, qui jouit tout de suite, François continue, Armand pénètre François, le Borgne prend Armand, Gabin pénètre le Borgne !

      Voyant ce train en train d’onduler, Dillon arrive et prend Gabin, qui hurle un « Haaaaa ! » de plaisir, il sent l’énorme pénis de Dillon s’enfoncer en lui. Après quelques vas-et-viens, il éjacule dans l’anus du Borgne, tandis que Dillon déchire l’anus de Gabin en une giclée énorme tout au fond de lui. Les deux derniers du train se retirent, François se lâche dans Manon, éprouvée par la jouissance, qui se retire du pénis de François, et se couche, épuisée.

    Anatole arrive avec Chantal Iser, une belle plante brune aux seins comme des pastèques et une croupe d’enfer, et Ingrid Leskigson, une grande rousse et sa poitrine énorme, son pubis bombé et des lèvres qui pendent entre les jambes, rose foncé.

     -Alix, dans un grand « OOOOOH ! », se vide dans Josette qui hurle « Haaaaa ! » « Ouiiiii ! » de plaisir et tient fermement son pénis au fond de son vagin. C’est vraiment du bonheur, dit-il à Josette qui sourit.

     - Dillon, voit Ingrid, entreprend avec elle une série d’attouchements sur tout le corps, et couche Ingrid sur le dos, pénètre son vagin bien profondément. Ingrid est plus que ravie de sentir bien profondément en elle ce long et gros pénis qui l’emmène rapidement avec des « Hiii ! » « Hoooo ! » « Hiiiiii ! » vers un orgasme des plus forts, et manque de percer le tympan de Dillon.   Mais il continue à œuvrer en elle, en de longs mouvements qui la font crier de plus belle.

     -  Joseph, voyant Josette, lui demande de monter sur lui ce qu’elle fait avec enthousiasme, et très vite Joseph, qui essaie d’abord de se retenir, trouve cela trop rapide, finit par jouir en Josette alors qu’elle a un orgasme et vibre de tout son corps. 

     - Jacou continue de donner des coups dans le ventre de Josiane, qui, ne pouvant plus crier, gémit des « Hohohoho ! » de plaisir jusqu’à l’éjaculation en jets saccadés qui la font orgasmer, en spasmes répétés...   Puis ils se couchent sur le côté, tous les deux, Jacou toujours en Josiane.

     -  Mariette après plusieurs minutes de son manège, arrive à faire cracher Charles qui gémit doucement, « Mmmmmmm »la verge en feu.

     -  Marianne et Achille se sont assis en face l’un de l’autre et il la pénètre doucement, entre de plus en plus, puis ressort brutalement pour rentrer encore, et ce jeu dure depuis un bout de temps, les deux halètent sous les mouvements d’Achille. 

     - Armand fait jouir François, sa verge pend, dégouline de sperme en cascade, et jouit en François, en même temps que Le Borgne, l’anus plein du sperme de Gabin, se vide en Armand.

     -  Manon est au coin de boissons, elle discute avec Hugues qui fait son timide, alors elle s’agenouille devant lui, elle lui prend son sexe et ses bourses dans sa bouche, les triture avec sa langue. Hugues a du mal à tenir debout, et se tient au meuble, fermement pendant que Manon lui fait des frissons dans tout son corps.

     - Anatole, debout derrière Chantal, la fouille doucement de son long membre, elle jouit fort sur son pénis, et accentue les mouvements, se penche en avant.

     - Dillon éjacule, Ingrid lâche toute la mouille en fontaine, inonde la toison de Dillon qui l’embrasse avec ardeur, avant de se retirer, tout doucement, pour le plus grand plaisir d’Ingrid !

     -  Marianne aimerait une double pénétration, alors Joseph rejoint Achille pour lui forer l’anus, tandis que Achille lui remplit le vagin.  Puis ils inversent les rôles, Achille couché sur le dos, Marianne se pénètre l’anus du membre d’Achille, lui tourne le dos, Achille la retient par sa chevelure, les jambes bien écartées pour prendre le pénis de Joseph au fond de son vagin.  Ils éjaculent ensemble, Marianne crie des « Haaa ! » « Hoooo ! » « Haaaoooo ! » « Ho ! » en plein orgasme.

      – Josiane se couche, les jambes écartées et demande que tous les garçons la pénètrent, et jouissent en elle !

     - Alix est le plus prompt, il la pénètre et en quelques coup éjacule en gémissant un « Ohooooo ! », c’était du rapide !

     - Le Borgne s’essaie à son tour et parvient rapidement à ses fins. 

     - François y va, s’active vivement Josiane crie des « Ha ! » « Ha ! » « Haaa ! » de plaisir, et jouit en elle.

     - Gabin, qui a pris plaisir à pénétrer les femmes la fourre aussi, son vagin dégouline du sperme de ses prédécesseurs, et il rajoute sa dose, en un « Mmmmmm ! » étouffé.

     -  Armand arrive, et crache rapidement sa semence, et émet un murmure de plaisir. - Achille vient s’introduire à son tour, force son pénis tout au fond de son vagin, chasse le sperme qui était au fond, pour y mettre le sien, et crie « Ouiiii ! ».

     - Charles se couche aussi sur Josiane, et lui donne de grands coups, pousse des » Han ! » « Han ! » « Han ! » « Han ! » jusqu’à ce qu’ils jouissent tous les deux.

      -Joseph, lui aussi s’y met, et œuvre un petit moment, n’arrive pas à jouir, alors Josiane lui prend son testicule en le serrant, et déclenche un puissant jet de sperme et un cri rauque.

      - Xavier hésite voyant la mare de sperme devant et dans le vagin de Josiane, mais elle le tire vers elle, et lui saisit le pénis, l’introduit en secouant son bas-ventre, et pousse des cris aigus jusqu’à ce que Xavier jouisse, d’un jet formidable !

      - Hugues, lui, est toujours dévoré par Manon, debout, en train de se vider dans la bouche de Manon déjà rempli de son sexe et ses testicules et le sperme jaillit aux commissures de sa bouche.

     -  Dillon termine Josiane dans un fougueux assaut, la fait hurler des « Ho ! » « Ho ! » « Ho ! » à chaque pénétration, ressort et rentre violemment en elle, cogne dur contre son utérus. Elle n’en peut plus, et s’évanouit vraiment, tandis qu’il lâche sa semence sur son ventre, il râle un grand « Ouahhh ! » et se masturbe.

      - Jacou veut bien essayer Ingrid, qui se fait prendre en levrette, puis Jacou se couche sur le dos et Ingrid se pénètre l’anus avec ardeur. Jacou finit par jouir dans son anus, Ingrid n’en peut plus de jouir !

      -  Josiane, qui a repris conscience reste allongée les yeux mi-clos elle récupère doucement, son vagin expulse encore le sperme des assauts qu’elle a pris, le dernier par Dillon l’a complétement rempli et anéantie !

     -  Ingrid veut maintenant goûter le petit sexe de Hugues, et dans un soixante-neuf lui suce le gland, le pénis, les bourses, tandis que Hugues, à moitié étouffé par le vagin encore mouillé d’Ingrid lui lèche le clitoris qui devient énorme entre les grandes lèvres qui frémissent en son entre-jambe. Puis elle monte sur lui et introduit tout l’appareil génital de Hugues dans son vagin elle serre les testicules et le vagin tandis qu’il serre les énormes seins d’Ingrid se ses deux mains.

      -  Anatole est toujours sur Chantal qui de jouissances en orgasmes n’en peut plus. Alors Dillon, comme s’il avait pitié de Chantal va derrière Anatole et le pénètre jusqu’à la garde, ce qui surprend Anatole qui hurle, jamais on ne l’avait pris comme cela ! Il finit, dans un hurlement puissant par se vider en Chantal, qui hurle aussi tellement le membre d’Anatole a grossi pendant qu’il jouit. Et Dillon remplit de foutre l’anus d’Anatole ! c’est cadeau ! dit-il !

     - Hugues n’en peut plus, il éjacule tout ce qu’il a, mouille ses testicules de son propre sperme le tout dans le vagin d’Ingrid. Elle se penche alors sur lui, le nettoie et lèche tout son appareil ce qui le fait encore trembler de plaisir.

      - Jacou en profite pour lui mettre son pénis dans la vulve, il adore triturer ses lèvres qui pendent tandis qu’il la fouille, ses mains titillent en même temps son gros clitoris tout gonflé. Ingrid demande à Jacou d’arrêter avec les mains, elle jouit sans arrêt, et l’incite à la pénétrer à fond ! Jacou s’exécute, et très vite se vide, puis se retire.

      - Xavier, rêve depuis longtemps à cela, il la voit à l’auberge de Laudrefang, et voit Ingrid toujours à sucer le pénis et les bourses de de Hugues, veut réaliser son fantasme, faire l’amour à Ingrid ! Il lui demande si elle accepte, un « MMMM » signifiant un oui ! Il pénètre donc Ingrid en levrette, n’en croit pas sa verge, et la secoue frénétiquement, à toute vitesse, comme si cela risquait de s’arrêter !  Les cris simultanés de Hugues, qui décharge encore une fois, et de Xavier, qui fait déborder le vagin d’Ingrid avec sa semence, la font hurler en un orgasme puissant et tremble de tout son corps.

     Un à un les cris, râles couinements et soupirs s’estompent, et un silence finit par régner, juste quelques respirations encore haletantes s’entendent. Jacou distribue à toutes et tous un petit verre d’une potion dont il a le secret, et chacun sent sa forme revenir.

      L’heure du repas est passée depuis un moment, des fortifiants sont à disposition. Tout ce beau monde se retrouve sous les douches collectives, chacun frottant et nettoyant son voisin ou sa voisine, et quelques envies reviennent sous les frottements, quelques pénétrations se tentent, et quelques cris s’échappent à nouveau du brouhaha général.

      Mais, une fois douchés et séchés, tous les participants se retrouvent dans un coin de la pièce, épuisés mais heureux, buvant des alcools que Child a mis à disposition pour les requinquer.

      On se souviendra longtemps de cette soirée, comme personne de tous les participants n’en n’ont jamais fait ! Jacou annonce que demain, c’est grasse matinée, y compris pour les filles, et que tout cela sera l’exercice de la fin de matinée pour toutes et tous : rangement et nettoyage général !

      Les cousines invitent les jumelles à dormir dans leurs appartement, Dillon dormira avec les garçons dans le dortoir, Jacou et Manon dormiront dans son cabinet de soins, et Anatole a un grand lit près de la chaudière, ou il invite ses deux copines pour la nuit.

      Et tout le monde va se coucher.

      Jacou, ayant Manon dans son lit, lui fait encore une fois l’amour, doucement, et ils s’endorment l’un dans l’autre.

     Anatole fait de même avec Chantal et Ingrid, qui après s’être sucées mutuellement, profitent encore une fois de son long pénis, tour à tour, et s’endorment une dans chaque bras d’Anatole.

     Dillon fait un tour dans la couche de Joseph, et le pénètre sans bruit, se vide une dernière fois, et s’endort son long et gros pénis au fond de l’anus de Joseph qui apprécie vraiment cette dernière gâterie.

      Les cousines Josette et Josiane, et les jumelles Mariette et Marianne, se donnent encore du plaisir entre filles se masturbent l’une l’autre, et se pénètrent doucement de leurs doigts, et jouissent toutes les quatre doucement, repues, épuisées.

 

 

Annexe 15 : Dimanche 29 mars

Les quartiers d’Anatole

 

               Josette, Josiane, Anatole

 

   Anatole fait le tour de la bâtisse, et arrive enfin dans ses quartiers. Il offre à boire à Josiane et Josette, qui n’arrêtent pas de parler mentalement entre elles. Elles ont élaboré un plan de chasse, et Anatole est le gibier !

     Anatole, la verge qui pend, doit se mettre à quatre pattes, telle une vache, il va être trait par Josiane. Josette, à genou devant Anatole, lui offre ses seins, il doit boire au sein.  Il commence donc à téter le sein gauche de Josette, puis le sein droit, puis le gauche, le droit…

      Les tétons se durcissent de plus en plus, tandis que Josiane commence à traire la verge d’Anatole qui grandit, se rigidifie, et se redresse à l’horizontale sous son nombril.

      Josette, les tétons durs comme du marbre, se met debout et offre à Anatole, sa vulve et ses lèvres qu’il suce avec entrain. Josiane s’est glissée sous lui, et remplace ses mains par sa bouche, pour une fellation puissante qui le fait gémir des « Mmmmmm ! », la bouche maintenant pleine des lèvres de Josette.

      Josiane glisse encore vers les seins d’Anatole, pour les palper puis les sucer, et Anatole baisse son postérieur, sa longue verge gonflée en face du vagin de Josiane. Il la pénètre doucement, pouce par pouce, jusqu’à la rencontre de son utérus, se retire tout aussi doucement, et revient encore plus lentement.

     Josiane pousse des « ahah » de plaisir, tandis que Josette lâche sa mouille et gémit dans la bouche d’Anatole et se pince les tétons qui suintent. Puis, sans mot dire, elle se met à quatre pattes, Josette se retire d’Anatole et se couche sur le dos de Josiane, et dit à Anatole : « essaie-les ! »

     Il a compris, et se met à genou derrière les filles, prend le trou du haut, l’anus de Josiane, va au fond, se retire et pénètre son vagin, se retire, pénètre l’anus de Josette, se retire, puis dans son vagin, à nouveau son anus, le vagin de Josiane, son anus, son vagin, l’anus de Josette, son vagin, son anus, le vagin de Josiane, son anus, et ainsi de suite un nombre élevé de fois.

      Chacune ressent un plaisir non dissimulé dans ces allers-retours d’un orifice à l’autre et elles gémissent de plaisir, en jouissant à chaque pénétration.  Il accélère la cadence et pousse à fond à chaque assaut, elles hurlent de joie, et d’un coup, il fourre l’anus de Josiane et le laboure rapidement jusqu’à l’orgasme qu’elle exprime en tremblant, faisant trembler Josette avec elle.  Il fait de même avec l’anus de Josette qui finit par s’écrouler, Josiane sur son dos, elle a des spasmes orgasmiques saccadés. Anatole prend alors pour cible le vagin de Josiane, qui tremble encore, et la travaille à toute allure, son membre cogne avec force au fond de son vagin.  Elle hurle de plus belle tandis qu’il se retire brutalement pour fourrer le vagin de Josette qui vite n’en peut plus et lui crie d’arrêter, ce qu’il n’écoute pas !

      Il veut maintenant jouir, et sentant sa sève qui grimpe dans son pénis, envoie une giclée au fond du vagin de Josette, se retire pour gicler dans celui de Josiane, se retire pour cracher dans l’anus de Josette et finit dans celui de Josiane.

      Les deux filles sont assommées elles gémissent toutes les deux alors qu’Anatole s’écroule sur elles, il donne des coups de rein incessants, sa verge pénètre les filles au hasard de la proximité de leurs ouvertures béantes, qui dégoulinent de sperme et de mouille jusqu’à ce que sa verge ne soit plus assez rigide pour continuer.

      Ils restent ainsi un moment Josette est écrasé par le poids des deux corps inertes sur elle, et l’ensemble de chairs en sueurs bascule sur le côté, dans un grand gémissement des trois amants. Ils discutent encore un moment, se désaltérant après ces ébats violents, et vont prendre une douche tous les trois, ensemble.

     Anatole, après s’être laissé nettoyer par les cousines, est à nouveau au garde à vous, mais ni Josette, ni Josiane n’ont la force de recommencer ce soir !

     Elles expliquent encore à Anatole en quoi consiste le pouvoir qu’elles ont acquis. Anatole est très intrigué, et demandera à Jacou demain ce qu’il en est. Sur ce, elles prennent congé.

     La nuit est déjà bien avancée quand elles regagnent leur quartier, juste à côté.

Annexe 16 :  Lundi 30 mars

 

Chambre A

 

           Marianne, Alix   

                               

     Marianne emmène Alix, qui sent déjà une érection, dans la pièce, Alix lui demande de le sucer ce que fait Marianne, à genoux devant lui. Elle le couche ensuite sur le lit, et grimpe sur lui, sa vulve frotte son pénis, puis se fait envahir par celui-ci.

     Alix gémit de plaisir. En cadence, Marianne se prend la verge d’Alix jusqu’au bout, et Alix éjacule rapidement, tellement il avait envie. Puis, il couche Marianne sur le dos, et lui écarte les cuisses, sa bouche s’approche de son clitoris et l’engloutit tandis que sa langue le triture fermement. La blonde pousse des râles de plaisir, et jouit dans la bouche d’Alix.

      Il la retourne, et son sexe, à nouveau d’attaque, la prend dans l’anus, d’avant en arrière glissant dans l’orifice serré, et éjacule à nouveau en elle.  Marianne est satisfaite, Alix se retire et se couche sur le lit, content. Ce rapport dont il avait tant envie se termine ainsi, ils vont prendre une douche, et séchés, reviennent à la salle commune.

 

 

Chambre B

 

           Mariette, Charles, Xavier  

                                                   

    Mariette veut à nouveau profiter de deux garçons. Elle les masturbe, à genoux entre eux debout, les suce à tour de rôle, les garçons ont les yeux fermés, et apprécient ce pompage de leurs phallus.

     Puis, elle couche Charles sur le dos, et s’enfile son pénis dans son vagin, demande à Xavier de lui pénétrer l’anus violemment. Elle jouit fort en lâchant sa mouille sur le ventre de Charles, tandis que Xavier la fourre tant qu’il peut, jusqu’à ce qu’il éjacule, et lui remplisse l’anus. 

Xavier se retire, enjambe Charles et face à Mariette toujours sur Charles, se fait nettoyer la verge qui dégouline encore de son sperme. Cela ne tarde pas à lui redonner de la vigueur !

     Alors Mariette se retourne, restant enfoui par Charles, se penche en arrière, et dit à Xavier de la pénétrer aussi dans le vagin, de venir à fond et ne plus bouger. Elle avance et recule alors, les deux verges tantôt tout au fond du vagin, tantôt presque sorties, dans un mouvement rapide qui la fait orgasmer et gicler sa mouille sur les pénis. Charles éjacule en des jets saccadés, Mariette alors s’arrête, les hommes bien profonds en elle, et Xavier alors, dans des grands coups de son bassin, pousse son pénis jusqu’à lâcher sa semence aussi contre son utérus. Elle hurle des « Haaaaa ! » « Haaaaa ! » « Haaaaa ! » de jouir encore et encore, et se couche sur Charles, Xavier se couche sur elle.

     Ils restent ainsi pendant que Mariette, en contractant son vagin, expulse les deux sexes, dans une mare de sperme. Puis, ils vont prendre une douche, Mariette nettoie bien les deux verges pendantes, qui se redressent pour l’occasion, alors que les garçons lui nettoient de leurs doigts l’intérieur de son vagin, la faisant jouit une dernière fois.

 

 

Chambre C

 

          Manon, Joseph, Hugues   

                                                      

     Manon est couchée sur le dos, Hugues sur elle devant son visage, elle prend le sexe de Hugues dans sa bouche, alors que Joseph, lui écarte les cuisses et la pénètre doucement, son sexe disparaît au fond du vagin.

     Puis, elle introduit dans sa bouche les testicules de Hugues avec son pénis, aspire, lèche, triture son appareil et Hugues se lâche d’un coup crie sa joie en un grand « haaaa », Joseph accélère la cadence, fait trembler les cuisses de Manon en plein orgasme, et se répand dans son corps, en gémissant allégrement.

     Manon alors avale la substance de Hugues, et se met accroupie, masturbe les deux verges qui durcissent sous ce traitement, tandis que les garçons lui triturent les seins et les tétons.  Cela les excite tellement que les deux ensembles éjaculent dans les mains de Manon, étonnée de la rapidité de cette deuxième fournée !

      Ils en restent là, vont se doucher, et se sèchent mutuellement, se frottent énergiquement.

 

 

Chambre D

 

          Armand, Gabin, Le Borgne, François

 

     Les quatre garçons se connaissent bien maintenant.  Ils se pénètrent l’un derrière l’autre, essaient toutes les combinaisons. Armand devant, Gabin derrière lui, Le Borgne derrière Gabin, et François derrière Le Borgne. Puis, Armand toujours devant, François derrière, suivi de Gabin et Du Borgne. Ensuite Armand, Le Borgne, Gabin, François. Puis François passe devant, Armand, Gabin, Le Borgne. Et François, Le borgne, Armand, Gabin. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous aient et soient fouillés par les autres.

      Ce manège dure un moment, puis se couchant, ils se fellationnent jusqu’à l’éjaculation de chacun. Armand jouit dans la bouche de François, puis Gabin dans celle du Borgne, puis le Borgne dans celle de François et enfin François jouit dans la bouche d’Armand. Cette partie à quatre était un plaisir, et sous la douche, ils se masturbent chacun pour bien nettoyer leur sexe englué.

 

 

Buanderie

 

          Josette, Josiane, Achille, Dillon

 

        Josette et Josiane descendent dans leur buanderie, Dillon et Achille sur leurs talons, et à peine dans la buanderie, les garçons prennent les filles debout par derrière, les pénètrent avec ardeur, Achille dans l’anus de Josiane et Dillon au fond du vagin de Josette.

      Les filles hurlent des « Ho ! » « Ho ! » « Ho ! » « Ho « ! et les garçons lâchent leur sperme rapidement en elles. Puis ils se couchent dans les linges au sol et Josette entame une fellation sur le monstre de Dillon, l’enfonce dans sa gorge et tousse, recommence, tandis que Josiane suce le pénis d’Achille, en le sodomisant de deux doigts qui fouillent son anus.

      Ces méthodes ont tôt fait de leur redonner de la vigueur. Josette se pénètre de la verge de Dillon, et Achille la prend par l’anus, tous les deux en cadence, Josiane lui suce les tétons, jusqu’à son orgasme qui la fait se sauver de l’emprise des garçons.

    Alors ils prennent Josiane, laissent Josette trembler en gémissant, Achille dans son vagin et Dillon en force dans son anus serré, ils manœuvrent frénétiquement et Josiane, qui n’en peut plus de jouir essaie de se retirer. Mais les garçons la serrent, Achille envoie son sperme au fond de Josiane dans un grand râle, et Dillon la ramone encore un peu avant d’éjaculer en giclées puissantes, qu’il envoie avec sa verge au fond de son anus. Josiane tremble de tout son corps, son sur-orgasme la met en pamoison, elle gémit doucement sans pouvoir s’arrêter, jusqu’au retrait des pénis des garçons.

      Belle partie, rapide, mais Oh ! Combien agréable ! La douche remet les filles en état après leurs orgasmes, et les quatre jeunes remontent rejoindre les autres.

 

 

 

Annexe 17 :   Mardi 31 mars

 

La douche de Pierre

 

              Marianne, Mariette, Pierre

 

    Marianne et Mariette emmène pierre dans la bâtisse, à côté des chaudières il y a une douche. Elles demandent à Josette et Josiane, affairées dans leur buanderie, de préparer des habits propres, qu’elles voudront bien lui apporter après la douche. Les cousines sourient, elles savent bien que cela va être une bonne douche !

     Pierre se laisse déshabiller par les jumelles qui se sont déjà débarrassées de leur tunique, Il admire la plastique de leurs corps et acquiesce volontiers de se laisser laver par les mains douces qui le frottent sur tout son corps.

     Pierre a trente-cinq ans. C’est un grand homme, de presque sept pieds, ses cheveux longs noirs descendent dans sa nuque, coupés en frange sur le devant. Il a un corps musclé par les travaux qu’il effectue à l’abbaye, des bras puissants, un poitrail large, avec des pectoraux imposants, et un ventre dur où les abdominaux sont bien visibles. Son pubis est orné d’une toison noire bien ample, dessous apparaît son membre viril, qui déjà au repos à une longueur de huit pouces, il est d’une épaisseur hors du commun ! deux pouces ! Ses testicules, rondes, grosses, sont poilus.

     Sa longueur est suggestive, les filles ne s’y trompent pas et entreprennent de la nettoyer vigoureusement ce qui la met en érection, longue de seize pouces et large de quatre pouces, le plus gros sexe qu’aient vu les jumelles !

      Ils sont tous les trois sous la douche, qui coule à flots, se frottent les uns les autres, Pierre palpe, titille, serre les seins et les fesses sans discernement, sa verge effrontément dressée devant lui. Mariette se tourne, et offre sa croupe, que Pierre sans attendre pénètre doucement, sous des « Waouh ! » de surprise tellement sa vulve est écartée par le large phallus de Pierre.

      Il la pénètre entièrement, Mariette pousse des cris et hurle des « Haaaa ! » « Haaaaa ! » « Hooo ! » « Haaaaa ! » de plaisir quand il commence à se mouvoir en elle, jusqu’à flancher sur ses jambes d’un orgasme rarement ressenti, se retire et reste prostrée en tremblant contre les jambes de Pierre.

   Marianne en profite pour prendre en bouche ce pénis énorme, puis elle s’accroche à son cou et Pierre la tient dans ses bras pour la pénétrer fortement, les jambes de Mariannes tremblent de chaque côté de son corps tandis qu’il fouille son vagin et cogne son utérus dans le fond, en secousses répétées.

     Marianne jouit sans arrêt, son liquide coule le long des jambes de Pierre. Il éjacule alors, dans un grand « Rhhhaaa ! » de jouissance, cri reprit par Marianne qui hurle des « Hiiiiii ! » « Hiii ! » « Hiii ! » « Hiii ! » « Hiii ! », elle sent cette marée lui inonder l’utérus. Son éjaculation ne s’arrête plus, Marianne prend giclée sur giclée, et reste bien contre ses testicules poilus.

     Son sperme, à l’étroit dans son vagin déjà rempli de sa verge, finit par s’échapper sur les cuisses de Pierre, Mariette, se met à genoux, et le lèche, et lèche ses boules en même temps.

     Puis, Pierre se retire doucement, ce qui donne encore des frissons à Marianne, il la pose sur le sol de la douche, ses jambes restent écartées et pliées sur son bassin.

     Après un moment, Pierre relève les filles et les embrasse goulûment tandis qu’elles lui masturbent encore le sexe et les boules, pour son plus grand plaisir. Puis, douchés, ils se sèchent, Les cousines Josette et Josiane, entendent bien sur depuis la buanderie à coté ces ébats, et attendent la fin des « hostilités » pour apporter à Pierre des habits propre pour repartir.

      Pierre voit ces deux brins de filles, nues devant lui, et leur sourit, leur promettant de revenir livrer le charbon et prendre une douche avec elles, si elles le veulent bien !

     Elles qui n’ont d’yeux que pour son bas-ventre se réjouissent de cette future toilette ! Les jumelles rigolent, elles s’imaginent déjà les cris des Cousines sur cette énorme verge !

      Puis, une fois habillé, il reprend les rênes de sa charrette, et les jumelles qui ont à nouveau enfilé leur tunique, vont lui ouvrir le portail.

 

 

 

Annexe 18 : Mardi 31 mars

Les quartiers de Manon

 

             Manon, Anatole

 

    Manon descend dans ses quartiers, sur une table basse elle sert deux verres d’une liqueur que prépare son père, avec les fruits et l’alcool du Fernand.

     Anatole arrive, entre-temps il a laissé libre cours à sa pensée, et Manon pouffe de rire quand elle le voit arriver en pleine érection ! Ils trinquent ensemble, la liqueur leur fouette le gosier et l’esprit, et Anatole a l’impression que sa verge grossit encore.

      Et pour cause, cette liqueur est faite pour cela !  Manon a des fourmillements dans son bas-ventre, et demande à Anatole de la prendre, là tout de suite sur la table basse sans aucuns préliminaires.

     Anatole s’exécute, et la pénètre bien à fond, puis vadrouille lentement dans son vagin, sa verge lui semble grossir encore, sous les cris de Manon qui jouit sans discontinuer, et explose dans un orgasme qu’elle hurle à tue-tête.

     Anatole continue, la retourne, et lui pénètre l’anus dans des « rhaaa ! » répétés sous des « Oh ! Oh ! » en réponse aux assauts de sa verge turgescente dans le trou serré. 

     Ensuite, il la retourne à nouveau, et la fouille rapidement, sa vulve frétille, et d’un seul coup, il lâche violemment une giclée de son sperme au fond du vagin, et continue ses vas-et-viens rapides et ses giclées, jusqu’il ait fini d’éjaculer, à moitié inconscient. Il n’avait pas joui aussi fort et aussi longuement depuis longtemps ! Manon est allongée, ses jambes pendent de chaque côté de la table, elle récupère doucement, le sperme dégouline sur la table basse, puis au sol, tandis qu’Anatole lui suce les tétons, la faisant gémir encore de plaisir. Puis il se lèvent, heureux de leur rapport, prennent une douche à coté, sous les regards amusés des cousines qui les voient passer devant la buanderie.

     Ensuite, enfilant sa tunique, elle va chercher les denrées que Child a déposées, et s’en va préparer le repas du soir. Anatole, encore un peu sous le coup de la liqueur, va s’occuper des chaudières et de l’éclairage du bâtiment.

      Chacun s’occupe. Les garçons jouent aux dés, aux dames. Dillon explique les règles du jeu d’échecs… Certains s’entraînent à communiquer mentalement, à se raconter des histoires… Josiane et Josette retournent dans leur buanderie.  Elles ont encore beaucoup à laver.

     Toutes les serviettes et les linges sont changés tous les jours, ainsi que les draps des lits. Jacou tient à une hygiène parfaite partout dans l’école. Cela représente beaucoup de travail.

     C'est pourquoi elles ont repoussé quelques demandes mentales des garçons, qui le comprennent très bien. Les jumelles regagnent leurs quartiers pour coudre quelques pièces de vêtements. Jacou leur a demandé de confectionner des costumes pour tous pour une fête prochaine, où l’école fera des « portes ouvertes » et invitera les familles des garçons ainsi que tout le village pour des festivités.

      En effet, tous les villageois se demandent ce qu’il se passe derrière ces grands murs, et Jacou veut leur expliquer et leur montrer ce qu’il en est. Elles préparent donc des costumes chatoyants. Tout le monde sera parfait dans ces habits somptueux.

     Manon, revenue avec les yeux qui brillent, prépare le repas du soir en souriant. Anatole allume les chandeliers, et va s’occuper des chaudières pour une bonne chaleur dans la bâtisse.

     Tout le monde passe à table, et mange de bon appétit. Il faut dire que la nourriture qui leur est servie est toujours copieuse, de bonne qualité.  Elle est l’apport nécessaire à la bonne forme des garçons, et Child, Berthe et Estelle se plient en quatre pour leur faire les meilleures préparations.

     Tout cela coûte un prix certain, mais Child a l’assurance des Glandières que tout sera réglé rubis sur l’ongle, selon la formule chère à Monseigneur Denis, l’évêque de Mettis.

     Après le repas, quelques digestifs sont servis, sans abuser, puis tout le monde va se coucher. Manon débarrasse la table.  Le lavage de la vaisselle dans l’office, elle ne s'en occupera que demain. Car ce soir, il lui tarde de se coucher, et elle sait pourquoi...  Anatole fait sa ronde. Plus personne ne déambule dans la bâtisse, il est temps d’éteindre les lumières,  il lui tarde à lui aussi d’aller dormir...

Annexe 19 :  Mercredi 1er avril

 

Les quartiers de Manon.

 

          Manon et Chantal

 

       Chantal est enchantée de l’accueil qui lui a été fait, et sympathise vite avec Manon. Les deux filles discutent, raconte leurs parcourt de vie. 

     Chantal avoue à Manon qu’elle est amante de Ingrid Leskigson, la serveuse de l’auberge, et que, bien qu’elle aime la compagnie des hommes, et particulièrement leur verge, elle préfère les filles.

      Manon, en s’asseyant à côté d’elle, lui dit aimer aussi faire l’amour entre filles ! Chantal a des seins énormes, comme des pastèques, et des mamelons rose foncé surmontés de gros tétons, que Manon ne peut pas s’empêcher de caresser, ce qui fait frémir Chantal.

     Du coup, elles s’embrassent, se caressent, se tritures les seins, se pincent les tétons.  Puis, se couchant, elles s’installent en tête-bêche, et chacune commence à sucer les lèvres et le clitoris de l’autre.  Elles éprouvent un grand plaisir à cela, puis une de leurs mains introduit deux doigts dans leur vagin, l’autre alterne les titillements des tétons, et elles continuent à sucer leur clitoris.

     Bientôt Chantal jouit, et éjecte le liquide chaud qui gicle sur la figure de Manon, en poussant de grands cris de jouissance, tout en continuant de lécher Manon et la fouiller de ses doigts. Ce qui fait jouir Manon, dans un tremblement orgasmique, qui mouille bien la figure de Chantal.

      Puis Manon lui montre un objet long, gros, en bois, recouvert d’une peau de mouton, lui expliquant qu’elle se fait plaisir en s’introduisant ce bâton dans son sexe.

      Alors, assises l’une en face de l’autre, les jambes écartées, elles s’introduisent le bâton qui fait quand même vingt pouces, dans leurs vagins. Ainsi reliées, elles ondulent, faisant glisser le bâton dans leur sexe, se rapprochant afin de le pénétrer profondément, le serrant de leurs muscles vaginaux, jusqu’à l’orgasme simultané qu’elles éprouvent en hurlant toutes les deux.

      Elles restent ainsi, le bâton a disparu dans leurs vagins, elles s’embrassent alors en se caressant tout le corps, et insistent sur leurs tétons gonflés par leurs titillements. Elles changent ensuite de position, Chantal se couche sur le ventre, Manon s’assoit à califourchon sur ses cuisses, et introduit doucement le bâton dans l’anus de Chantal, en faisant des mouvements lents, de plus en plus profondément.

     Chantal, qui n’a jamais eu de pénétration anale aussi profonde, gémit de plaisir, puis ses gémissements se transforment en hurlements tandis que Manon enfonce jusqu’au bout le bâton en lui donnant un léger mouvement de rotation. Là, Chantal, au sommet de son orgasme, tremble de tout son corps, en poussant de longs râles, jamais elle n’avait eu de telle jouissance !

     Manon retire doucement le bâton et se couchant sur le ventre, laisse faire Chantal, encore tremblante, qui saisit le bâton, et fouille l’anus de Manon, d’abord doucement, elle l’enfonce profondément, le ressort, et l’introduit encore, dans un va-et-vient de plus en plus rapide, que Marion accompagne de cris stridents, au rythme du bâton.

     Puis, sortant de l’anus, elle recommence la même opération dans son vagin, Manon est en pamoison, son vagin gicle sans arrêt sur la main de Chantal, et l’orgasme final la terrasse !

     Elle ne bouge plus, la fontaine de son vagin se calme, Chantal se couche à côté d’elle, et tourne Manon de façon à pouvoir l’embrasser. Leurs bouches se lient, leurs langues se nouent elles émettent toutes deux des bruits de plaisir, des « mmmmmm » de contentement, puis se mettant sur le dos, côte à côte, restent ainsi récupérant leur souffle, sans bouger. Elles répondent encore à Anatole qui passe devant leurs quartiers, puis, tirant une couverture, elles s’endorment.

     Anatole fait comme à son habitude la ronde du soir. il s’assure que tout le monde a regagné ses quartiers, il éteint les chandeliers, il regagne ses quartiers au rez-de-chaussée. En passant devant le logement de Chantal, il demande si tout va bien, si Chantal se sent bien dans cette bâtisse. Elle répond que oui, tout est bien, très bien...

 

 

Annexe 20 :  Vendredi 3 avril

 

La sieste

           Alix, Josiane, Charles, Josette, Manon, Le Borgne, Achille, Marianne,

           Mariette, François.

 

        Le mot d’ordre est de ne faire aucun bruit. Alix est dans le lit, Josiane vient se blottir contre lui, il la pénètre sans bruit et navigue lentement en elle, qui mouille et étouffe ses cris de plaisir.  Alix jouit en elle, en silence, elle jouit aussi, sans bruit.

     Charles et Josette s’embrassent, puis Charles s’enfonce doucement dans l’anus de Josette. Elle prend un plaisir à être ramonée ainsi, elle a un orgasme qu’elle retient au maximum, mais ne peut s’empêcher de lâcher un « mmm » quand Charles se vide en elle.

     Manon masse le poignet du Borgne, tandis que le borgne enfonce son pénis tout au fond du vagin de   Manon, qui jouit très vite, la main valide du Borgne sur sa bouche. Quelques coups de reins lui font cracher sa semence, sa bouche étouffée dans le cou de Manon.

     Achille pénètre Marianne, qui adore cet accouplement silencieux qui l’excite au plus haut point, elle palpe les testicules d’Achille qui éjacule en elle rapidement, et lui fait pousser un petit « hi ! » étouffé.

     Mariette adore le pénis de François dans son anus, qui fouille pendant un bon bout de temps, elle jouit en serrant les fesses et la verge de François qui explose dans ses entrailles, sans bruit.

 

 

Quartiers de Dillon

 

            Chantal, Dillon

 

      Dillon palpe les énormes seins de Chantal, elle masturbe son immense verge en même temps. Puis, couchant Chantal sur le dos, il vient en elle, doucement, avance son pénis de plus en plus profondément dans son vagin, il lui suce les tétons, l’un après l’autre, les rendant durs comme le roc et énormes.

      Chantal gémit, de plus en plus fort, Dillon glisse d’avant en arrière, rentre et sort, rentre à nouveau à fond, Chantal hurle et jouit fort, Dillon doit s’extirper pour laisser la mouille sous pression jaillir de son vagin.

      Puis, lui soulevant les jambes, il lui pénètre rapidement l’anus, elle exulte, il ressort et pénètre le vagin brutalement, la fouille à toute vitesse, ressort et lui pénètre une nouvelle fois l’anus, jusqu’à ses testicules.

     Chantal a un orgasme puissant, elle se recroqueville, mais Dillon insiste allant et venant avec son immense pénis dans l’anus de Chantal jusqu’à ce qu’elle hurle de plaisir tellement elle jouit fort.

 

 

Annexe 21 : Samedi 4 avril

 

Buanderie

 

               Josiane et Pierre

 

      Ils arrivent dans la buanderie, Pierre sans attendre retrousse la robe de Josiane, et fait jaillir son énorme verge, qu’il introduit doucement dans le vagin de Josiane, debout derrière elle.

     Elle n’a jamais rien senti de tel dans sa vulve, et, au fur et à mesure que le pénis s’enfonce en elle, elle gémit de plus en plus fort.

     Pierre, une fois au fond, ses testicules butent sur son clitoris, il entreprend de limer ce vagin, sous les hurlements de Josiane, couverts en partie par la rotation de la machine à laver. Il œuvre ainsi un temps, jusqu’à l’éjaculation, un jet puissant qui jaillit de son vagin alors qu’il se retire violemment, puis pénètre à nouveau pour encore lâcher son sperme au fond de Josiane, qui tremble de tout son corps en poussant des « OOOOOH » modulés par ses tremblements.

      Il ressort, le sperme coule à flot entre les jambes de Josiane, puis il remet son pénis dans le vagin et avance et recule doucement, Josiane n’en peut plus de jouir, tout son corps transpire ses beaux habits sont trempés de sueur et de sperme ! Puis il se retire, Josiane a encore la force de prendre dans sa bouche ce monstre, elle le suce, le nettoie, et Pierre le remballe dans ses brais.

   Josiane va vite à la douche à coté, et après s’être séchée enfile une tenue identique qu’elle a préparée, ainsi de d’autres pour les filles, au cas où cela est nécessaire de se changer sans être remarquée. Et le cas est !  Pierre, pendant ce temps, sort le linge mouillé de la machine, la recharge d’autre linges à laver, et relance le grand tambour. Josiane est satisfaite, un peu ragaillardie par la douche, personne n’a vu cet assaut que Pierre et elle ont vraiment apprécié !

Annexe 22 : Samedi 4 avril

 

Les quartiers d’Anatole

 

          Josette, Anatole.

           

      Tandis qu’Anatole fait le tour de la bâtisse pour fermer les fenêtres, les portes, éteindre les chandeliers, s’occuper des chaudières, Josette se rend dans ses quartiers, et s’installe sur le lit.

      Quand il arrive, Anatole voit Josette couchée, les bras tendus, les cuisses bien écartées, offerte.

     Il n’a fallu qu’un moment pour que sa verge se dresse.

     Il avance donc vers elle, en rampant sur le lit, et sa bouche rencontre les lèvres de sa vulve, qu’il aspire intensément. Sa langue prend le relais, pénètre le vagin déjà humide, lèche son petit bouton qui bientôt n’est plus petit du tout, gonflé par les coups de langue.

      Josette pousse des gémissements de satisfaction, puis, de plus en plus fort, de plaisir intense quand la langue entre et sort rapidement de sa vulve. Il continue de ramper, s’arrête aux tétons qui se dressent, durs, et arrive jusqu’à sa bouche, tandis que sa verge turgescente pénètre en elle.

      Ils s’embrassent fortement, en poussant des grognements étouffés, le bassin d’Anatole ondule, son pénis entre de plus en plus profondément, et sort doucement, pour repénétrer violemment jusqu’à la garde, ses testicules frappent son anus.

     Les jambes de Josette se referment, passent sur son dos, le serre, Anatole crie, Josette hurle, au rythme des coups de butoir qu’il donne maintenant avec son membre. 

     Un orgasme énorme la saisit, ses jambes et ses bras serrent le corps d’Anatole de toutes leurs forces, Anatole ne peux plus bouger, et, bien au fond du vagin, il éjacule une grande quantité de son foutre, en hurlant de jouissance.

     Ils se retournent, toujours l’un dans l’autre, et reste ainsi, Josette couchée sur Anatole, ils récupèrent leur souffle. Josette se tourne sur le ventre d’Anatole, et offrant sa vulve à sa bouche, avale le pénis, le suce, le pompe, jusqu’à la raideur attendue.  

     Anatole a la bouche ouverte, toutes les lèvres de Josette dedans, il reçoit son foutre qui coule avec la mouille que Josette lâche. Puis Josette, lui tournant le dos, empale son anus sur le chibre durci, et entame une chevauchée qui secoue Anatole.

     Il arrive à saisir et tirer ses tétons, et au bout de quelques minutes de chevauchée, Josette jouit à nouveau, et Anatole se vide en elle, en des soubresauts spasmodiques.

      Ils se couchent ensuite, côte à côte, se caressent le corps, se titillent les tétons, et s’embrassent longuement, les langues tourbillonnent dans leurs bouches.

     Josette, au bout d’un moment, se lève, laisse Anatole ainsi, couché sur le dos, son long pénis suinte entre ses jambes. Elle quitte la chambre, pour regagner ses quartiers.

 

 

Le lit de Hugues.

 

         François, Le Borgne, Hugues 

                                           

      Hugues a dit mentalement qu’il voudrait connaître la sodomie à François et au Borgne.

     Alors, une fois couché, François et Le Borgne se sont invités dans son lit.

     Pendant que François lui caresse le visage, et de sa main lui palpe les testicules, Le Borgne approche son pénis de l’anus de Hugues. Tout doucement, après l’avoir lubrifié, il pénètre son anus, Hugues se crispe, mais François lui dit mentalement de se détendre.  Le Borgne s’insère plus profondément, et Hugues sent la chaleur de sa verge en lui.

      François l’embrasse sur la bouche, et lui masturbe son petit pénis, ce que Hugues apprécie. Le Borgne maintenant glisse dans ses entrailles, ses va-et-vient donne à Hugues des frissons, il pousse de petits gémissements, puis éjacule dans la main de François.

      Le borgne se retire, Hugues se tourne, et François alors le pénètre à son tour. Le Borgne fait le tour du lit, et pénètre François, tandis que Hugues est à nouveau à gémir.

     François bouge de plus en plus rapidement en Hugues, Hugues crie à chaque fois qu’il avance, et tandis qu’il le masturbe, François se vide en lui en un jet chaud et puissant, ce qui fait éjaculer Hugues une deuxième fois.

      Le Borgne œuvre encore un peu, et lâche son foutre dans l’anus de François en grognant, François soupire de plaisir. Hugues est vraiment satisfait, il a aimé ce contact mâle en lui, il est content que ses deux compagnons de lit aient joui. Tous les trois se lèvent vont prendre une douche chaude ensemble, ils se masturbent mutuellement, pour le plaisir, Puis, une fois séchés, chacun va dans son lit, et s’endort rapidement.

 

 

Le quartier des jumelles

 

           Mariette, Marianne, Joseph, Achille 

               

      A peine arrivés tous les quatre dans les quartiers des jumelles, Marianne se positionne à quatre pattes, Mariette se glisse dessous, sur le dos, et elles se roulent les langues, Achille prend Marianne en levrette, et Joseph tente l’exploration d’Achille, surpris par cette pénétration.

      Marianne pousse des cris, cadencés par les assauts de Joseph dans Achille, Mariette lèche et suce les seins et les tétons de sa sœur, qui finit par jouir, inondant la verge d’Achille.

      Marianne se retire, Joseph quittant l’anus d’Achille pénètre Mariette, qui frémit de plaisir, dans des grands « haaaaa » successifs comme entre et sort le pénis de Joseph. Achille, alors grimpe sur Joseph, et enfonce son chibre dans son anus, Joseph exulte, pousse un grand cri, et les deux garçons éjaculent en même temps, dans Mariette et Joseph.

     Ils se couchent sur le dos, et les filles leur nettoient leurs membres, les sucent puissamment, tandis que les garçons épongent les mouilles des filles avec leurs bouches. Et les frangines jouissent de concert, lâchant encore plus de leur liquide dans les bouches des garçons, aux verges gonflées par les pompages.

     Suit une rapide séance de double pénétration pour Marianne, qui hurle, puis de Mariette qui crie au point de vriller les oreilles des garçons.

      Couchés sur le dos, les garçons se laissent sucer, les filles font cela doucement, jusqu’à l’explosion des deux verges turgescentes qui lâchent leur foutre dans les bouches des jumelles.

      Ils s’enlacent encore un peu, s’embrassent, puis les garçons se lèvent et prennent une douche, avant de regagner leur chambrée, les filles restent couchées l’une dans les bras de l’autre, heureuses.

 

 

Les quartiers de Jacou

 

             Chantal, Jacou.

                                                          

      Jacou accueille Chantal dans son quartier, à côté de son cabinet. Chantal, qui a déjà trente ans, est une grande fille, six pieds de haut, un corps bien proportionné avec des gros seins ronds, et des tétons pointus tout rose.  Sa chevelure brune en bataille descend sur ses seins.  En bas de son ventre plat, une toison brune et dense se termine entre des cuisses raffermies, et de longues jambes.

      Elle est assise sur une chaise, Jacou debout derrière elle, lui saisit ses seins, qu’il n’arrive pas à contenir dans ses mains. Il les palpe, les masse, pince ses tétons, palpe à nouveau.

     Chantal éprouve un grand plaisir, et machinalement, écarte ses cuisses pour se tripoter la vulve, en gémissant doucement.

      Puis il la couche sur le lit, sur le ventre, et frotte sa verge sur la raie des fesses, assez pour qu’elle soit dure et épaisse.

      Il pénètre alors Chantal dans l’anus, elle pousse de petits cris, synchronisés sur les mouvements de Jacou, qui ondule sur son dos.

      Il se retire, retourne Chantal, et lui pénètre alors profondément le vagin, tout doucement, en se tenant à ses gros seins, la faisant rapidement jouir. Il accélère la cadence, Chantal jouit de plus belle, en poussant des hurlements de plaisir, et d’un coup il explose au fond de son vagin, en jets rapides et successifs, pousse un « ah ! » à chaque fois. Chantal est en pâmoison.

      Il se couche sur le dos, Chantal arrive, avec du mal, tellement la dernière prise l’a épuisée, à monter sur lui, les jambes de chaque côté de son visage, pour lui faire une fellation langoureuse, lui, lui broute l’entre-jambe, ce qui la fait frémir.

     La sensation de jouissance monte en elle, son vagin tremble dans la bouche de Jacou, lui aussi sent que sa sève monte.

     D’un coup, un énorme orgasme la saisit, la bouche pleine de la verge de Jacou, en poussant des « Mmmmmm » du fond de sa gorge. Il vide au même moment son foutre dans sa bouche, il pousse un long râle, son sperme dégouline par les commissures des lèvres de Chantal, elle ne peut plus ouvrir la bouche pour lâcher sa verge, tellement elle est crispée par son orgasme.

       Jacou lui caresse les fesses, les pelote au passage, puis glisse ses bras sous elle pour lui masser les seins, et titiller les tétons. Elle finit par lâcher prise, elle gémit encore de plaisir de se faire palper les seins, puis se couche à côté de Jacou, les yeux fermés, le souffle court.

      Jacou l’embrasse tendrement sur son visage, puis sa bouche, elle est aux anges. Quelques moments de plénitude s’en suivent, Puis elle se lève, titubante, pour prendre une douche.

     Jacou la suit, pour l’assurer, et la lave délicatement, la nuque, les seins, les fesses, l’entre-jambe, elle lui frotte son pénis et ils restent un moment debout, serrés l’un contre l’autre, sous l’eau bien chaude. Enfin, Jacou la sèche, et elle retourne dans ses quartiers, épuisée mais heureuse.

 

 

Les quartiers de Manon

 

          Manon, Dillon.    

                                                      

      Manon adore la grosse verge de Dillon. D’emblée, elle le couche sur le lit et s’embroche sur lui, le chevauche violemment, enfonce son long pénis tout au fond de son vagin, et jouit.

     Un instant de pause, sa verge toujours bien enfoncée, et elle recommence le même mouvement, en criant, des « Oui ! Oui ! Oh ! Oui ! » ponctuent ses élans, et elle jouit à nouveau, lâche sa fontaine de mouille qui déborde du vagin sur le ventre de Dillon.

     Elle se retire, se couche du coté, et Dillon alors lui enfonce son pénis bien profond dans l’anus, glisse doucement d’avant en arrière, ses mains la serre par les seins sur son torse puissant.

     Elle jouit encore, et Dillon crache sa sauce en un jet ininterrompu de sperme au fond de son anus.

      Ils restent ainsi, le pénis au fond de l’anus, mais elle en veut encore !

      Elle serre son sphincter anal, répète les serrages, pour redonner de la vigueur à la verge du garçon, qui recommence ses allers et venus dans ses entrailles, pour le plus grand plaisir de Manon, qui continue à serrer...

     Et toujours couchés du coté, ce conduit étroit fait à nouveau exploser Dillon, qui hurle de plaisir.

      Elle tremble, en poussant des « Hohohoho » et se retire, pliée sue elle-même, toujours tremblante. Elle en a assez pour ce soir, pense-t-elle, alors Dillon l’embrasse, et retourne vers ses quartiers, la verge engluée par le sperme, qui goutte encore… il a besoin d’une bonne douche, qu’il prendra en haut !  En chemin, il croise Chantal riante à le voir dégouliner.

 

 

Les quartiers de Josiane

 

          Josiane, Gabin, Armand. 

                                        

       Josiane a convoqué les garçons pour qu’ils la console.  Elle veut qu’ils la prennent tous les deux ensembles dans le vagin. Les garçons, bien sûr prêts à tout, s’exécutent.

     Gabin se couche sur le dos, Josiane lui tourne le dos, se pénètre le vagin de son membre, et Armand vient par-dessus, se fraye un passage contre la verge de son compagnon pour pénétrer Josiane, aussi profondément qu’il peut. Gabin et Josiane ne bougent pas, Armand avance et recule, frottant le membre de Gabin qui ne tarde pas à éjaculer.

     Armand continue, et finit par vider son foutre aussi. Josiane crie de plaisir, son vagin défoncé par les garçons.

     Puis, elle entreprend de redonner de la rigidité aux membres virils, et masturbe les garçons en cadence, tandis qu’ils la caresse, la trifouille, l’embrasse, lui faisant jaillir la mouille sur leurs doigts.

     Armand se couche à son tour, Josiane se pénètre l’anus de son pénis, et Gabin par derrière lui force l’anus en s’y installant aussi.

     C’est elle qui ondule, les pénis entrent et sortent en glissant dans son anus, et, comme prévu un orgasme bruyant se déclenche en elle.  Alors les garçons liment son anus frénétiquement, Josiane crie de plaisir, et les garçons éjaculent ensemble, lui remplissant le ventre de leur foutre.

      « Me voilà bien consolée ! » pense-t-elle alors que les garçons se retirent doucement, leurs verges pleines de leur sperme.

     Contents d’avoir pu consoler la belle, ils prennent congé et retourne vers leurs lits respectifs.

 

 

Le lit d’Alix

 

           Xavier, Alix.

 

        Les deux jeunes garçons ne connaissaient pas grand-chose des affaires de l’amour avant d’intégrer l’école de Dillon. Ils se rencontrent donc dans le lit d’Alix. D’abord, ils se masturbent mutuellement, puis s’embrassent et continuent à se masturber.

      Puis Alix descend dans le lit, sa bouche prend le pénis de Xavier, et Xavier celui d’Alix.  Ils se sucent pendant un bon bout de temps, leurs sexes grossissent, et Xavier éjacule dans la bouche d’Alix, qui du coup se lâche dans la bouche de Xavier.

      Ils ne connaissaient pas le goût du sperme ! Restant ainsi, ils se masturbent alors, se palpent les testicules, leurs verges durcissent à nouveau. Xavier remonte, il se met dans le dos de Xavier, et lui enfonce sa verge dans l’anus, en le secouant frénétiquement, tout en le masturbant. Il ne tarde pas à exploser en lui, en couinant, alors que Xavier pousse des râles de plaisir.

      Puis, il se tournent tous les deux, Xavier pénètre Alix, qui émet un « Hoooo » de surprise et de plaisir en ondulant son bassin pour se pénétrer plus profondément de ce pénis gonflé.

     Cela ne traîne pas, Xavier jouit dans un cri, en remplissant les entrailles d’Alix qui cri aussi. Ils restent ainsi, l’un dans l’autre, et s’endorment.

 

     Tout le monde regagne sa couche et s’endort, fatigué et content de cette journée où ils ont vu tant de monde.

 

                            Chapitre 3

 

         

 

               La vie au village et à l’école

 

 

 

 Les douches de Durandalem

 Les filles

 Le cannabis

 Les cantonniers

 La douche

 La douche à la maison

 La douche au moulin

 Adèle Pferd

 Les douches communales

 La soirée chez Child Germain

Les cousins de Naborum

 Le chalet de Michel

 Aux douches communales

 Chez Child

 Les douches communales. Ouverture

 Le Fernand et ses commis

 L’utilisation des douches

 La visite à l’école

 Les Vikings

 Les bigotes

 Le livreur de charbon

 L’initiation des Vikings

 Les villageois aux douches

 Yvonne Basin 

 La fréquentation des douches communales

 Les copines

 Le pouvoir de voler

 Les douches payantes

 Les douches du Fernand

 Aux douches communales

 L’hospice des Œuvres de Naborum

 Les travaux dans les douches

 Les essais d’insonorisation

 La Confrérie du Blauersland

 Le programme des douches

 Le rasage des pubis

 Les tailleurs de pierres

 

 

 

          Lundi 6 avril

 

Les douches de Durandalem

 

     Je commence à travailler sur les projets que j’ai promis de réaliser lors de la journée des portes ouvertes de l’école. Je me rends chez Michel, et ensemble, nous dessinons les plans des douches collectives que nous installerons à côté de l’auberge, plus haut dans la colline.

     Chaque habitant pourra venir prendre une douche. Il faut donc qu’elles soient en nombre suffisant pour cela ! Nous optons pour six cabines individuelles assorties chacune d'un vestiaire, pour préserver l’intimité de chacune et chacun.

      Le mieux serait que les murs soient en pierre. Les contacts que nous avons avec les maçons de Mettis nous aideront à finaliser le projet. Pour l’heure, il faut une réserve d’eau, et de quoi la chauffer. Je conçois donc une chaudière, qu’il faudra alimenter en charbon, et qui chauffera suffisamment d’eau pour que six douches puissent fonctionner simultanément. Il faudra que quelqu’un s’en occupe ! Cette réserve d’eau, en amont sur la colline, sera alimentée par le réseau d’eau du village que j’ai conçu et installé il y a quelque temps.

      Il y a aussi le projet pour P’tit Louis et pour moi, deux chaudières plus petites, et deux tambours pour Estelle et pour la Berthe du P’tit Louis, qui attendent leurs machines à laver.

     Un autre projet, c’est de doter l’auberge des mêmes améliorations. Michel va s’occuper de contacter les maçons de Mettis, par le biais de l’abbaye des Glandières, reliée à l'évêché de Mettis par un réseau de coursiers à cheval. Il faudra aussi envoyer un coursier à Mousson pour commander des tuyaux et des pommeaux.

      Dans la forge chez moi, la Durandal est en cours de finition. J’ai demandé aux jumelles, sculptrices sur bois émérites, de me faire le moule du pommeau, dans un bois dur d’ébène que leur fournira Michel.

      Dans la grande forge, je commence la construction des chaudières. Il me faut beaucoup de minerai de fer pour confectionner les chaudrons amenés à recevoir le charbon. Il reste quelques tuyaux de Mousson que nous n’avons pas utilisés dans l’école. Ils feront l’affaire pour commencer l'installation des douches et des trois systèmes domestiques en projet.

      Je dois aussi fabriquer des tambours pour les machines de Berthe et d'Estelle et pour celle de l’auberge, ainsi que deux générateurs de vapeur : un pour ma forge, qui fournira aussi l'énergie pour faire tourner le tambour d’Estelle, et l’autre pour chez Child.

      Enfin, je dois trouver un système qui permette d'utiliser le moulin à eau pour le tambour de Berthe. Tout cela prendra beaucoup de temps.  Je sollicite l’aide de Léon Iser, le forgeron de Laudrefang, qui accepte volontiers de venir à mon secours pour tous ces projets.

 

     A l’école, trois cours sont au programme.

     La matinée commence avec des cours de langue, et les garçons enchaînent ensuite sur les calculs et les mathématiques. Le dernier cours traitera de sciences naturelles, et particulièrement de botanique. Jacou explique aux garçons, et aux filles, qui les ont rejoints, les mystères et les propriétés des plantes qui poussent autour de nous.

      « Il y a par le monde, dit-il, d’autres espèces de plantes, toutes plus fascinantes les unes que les autres, mais nous nous en tiendrons à celles de nos contrées. »  Il parle des plantes que l’on consomme, les légumes, les herbes aromatiques. Il parle des arbres, dont la grande variété nous séduit, et des fruits que l’on récolte, mais aussi des vertus des feuilles des arbres, qui nous soignent et nous guérissent de beaucoup de maux. Il parle enfin de plantes spéciales connues de lui, celles qu’il expérimente, telles les trémulondes cueillies dans la caverne. Ou encore les plantes des tourbières, les frisconges que Chantal et lui ont ramenées hier, et qui permettront des expériences très intéressantes augurant de grands progrès à venir.

      « Le "naturium", ainsi l’ai-je nommé, est un gaz qui s’échappe de cette plante, la frisconge, si on la fait décocter puis bouillir. Et ce gaz, très inflammable, possède la propriété de se refroidir si on le compresse ! Imaginez-vous qu’en compressant le "naturium " on arrivera à conserver beaucoup plus longtemps les denrées qui s’altèrent à température ambiante. On pourra même faire de la glace, comme celle qui couvre nos étangs en hiver, et cela même en plein été ! »

    Les auditeurs sont stupéfaits par cette découverte ! « On pourra donc rafraîchir un endroit clos qui en plein été, quand le soleil tape dur, est trop chaud pour y vivre ! Le plus difficile sera de conserver sous pression ce gaz, qui par nature est aussi très volatil ! »

     Puis il parle encore d’autres plantes, notamment d'une qui donne un grand pouvoir, un pouvoir inutilisé enfoui dans nos cervelles, mais que cette plante permet d’activer. Un pouvoir aussi étonnant que la transmission de la pensée.

      « Mais quel est donc ce pouvoir ? » lui demandent les jeunes. « Il nous permettra d'effectuer des actions à distance, de déplacer des choses sans les toucher ! » annonce Jacou sous un « wouaaaaa ! » général. « Mais tu as expérimenté ce pouvoir ? Tu sais t’en servir ? » demande Dillon, vraiment intrigué. Jacou lui répond que oui, il l’a déjà possédé, du temps de son Maître Sirius, qui le lui avait enseigné. Mais ce pouvoir s’est dissipé, faute d'avoir été entretenu. Pour qu’il soit durable, il faut consommer une potion qui l’active. « Mais je me souviens toujours de la formule des dosages des différents ingrédients, formule que je tiens de Sirius. Et quand j’aurai réussi à composer cette potion pour ainsi dire "magique", toute personne qui en boira disposera de ce pouvoir, très puissant !  Il me manquait un ingrédient, une plante... Et c’est Chantal, en me parlant des propriétés étranges d’un végétal des tourbières, la vélonde, qui m’a remis sur la piste. Je la remercie grandement pour son aide précieuse ! »

    L’heure du repas approche. Le cours s’arrête là, mais Jacou a encore quelque chose d'important à dire : « Cet après-midi, je reçois une personne qui souffre de maux de dos, je lui ai promis d’essayer de la soigner, elle viendra donc dans mon cabinet. Je ne veux pas qu’elle vous croise nus, ni même qu’elle vous voie.  Alors, voici comment nous allons procéder : la sieste sera courte, et vous irez tous vous entraîner au tir à l’arc derrière le bâtiment, à l’opposé du portail. Ainsi, elle ne vous verra pas !

     Child sera là, avec son matériel. Dillon tu es chargé de l’accueillir quand il arrive.  Après le repas, toi et Anatole, vous l’aiderez à installer le matériel. Et vous vous entraînerez moins longtemps, de façon à faire la sudation plus tôt cet après-midi. Chantal, qui accueillera cette personne et me l’emmènera, viendra vous prévenir ensuite du moment où vous pouvez venir en salle de sudation et viendra avec vous. Dillon, bien sûr, toi et Anatole aiderez et raccompagnerez Child sans traîner ! Puis, après la douche, vous irez en salle de massage, où toutes les filles vous attendront pour une séance. Les filles, vous pouvez faire une sudation après le repas, et vous vous retrouverez toutes en salle de massage pour vous perfectionner mutuellement à ces techniques, en attendant les garçons. J’appellerai Chantal quand j’en aurai fini avec cette personne. Chantal ira l’accompagner jusqu’au portail, et ensuite viendra vous libérer des filles ! » termine-il en riant et en faisant rire tout le groupe. Maintenant, dressons la table et mangeons ! »

    Jacou a volontairement gardé l’anonymat de cette personne.  Il s’agit de Carole de Saint- Saëns, la mère de Hugues, et que Charles connaît très bien aussi. Il ne veut pas que son fils s’inquiète, ou que les garçons interfèrent dans ses soins.

    Après un petit tour de course et une courte sieste, les garçons sont à pied d’œuvre avec Child et ses trébuchets, pour une séance de tir sur cibles mouvantes. Joseph essaie, et arrive à toucher deux cibles lancées en même temps, en décochant deux flèches l’une derrière l’autre.

        Tout le monde, même Child, est épaté ! C’est vraiment le meilleur archer du groupe ! Tous progressent et touchent leur cible, sur les conseils de Child et de Dillon. L’entraînement est vraiment intéressant.

    Carole arrive, reçue par Chantal. Elle l’accompagne chez Jacou, puis va prévenir les garçons que l’heure de la sudation est arrivée.

    Les garçons rejoignent donc la salle de sudation après la douche, ils ont transpiré sous le soleil en bandant leurs arcs. Anatole propose à Child de laisser son matériel ici, il construira un abri pour le stocker. Ainsi, il n’aura plus besoin de se déplacer en charrette. Child dit que c’est une bonne idée, et quitte les lieux sur sa charrette vide.

    Les filles, après une sudation, sont en salle de massage. Elles se massent, bien sûr, apprennent des techniques de massage, mais aussi apprennent à connaître des points secrets en elles, que Jacou a enseignés à deux d’entre elles, Marianne et Mariette.

 

Annexe 23

 

   Jacou reçoit Carole de Saint-Saëns, lui explique qu’elle ne verra pas son fils aujourd’hui, pour cause d’entraînement, et lui prodigue des soins complets, extérieurs et intérieurs, ainsi qu’une sudation et un bain de kaolin. Et Carole, qui est arrivée avec un mal de dos, repart guérie. Chantal va donc pouvoir libérer tout le monde.

      Et tout ce beau monde se retrouve à table. Ils sont tous affamés. Leurs efforts physiques pendant l’entraînement et les massages les ont aussi déshydratés. Et personne ne rechigne à aller se coucher.

     Manon et Chantal s’occupe de la vaisselle, tandis que Josiane et Josette nettoient les douches et la salle de sudation. Mariette et Marianne nettoient la salle de massage. Après leurs ébats communs, elle est bien sale ! Puis les filles regagnent leurs quartiers. Anatole fait le tour du bâtiment, vérifie que toutes les fenêtres soient fermées. Le ciel était déjà menaçant ce soir. Il pourrait bien y avoir une tempête dès cette nuit, ou demain matin. Il fait le tour des salles, éteint toutes les chandelles encore allumées, et descend vers ses quartiers. En passant près des quartiers des jumelles, il demande mentalement s’il peut venir leur souhaiter une bonne nuit. 

      Elles acceptent, bien qu’elles soient très fatiguées, mais à condition que ça ne dure pas longtemps, car elles tombent de sommeil ! Cela lui suffit pour qu’Anatole ait une grosse érection...  et il rentre chez elles, la verge saillante. Et seyante !

 

Annexe 24

 

 

 

 

          Mardi 7 avril

 

Les filles

 

La classe à l’école est studieuse, sous la direction de Dillon. Les mathématiques, les langues sont étudiées.

Jacou et Chantal partent chercher des herbes dans les tourbières de l’autre côté de la vallée. Ils en ont pour deux bonnes heures à pied, il y a une lieue jusqu’aux tourbières. Pour continuer à fabriquer la potion qui permet de déplacer les objets à distance, ils trouveront là-bas les herbes adéquates.

Après la sieste, les garçons reprendront l’entraînement à l’épée.

Les filles se sont amusées à faire le compte des garçons qu’elles n’ont pas encore baisés

 

     Marianne était déjà avec : Dillon, Joseph, Armand, Gabin, Hugues, Jacou, François, Le Borgne, Achille, Joseph, Alix, Pierre, Achille, Joseph, Achille, Achille, Anatole.

     Il lui manque Charles et Xavier ! 2 !

 

     Mariette avec : Dillon, Charles, Armand, Gabin, Xavier, Jacou, François, Le Borgne, Charles, Xavier, Charles, Pierre, François, Joseph, Achille, Armand, Anatole.

      Il manque Hugues et Alix ! 2 !

 

     Manon avec : Dillon, Alix, Achille, François, Hugues, Jacou, Joseph, Hugues, Anatole, Le Borgne, Dillon, Dillon, Hugues.

      Il manque Charles, Armand, Gabin, et Xavier ! 4 !

 

     Josiane avec : Anatole, Jacou, Alix, Le Borgne, François, Gabin, Armand, Achille, Charles, Joseph, Xavier, Dillon, Anatole, Achille, Dillon, Alix, Pierre, Gabin, Armand, Alix, Joseph.

      Il Manque Hugues ! 1 !

 

     Josette avec : Anatole, Alix, Joseph, Anatole, Achille, Dillon, Charles, Anatole, Xavier, Charles.

      Il manque Le Borgne, François, Gabin, Armand, Hugues. 5 !

 

   Chantal avec : Anatole, Dillon, Jacou, Le Borgne.

     Il manque Alix, Xavier, Joseph, Achille, Charles, François, Gabin, Armand, Hugues, 9 !

 

Elles ont décidé de faire un rapport, en mesurant les verges, au repos, puis en érection. Elles doivent encore en parler à Chantal. Chacune a deux garçons à mesurer. On fera ça après les massages, chacune en convoquera deux chez elle. Pendant les massages, après la sudation, quelques demandes en pensées émanent des esprits !

      Les filles mesurent les pénis des garçons, discrètement, sans leur donner de la vigueur. Elles consignent leurs mesures sur un tableau. C'est ainsi que Marianne demande à Xavier et à Charles de la rejoindre dans ses quartiers. Mariette, elle, demande à Hugues et Alix. Pour Manon, ce sera Gabin et Armand.  Josette convoque le Borgne et François. Josiane n’a plus qu’à demander à Joseph et Achille, Dillon les rejoindra plus tard.

 

Annexe 25

 

     De retour de leurs mesures, les filles dressent la table pour le repas du soir.

 

 

        Mercredi 8 avril

 

 

Le cannabis

 

    Ce matin, après le passage des garçons chez Georges le barbier, Jacou reprend ses cours de botanique. Avec Chantal, il a trouvé les plantes qu’il cherchait, et les expériences sont en cours.

      « En ce moment, les plantes macèrent dans un jus spécial. Pour l'instant, je vais vous parler des plantes qui ont un effet psychique sur nous, en les mangeant, ou les fumant. Une de ces plantes, la Cannabis Sativa, venue des pays au-delà de la Grande Bleue, a été apportée par les Arabes lors de leur tentative d’invasion. Invasion repoussée comme je vous l’ai déjà dit par Charles Martel, le grand- père de Charles notre roi. Cette plante s’acclimate très bien dans nos régions, et, hormis son côté psychotoxique, elle a des vertus. Sa fibre permet de faire les cordages les plus résistants qui soient. Si vous fumez ses feuilles ou ses fleurs, vous vous sentirez différents, insouciants, et sans envie d’entreprendre.

      Cette plante peut calmer les angoisses, mais elle peut aussi les exacerber, cela dépend des personnes !  En fonction des doses, elle peut calmer les douleurs. Si je vous en parle ce matin, c’est parce que vous ferez, tous ensemble, l’expérience de goûter cette plante ! Vous la reconnaîtrez facilement, et vous en devez connaître les effets, bénéfiques ou néfastes selon le mode de consommation. »

     L’heure du repas est arrivée. Après le petit trot digestif et la sieste, les garçons vont faire du tir à l’arc. Tout le matériel est là. Child ne vient pas aujourd’hui, Mais Dillon reprend les essais sur cible mouvante, et charge les trébuchets.

     Après les exercices, la sudation, les massages, le repos, le repas du soir…

 

 

 

         Jeudi 9 avril

 

 

Les cantonniers

 

     Les cantonniers Pierrot et Claude Stein se sont attelés à une lourde tâche, celle d’installer un tuyau enterré qui recueille les eaux usées. Un tuyau qui traverse tout Durandalem, depuis l’école jusqu’après les écuries d'Émile, situées à l’orée du bois, à l’entrée du village.

     À cette orée du bois, ils ont installé une grande mare de décantation.  Ainsi, l’eau ressortira propre pour retourner à la rivière. À terme, toutes les douches que j’installerai dans le village seront raccordées sur ce tuyau.

      J’ai commencé la grande chaudière pour les douches, et celles de chez moi, de P’tit Louis et de Child. Léon m’apporte une grande aide pour la réalisation de mes projets, il m’est vraiment d’un grand secours ! Quand j’aurai fini les réalisations à Durandalem, j’irai à Laudrefang faire une installation similaire dans sa forge.  Il en est ravi !

 

     A l’école, ce matin est un grand jour !

     Tout le monde est dans la grande salle, les filles et Anatole aussi.

     Après avoir testé sur lui-même, tôt, Jacou est affirmatif : « J’ai réussi à retrouver, avec l’aide de Chantal, la formule pour la potion qui permet de déplacer les objets à distance ! » Et il fait une démonstration, en soulevant une chaise, juste en levant sa main dans sa direction. Les garçons et les filles sont sidérés ! Puis il dit : « Au début, je n’arrivais pas à déplacer une personne ! Chantal, qui a bien voulu être mon cobaye, ne bougeait pas, et ne ressentait rien de mon geste envers elle. Elle était assise sur une chaise, et la chaise ne bougeait pas