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Le blog de Robert
tranches de vie, mode de vie, travail et passion, vie...

La vie à Durandalem. 768.Chapitres 4, 5, 6

robertditsch

Chapitre 4

Le village fortifié

 L’attaque de Durandalem

La Fête au village                                                                                                                        

 Le voyage à Falkenberg

 Falkenberg la visite, le retour des soldats

 La muraille

 A l’école

 La fréquentation des douches

 Les frères Spohr

 Les fêtards de Naborum

 Le retour de Jacou

 Les frères Spohr

 Le remède de Jacou

 Les maçons

 Ceux de St Louisbourg

 Julie

 Les maçons

 La soirée d’Anatole

 La distribution

 Le Naturium

 Les orphelins

 Ceux de Naborum

 Le filon et la muraille

 Les bûcherons

 L’or de Durandalem

 A l’auberge

 Les mineurs

 L’aménagement de l’office

 

Chapitre 5

Durandalem, village nudiste

 

 Initiations

 L’attaque des brigands

 Durandalem, village nudiste

 L’histoire de Hantz Burg, le pillard Flamand

 La délégation de Naborum

 Présentations

 Les notables aux douches

 La délégation de Naborum

 Les nouvelles embauches

 Les jeunes Naboriens

 Les Wilkinson

 Les Martinet

 Les instructions de Jacou

 Les charretiers d’Aix

 Un après-midi bien rempli

 Les archers

 La fin d’après-midi

 La construction des logements, la matinée

 L’après-midi et la soirée

 L’organisation des gardes

 Les nouveaux bâtiments

 Les embauchés de Saint-Louisbourg

 Les Saint-Louisbourgeois aux douches

 La conversion des bigotes

 L’attribution des logements

 Emménagements

 Des nouveaux arrivants

 La famille Levy

 La Maison des gardes

 Le messager du roi

 Le messager à l’école

 La soirée à l’auberge

 La pluie

 Les réserves d’eau

 Le nouveau service de nettoyage

 La visite du chef de la police de Naborum

 La visite du boucher de Naborum

 Journée d’arrivées

 Les nouveaux maçons

 Les appartements de la Garderie

 Le retour des compagnons du Blauersland

 Fin de soirée au village

 L’or, les initiés du village

 La visite des gens de Falkenberg

 Chez Child

 Les derniers initiés du village

 Les pierres du Blauersland

 Le vin des frères Horn 

 L’attaque de la mine

 Les frères Stock 

 Les moines de Mettis

 La mission à Mousson

 La journée de livraisons

 Les arrivants d’Alesia

 Les installations des Thermes

 Les gens de Laudrefang

 

 

Chapitre 6

Durandalem cité thermale

 

 Journée de recrutement

Les Lingennois

 Les cousins d’Alix

 Les Stone

 Les appartements des Thermes

L’accident de la mine

 La fête de départ

 Première journée des Thermes

 Première ouverture de la piscine des Thermes

 Le personnel des Thermes

 La visite des parents Frisch/Martin

 Les forgerons de Naborum

 Les monte-personnes

 Les Lang de Gmunden

 Le barde

 Les douches de Laudrefang

 La Journée aux Thermes

 Une école pour les enfants

 Le premier jour d’école des enfants de Durandalem

 L’anniversaire d’Alison : la préparation

 Les douches de Clovis, le projet de la mine, la balade des enfants…

 La visite des gens de Hombourg

 L’anniversaire d’Alison

 Préparatifs de l’inauguration des Thermes

 L’inauguration des Thermes

 Le village en travaux

                       Chapitre 4

 

 

 

 

                 Le village fortifié

 

 

 

 L’attaque de Durandalem

La Fête au village                                                                                                                        

 Le voyage à Falkenberg

 Falkenberg la visite, le retour des soldats

 La muraille

 A l’école

 La fréquentation des douches

 Les frères Spohr

 Les fêtards de Naborum

 Le retour de Jacou

 Les frères Spohr

 Le remède de Jacou

 Les maçons

 Ceux de St Louisbourg

 Julie

 Les maçons

 La soirée d’Anatole

 La distribution

 Le Naturium

 Les orphelins

 Ceux de Naborum

 Le filon et la muraille

 Les bûcherons

 L’or de Durandalem

 A l’auberge

 Les mineurs

 L’aménagement de l’office

          Jeudi 7 mai

 

 

L’attaque de Durandalem

 

     Léon Iser entre chez Child tôt le matin, l’air paniqué, tout essoufflé...  Et il raconte d'une voix haletante :

      « Une horde de pillards est en train de sévir ! Ils ont pillé les échoppes de Falkenberg, ils vont arriver à Durandalem ! C’est un cavalier venant de Falkenberg qui a donné l’alerte. Ils seront sur le village dans une heure au plus ! »

     Child alors réagit : « Gael, tu vas prévenir le curé Paul, qu’il sonne l’alarme ! Joel, tu vas foncer à l’école de Jacou les prévenir ! Ce sont déjà de bons soldats, ce sera leur baptême du feu. Que tous les villageois viennent prendre les armes à l’échoppe ! »

     La cloche de l’école sonne huit heures. Tandis que l’abbé Paul sonne l’alarme, Joel court vers l’école, sonne la cloche du portail.

      Il explique à Anatole ce qui se passe, et aussitôt, les élèves soldats s’organisent, sous la direction de Dillon. Les filles leur distribuent la potion qui permet de voler. Chacun s’équipe d’un arc et d’un carquois rempli de flèches.

     Ils se positionnent le long du mur d’enceinte côté ouest, c'est par là que devraient arriver les pillards.

     Alix, qui a déjà expérimenté une grande hauteur de vol, fait le guet. Il les a repérés, ils descendent la colline !  « Je vois cinq cavaliers, une trentaine de pillards à pied... Deux chariots suivent... Pour l’instant ils marchent...  Ils seront sur nous dans quelques minutes ! »

     Dans le village, tous les hommes se sont armés. Les femmes et les enfants se sont réfugiés dans les douches, qui semblent un abri sûr contre les flèches et les lances des pillards.

     Child et Gael ont pris des arcs à double courbure, qui permettent de décocher des flèches sur une grande distance. En aval des murs de l’école, on dispose une rangée de boucliers pour protéger les hommes. Ils sont tous équipés d’arcs, avec une épée à portée de main, au cas où le corps à corps deviendrait inévitable.

     « Tenez-vous prêts, ils seront bientôt à portée de flèche ! Visez d’abord les cavaliers, ce sont sûrement eux les chefs de la horde ! » dit Dillon, observant les signes d’Alix.

     Alix descend derrière le mur, lève la main, engage une flèche, bande son arc.

     Dillon crie : « Maintenant ! » Les garçons montent le long du mur, Et voilà dix flèches sifflant dans les airs, terrassant en une volée les cinq cavaliers, chacun transpercé de deux flèches ! Les garçons se remettent à l’abri. Les pillards à pied ont un moment d’hésitation, puis chargent en courant.

     « Maintenant ! » et dix des pillards s’écroulent.

     « Maintenant ! » et dix autres sont touchés.

     Une quatrième salve nettoie le côté ouest de l’école.

     Quelques-uns des pillards s’éloignent de l’école, prenant au sud, hors de portée des archers.  Mais ils tombent aussitôt, criblés de flèches venues de nulle part. Des flèches décochées en rafales par Child et Gael, qui enchaînent les tirs.

     Bientôt, plus un pillard n’est debout. Anatole ouvre le portail, Joel en guet à l’entrée avec un arc. Et au cri de « Tue ! tue ! » de Dillon, les dix garçons et Dillon sortent en courant, nus, vers les pillards. Et de leurs épées, en leur perçant le cœur, ils achèvent les quelques survivants.

     Dillon crie : « Joseph ! Hugues, Gabin ! Arrêtez les chariots ! » Et Joseph, Hugues et Gabin récupèrent leurs arcs, et partent dans les airs à la poursuite des chariots qui fuient, gravissant la colline. Ils sont bientôt rattrapés par les trois archers. En plein vol, ils décochent leurs flèches. Les conducteurs, criblés de traits, s’écroulent à côté des chariots. Gabin et Hugues ramassent les corps des infortunés pillards. Ils s’installent aux rênes et ramènent les chariots et les cadavres dans l’enceinte de l’école.

     Le combat a été bref, inégal. Les pillards n’avaient aucune chance devant ces soldats surpuissants ! Child réussit à en capturer un vivant, l’épaule transpercée par une flèche.

     « D’où venez-vous ? » demande-t-il, menaçant le pillard de son épée.

      Le pillard répond en flamand, une langue que comprend Child. « Nous venons du Nord, nous sommes des déserteurs de l’armée flamande qui vient en renfort à Pépin, » dit-il en grimaçant.  Child lui demande combien d’autres suivent et, apprenant que les pillards étaient seuls, donne alors des ordres.

      « Pierrot et Claude Stein, vous allez creuser une fosse devant le mur ouest, pour ensevelir ces gueux. » Plusieurs hommes ramènent des pelles et creusent un grand trou. Trente-six corps sont dépouillés et ensevelis, et les flèches sont récupérées par les soldats, toujours nus. 

      Puis désignant Michel et Gael, Child leur dit « Emmenez notre prisonnier à l’échoppe. Gael, tu le mettras aux fers, et tu iras quérir le médecin de Naborum, afin qu’il soigne ce mécréant !  Tu préviendras aussi les pères de Hugues, de Charles et de Damien, qu’ils viennent en hâte ici. »

     La cloche sonne neuf heures.

      « Allez prévenir l’abbé Paul qu’il sonne la fin de l’alarme ».

      « Émile, avec Nestor, vous récupérez les chevaux des pillards. Ils sont à vous dorénavant. »

     « Alix et Xavier, vous allez vous vêtir et faire le chemin jusqu’à Falkenberg pour annoncer la bonne nouvelle, qu’ils viennent récupérer le butin des pillards. Mais soyez vigilants et discrets !  Il ne faut pas que l’on vous voie dans les airs ! Et rejoignez-nous ensuite à l’auberge. »

     Les deux garçons retournent donc à l’école, enfilent une tunique, reprennent une rasade de potion, et filent vers Falkenberg.

 

 

 

La fête au village

 

     La fosse comblée, Child propose : « On érigera une stèle rappelant aux éventuels téméraires que Durandalem sait se défendre ! »

     « Je vous invite toutes et tous à l’auberge, pour fêter nos héros... qui s’habilleront exceptionnellement pour l’occasion ! dit-il en riant. »

     Et les jeunes soldats retournent à l’école. Ils enfilent une tunique, les filles aussi, et tout le monde se retrouve à l’auberge. Aujourd’hui, c’est la fête !

     Tout le monde est heureux. Grâce aux jeunes soldats, aucun blessé n’est à déplorer parmi les villageois ! Manon est contente de revoir sa mère Berthe, Michel de revoir ses filles Marianne et Mariette, et le Fernand est fier de ses fils François et le Borgne, qui ont sauvé le village !

     Un grand festin se prépare. Les filles de l’école, Marianne, Mariette, Josiane, Josette et Manon se proposent spontanément pour aider Berthe et Estelle. Clovis Hune et Alvin Koch sont partis chercher de la viande, P’tit Louis ramène tout le pain qu’il a cuit pour la journée, Child sort ses réserves de vin. Et chacun célèbre la victoire dans une grande allégresse.

     « Lors de l’attaque, vous étiez nus ! » fait remarquer Child.

     « Oui, répond Dillon. Comme tu sais, nous vivons constamment nus à l’école... et si c’était permis, nous serions restés nus devant vous ! Jacou voudrait que tout le village vive nu ! »

     En volant vers Falkenberg, Alix et Xavier aperçoivent une petite armée rassemblée en hâte sur la route. Ce sont des gens de Falkenberg et des environs partis à la poursuite des pillards. Se posant à l’abri des regards, les garçons vont à leur rencontre, et leur expliquent ce qui s’est passé à Durandalem.

      « Tous les pillards sont morts, dit Alix. Nous les avons décimés, nous, les élèves soldats de Durandalem. Et nous avons récupéré le butin de leurs pillages ! »

     Prétendre qu’ils ont tué les pillards ! Le bourgmestre de Falkenberg, Maître Simon Lang, doute fortement des dires de ce gamin... : « Venez donc à Durandalem constater par vous-même, propose alors Xavier. Venez récupérer les chariots, venez fêter la victoire chez Child notre aubergiste et bourgmestre, avec une délégation de vos braves. Vous serez les bienvenus, après l’épreuve que vous avez endurée ! »

     Maître Simon Lang se convainc peu à peu que ces jouvenceaux disent vrai. Il a entendu parler de l’école, des enseignements du sorcier Jacou Artz, et de ceux du maître d’armes Dillon d’Ortega, qu’il connaît et apprécie... Il décide de s'y rendre, désigne quatre notables pour l’accompagner, et quatre hommes pour rapatrier les chariots.

      Il ordonne aussi à son armée : « Rebroussez chemin, et allez rassurer vos compagnes, annoncez que les pillards sont morts. Les chariots vont revenir à Falkenberg, et nous autres, nous serons de retour dans la soirée. »

      Alix et Xavier annoncent alors qu’ils partent prévenir le village de leur arrivée, et filent comme des flèches. Maître Lang, voyant ces jeunots courir à si grande vitesse, est maintenant persuadé qu’ils ont des pouvoirs hors du commun. Dès qu’ils sont hors de vue, ils s'envolent pour filer encore plus vite, et arrivent rapidement à l’auberge raconter de quoi il retourne. Child envoie aussitôt Anatole et Dillon à l’école, pour accueillir les hommes de Falkenberg venus récupérer les chariots remplis des rapines des pillards.

     Les gens de Falkenberg se présentent à l’école. Maître Simon Lang reconnaît Dillon, le salue, et lui dit : « Alors, c’est donc vrai ! vous les avez eus ! » Et Dillon leur montre la fosse où les cadavres sont ensevelis : « Ils était trente-sept. Ils sont tous là ! Sauf un, qu’on a gardé pour qu’il nous parle de ces pillards. Il est notre prisonnier. » « Nous les avons dépouillés, ils étaient chargés d’argent. Cet argent servira à réparer les dégâts qu’ils ont causés, et à dédommager les blessés et veuves de votre cité ! »

      Et tandis que les deux chariots repartent vers Falkenberg, Dillon, Anatole, Maître Simon Lang et quatre des notables de la ville, Henri Wurst, Joseph Pax, Bernard Palis, et Jean Claudel, se dirigent vers l’auberge où la fête bat son plein.

     Le médecin de Naborum, Benoît Krier, un homme blond de cinquante ans, de six pieds, est là. Il a soigné la blessure du renégat, qui dit s’appeler Hantz Burg, 25 ans, un géant de sept pieds cinq pouces, blond, natif de Sterdam dans la Lagune, au nord du pays belge.

     Gael a prévenu les parents de Hugues, Carole et Richard Schaff, ainsi que Damien Fleich, le père de Gabin, et Vivien Kauf, le père de Charles.  Tous les quatre arrivent en calèche pour fêter leurs fils.

     Nestor est parti au galop à Hombourg prévenir Émile Gouvy, le père d’Achille, tandis qu'Isabeau est parti à Tenquin avertir Roger Capes, le père d’Armand, et Guillaume Holz, le père d’Alix. Eux aussi sont attendus à midi pour les réjouissances.

     Léon est retourné donner la bonne nouvelle au village de Laudrefang, qui craignait le passage des pillards.  Il revient avec les parents de Xavier, l’aubergiste Jean Louis Stamm, son épouse et sa serveuse Ingrid, et avec Louis Brett, le père de Joseph.

     Child accueille les invités et leur présente les héros, tous des jeunes soldats, qui ont massacré de leurs flèches les pillards. Une nouvelle ovation s’élève dans l’auberge.  Et au dehors aussi, l’auberge est trop petite pour accueillir tout le village. Les hommes, les femmes, les enfants, tous réunis, tous les habitants de Durandalem acclament eux aussi leurs héros !

     Il est midi. Maintenant, tout le monde sait que les jeunes soldats du roi combattent nus. Cela en étonne plus d’un, mais après tout, se disent-ils, ce sont des héros ! Ils peuvent bien être nus s’ils le veulent !  La nouvelle du village en fête s’est propagée au-delà de Hombourg et de Tenquin. Les abbés des Glandières, menés par Pierre, sont venus aussi pour l’événement !

     Maître Simon Lang s’étonne de ne pas voir Jacou Artz. « Eh non, je regrette, il n'est pas là, lui dit Child. Il est parti à Strateburgo, pour soigner le Grand Ordonnateur de la confrérie du Blauersland, Maître Clément Sandre. Il ne sera de retour que dans un jour ou deux, s’il a trouvé le moyen de guérir la maladie du Maître. »

     Avec l’accord de Maître Simon Lang, les notables de Falkenberg, Henri Wurst, Joseph Pax, Bernard Palis et Jean Claudel, proposent aux jeunes soldats de les accueillir chez eux, afin que toute la cité leur rende hommage ! Child est d’accord, Dillon aussi.  Ils le méritent tous ! Child demande à Émile de préparer une grande charrette pour les emmener à Falkenberg dans la soirée. Maître Simon se charge de les héberger là-bas. Il organisera demain une grande fête en leur honneur !

     Oui, tout le monde est heureux.  Les pères des élèves de Dillon sont on ne peut plus fiers de leurs grands fils. La fête se poursuit tout l’après-midi.  Mais Marianne juge bon de retourner à l’école chercher l’élixir qui remet d’aplomb ceux qui ont trop bu...  Car ils sont nombreux à s’être laissé tenter par des excès de boisson, aujourd’hui 

 

 

 

Le voyage à Falkenberg

 

     La journée se termine. Les parents s'en retournent chez eux, porteurs d'un sentiment de fierté et de gloire. Les habitants retournent à leurs travaux, qu’ils ont tous et toutes abandonnés ce matin.  Les filles nettoient l’auberge et ses abords, ramassent les cruchons et bouteilles vides, et une fois le tout bien rangé, rentrent à l’école avec Anatole. Elles préparent les beaux habits des garçons, ceux qu’ils avaient lors des portes ouvertes.

     Les garçons, accompagnés des notables et du bourgmestre de Falkenberg, arrivent à l’école, et voulant eux-mêmes se laver, leur proposent une sudation et une douche avant de partir sur Falkenberg. Les notables sont intrigués, ils ne connaissent ni la sudation, ni les douches !

     Hésitant à se mettre nus, ils acceptent finalement de s’enrouler dans une serviette que les filles leur tendent. Au vu de ces jeunes hommes au pubis rasé, il se disent que leurs sauveurs, ce sont vraiment des jouvenceaux !  Mais ils remarquent aussi que certains garçons, notamment Dillon, sont fort bien montés pour leur jeune âge...  Ils pénètrent dans la salle de sudation, et ont vite trop chaud ! Dillon leur conseille : « N’hésitez pas à enlever la serviette, vous aurez moins chaud... »

     Maître Simon Lang montre l’exemple. C’est un homme de quarante-cinq ans, un brun de six pieds.  Un corps musclé et velu, une toison très abondante sur un pénis long de cinq pouces et large d’un pouce, des jambes fermes et musclées. C’est la première fois que ses notables le voient nu.

     Henri Wurst, grand propriétaire terrien de quarante-six ans, suit l’exemple de Simon, et tombe la serviette. C’est un petit homme roux de cinq pieds deux pouces, trapu mais costaud. Une barbe rousse descend de son visage, sa toison rouge couvre une partie de son pénis de quatre pouces et large de deux, entre des jambes épaisses.

      Joseph Pax, hôtelier et propriétaire de l’hôtel Pax, se décide aussi. Il a vraiment trop chaud et transpire à grosses gouttes. C’est un grand homme de cinquante ans, six pieds cinq pouces, les cheveux gris. Il a un corps fin, des bras et des jambes fines, une toison grise sur un pénis fin d’à peine un demi-pouce de large, mais d'au moins sept pouces de long.

     Bernard Palis, marchand de la ville, tombe également sa serviette. Il hésitait, mais voyant le sexe de Joseph Pax, il n’a plus de gêne. Il a quarante ans. Blond, six pieds trois pouces, assez musclé, bien velu, mais cela ne se voit guère. Sauf sa toison dorée très abondante, qui ne cache qu’une partie de son long sexe fin de huit pouces, un demi-pouce de large.

     Jean Claudel finit par laisser lui aussi tomber sa serviette. À trente-cinq ans, il est le patron d’une grande ferme de la ville. Les cheveux noirs et un corps très fin, maigre, de six pieds six pouces. Une pilosité bien fournie sur tout le corps, y compris sa toison en broussaille, toute noire, qui camoufle un pénis de cinq pouces de long et un de large. Sa silhouette élancée le fait paraître encore plus maigre.

     Ils s’observent mutuellement. Jamais ils ne s’étaient montrés nus les uns aux autres. Ils finissent par se sourire, puis par rire de leurs gênes respectives, qui se sont vite estompées. Encore une victoire de Dillon !

     Au bout de vingt minutes, Dillon les emmène tous en nage sous la douche, qu’ils apprécient beaucoup. Leurs corps sont épurés, lavés des toxines accumulées par une vie de labeur, et ils se sentent vraiment bien une fois qu’ils se sont séchés.

     Les filles, en tuniques pour une fois, leur apportent des habits propres qu’ils enfilent prestement, un peu gênés d’être nus devant ces beautés. Elles leur disent que leurs habits vont être lavés, et qu’on les fera parvenir à Falkenberg dès que possible.

      Les garçons revêtent leurs beaux habits. Les voilà parés pour monter à Falkenberg. Emile a mené la charrette attelée de deux chevaux devant l’école. Chacun prend son arc, son carquois et son épée, ce sont des soldats ! Ils quittent Durandalem pour aller fêter leur victoire. Avant de partir, les filles leur ont offert une boisson stimulante, ils sont en pleine forme !

     Dillon va dans le cabinet de Jacou prendre quelques fioles. Jacou l’a informé sur leurs utilités.

     En chemin, ils rencontrent deux cavaliers, des hommes de Falkenberg qui venaient aux nouvelles. Ils repartent au galop prévenir toute la ville de l’arrivée des héros.

     Arrivés à Falkenberg, les garçons sont acclamés comme des rois. Ce sont les sauveurs des reliques de l’église, des ors de l’orfèvre, et de tout ce que les pillards avaient dérobé.

     Joseph Pax dit : « Ce sera un honneur que vous passiez la nuit en mon hôtel, vaillants héros ! »

      Simon dit alors : « Habitants de Falkenberg, demain est un jour de fête ! nous fêtons nos héros ! » Et ce sont des acclamations, des ovations qui accompagnent les garçons jusqu’à l’hôtel Pax.

     Simon Lang, le bourgmestre de la ville, prend Dillon en aparté : « Nous avons de bien belles filles à Falkenberg. Vos élèves sont-ils aguerris quant aux choses du sexe, du moins les plus vieux ? » Dillon éclate de rire : « Ce sont tous sont des bêtes de sexe, du plus jeune au plus vieux ! Et si vous avez des filles qui nous rejoignent à l’hôtel, ce sera une superbe soirée, je vous le garantis ! » Alors Simon donne quelques directives, tandis que les héros s’installent dans le grand salon de l’hôtel et se font servir à boire.

     Une grande table est dressée dans la grande salle à manger. C’est un hôtel luxueux, et la noblesse et le clergé de la région font partie de la clientèle. Ce soir, hormis les notables qu’ils connaissent déjà, sont invités à la table quelques personnes importantes de la ville : le curé Jacques Kirsch, heureux d’avoir récupéré les reliques de saint Thomas le saint patron de la ville, et quelques commerçants... En somme, le gratin de Falkenberg !

      Le repas servi est composé de mets raffinés. Plusieurs plats différents sont proposés, accompagnés de vins des plus fins venant des côtes de la Provence.

     Puis Simon demande à Dillon de raconter cette fameuse bataille aux notables de la ville.

     « Ce n’était pas vraiment une bataille, c’était comme à l’entraînement quand nous faisions du tir sur cible ! Nous avons d’abord éliminé les cavaliers. Nous sommes dix, ils sont tombés tous les cinq en même temps. Puis nous avons atteint les fantassins de nos flèches. Nous sommes tous de très bon archers. Nous avons un Maître archer, le meilleur, Childéric Germain, qui nous a excellement formés. Chaque volée de dix flèches touchait dix pillards. En quatre volées, il n’en restait plus un debout ! Nous sommes sortis, et nous les avons achevés de nos épées plantées dans le cœur. En cinq minutes, l’affaire était réglée ! »

     Les questions fusent :

     « Vous êtes tous de Durandalem ? 

     - Non, seul François, le Borgne et moi sommes du village, dit-il en montrant les garçons nommés.  Charles, Gabin et Hugues sont de Naborum, Alix et Armand sont de Tenquin, Xavier et Joseph sont de Laudrefang, Achille est de Hombourg.

     - Mais quel âge avez-vous ?

      - Le plus jeune, Alix, vient de fêter ses quinze ans, Xavier et Charles ont quinze ans, Achille, Armand et Le Borgne ont seize ans, François et Gabin ont dix-sept ans, Hugues et Joseph ont dix-huit ans, et moi-même, leur instructeur, j’ai vingt et un ans.

     - Vous êtes bien jeune pour être instructeur ! Où avez-vous reçu votre instruction ? 

     - J’avais dix ans quand j’ai été recueilli et adopté par Maître Jean d’Ortega, le Maître d’armes de Mettis. C’est lui qui m’a enseigné tout mon savoir ! 

     - Ah ! Maître d’Ortega ! sa réputation va au-delà de la contrée ! 

Et l’école, elle existe depuis quand ? 

     - Elle a été créée et bâtie pour nous, ce printemps. Nous en sommes à deux mois d’instruction.

     - Si peu de temps ! et cela va durer jusqu’à quand ? 

     - Jusqu’à la fin de l’été... Nous devons rejoindre le roi Charles en renfort.

     -  C’est vrai que vous avez des super-pouvoirs ?

      - On le dit…

     - Pouvez-vous nous montrer ? »

     Alors, mentalement, Dillon ordonne aux garçons de se lever à son top et de dire à haute voix : « Nous sommes les soldats du roi. » Et au top, d’une seule voix, tous se lèvent et proclament : « Nous sommes les soldats du roi ! » avant de se rasseoir.

     L'assistance est stupéfaite.

     « C’est très impressionnant ! dit Simon. L'on en est presque effrayé... »

     « Une dernière question : c’est votre baptême du feu ?  demande le chef de la garde de Falkenberg.

      - Oui, pour tous les élèves, c’est leur premier vrai combat. Pour ma part, j’ai déjà combattu au côté de mon père, Jean d’Ortega, dans les plaines de Belgique. »

     « Nous pouvons certes vous applaudir, braves soldats du roi ! dit Simon. »

     Et la tablée des notables de se lever et d'applaudir en chœur. Quand ils se sont rassis, au top mental de Dillon, tous les garçons se lèvent et disent : « Merci ! » Ce coup-ci, tous ont rigolé !

     Simon dit alors :« Maintenant, nous allons vous laisser vous reposer.  Veuillez passer dans le salon d’à côté, nous ne vous dérangerons pas. Demain, nous vous ferons visiter la ville. Et nos onze garçons quittent la table, en remerciant l’assistance pour cette soirée. Ils passent au salon d’à côté. Simon ferme la porte derrière eux.

     Onze filles pénètrent alors dans le salon par une autre porte. Elles sont très légèrement vêtues…

 

Annexe 51

 

     Les garçons sont nus. Ils ressortent ainsi du salon. La salle à manger est vide, et un majordome, très sérieux malgré la nudité des garçons, leur demande de le suivre jusqu’à leurs chambres.

 

 

 

          Vendredi 8 mai

 

 

Falkenberg La visite, le retour des soldats

 

     Joel et Gael se lèvent. Joel va s’occuper du feu dans la cheminée de la douche, puis de la chaudière qu’il doit rallumer. Il ne s’en est pas occupé hier, les événements du matin et la fête qui a suivi l’on détournés de sa mission. Il faudra probablement plus de temps pour avoir de l’eau chaude aujourd’hui. La chaudière ronfle alors, au plus chaud de ce qu’elle peut donner !

     Puis il va chez Child, prendre un petit déjeuner.

     Gael s’occupe de son prisonnier, le renégat Flamand Hantz Burg. Il lui change son pansement à l’épaule devant et derrière, la flèche l’avait transpercée. Benoit Krier, le médecin de Naborum, lui a expliqué comment faire. Il passe chez Child et revient avec de la nourriture, lui libère les mains pour qu’il puisse se nourrir, il ne peut pas partir, ses pieds sont enchainés. Il rejoint ensuite son frère chez Child.

     Child dit : « Je vais aller à Mettis, faire des provisions, avec Claude Kaas l’apothicaire et Alvin Koch le boucher. La fête d’hier a vidé toutes mes réserves de vin ! Je serai de retour dans la soirée ! Gael, je te confie l’échoppe, et tu veilleras aussi sur les femmes dans l’auberge. Joel, en plus des douches communales, tu voudras bien t’occuper aussi de la chaudière de l’auberge, Berthe a beaucoup de linge à laver. »

     « Les filles de l’école et Anatole viendront manger à l’auberge ce midi. Il est inutile de préparer des repas, les garçons ne seront de retour de Falkenberg que dans l’après-midi. Et Pierre, qui doit livrer le charbon à l’école ce matin sera avec les filles. Mais Berthe le sait. »

     Et il passe chez Emile, prennent une charrette attelée de deux chevaux, et avec Claude et Alvin, ils prennent la route de Mettis. « Et nous voilà sans bourgmestre avec Jacou à Strateburgo et Child à Mettis ! j’espère que nous n’aurons pas de décisions importantes à prendre ! » dit Gael.

 

     A Falkenberg Maître Simon Lang a entendu parler, par Madame Claude, la tenancière de la maison de passe, des prouesses des soldats du roi la nuit dernière ! cela l’a fait bien rire, de savoir ces jeunots être des puissants étalons qui ont mis hors d’état toutes les filles de la maison de passe !

     Les garçons sont dans la salle en train de déjeuner. Simon les rejoint et leur propose donc de visiter la cité, en calèche. Mais Dillon dit : « Nous préférons y aller à pied, avec nos armes, nous sommes des soldats, pas des touristes qu’on promène en calèche ! »

     Et les voilà partis, ils sont continuellement acclamés. Arrivés devant la grande Eglise, ils rencontrent l’abbé Jacques Kirsch, et son assistant Pascal Glock. A ce moment arrive Monseigneur Denis Le Bon, l’évêque de Mettis qui est venu vérifier l’état des reliques de St Thomas dérobées la veille. Il est accompagné de deux abbés de Mettis, l’abbé Marc de Sange et l’abbé Sylvain Priest. Il a été prévenu du drame qui s’est joué à Falkenberg, et viens rassurer la population par sa présence. Il est enchanté de rencontrer les héros de Durandalem, et prend des nouvelles de ses habitants. « Et comment va Manon ? » demande-t-il en se souvenant de son passage à l’auberge. Dillon lui dit : « Elle va très bien, elle est une personne importante dans notre formation de soldats ! » Ce qui fait sourire l’évêque, imaginant de quelle importance il s’agit !

     Puis il prend la parole devant l’assistance des habitants : « Il y aura une messe ce soir pour prier pour le salut des âmes tragiquement disparues et le réconfort des paroissiens de Falkenberg ! les abbés Jacques, Marc et Sylvain et moi-même la célébrerons. Maître Lang, pouvez-vous réserver trois chambres pour moi et les abbés qui m’accompagnent ? » « bien sûr, je vais faire le nécessaire ! ». Simon sait bien que ce nécessaire consiste aussi à fournir aux trois religieux des distraction qu’il trouvera chez Madame Claude, si les filles se sont remises de la nuit avec les héros !

     Tandis que Monseigneur Denis entre dans l’église, suivi des trois abbés pour vérifier les reliques de St Thomas, le Saint Patron de Falkenberg, Dillon et Simon, suivis des garçons, continuent leur visite, ils arrivent devant l’échoppe de Maître Simon, qui a été pillée par les Flamands. Les menuisiers sont en train de reconstruire la façade, éventrée pour accéder à l’intérieur, la veille.

      Dillon demande à Simon : « J’ai cru comprendre que vous avez une garde de la cité, pourquoi ne sont-ils pas intervenus ? » « Ils ont été mal informés, et attendaient les pillards à l’est, alors qu’ils ont pénétré dans la cité à l’ouest. Quand la garde est arrivée, les pillards étaient déjà repartis. Mais la garde, forte de huit hommes, n’aurait pas fait le poids face à cette horde déchaînée !».

      La visite continue, ils font une halte à l’auberge, pour boire un canon offert par Guy d’Ecart, le patron de l’auberge. Et ils font le tour de la ville, une foule de plus en plus nombreuse les suit en les acclamant. De retour à l’hôtel ils sont invités à la grande table pour le déjeuner.

      Après avoir bien mangé, ils demandent à prendre congé. « Vous ne restez pas pour la messe ? »  Demande Simon. « Non, nous ne voulons pas laisser Durandalem sans défenses, et nous devons reprendre notre instruction à l’école. » « Fort bien, je vous fais avancer deux calèches, vous serez de retour plus vite ! »

     Et dans l’après-midi ils prennent congé de Maître Simon Lang et de ses notables, les remerciant chaleureusement pour l’accueil qu’eux et les habitants de la cité leur ont fait. Dillon remercie aussi Madame Claude, invitée à la table, pour la qualité et le professionnalisme de ses employées ! « Sachez que vous serez toujours les bienvenus à Durandalem ! Venez profiter de nos douches communales, elles sont très appréciées ! » « Nous n’y manquerons pas ! » dit Simon.

     Et les voilà partis vers Durandalem, à cinq lieues de là.

     Arrivés à Durandalem, ils ont hâte de se déshabiller, ils passent par chez Child annoncer leur retour, Berthe a récupéré, lavé et séché les habits des notables de Falkenberg, et les remets aux conducteurs des calèches, invités à boire un canon avant de retourner à Falkenberg. Ils les remettront à Maître Simon Lang en arrivant. Les garçons trinquent avec eux, les remercient pour le voyage, et retournent à l’école pour enfin se dévêtir.

 

     Les filles sont contentes quand elles entendent la cloche du portail ! « Ce sont certainement nos héros qui reviennent ! » En effet, ils sont bien là ! Anatole leur ouvre le portail... Et avant même qu’il l’ait refermé, les garçons s'empressent d'ôter leurs habits pour retrouver enfin le plaisir d'être nus. Ils ont grand besoin de se relaxer, ces festivités aux bombances variées les ont quelque peu fatigués ! Ils se retrouvent dans la salle de sudation.  Les filles les rejoignent, elles ont hâte d'entendre le récit de leur voyage à Falkenberg...

     Ensuite, ils sont massés.  Cela leur fait du bien ! Manon a préparé un repas à leur intention. Ce soir, elles garderont les héros pour elles, pour les fêter dignement ! Dillon leur a raconté leurs exploits avec les filles de Madame Claude, et elles veulent que ce soir, les garçons boivent encore de cette potion magique aux effets si puissants...  Anatole, lui aussi, aimerait bien en boire !

     Après le repas, ils se retrouvent sur les coussins que les filles ont disposés dans la grande salle.

 

Annexe 52

 

     Le soir venu, nous nous trouvons à l’auberge, Child arrive de Mettis avec une charrette remplie de barriques de bouteilles, de sacs et autres caisses. « Deux des caisses sont pour Claude Kaas et les grandes sont pour Alvin Koch. Pourriez-vous aider à les décharger et les transporter chez eux ? » « Et aussi décharger les barriques, les amphores et les bouteilles qui viennent dans l’auberge ? » Aussitôt Joel, Gael, Michel, Emile, P’tit Louis, Le Fernand, ses trois commis, Georges, Clovis et moi-même sortons nous occuper de cela. Bientôt la charrette est vide et chacun est livré à son échoppe.

      Alvin a trouvé du matériel de découpage pour les viandes, il pourra abattre lui-même les bêtes, dès qu’il aura construit un abattoir derrière la boucherie. Claude lui, a refait un stock d’onguents en tous genre, il doit encore étudier certains des ingrédients, il attendra que Jacou et Chantal soient de retour de Strateburgo pour le faire. Ils ont des connaissances que lui n’a pas.

     Quant à Child, il a refait son stock de vin et d’alcools, et offre maintenant la tournée générale.

 

 

La muraille

 

     Puis il dit : « Nous avons discuté avec les maçons de Mettis, ceux qui ont construit l’école, le mur et les douches, ils seront six à venir la semaine prochaine. Ils viennent construire un abattoir pour Alvin Koch. »

     « Mais aussi un mur à l’ouest du village, un mur de protection pour le village, qui empêchera les entrées intempestives comme celles de l’autre jour. Ce mur, muni de remparts et d’un chemin de garde, ira depuis le haut de la colline derrière la cascade jusqu’au haut de la colline sud en face. Ce qui fait quand même deux mille pieds de long ! il fera vingt-cinq pieds de haut et sept pieds de large. Il sera aussi équipé d’une salle de garde. »

     « Crois-tu que ce mur soit nécessaire ? » demande le Fernand. « Oui ! nos vaillants soldats ne seront pas toujours là pour nous défendre, et cette attaque laisse hélas en présumer d’autres ! J’ai appris à Mettis que des troubles ont lieux en Belgique, et que des hordes venues d’on ne sait où feraient des ravages dans les campagnes Belges. Il vaut mieux nous protéger, prévoir une défense ! »

      « Notre village a des atouts, deux hautes collines au nord et au sud. Les points vulnérables sont du côté ouest, après l’école, et l’entrée du village, coté est. » « Là aussi, nous allons construire des remparts ! » « Durandalem est en passe de devenir un village couru, et nous devons préserver notre qualité de vie ! »

      P’tit Louis dit alors « Il faudra des gardes sur ces remparts ! »

      « Nous allons enrôler des personnes pour cela, ils seront formés par Dillon tant qu’il sera là, et je leur donnerai une formation d’archer. Du haut des remparts, ils seront efficaces et redoutables ! »

     « Où habiteront ils ? » demande Emile. « Pas loin de chez toi, Emile, nous allons retaper la maison de Dillon, à l’entrée du village. Elle sera suffisante pour loger six à huit personnes, nous y adjoindrons des dépendances pour loger leurs familles s’ils en ont une. C’est un chantier que vous pouvez déjà mettre en œuvre ! »

    Les discussions vont bon train, d’où viendront ces gardes, qui les paiera, …Child est sûr que c’est la bonne décision, et que Jacou sera d’accord avec lui. Quelques canons plus tard, tout le monde lève son verre à la nouvelle garde de Durandalem !

     Il est l’heure de rentrer, demain il y a encore du travail ! Et l’auberge se vide, Estelle, Alison, Benjamin et Nadège sont déjà rentrés depuis un temps.

 

           Samedi 9 mai

 

 

A l’école

 

     Georges est au portail. Il sonne de la cloche mais personne ne vient ! Finalement, c’est Dillon, qui a ses quartiers côté portail à l’étage, qui se réveille en entendant la cloche.  Encore à moitié endormi, il vient ouvrir le portail, nu. Georges entre dans l’enceinte.

     « Peux-tu annoncer aux filles que je suis à mon atelier et que je les attends ?  Ainsi qu’Anatole, que je dois raser comme vous autres...

     - Je vais voir...  Mais la journée et la soirée d'hier ont été épuisantes... Tout le monde dort encore, je crois ! »

     Pour commencer, Dillon se rend dans le quartier d’Anatole, qui gît sur son lit, comme mort ! Dillon doit le secouer pour qu'il se réveille, bien difficilement... Puis il va voir les buandières, qu’il trouve dans un état comateux. Il passe ensuite par les quartiers des jumelles, puis de Manon, qui aurait dû préparer le petit déjeuner. Elle se réveille, elle a mal. Son bas-ventre cogne encore en elle. Souvenir de la nuit dernière... 

     « Jamais je n’avais forniqué comme cela !

     - Moi non plus !  répond Dillon, tâtant son pénis douloureux. »

     Mais Manon trouve le courage de monter à l’étage et demande : « Tout le monde est levé ? »

     « Penses-tu ! Les garçons dorment encore.  je viens de réveiller les filles, elles vont venir t’aider. C'est moi qui vais réveiller les jeunes. »

     Et il va dans le dortoir. Il les voit tous inconscients. Il les secoue un par un, sans les brusquer. « Allez prendre une douche, ça va vous réveiller. Et venez déjeuner, vous avez besoin de reprendre des forces ! » Les garçons se lèvent tant bien que mal. Après une bonne douche revigorante, ils sont déjà plus pimpants. Anatole arrive, il a pris Georges au passage pour déjeuner, plutôt que d’attendre dans son atelier.

     Tout le monde est à table et commente la folle soirée d’hier. Georges, émoustillé, peine à cacher son érection sous la table, et avoue qu’il aurait bien aimé être là ! Il rajoute avec un petit air penaud : « Vous penserez à m’inviter la prochaine fois ? » Ce qui fait rire tout le monde...

     « Manon, il va falloir que tu trouves de quoi nous retaper, nous sommes des loques !  Si Jacou nous voit comme ça, il ne va pas apprécier ! Surtout qu’on lui a presque vidé sa fiole, s'amuse-t-il.  Bon, alors, aujourd’hui, journée de récupération. Donc sudation, sieste, petits exercices de dérouillage, massages, mais pas plus ! Aujourd’hui, économisez-vous. Demain, on reprend sérieusement l’entraînement. »

      « Et puis, il y a un gros soleil dehors. c’est le moment de faire bronzer nos pubis tout blancs ! » rajoute-t-il en riant, suscitant l’hilarité générale.

 

 

La fréquentation des douches

 

     Les travaux chez Émile avancent bien. Bientôt, il pourra prendre une douche, avec Adèle si elle le désire. Et Nestor aura sa douche dans ses quartiers, dans la grange. La tour est finie, la réserve est en place, la chaudière aussi. Il ne reste qu’à mettre en eau et à chauffer. Nestor est impatient de voir comment les chevaux apprécieront la douche dans l’écurie. « Ils vont adorer ! dit-il, et pour les étriller, ce sera bien mieux avec de l’eau chaude. Mais ils ne doivent pas prendre froid ! »  Alors, pour supprimer les courants d’air, il calfeutre les portes de l’écurie, avec l'aide d'Isabeau.

     Aux douches communales, Joel a activé le feu de la cheminée, et fait le plein de charbon dans la chaudière. Les douches sont opérationnelles. Nous sommes samedi, il y aura sûrement du monde aujourd’hui !

     En effet, dès neuf heures sonnantes, une calèche arrive, avec à son bord quatre personnes :  deux femmes, une fillette et un garçon.

     Elles vont à l’auberge acheter un ticket d’entrée. Berthe leur précise que les douches n’ouvrent qu’à dix heures. « Ça, c’est embêtant !  dit l'une des femmes. Nous devons être de retour à Hombourg avant midi... » Alors, Berthe envoie Gael demander si Joel veut bien ouvrir plus tôt. C'est d'accord.  « Joel vous attends, mesdames ! » Elles arrivent donc aux douches, demandent à être chacune avec un enfant. Ce qui ne pose pas de problème, les douches sont assez vastes. Elles se font expliquer le fonctionnement, puis s’enferment dans les douches, l’une avec la fillette et l’autre avec le garçon.

     Arrivent alors Judith et Roger Koch, les jumeaux d’Alvin Koch le boucher, avec Aline Hair, la fille de Georges Hair le barbier. Judith et Aline sont des amies intimes, elles sont souvent ensemble. Et là, elles ont décidé d’emmener Roger avec elles, pour profiter d'un moment d’intimité hors des regards des parents.

      Les trois jeunes entrent chez Child. Comme il n’est pas encore dix heures, ils ont prévu de boire un canon avant de se doucher. Mais quand Berthe leur dit que Joel a déjà ouvert, ils y vont sans plus tarder, ils boiront leur canon après la douche. Joel les accueille et leur explique le fonctionnement des douches.

      Les trois jeunes désirent être ensemble dans la même cabine. Joel sait très bien ce qu’un garçon et deux filles peuvent faire sous une douche ! Alors ; en souriant, il leur désigne une des cabines insonorisées. Ils y pénètrent donc tous les trois, et referment la porte.

 

Annexe 53

 

     Après s’être lavés, ils ressortent habillés, et vont sécher leurs cheveux devant la cheminée, Roger titube un peu...  Eh bien pense Joel en souriant, les filles en ont bien profité, du Roger !

     Les filles demandent à Joel de ne rien dire à leurs parents, et il promet d’être muet comme une carpe ! « Alors nous reviendrons ! dit Aline » et un « Oh oui ! » de Roger ponctue cette affirmation.

     Les femmes avec leurs enfants sortent enfin des douches.  L’une d’elles est enroulée dans une serviette trempée.  Le garçon est nu, il a fait tomber les serviettes dans la douche ! Joel va chercher deux serviettes, en donne une à la femme qui retourne dans la douche se sécher, et de l’autre il sèche le garçon, le frotte énergiquement, et l’amène emballé près du feu, entre Judith et Aline. La femme ressort de la douche, habillée, souriante, avec les habits du garçon.

     Il est à peine dix heures. Joel propose à son monde d’aller boire un canon à l’auberge, et commence à nettoyer les trois douches utilisées et à les aérer, en attendant d’autres clients.

 

Les frères Spohr

 

     Tandis que les femmes de Hombourg repartent, un groupe de six jeunes cavaliers hirsutes et poussiéreux arrivent chez Child. Ils ont une grande soif, malgré l’heure matinale. Ils veulent se rendre à Mettis, et demandent à Child si c’est encore loin.

     « À dix lieues d’ici. À cheval, il y en a pour deux ou trois heures, suivant l’allure. Vu la poussière sur vos habits, vous venez de très loin ?

     - Non, pas vraiment. Nous venons de Lingen, un peu au sud, à dix lieues d’ici également. Mais nous sommes passés par les carrières de sable. Et avec le vent...

     - Si vous avez du temps, je peux vous proposer de prendre une douche, tout à côté !

     - Une douche ?!  Qu’est-ce que c’est ?

     - Vous laver sous un jet d’eau chaude...  Nous avons une installation qui le permet !

     - Pourquoi pas ? Nous ne sommes pas attendus à Mettis.... Nous sommes les frères Spohr. Moi, je suis Joseph, l’aîné. Et voici les jumeaux Bernard et Benoît, puis Stéphane, et enfin les jumeaux Pierre et Paul. Un de nos cousins qui habite à Mettis nous a dit que nous pourrions trouver du travail là-bas. Par chez nous, nous n’en trouvons pas.

     -  Et quel est votre métier ? 

      - Notre père était garde forestier, dans le domaine des comtes de Lingen. Nous n’avons pas vraiment de métier. Mais nous aidions notre père à surveiller cette immense forêt, trop grande pour un seul homme.  Il nous avait appris à tirer à l’arc, nous sommes d'excellents archers. Nous repérions les braconniers et les bandits de loin !

     - Et nous en avons éliminé quelques-uns !  précise Stéphane.

     - Mais nos parents viennent de mourir, d’une mystérieuse maladie, reprend Joseph. Et après leur mort, les comtes de Lingen nous ont chassés, ne voulant pas subvenir à nos besoins...

     - Quel âge avez-vous ? 

     - Moi, Joseph, j’ai vingt-quatre ans.

     - Nous, vingt-deux ans ! répondent en chœur Benoît et Bernard.
     - Vingt et un ans, dit Stéphane,

     - Vingt ans !  ajoutent Pierre et Paul.

     - Je ne peux rien vous promettre, mais il me vient une idée...  Pour l’heure, suivez Gael, qui va vous emmener aux douches. Puisque vous avez du temps, vous serez hébergés à l’auberge ce soir. Peut-être que demain j’aurai du travail pour vous ! »

     Les six frères sont d’accord pour passer la journée et la nuit à Durandalem, qui leur semble un village calme.

     Et ils suivent Gael, qui leur présente son frère jumeau Joel.

     Joel leur explique comment cela fonctionne. Gael leur dit : « Sortez en serviette, on vous donnera des tuniques. On va laver vos habits, qui en ont bien besoin. Nous avons une machine pour cela ! » Et chacun pénètre dans une douche avec une serviette.

     Ils en ressortent ravis. Joseph a mis la serviette autour de la taille. Les autres sont nus, avec la serviette autour du cou, ou sur l’épaule, ce qui fait beaucoup rire Joel ! Joseph explique qu’ils adorent être nus, surtout dans les bois. Ils se sentent proches de la nature.

     Joel constate que ce sont de solides gaillards, bien musclés. Tous blonds, de six pieds cinq pouces.  Et ils se ressemblent tous. Leurs membres virils de quatre pouces sont entourés de belles bourses velues, toutes blondes.

     Il leur explique qu’ils peuvent se sécher là, devant la cheminée. Il va leur donner des tuniques pour s’habiller, et faire laver leurs habits, qu’ils récupéreront demain matin.

     Une fois qu'ils sont vêtus, Joel les ramène à l’auberge, en emportant leurs habits et les serviettes utilisées. Berthe lance une machine pour eux. Ils sont épatés par la technologie présente dans ce village, ils n’avaient jamais rien vu de tel. Child leur dit que le forgeron du village est un génie ! C’est lui le concepteur de tous ces systèmes...

     A l’école, Georges s’occupe de raser le pubis d’Anatole. Le bougre a mal à sa verge, et même les manipulations de Georges sur ses testicules ne réveillent pas la bête qui normalement devrait se dresser. Anatole raconte ses prouesses de la veille : « Jamais je n’aurais pensé en être capable ! Mais le corps est ce qu’il est...  Et là, il est épuisé ! » Georges lui dit que sans érection, c’est plus facile de le raser. Et il lui fait un pubis et des testicules dignes d’un bébé.

     Puis, après le nettoyage de son atelier, il se rhabille et demande à Anatole de lui ouvrir le portail. Il est bientôt midi. Il croise Child qui apporte les repas, et repart avec lui.

 

     À midi, les frangins mangent à l’auberge. Berthe et Estelle sont au fourneau, Alison et Nadège au service. Et Benjamin joue dans l’eau chaude, nu.  Il fait la plonge, en s’amusant.

     Pour fêter l'installation des douches chez lui, Émile nous invite au restaurant. Un jour comme ça, Adèle ne va tout de même pas être obligée de lui faire la cuisine ! Nous arrivons donc, Adèle, Nestor, Isabeau, Émile, Léon et moi. Et nous nous installons à une table pour manger. Les deux ados, Alison et Nadège, s’empressent de s’occuper de nous. Elles nous servent un apéritif, une spécialité de Berthe, qui ouvre vraiment l’appétit !

 

 

Les fêtards de Naborum

 

     L’après-midi, des jeunes gens de Naborum sont venus à pied.  Le soleil cogne déjà, en ce début mai, et ils sont bien transpireux, sous leurs braies épaisses. Ils ont entendu parler de ces fameuses douches, et ont l'air impatients d’essayer. Ils sont huit, quatre filles et quatre garçons.

     En les voyant arriver, chopine à la main, Joel comprend que ce sont des jeunes qui fêtent un événement ! Il envoie le moins éméché des garçons chercher huit tickets à l’auberge.

     Berthe dit : « Mais nous n’avons que six douches ! » et le garçon de répondre habilement : « On attendra notre tour ! ». Il revient avec ses huit tickets, et tout le monde pénètre dans le couloir des douches. Joel sent bien que cela va être la foire, cet après-midi ! « Vous savez, il n’y a que six douches, il faudra que deux d’entre vous attendent leur tour... » Un des garçons répond : « Bon, on va laisser les portes ouvertes, et chacune ou chacun pourra aller là où il veut ! C’est faisable, non ? »

     Et allez, pense Joel... la première partie fine des douches communales ! Fallait bien que ça arrive ! 

     « Pas de problème, je ferme la porte de l’établissement, vous êtes chez vous, faites ce que vous voulez ! dit Joel à la bande. Mais vous fêtez quoi au juste ?

       - Nous enterrons la vie de garçon de Raoul, qui se marie demain, et la vie de jeune fille de Raymonde, qui se marie demain avec Raoul !  Moi, je suis Paul Frisch, le grand frère de   Raoul le futur marié, et voici notre sœur Isabelle.  Et là, c'est Jacques Martin, le frère de Raymonde la future mariée.  Lui, c'est Albert Fart, notre cousin, et elle, c'est sa sœur Georgette. Et elle enfin, c'est Pénélope Field, la cousine de Raymonde et de Jacques...

     -  Bon, merci pour ces présentations. Vous pouvez vous déshabiller devant la cheminée, cela vous évitera de mouiller vos frusques dans les douches.  Et c'est d'accord, vous pouvez laisser les portes des cabines ouvertes pour vous déplacer à votre aise... Je vais sortir m’occuper de l’eau chaude, pour que vous en ayez assez. Je vous enferme, vous ne serez pas dérangés ! Et puis je reviendrai, c’est mon boulot de surveiller que tout se passe bien ! »

     Et Joel sort des douches, va charger la chaudière, passe par l’auberge pour leur dire de faire attendre d'éventuels nouveaux clients. Car ces six-là, ils ne sont visiblement pas près de ressortir ! Il cite les noms qu’il a entendus... Child lui dit alors de bien veiller sur eux... Pas les enfants de n'importe qui, les jeunots... La famille Martin est une famille estimée à Naborum.  Le père, Marc Martin, est orfèvre. Quant à Emmanuel Frisch, lui, c'est le banquier de la cité !

     Joel retourne ensuite dans les douches. La fête a commencé !

 

Annexe 54

     Une fois leurs festivités terminées, les jeunes Naboriens vont chez Child. Quand il les voit entrer, il se doute de ce qu’il leur faut... un bon remontant ! Surtout qu’ils sont venus à pied, et qu’ils vont repartir à pied...  Sans même leur demander ce qu’ils veulent, il leur sert une boisson énergisante de sa composition.

     Joel a bien du travail pour nettoyer son établissement.  Il y a du foutre et de la mouille plein le couloir ! Une fois tout nettoyé et les douches aérées, il se rend chez Child, qui lui demande comment ça s’est passé. « C’était un enterrement de vie de célibataire, quoi... Tout le monde en a profité... même moi !  ajoute-t-il en riant. »

     Il n’y a pas eu d’autre demandeur pour les douches. Fini pour aujourd’hui, lui dit Child. Joel va donc fermer les fenêtres. Et aussi ramasser toutes les serviettes usagées, certaines sont gluantes des sécrétions des filles et des garçons... De toute façon, il est dix-sept heures, c’est l’heure.

      Il va une dernière fois contrôler la chaudière, et ferme l’établissement. Les jeunes fêtards, retapés, prennent congé.  Ils remercient vivement Joel pour cet après-midi hors du commun, puis s'en retournent à Naborum.

 

     A l’école, après le repas de midi, comme il l'avait suggéré, Dillon les fait juste trotter un peu autour de la bâtisse, et les laisse ensuite profiter du soleil en se reposant.

     Quelque trois heures plus tard, toutes et tous se retrouvent en salle de sudation, et profitent ensuite du bain de kaolin qui les délasse à fond. Il faut régénérer tout ce sperme qu’ils ont lâché ces deux derniers jours. Les garçons ne se privent donc pas de boire des litres et des litres d’eau, quitte à aller souvent aux coins d’aisance faire la vidange.

     Après la sudation, une petite sieste leur fait du bien, et ils sont tout à fait d’aplomb pour le repas du soir.

 

 

 

 

Le retour de Jacou

 

     Deux cavaliers arrivent chez Child. Il s’agit de Jacou et Chantal, de retour de Strateburgo. Ils annoncent qu’ils ont trouvé le mal qui rongeait Maître Clément Sandre, c’est un animal minuscule, qui se loge sous la peau, et ils ont trouvé, Chantal et lui, le remède à ce mal. « Il s’agit de pustules qui se développent d’abord sur les mains, et qui envahissent tous le corps ! »

     A ces mots les frères Spohr, qui sont attablés à l’auberge réagissent : « C’est de ça que nos parents sont morts ! » dit Joseph. Jacou alors les interroge, leur demande d’où ils viennent, et examine leurs mains. Elles sont couvertes de petits points, comme certains atteints à Blauersland.

     Aussitôt, il décide de mettre ces hommes en quarantaine, ce mal est contagieux !  Il demande à Chantal de leur administrer la potion qu’ils ont mis au point, et lui dit de les emmener à l’école et de dire à Anatole de les mettre dans un quartier isolé pour les surveiller. Et Chantal part avec les six frères vers l’école.

     Child raconte à Jacou les derniers événements, l’attaque des pillards, et les héros qui, nus, les ont facilement vaincus. Il lui montre le prisonnier qu’il a fait, « Je ne sais pas encore quel sera son sort, » dit-il à Jacou.

     Jacou est sidéré ! « Il suffit que je m’absente pour qu’il se passe quelque chose au village ! » dit-il en riant.  « Je vais instaurer la nudité dans le village ! Au Blauersland, toute la communauté vit nue, et tout le monde est épanoui ! »

     Child lui parle des prochaines résolutions, les murs, et de ces six hommes qui cherchent du travail et qui, à son avis, feraient une bonne garde pour le village. Jacou est partant, Durandalem doit avoir une défense !

     Puis, il prend congé des villageois, et retourne à l’école, en disant à Child de prévenir Emile qu’il peut récupérer les chevaux.

     Emile, lui, profite de la nouvelle douche avec Adèle, et Nestor s’amuse avec les chevaux, qui ont l’air d’apprécier ces effluves chaudes qui coulent sur leurs corps. Nestor frotte leur peau qui dégage pas mal de saletés, au vu de la couleur de l’eau ! Il les brosse, les uns après les autres, ceux des pillards n’ont pas été étrillés depuis longtemps, ils hennissent de plaisir, dira-t-on à les entendre !

     Léon est retourné à Laudrefang, là-bas, plusieurs personnes l’attendent pour prendre une douche chez lui ! Notamment le Bourgmestre du village, Ernest Dor, qui lui demande d’installer des douches communales, comme à Durandalem. D’ailleurs, demain dimanche, il ira avec son épouse Annie, sa fille Josette de dix-sept ans et son fils Louis de treize ans visiter ces douches, et manger chez Child.

 

 

Les frères Spohr

 

     La cloche du portail sonne. Anatole enfile une tunique et va ouvrir. C’est Chantal, de retour de Strateburgo, accompagnée de six hommes en tuniques. Elle lui explique ce dont il s'agit, et Anatole emmène les six hommes dans les quartiers libres.

      Chantal monte voir les garçons, les félicite pour leur action lors de l’attaque, et leur dit que Jacou ne va pas tarder à arriver. Elle leur parle aussi des nouveaux arrivés en bas, qui sont contagieux, et leur demande de ne pas les approcher, jusqu’à ce que Jacou leur ait administré l’antidote.

     Anatole explique aux frères Spohr ce que c’est que cette école, et prend leurs tuniques pour les laver. Les frangins sont ravis de tomber dans un lieu où tout le monde vit nu ! Manon, nue, descend avec Chantal qui s’est mise nue. Elle leur apporter de quoi manger, avec un bon vin qui ne leur fera pas de mal !

     « Demain, avec Jacou, nous aviserons de votre quarantaine. En attendant, ne sortez pas de votre quartier, vous avez des douches et des pièces d’aisances. » Les frangins sont agréablement étonnés de voir des filles nues. Jusqu’à présent ils n’étaient nus qu’entre eux.

     Ils se demandent de quel travail a parlé Child ! Mais s’ils peuvent en trouver ici, ils sont partants !

     Jacou arrive à son tour à l’école. Anatole lui ouvre, content de le revoir. Et Jacou est content de pouvoir enfin se déshabiller après ce voyage !

     Il félicite les soldats pour leur action. En particulier Dillon, qui a mené la contre-attaque de main de maître, et qui a eu l’idée d’utiliser les pouvoirs qu’il leur a inculqués. Puis il passe dans son cabinet, après avoir demandé à Chantal, attablée avec les garçons, de le rejoindre. Car il va falloir confectionner suffisamment de remède pour les frangins, et pour tous les habitants de Durandalem.

     Il redescend voir les frères Spohr, nu, les trouve nus eux aussi, et leur fait avaler le remède, qui leur garantit une guérison rapide, « Vous verrez, demain matin il n’y paraîtra plus ! »

     Puis il leur parle du travail que Child avait suggéré.

     « Nous avons subi une attaque de pillards, heureusement éradiquée par nos élèves soldats que vous verrez demain. Nous allons construire des remparts autour du village pour nous prémunir de ce genre d’attaque. Et pour cela nous avons besoin d’une garde.

     Vous êtes six à chercher du travail, nous vous proposons d’être cette garde, si vous le voulez. Nous vous hébergerons, et vous serez formés et dotés de pouvoirs pour accomplir votre mission. Si vous êtes d’accord, nous commencerons à vous former dès demain, et vous serez hébergés ici dans l’école, en attendant votre logement personnel près des remparts. La construction des remparts débutera la semaine prochaine. Êtes-vous d’accord ? »

     Alors l’aîné, Joseph dit : « Je parle au nom de mes frères.  Nous ne pouvions rêver mieux comme travail.  Oui, bien sûr, nous sommes d’accord ! »

     « Encore une chose, dit Jacou. Ici, comme moi, tout le monde est nu, hommes et femmes. Si vous avez des problèmes pour vous contenir face à des femmes nues, je peux vous donner une potion qui empêche momentanément l’érection.

     - Nous adorons être nus, depuis toujours, dit Joseph. Mais c’est vrai qu’il n’y avait pas de femmes dans les environs. Cela devrait aller... Mais si vraiment nous avions des pulsions sexuelles intempestives, nous ferions appel à vous !

    - Le "vous" est superflu ici, répond Jacou. Tout le monde se tutoie. Le bagage ne fait pas la qualité de l’homme ! »

      Et sur ce, il leur souhaite une bonne nuit. « Vous avez de quoi vous désaltérer, je vois. Le vin est bon... N’en abusez pas ! dit-il en riant. »

 

          Dimanche 10 mai

 

 

 

 

Le remède de Jacou

 

     Joel est en train de charger la cheminée dans le couloir des douches, il est revenu avec un bon stock de serviettes que Berthe lui a préparé.

     A neuf heures, le système est opérationnel, Avec Gael, ils vont s’occuper de laver le prisonnier, Hantz Burg, qui, vu sa blessure, ne peut pas le faire seul. Et il en a vraiment besoin il pue beaucoup et ne s’est sûrement pas lavé depuis longtemps !

     Ils l’emmènent donc dans une douche et le déshabille. Il se laisse faire, il est heureux d’être encore vivant, le seul de la bande.

     C’est un gaillard de vingt-cinq ans, avait-il dit à Child, de sept pieds cinq pouces, de longs cheveux blonds pleins de nœuds, et vraiment crasseux, des yeux bleu azur, un corps musclé, des longs bras puissants, une pilosité abondante sur tout le corps, et une grosse tignasse sur son pubis. Un membre viril de près de 8 pouces sur deux pend entre deux énormes testicules, et ses cuisses pleines de gros muscles démontrent la puissance que cet homme peut avoir ! il a des pieds d’au moins dix-huit pouces. S’il voulait, il pourrait se débarrasser des jumeaux facilement, sans sa blessure qui lui bloque un bras. Il parle le Flamand, les jumeaux ne comprennent pas ce qu’il dit.

     Ils font couler l’eau, se mettent nus et le frottent énergiquement au savon sur tous le corps, ses cheveux sont démêlés, l’eau qui coule au sol est presque noire, tellement il est crasseux.

       Manifestement, il apprécie ce que lui font les garçons, des « Dank ! » pour les remercier, et quand ils entreprennent de nettoyer son pénis, celui-ci se raidit et passe à seize pouces et quatre de large ! « Oh Ya ! » « Das’goot ! » dit-il, « Mmmmmm ! »  Jamais les jumeaux, qui ne sont pas en peine de ce côté, n’avaient vu un phallus pareil !

      Puis ils se mettent à le sécher, ils ne sont pas trop de deux pour cela ! Un fois sec, Gael lui refait un pansement sur sa blessure nettoyée, ils habillent le géant de la plus longue tunique qu’ils ont trouvé, qui ne lui descend même pas jusqu’aux genoux ! Puis, les jumeaux se rhabillent aussi, et ramène le prisonnier dans sa geôle, dans l’échoppe, et lui mettent des chaînes aux pieds. Ainsi entravé, il ne peut pas partir !

     Il est l’heure d’ouvrir les douches !

 

     Chantal est chargée de distribuer le remède à tous les villageois. Elle va donc quitter l’école, avec Marianne et Mariette, pour faire le tour du village. Elles devront faire boire le remède à toutes et à tous, enfants compris. Il ne faut pas d’exception.

     Pour l’instant, la cloche a sonné huit heures, le petit déjeuner est servi.

     Les garçons et les filles font la connaissance des nouveaux habitants de l’école, qui se présentent : « Nous sommes les frères Spohr. Nos parents sont morts du mal que Maître Jacou a découvert. Je suis Joseph, l’aîné, j’ai vingt-quatre ans, et voici les jumeaux Bernard et Benoît, vingt-deux ans, Stéphane, vingt et un ans, et les jumeaux Pierre et Paul, vingt ans. Nous sommes embauchés pour être la future garde de Durandalem ».

      Jacou à son tour présente les filles et les garçons. « Mon assistante : Chantal Iser, trente ans. Le maître d’armes : Dillon d’Ortega, vingt et un ans. Le concierge : Anatole Brett, trente ans. La cuisinière : Manon Germain, vingt-cinq ans. Les masseuses : Marianne et Mariette Wald, vingt ans. Les buandières : Josiane Welch et Josette Wasch, vingt-deux ans. Les élèves : Alix Holz, Xavier Stamm, Charles Kauf, quinze ans. Achille Gouvy, Armand Capes, et le Borgne Bauer, seize ans. François Bauer et Gabin Fleich, dix-sept ans. Et enfin Hugues Schaff et Joseph Brett, dix-huit ans. »

 

      Au village, Chantal, Marianne et Mariette sont là, avec des fioles de remède, elles ont commencé la distribution et passent dans chaque maison pour administrer le remède à chacun.

     « Ordre de Maître Jacou Artz, votre médecin et Bourgmestre. Vous devez chacun et chacune boire ce remède, pour enrayer une épidémie qui a tendance à se rapprocher ! »

     Child reçois aussi un stock de ce remède, il doit systématiquement en donner une dose à chaque personne de passage.

     Dans l’auberge, des clients attendent, en discutant avec Child. Il s’agit d’Ernest Dor, le bourgmestre de Laudrefang, qui est venu avec sa famille, son épouse Annie, sa fille Josette de dix-sept ans et son fils Louis de treize ans. Joel les emmène aux douches, et leur explique le fonctionnement. Josette et Louis vont chacun dans une douche du côté gauche, Ernest dit à Joel que sa femme n’est pas rassurée, alors il ira avec elle. « Pas de soucis, la douche est suffisamment spacieuse pour deux ! » dit Joel. Il leur conseille une douche à droite, mieux insonorisée. « Vous pouvez sortir emballés dans la serviette pour faire sécher vos cheveux avant de vous rhabiller » leur dit-il encore.

 

Annexe 55. Page 620

 

     Josette est une fille de cinq pieds six pouces, c’est une copie conforme de sa mère. Elle pousse des « Hiii ! » de surprise et de plaisirs, Louis, aussi grand que son père, crie « C’est trop bon ! »

     Une fois sortis, le couple se fait sécher devant la cheminée, les enfants profitent encore des douches, et ne veulent plus en sortir ! Joel devant leurs portes leur demande si tout va bien, ils répondent que oui, ils finissent. Et ils sortent tous les deux, enroulés dans les serviettes, pour se sécher à coté de leurs parents.

     Ernest remercie vivement Joel pour cet agréable moment, et lui demande s’ils n’ont pas fait trop de bruits dans la douche. Joel les rassure : « Elles sont insonorisées, je n’ai rien entendu ! » ce qui rassure Annie, qui ne voudrait pas que l’on sache ce qui s’est passé ici.

        Puis la famille récupère leurs vêtements dans les vestiaires des douches et se rhabillent. Ce midi, ils vont manger chez Child, et Ernest invite Joel pour boire l’apéritif avec eux. Il accepte volontiers, il les rejoindra dès qu’il aura nettoyé les douches. Ernest lui dit que la leur est peut-être un peu gluante, il lui répond : « J’ai l’habitude, tous les couples s’adonnent aux plaisirs de la chair sous la douche, j’ai ce qu’il faut pour nettoyer ! » « A tout de suite à l’auberge ! »

     Le bourgmestre Ernest Dor et sa famille arrive à l’auberge, quelques villageois sont là à boire des canons, et Ernest lance la discussion sur l’attaque des pillards. Il demande s’il verra les héros, mais on lui répond qu’ils sont dans leur école, et n’en sortent que rarement, notamment pour combattre !

     Dans l’après-midi L’abbé Paul est revenu aux douches avec ses bigotes, Germaine et Gertrude Beten. Il n’y a pas eu d’autre client.

 

 

 

          Lundi 11 mai

 

 

 

Les maçons

 

     Ce matin, Michel Wald est de retour aux douches, pour isoler les trois douches encore bruyantes. Joel lui donne un coup de main, les cloisons ont été faites en amont, et Nestor les a emmenées en charrette, avec des bottes de pailles pour fourrer les cloisons. Il reste avec les constructeurs pour aider à la mise en place des panneaux, et à midi, la transformation est finie.  Les portes de toutes les douches ont aussi été renforcées, dorénavant, plus aucun bruit ne transpire de l’intérieur des douches. Nestor a fait des test, s’enfermant et hurlant le plus fort possible, on n’entend pratiquement rien ! Aucun client ne s’est présenté ce matin.

     Deux charrettes de pierres sont arrivées ce matin, plusieurs livraisons sont prévues. Emile est parti en renfort avec une grande charrette attelée de Quatre chevaux à Tenquin à la carrière. Les pierres sont déchargées sur le champ derrière Chez Alvin Koch, le boucher, pour construire son abattoir, les suivantes seront déchargées près de l’école, pour le grand mur ouest.

      Les six maçons de Mettis arriveront cet après-midi, pour construire la bâtisse de l’abattoir. Ils seront logés à l’auberge, leur a dit Child. Nos cantonniers, Pierrot et Claude Stein, ont déjà préparés le terrain, pour y mettre les fondations du bâtiment. Les plans ont été dessinés par Child, Alvin et Michel.

 

     A l’école, les garçons sympathisent avec les futurs gardes. Jacou évalue leur niveau d’instruction, et se rend compte qu’ils ont des lacunes en lecture et en écriture.

      « Il faudra remédier à cela, dit-il, je compte sur vous tous pour les enseigner !  Mais pour l’heure, je vais commencer leur formation en les amenant à la caverne de la colline. Dillon, tu nous accompagnes, il te faut encore des passages pour augmenter tes capacités ! Les filles, vous ne préparerez les chambres que pour sept, je m’abstiendrai ce coup-ci... Ah, les garçons, je vois que vous avez tous succombé au rasage pubien ! Allez donc prendre le soleil sur cette peau blanche, mais évitez d’y rester trop longtemps d’un coup... Vingt minutes par séance, et autant à l’ombre. Sinon, l’insolation vous guette ! »

     Et passant par la buanderie pour s’équiper, ils partent gravir la colline, l’épée à la main. Les futurs gardes ne savent pas de quoi il retourne, ni pourquoi ils s’éloignent du village ! Dillon leur détaille ce qui va se passer, dans la caverne d’abord, puis au retour à l’école.  Les garçons, contents de ne rien faire, vont donc se faire bronzer le pubis en attendant. Josiane leur distribue des coiffes pour protéger la tête. Le soleil est ardent ces jours-ci !

     Les chambres sont prêtes. Jacou est de retour avec Dillon et les frères Spohr, et s’occupe d’eux à l’étage.

 

     Au village, les six maçons arrivent à cheval peu avant midi, ils sont partis tôt, avant la chaleur. Il faut dire que ce mois de mai est particulièrement chaud. Child revient justement de la livraison de l’école, il a augmenté la quantité vu qu’il y a six nouveaux locataires à l’école. Il emmène les maçons sur leur futur chantier, ils apprécient la qualité des pierres de Tenquin qu’ils ont déjà utilisées pour construire l’école. Il leur présente Alvin Koch, le boucher et sa femme Elvire, et les jumeaux Judith et Roger. Les jumeaux leur disent qu’ils les aideront, et leur fourniront ce dont ils ont besoin. Les maçons les remercient. De l’aide est toujours bienvenue ! De retour à l’auberge, Child dit à Nestor de s’occuper des chevaux. Nestor dit en souriant ! « Il va falloir agrandir l’écurie, à ce rythme ! Ils seront bien traités, vous les retrouverez pimpants !»

     Emile est de retour, avec une énorme quantité de pierres. Il fera encore un voyage cet après-midi. Pour l’heure, il va ramener la charrette derrière l’école et demander aux jeunes de la décharger. Child lui dit qu’il a six nouveaux pensionnaires, les chevaux des maçons, Nestor les a pris en charge.

 

     Émile arrive avec sa charrette. Les jumelles et Chantal sont aussi de retour, accompagnant Child avec la nourriture.

      Emile demande à Anatole si les garçons peuvent décharger les pierres. Anatole va voir Jacou qui dit : « Oui, voilà un bon exercice avant le repas ! Tiens, fais-leur boire une gorgée de cette potion ! » Anatole revient et dit aux garçons : « Je vous montre un exercice que Jacou vous demande de faire : suivez-moi ! »

     Ils sortent de l’enceinte, nus. « Voilà ! il faut décharger toutes ces pierres ici même ! » Les garçons, forts de leur pouvoirs, boivent un peu de potion, et mentalement, déplacent les pierres en les entassant un peu plus loin. Émile est épaté par les pouvoirs des garçons ! En cinq minutes, les cent pierres de quarante livres chacune sont à côté de la charrette, vide. Il n’aurait pas pensé que ça irait aussi vite Pour charger la charrette, à Tenquin, il avait fallu plus d’une heure et des gaillards bien costauds ! Il rentre donc chez lui pour manger.  Cet après-midi, il refera un voyage.  Il dit aux garçons qu'il compte encore sur eux pour décharger la charrette.

     Il est l’heure de passer à table. Jacou a couché les frangins et Dillon.

     Anatole lui demande si les maçons, eux aussi, ne pourraient pas bénéficier de ces pouvoirs pour construire les murs d’enceinte du village. Il répond par l’affirmative, il ira les voir ce soir à l’auberge. « Je dois aussi rencontrer les médecins de la région, pour éradiquer cette maladie qui s Après le repas et la petite trotte quotidienne, pour les garçons c’est l’heure de la sieste.

     Après la sieste, vous ferez de la musculation, vous utiliserez les agrès derrière le bâtiment. La salle de sudation est réservée en priorité aux frangins, ainsi que les massages qui suivront. Vous pourrez transpirer après leur passage. Vous devrez ensuite vous masser entre vous ! »

     L’après-midi se passe en efforts de musculation, les plus forts aident les plus faibles, et chacun en sort un peu plus musclé.

     Les frangins et Dillon sont réveillés. Après une collation, ils sont invités à la salle de sudation. Ils ne connaissaient pas du tout cela, et sont étonnés de la chaleur qui y règne !

     Après être passés sous la douche, ils prennent encore un bain de kaolin puis re-douches, et vont en salle de massage. Les filles les attendent. Chacun s’allonge sur le ventre, sur une table, et les filles s’occupent d’eux.

     Marianne masse Joseph, Mariette masse Bernard, Josiane s’occupe de Benoît, Josette de Stéphane, Chantal de Pierre, Manon de Paul, et Jacou s’occupe de Dillon.

     Puis, une fois le dos massé, avec des onguents de Jacou, ils se retournent sur le dos, et les filles s’occupent de leurs membres et de leur ventre.

 

Annexe 56

 

     Ensuite, les filles les emmènent aux douches pour se retaper un peu, les sèchent vigoureusement, et les emmènent dans la grande salle où ils s’assoient à table, assoiffés et affamés.

     Les garçons se sont massés mutuellement dans la salle de sudation.  Ce n’est pas désagréable, disent-ils en rejoignant la grande table de vingt-cinq couverts. Manon se dit qu’elle a bien fait de prendre de la vaisselle supplémentaire. Jacou n’est pas là, il est parti à l’auberge pour rencontrer les maçons et trouver une estafette, éventuellement.

 

     Au village, les maçons ont commencé leur chantier. Il y a suffisamment de pierres pour construire les murs du futur abattoir. Au rythme auquel ils progressent, demain les murs seront en place, il restera à faire les huisseries et le toit. Sous la chaleur, ils transpirent à monter les murs de pierre. Vers dix-sept heures, ils décident d’arrêter pour aujourd’hui, ils travailleront mieux s’ils commencent tôt le matin. Ils vont donc à l’auberge, se désaltérer. Child leur propose de prendre une douche, au moment où Joel, n’ayant pas eu de client cet après-midi, arrive à l’auberge. Child lui dit : « je sais que tu as fermé la maison, mais pourrais-tu encore prendre les maçons, qui ont bien besoin d’une douche ! » « D’accord, donnez-moi dix minutes, que je relance le feu de la cheminée et réactive la chaudière. » Et il repart préparer les douches pour les maçons. Child leur demande comment ils s’appellent, et leur âge.

     « Je m’appelle Paul Jenlain, j’ai trente-cinq ans. » dit le premier. « René Price, trente-deux ans. ». « Edouard Cher, trente-trois ans. » « Georges Claudius, trente ans. ». « Michel Strog, vingt- neuf ans. ». « Martin Moth, vingt-neuf ans. » dit le dernier.

     Joel revient, « les douches sont prêtes, suivez-moi… » il les emmène, leur explique comment elles fonctionnent, et remarque que leurs habits sentent fort la sueur. Joel leur propose de leur donner des habits propres pour la soirée, « vos habits seront lavés ce soir et vous les aurez secs et propres demain, si vous voulez. J’ai ici des tuniques qui devraient vous convenir pour la soirée. »

     Alors ils se déshabillent, et donnent leurs frusques à Joel. « Il y a six douches, choisissez ! voici des serviettes pour vous sécher.  Moi je vais déjà faire laver vos habits. » et il prend le tas de frusques odorantes et les ramène à Berthe, lui demande de les laver pour que les maçons les aient demain matin. Il revient aux douches, les hommes sont sous l’eau, ils n’ont pas fermé les portes, pour se parler. Ils se présente aussi à Joel, comme ils sortent des douches.

     Paul Jenlain sort au bout d’un moment, en se séchant la tête. Il est grand, six pieds trois pouces, large d’épaules comme les cinq autres, blond, avec une toison abondante et un pénis de quatre pouces entouré de deux petits testicules.

     Joel a tout le loisir de les observer, ils restent nus devant la cheminée et lui posent de temps en temps uns question.

     René Price, six pieds deux pouces, brun, une toison hirsute et un membre viril de cinq pouces, de grosses bourses accrochées hautes sous son bas ventre. Lui aussi est large d’épaules avec de gros bras.

     Edouard Cher, un blond de six pieds deux pouces, a une carrure large, de belles cuisses entre lesquelles pend un pénis de cinq pouces, assez large, et deux petits testicules derrière.

      Georges Claudius est le plus grand avec six pieds dix pouces, très velu, une crinière noire sur la tête, un long sexe de six pouces et de belles bourses pendantes de chaque côté.

    Michel Strog, le plus petit, six pieds, est un roux crépu, sa toison aussi et une crinière rousse couvre son poitrail puissant. Un petit sexe de quatre pouces mais très large, de bien deux pouces cache ses petits testicules.

     Martin Moth, les cheveux brun, de six pieds trois pouces n’est pas poilu, une toison clairsemée, et un sexe de quatre pouces avec de petites bourses.

     Ils sont bien, nus devant la cheminée, rafraîchis par la douche. Ils demandent à Joel s’ils peuvent encore rester un moment, il leur dit que oui, il viendra les chercher pour le repas s’ils le veulent.  « Ramène-nous du vin, si tu veux bien ! » Et Joel retourne à l’auberge, et demande quelques pintes de vin pour les maçons qui veulent rester nus dans les douches ! Child lui donne les pintes, et dit en rigolant : « S’ils veulent rester nus, ils n’ont qu’à aller dormir à l’école ! »

     A ce moment Jacou entre dans l’auberge. « Qui veut dormir à l’école ? » demande-t-il à Child, qui lui raconte ce que font les maçons. « Ça tombe bien, je suis venu leur parler. Je t’accompagne, Joel ! » et il entre dans les douches les maçons le voit et regardent Joel d’un air interrogatif :« ami ? ennemi ? » Joel les rassure et le présente : « Voici Maître Jacou Artz, notre bourgmestre, médecin, sorcier, et le maître de l’école de soldats de Durandalem. » Il veut vous parler ».

     -Bonsoir messieurs, voilà de quoi il s’agit : Vous allez bientôt construire les murs de fortification du village. 

     « Oui, nous aurons fini demain la maison derrière la boucherie, et on attaque le mur ! »

     -Fort bien ! je peux vous aider à aller plus vite, beaucoup plus vite ! 

     « Expliquez-vous, Maître ! »

      -J’ai le pouvoir, moi, ainsi que tous les habitants de l’école, de faire déplacer les pierres par la pensée, sans se fatiguer ! je veux vous faire bénéficier de ce pouvoir. »

     Croyant à une farce, les maçons éclatent de rire, mais Jacou, qui a sa fiole avec lui, en boit une rasade, et soulève les six maçons d’un bon mètre du sol.

     -Voilà, je peux faire pareil avec des pierres », et il les ramène tous à lui, et les repose. Ils sont sidérés ! Joel aussi !

    Il leur dit : « Comme vous aimez être nus, vous viendrez habiter à l’école, où tout le monde vit nu, juste à côté du chantier. Je vous ferai bénéficier de ce pouvoir, les murs seront très vite montés, des rumeurs courent sur des hordes de bandits qui pourraient arriver sur nous. Le plus tôt sera le mieux ! »

      Les maçons se regardent, et finalement acquiescent cette proposition.

    « Bien ! demain, après votre chantier chez Alvin Koch, vous viendrez directement à l’école, on vous aura préparé des quartiers. Vous y mangerez, vous y dormirez. »  « Et on s’y douchera ? » « Bien sûr, et encore plus ! vous verrez cela demain soir ! »

     « Allons fêter cela ! » dit Joseph. « Je vous rappelle que j’ai emmené des pintes, mais je vais les ramener à l’auberge, il va être l’heure du souper ! » dit Joel. Jacou et les maçons retournent à l’auberge, Jacou leur dit en riant : « vous avez oublié de vous habiller ! » et prestement, riant aussi, ils enfilent les tuniques et les chausses que Joel leur fournit. Joel nettoie et aère les douches, et va mettre en veille la chaudière. Une fois qu’il a refermé les aérations, il rejoint les autres à l’auberge.

     Il dit à Jacou : « C’est fantastique ce pouvoir de déplacer les choses ! J’aimerais bien moi aussi l’acquérir ! » « Un jour je t’en ferai aussi bénéficier ! » dit Jacou.

     Ensuite, il parle à la Cantonnade : « J’ai besoin d’une personne qui aille faire le tour des médecins de la région, pour qu’ensemble nous nous prémunissions de cet animal minuscule qui se loge sous la peau qui sévit. Je l’ai rencontré à Strateburgo, mais il a aussi tué à Lingen qui est bien plus proche ! Si l’un de vous est disponible, ou connaît quelqu’un susceptible de le faire, il ira à cheval prévenir tout le monde. J’ai le remède, je peux le fabriquer en quantités il faut le distribuer. »

     Alvin Koch, alors dit : « Je peux demander à Roger, mon fils, il est bon cavalier ! »

     « Va le chercher, Alvin ! » et Alvin part chercher Roger et revient avec lui.

     « Tu serais prêt à galoper dans la région et dire à tous les médecins de venir à Durandalem ? » demande Jacou. « Oui, je partirai demain à l’aube ! » dit Roger, fier d’être investi d’une aussi sérieuse mission. Emile lui dit qu’il préparera le meilleur cheval ! « Tu emmèneras des fioles de remède avec toi, au cas où tu tomberais sur un endroit déjà infecté ! toi tu ne risques rien, tu es immunisé comme tous ceux du village. » lui dit encore Jacou, « je t’en ferai parvenir à l’aube, tu les prendras à l’auberge ! » « Je m’en retourne en fabriquer encore, Child en a aussi pour tous les passants dans l’auberge. Nous vaincrons cette maladie aussi ! »

 

     A l’école, tout le monde mange de bon appétit, les frangins sont vraiment heureux d’être là ! Jacou revient, grignote un morceau, et annonce à Anatole : « On va héberger les maçons quelque temps. Ils sont six, a-t-on encore assez de place pour eux ? 

     - Oui, il reste encore de quoi, mais là on sera vraiment au complet !  Heureusement, tu avais prévu large, dans les plans du bâtiment ! Et ils arrivent quand ? - Demain, en fin d’après-midi. Mercredi je les emmène à la caverne. Et jeudi, ils pourront commencent le mur derrière l’école. »

     Ce qui fait plus de trente à table ! C’est beaucoup !« Manon, pourrait-on prévoir deux services ? 

      -  Et deux Manon aussi, alors ! réplique-t-elle.

     - C’est vrai que Chantal devait t’aider et que je l’accapare beaucoup ces derniers temps, dit Jacou. Oui, il faudra te trouver une aide ! On va mettre une annonce à l’auberge, je l’apposerai demain quand j’emmènerai les remèdes à Roger. »

     Il explique que c'est Roger, le fils d’Alvin le boucher, qui s’est porté volontaire pour aller prévenir les médecins de la région et distribuer des remèdes si besoin. Puis il se rend avec Chantal dans son cabinet, ils ont du travail pour fabriquer tous ces remèdes. Et il profitera aussi de Chantal pour se soulager un peu, espère-t-il. Et elle sait y faire ! Si elle n’est pas trop fatiguée, après ces massages épuisants...

     Tout le monde aide Manon à débarrasser. « Ce qui serait bien, dit-elle, c’est une machine comme celle de la buanderie, mais pour la vaisselle ! » Anatole lui promet de m’en parler, c’est vrai que ce serait bien !

     Les garçons jouent et apprennent aux gardes à jouer aux échecs. Une soirée tranquille, car personne n’a la verge assez reposée pour solliciter les filles. Sauf Anatole, qui invite Josiane et Josette discrètement, ce soir après son service. Elles acceptent...  « Mais pas longtemps, hein ! »

     Après quelques parties d’échecs, tout le monde va se coucher, Anatole fait sa tournée habituelle des chaudières, des portes et des chandeliers, passe par chez les gardes pour voir s’ils sont bien installés, et regagne ses quartiers. Josiane et Josette sont sur le lit, elles se sont déjà endormies. Anatole alors, sans les réveiller, se couche entre elles. Il se dit qu’il n’a jamais passé toute une nuit comme ça...  Il souffle la chandelle, tire la couverture sur les trois, et s’endort lui aussi.

     Dans le bâtiment, il ne reste qu’une fenêtre éclairée, celle du cabinet de Jacou. Chantal et lui travaillent peut-être encore... Ou pas !

          Mardi 12 mai

 

 

Ceux de St Louisbourg

 

     Jacou arrive à l’auberge, avec les remèdes pour Roger, et l’affiche qui dit :

     « Nous recherchons un ou une aide cuisinière pour l’école de soldats de Durandalem. Poste à pourvoir tout de suite, à temps complet, hébergement sur place. »

     Je suis à pied d’œuvre avec Léon pour installer des signalisations de circulation d’eau, et des miroirs accessibles à Joel pour surveiller qu’il n’y ait pas de problème dans les douches. Depuis qu’elles sont insonorisées, on n’entendrait pas une plainte ou un appel au secours. Joel nous assiste, tant qu’il n’a pas de client.

     Une fois l’arrivée d’eau coupée, nous avons posé les robinets permettant de séparer les côtés. Une fois les douches remises en eau partiellement, nous nous occupons d’un côté, de façon à laisser trois douches opérationnelles, nous avons du travail pour la journée !

     Une calèche arrive chez Child, avec quatre personnes à bord. Un homme, deux femmes et une fillette. Ils se présentent : « Je suis Cyril Klein, et voici mes sœurs jumelles Julie et Judith. Et la fille de Judith, Marion. Nous venons de Saint Louisbourg, à quatre lieues au nord de Naborum, nous avons entendu parler de Durandalem, ses soldats et ses douches. » D’emblée, Child leur donne une rasade de remède anti-animal minuscule qui se loge sous la peau.

      Julie est intéressée par l’annonce. Elle demande à Child des précisions, il lui répond qu’il s’agit de nourrir trente personnes, midi et soir, et que la personne vivra à l’école. Julie en parle avec son frère et sa sœur, ils trouvent que ce serait super qu’elle ait ce poste, elle qui cherche depuis un temps du travail !

     Puis Joel les accueille, nous laissant seuls un moment. « Je vous explique comment cela fonctionne. Vous avez dans chaque douche un vestiaire, et je vous donne une serviette pour vous sécher et sortir de la douche profiter de la chaleur de la cheminée pour sécher vos cheveux. Vous vous rhabillerez une fois bien séchés. » Les trois douches sont occupées, la fillette avec sa mère, et l’homme et sa sœur dans les deux autres. Ils profitent bien de l’eau qui les lave, et sortent emmitouflés dans les serviettes, et vont près de la cheminée.

     Cyril Klein est un grand costaud de six pieds cinq pouces, des cheveux noirs, d’une trentaine d’année. Les sœurs, Julie et Judith, parfaitement identiques, de vingt-huit ans, disent-elles, six pieds de haut, sont blondes, aux longs cheveux, et la fillette, Marion, blonde aussi d’une dizaine d’année, mesure déjà cinq pieds.

     Ils sont enchantés de ces douches, et vont revenir avec leurs amis de Saint Louisbourg la semaine prochaine, dit Cyril Klein. « Pas de problème, d’ici là, les six douches seront opérationnelles ! » dit Joel.

     Ils vont ensuite à l’auberge, ils mangeront ici, pour tester le restaurant. Après un bon repas, que les voyageurs de Saint Louisbourg ont vraiment apprécié, ils reprennent la route, sans Julie qui se présentera cet après-midi à l’école.

 

Julie

    Jacou est parti tôt ce matin pour donner les remèdes à Roger, qui va partir faire le tour de la région.

      Il a aussi confectionné une affiche pour trouver de l’aide pour Manon, qu’il va afficher à l’auberge. Il est de retour pour le petit déjeuner.

     Le matin est studieux, les garçons enseignent aux gardes la lecture et l’écriture, ils ont des notions, et enregistrent vite les enseignements. Les gardes apprennent à maîtriser leurs nouveaux pouvoir, la communication par la pensée. Dillon a augmenté les siens, il peut maintenant capter toutes les pensées des autres lorsqu’ils communiquent entre eux. Il arrivait déjà à communiquer à plusieurs personnes simultanément, comme il l’a montré à l’hôtel Pax, à Falkenberg. Il a hâte d’essayer la potion qui, conjuguée avec le pouvoir de la pensée, permet de déplacer à distance. Il veut voir s’il peut déplacer plusieurs personnes en même temps, comme Jacou.

     Un peu avant midi, Child est au portail avec les victuailles, il dit à Anatole que cet après-midi, une certaine Julie Klein viendra se présenter pour le poste d’aide-cuisinière.

     En apprenant la nouvelle, Jacou est content, il l’accueillera lui-même, et Manon est ravie.

     La grande table de vingt-cinq couverts est dressée, tout le monde mange avec appétit. Dillon a encore du mal à trier ce qu’il veut capter ou pas, mais avec de l’entraînement, il pourra faire le tri.

     Puis, le trot habituel, avec les gardes cette fois, qui sont intégrés dans la formation des soldats. Ensuite vient la sieste.

     Julie sonne au portail. Anatole lui ouvre, en tunique, et lui dit d’attendre dans l’enceinte, il va prévenir Jacou.

     Jacou arrive aussi en tunique, et dit à Julie « Bienvenue à l’école ! tu as quel âge, Julie ? » « J’ai vingt-huit ans, je suis célibataire, je viens de Saint Louisbourg, au nord de Naborum. »

     Jacou lui annonce les conditions. « Dans l’école, tout le monde vit et travaille nu. C’est la philosophie de la maison. Pour des questions d’hygiène, et de maîtrise du mental. Si tu veux ce poste, il te faudra être nue aussi. Cela te pose-t-il un problème ? »

     Julie est vraiment étonnée ! nue devant des garçons, elle ne l’a jamais fait, sauf dans l’intimité avec un garçon ! « Cela est nouveau pour moi, mais je veux bien essayer ! » dit-elle en souriant à Jacou. Il l‘emmène alors chez les buandières que Julie voit nues. « Voici Josiane et Josette, nos buandières. Elles vont s’occuper de toi. » et il enlève sa tunique, Julie en le voyant nu détourne le regard, mais Jacou lui dit : » N’ai crainte, tu t’y feras vite, il y a ici six filles et dix-huit garçons, avec toute sortes de pénis » dit-il en rigolant. Anatole les rejoint nu, Julie, ouvre de grands yeux en voyant son pénis de sept pouce pendre entre ses jambes. Anatole lui dit qu’il a des quartiers pour elle où elle sera chez elle. » Je ‘t’y emmène » dit-il, et Julie le suit, ainsi que Josiane et Josette. Dans ses quartiers elle se déshabille, timidement, elle n’a pas l’habitude !

     C’est une belle blonde de six pieds, avec de beaux seins ronds couverts par ses cheveux très longs, et de jolis tétons roses pointus, une toison blonde envahit son bas-ventre, et de longues jambes avec des bonne cuisses.

     Après la sieste, les garçons descendent faire des exercices dans l’enceinte, ils vont tirer à l’arc, avec les gardes. Jacou dit à Julie de venir à l’extérieur, qu’il présente tout le monde.

     « Voici Julie Klein, notre nouvelle cuisinière, qui vient de Saint Louisbourg, et qui va assister Manon. » dit-il aux garçons rassemblés devant la bâtisse.

     Puis se tournant vers elle, il fait les présentations.

     « Voici Manon Germain, notre cuisinière, tu iras avec elle, elle t’expliquera le travail. »

     « Marianne et Mariette Wald sont nos masseuses. »

     « Josiane Welch et Josette Wasch sont nos buandières. »

     « Chantal Iser est mon assistante. »

     « Anatole Brett, que tu as déjà vu, est notre concierge. »

     « Voici Dillon d’Ortega, l’instructeur des garçons. » Julie est sidérée par son phallus de dix pouces, des gros yeux ronds pleins d’envie que Dillon remarque !

      « Et du plus jeune au plus vieux, ses élèves : Alix Holz, Xavier Stamm, Charles Kauf, Achille Gouvy, Armand Capes, Le Borgne Bauer, François Bauer, Gabin Fleich, Hugues Schaff, et Joseph Brett. »

     « Comme tu peux le voir, les élèves sont très jeunes, entre quinze et dix-huit ans, mais ce sont déjà de fiers soldats ! »

     « Ici ce sont nos nouvelles recrues, les futurs soldats de la Garde de Durandalem. Les frères Spohr : Joseph, Bernard, Benoît, Stéphane, Pierre, et Paul. »

     Julie dit : « On a entendu parler des soldats qui ont anéantis les pillards ! je ne pensais pas ce vous étiez si jeunes ! »

     Les garçons et les gardes vont à leurs exercices, les buandières à leurs lessives, Jacou et Chantal à leur travaux, les masseuses et Manon emmènent Julie à l’étage, et lui font visiter les installations. Elle est épatée par la taille des douches, la salle de sudation, et le bassin de Kaolin.

     « Nous irons ensemble, avec les garçons quand ils reviendront de leurs exercices. » dit Manon.  « Tu pourras après te faire masser par l’une d’entre nous, nous sommes toutes aguerries à cela. Nous t’enseignerons aussi les techniques de massage, tu ne seras pas de trop pour masser tous ces hommes ! »

     Elle pose après la question qui lui trotte dans la tête : « Qu’en est-il des rapports sexuels, avec tous ces garçons ? »

     Marianne répond : « Tout le monde est libre de son corps, si tu aimes faire l’amour, tu vas être comblée ! Chacun et chacune d’entre nous a déjà baisé avec les autres. Et toi, c’est comment, ? »

     « Je n’ai pas beaucoup d’expériences en ce domaine, je n’ai eu que quelques rares amants ! » et, rougissante, elle dit : « Mais je reconnais que j’aime les plaisirs de la chair, et la vue de tous ces sexes m’émoustillent quelque part ! »

     « Tu verras, à ton souhait, c’est toi qui décides ! Nous pratiquons l’amour libre ici, il n’y a pas d’attaches, pas de jalousies ! » ajoute Mariette, qui rajoute : « Les garçons sont formés, ils ont un mental qui leur permet de contrôler leurs pulsions, mais ils aiment bien cela ! ne sois pas étonnée d’être sollicitée ! »

     « Les séances de massages sont souvent propices à des rapports, cela se fait naturellement, sans gêne et sans honte. » dit Manon. Elle précise : « Jacou a plusieurs potions pour stimuler les sexes et aussi une potion qui empêche toute fécondation, il n’y a pas de risque de ce côté ! »

     Et tandis que les jumelles préparent la salle de massages, Manon emmène Julie en cuisine.      « voilà notre domaine ! les victuailles sont préparées à l’auberge, et apportées pour midi par Child que tu as déjà rencontré, c’est le patron de l’auberge, et mon père. Dans la grande salle, la table accueillera midi et soir trente-deux couverts ! Les vingt-six membres de l’école avec toi et les six maçons que tu verras ce soir. Bien sûr, tout le monde est nu tout le temps ! »

     « Pour les repas du soir, nous ferons des salades et autres charcuteries, nous avons ici une chambre réfrigérée à l’eau courante, bientôt Jacou nous fera installer un système qui fera du froid, ce qui nous permettra de conserver plus longtemps les aliments. Pour la vaisselle, elle se fait encore à la main, à l’eau chaude ! si ! chaude ! Mais un projet de machine pour laver la vaisselle est en cours ! »

     Et pendant qu’elles préparent le repas du soir, Julie demande :« Mais qui donc a réalisé toutes ces installations ? »

     « C’est notre forgeron, Robert Schmit, qui a pensé tout cela et l’a réalisé avec l’aide d’autres personnes, Le forgeron, Léon Iser, de Laudrefang, le village à l’ouest, et Michel Wald le menuisier, le père de Marianne et Mariette. Ils ont équipé plusieurs maisons, les douches communales, et la machine à laver le linge chez les buandières. »

     « Ils sont de retour ! » annonce Marianne, « allons-y ! » et les filles se rendent en salle de sudation, les garçons sont sous les douches. Julie pénètre dans la salle, une chaleur intense la surprend, mais elle s’y habitue et s’assoie avec les filles sur une serviette, sur un banc. Les garçons arrivent, et s’assoient autour d’elle, lui demandant si elle est bien chez eux. Les gardes aussi s’installent. Chantal les rejoint.

 

 

 

 

Les maçons

 

     Anatole et Jacou sont au portail. Ils attendent les maçons, qui maintenant devraient avoir fini les murs de l’abattoir d’Alvin.

     Les voici. Jacou et Anatole les emmènent aux douches, ils ont à nouveau transpiré ! Puis Jacou leur dit : « Je vous emmène dans la salle de sudation, tout le monde y est. Je vous présenterai... Mais je serai bref, c’est trop fatigant de parler sous la chaleur ! Nous ferons plus ample connaissance ce soir au repas ».

     La salle de sudation est pleine ! Jacou s'adresse à l’assemblée : « Voici les maçons qui vont construire les murs de fortification du village. Ils dormiront ici et partageront nos repas ! ils se présenteront ce soir au dîner. Josiane et Josette, vous vous occuperez de leurs vêtements. Marianne et Mariette, vous leur confectionnerez des tenues de travail en nombre suffisant, afin qu’ils puissent en changer à leur aise. »

     Puis, pendant que les garçons et les gardes vont en salle de massage, accompagnés de Marianne, Mariette, Josiane, Josette, et Chantal, les maçons ont droit au bain de kaolin. Ainsi que Julie, accompagnée par Manon. Anatole est retourné vérifier les chaudières et la cuve d’eau chaude. La consommation est grande !

     Une fois massés, par les filles et les garçons entre eux, les garçons et les gardes retournent dans la grande salle, les filles attendant Julie et les maçons. Dillon est resté avec elles.

     Au sortir du bain de kaolin, après une douche, les maçons et Julie sont invité à se coucher sur les tables, sur le ventre, et les filles commencent les massages. Dillon veut s’occuper de Julie. Ce qui n’est pas pour déplaire à Julie !

 

Annexe 57

 

     Après ces massages les corps enduits d’huiles et de pommades, une bonne douche est de mise, et le groupe rejoint les autres dans la grande salle. Jacou a fait le service au coin des boissons, et tous trinquent à la santé des nouveaux garde et des maçons, pendant que Manon et Julie, un peu épuisée par les massages de Dillon, dressent la grande table.

     Jacou présente alors les maçons aux membres de l’école : « Voici Paul Jenlain, René Price, Edouard Cher, Georges Claudius, Michel Strog, et Martin Moth, ils vont construire les murailles de Durandalem. Je vais leur faciliter la tâche, en leur faisant acquérir les pouvoirs que vous possédez. Demain matin, je les emmène à la caverne. Julie, tu viendras aussi ! Josiane et Josette, vous laverez leurs vêtements. Marianne et Mariette, veillez à leur coudre assez de tenues de travail. »

     Puis il présente aux maçons tout son monde : 

     « Comme vous savez, je suis Jacou Artz, le Maître de l’école de soldats de Durandalem. Voici Manon Germain, notre cuisinière, et Julie Klein, sa nouvelle assistante depuis aujourd’hui.  Marianne et Mariette Wald sont nos masseuses.  Chantal Iser est mon assistante.  Josiane Welch et Josette Wasch sont nos buandières. Anatole Brett, est notre concierge. Voici Dillon d’Ortega, l’instructeur des garçons.  Et du plus jeune au plus vieux, ses élèves : Alix Holz, Xavier Stamm, Charles Kauf, Achille Gouvy, Armand Capes, le Borgne Bauer, François Bauer, Gabin Fleich, Hugues Schaff, et Joseph Brett.  Comme vous pouvez le constater, les élèves sont très jeunes, entre quinze et dix-huit ans. Mais ce sont déjà de fiers soldats, qui sont arrivés à bout des pillards ! Ici ce sont nos nouvelles recrues, les futurs soldats de la Garde de Durandalem, les frères Spohr : Joseph, Bernard, Benoît, Stéphane, Pierre, et Paul. »

     Ces présentations étant faites, Manon et Julie amènent les plats qu’elles ont préparés, et tout le monde mange de bon appétit. Les maçons sont affamés, après cette journée riche en découvertes, et finalement épuisante !

     Après le repas, Marianne et Mariette prennent les mesures des maçons, pour confectionner leurs vêtements de travail, et les donnent aux buandières. Josiane et Josette vont sans plus tarder préparer les tenues pour demain dans la caverne. Josette prend aussi les mesures de Julie.

 

     Le soir Léon retourne à Laudrefang. Finalement, les travaux dans les douches ont été plus rapides que prévus, et nous avons fini le chantier. Léon emporte suffisamment de remède pour immuniser tout son village, il va le remettre à Ernest Dor, le bourgmestre pour qu’il le distribue à la population.

     A l’auberge, on parle des nouveautés. Alvin est content, les murs de son abattoir sont montés. Demain Michel s’occupera des portes et des fenêtres, des vitres sont commandées et devraient arriver de Meisenthal bientôt.

      Je parle des douches, et des systèmes qu’on a installé avec Léon pour plus de sécurité Je dis à Child de transmettre à Jacou demain midi que je viendrai le voir l’après-midi, vu que j’ai de l’avance sur mon emploi du temps.

     Joel raconte quelques anecdotes rigolotes des douches, sans parler de la partie fine ou des couples qui s’y retrouvent pour faire l’amour. Il parle de la fréquentation de plus en plus importante, et des commerces de Durandalem qui en bénéficient. Child confirme.

     On parle aussi de l’animal minuscule qui se loge sous la peau, et de Roger qui fait le tour de la région pour enrayer une éventuelle épidémie. Ce soir, il doit être dans le secteur de Pont-de-Rosselle. Il ira jusqu’à Pont-de-Sarre demain. Plusieurs personnes de Naborum sont venues chercher le remède, dont le médecin de la cité, Benoît Krier, ils vont le distribuer dans le bourg. Pierre est passé livrer du charbon chez moi, Michel et P’tit Louis, il a aussi emporté le remède pour toute l’abbaye des Glandières. Les livreurs de pierres aussi vont faire distribuer le remède à Tenquin…

     On parle des gardes, qui sont à l’école. Tout le monde est convaincu qu’ils seront nécessaires, on parle aussi du prisonnier, qu’on ne sait quoi en faire, certains veulent le pendre…

     On parle des charrettes de pierres, des murs et des maçons aussi et d’une nouvelle cuisinière à l’école pour aider Manon.

 

 

La soirée d’Anatole

 

     Anatole, qui hier n’a pas eu ce qu’il voulait, propose à Manon et Julie de les aider à débarrasser la table. Une fois en cuisine, il les invite toutes les deux dans ses quartiers, pour une partie de plaisir à trois.

     « Oh, dit Julie, j’ai déjà eu ma part avec Dillon aujourd’hui ! »  

     « Et moi aussi, ajoute Manon, avec Michel le maçon ! »

     Anatole est désappointé. « Bon... On boira juste un verre, alors... Pour fêter la venue de Julie ! »

     Les deux filles acceptent, et lui donnent rendez-vous chez lui.

     Mais Anatole a une idée derrière la tête...  Jacou lui a montré un jour un philtre qui rend les filles comme des bêtes de sexe ! Il va lui en demander une fiole...

     Et il se rend dans le cabinet de Jacou, qui l’accueille. Il lui explique ce qu’il veut faire. Jacou trouve l’idée osée ! « Les filles ne peuvent pas faire l’amour indéfiniment, il te faut d’abord une potion qui les requinque, qui leur redonne de la vitalité et qui retape leurs organes ! J’ai ici cette autre potion, que tu leur feras boire d'abord. C'est seulement après que tu pourras leur donner le philtre.  Mais attention, elles ne te lâcheront plus ! Voici donc, pour toi, mon élixir « verge-en-fer », pour que tu sois à la hauteur de leurs envies ! Mais demain matin, il faut que Julie doive être en bonne forme pour aller à la caverne. Alors, voici ce dernier breuvage, qu’elles devront boire avant de se coucher, pour être en forme demain. Tu pourras aussi en boire… Mais surtout, surtout...Tu dois les mettre au courant, qu’elles sachent bien ce qu’elles boivent. Tu ne dois ni les abuser, ni abuser d’elles ! »

     Anatole prépare ensuite dans ses quartiers, tout content, tout ce qu’il lui faut pour la soirée : une première boisson pour trinquer, qui va stimuler leurs organes, une deuxième pour les mettre en état, avec un verre de « verge-en-fer » pour lui, et une dernière boisson avant de se quitter pour aller dormir.

     Puis il fait le tour de la maison. Les maçons, épuisés, dorment dans leurs quartiers, les garçons et Dillon vont se coucher, et les jumelles et les buandières sont dans la buanderie pour fabriquer des vêtements. Les gardes sont encore au coin des boissons, mais ils ne vont plus tarder. Bientôt, il pourra tout éteindre et inviter les filles chez lui.

     C'est fait, les gardes retournent à leur tour dans leurs quartiers. Chantal et Jacou travaillent au cabinet. Il peut éteindre les chandeliers, fermer les portes de l’école, vérifier les chaudières, et passer enfin voir Manon et Julie pour leur dire de venir !

     Manon et Julie suivent donc Anatole chez lui, et s’installent confortablement dans des coussins qu’il a disposés. Il leur propose une boisson. Il explique que Jacou lui a donné cette boisson pour qu'elles se sentent mieux. « C’est bon pour vos organes génitaux ! » Elles acceptent volontiers. Lui, il prend une liqueur, et le trio trinque à la venue de Julie. Ils discutent de choses et d’autres. Alors que Julie raconte sa vie à Saint- Louisbourg, voilà qu'elle sent dans ses entrailles comme des fourmillements. Son bas-ventre encore endolori des assauts de Dillon ne lui fait plus du tout mal. Manon a les mêmes sensations...Elles se sentent très bien. Tout en continuant à discuter, il leur offre un deuxième verre. « Jacou a dit que cela stimulera vos envies ! » Et il en prend un lui aussi …

 

Annexe 58

 

     Après ces ébats, tous les trois vont prendre une bonne douche, pour laver leurs corps des fluides répandus. Anatole souhaite une bonne nuit aux filles et va se coucher, vidé. Vraiment vidé !  Manon raccompagne Julie dans ses quartiers. Julie n’a pas envie de se retrouver seule et demande à Manon : « Je peux dormir avec toi, juste ce soir, pour m’acclimater à l’école ? »

     Manon est bien sûr d’accord et l’emmène chez elle. Dans le lit, les filles s’embrassent, se caressent, se tripotent, et jouissent doucement une dernière fois avant de s’endormir...

Manon est bien sûr d’accord et l’emmène chez elle. Dans le lit, les filles s’embrassent, se caressent, se tripotent, et jouissent doucement une dernière fois avant de s’endormir.

          Mercredi 13 mai

 

 

La distribution

 

     Dès le matin, plusieurs calèches et charrettes arrivent chez Child. Venus de Hombourg, Pont de Rosselle, Gmunden, Lingen, Saint Louisbourg, de nombreux hameaux, tous viennent chercher le remède à l’animal minuscule qui se loge sous la peau, informés par Roger. Child a une bonne réserve, et tous les midis, il revient de l’école avec des réserves que Chantal a préparées à l’école.

     Ce matin, il a presque tout distribué, il devra en prendre ce midi à l’école !

     L’apothicaire, Claude Kaas, a consigné la formule sur parchemin. Rosine, son épouse, en a fait plusieurs copies.

     Les gens de Lingen sont pressés de rentrer, chez eux, l’épidémie fait des ravages ! eux ont bénéficié du remède donné par Roger, « Il y a près de cinq cents habitants dans le canton de Lingen et plusieurs sont dans un état grave ! quelques-uns sont morts, probablement de cet animal minuscule qui se loge sous la peau ! » dit Anselme Ahr, le médecin de Lingen. Child confirme, les fils du garde du domaine de Lingen sont à Durandalem, ils nous ont appris le décès de leurs parents. Anselme Ahr est content de les savoir vivants, il s’inquiétait de leur sort, et de la propagation de l’animal minuscule qui se loge sous la peau qu’ils auraient pu apporter avec eux. Il repart, avec la formule qui lui permettra, avec l’apothicaire de Linden de fabriquer le remède en grande quantité.

     Cyril Klein est revenu de Saint Louisbourg, il s’est proposé pour faire le voyage, pour prendre des nouvelles de sa sœur, Julie. Child lui dit qu’elle va bien, elle est heureuse de son nouveau travail. Il charge de quoi immuniser les habitants de Saint Louisbourg, et la formule à remettre au médecin ou l’apothicaire du bourg.

     Le médecin de Gmunden, Bertrand Ache, est venu, avec Antoine Bour, l’apothicaire. Celui-ci trouve la formule simple à réaliser, et se mettra au travail dès qu’ils seront rentrés à Gmunden.

     Théo Gouvy, le médecin de Hombourg, et cousin d’Emile Gouvy le forgeron et père de Achille, un des garçons de l’école, prend aussi des nouvelles de son neveu.

     De Pont de Rosselle est venu Jean Novy, l’apothicaire, qui repart avec la formule.

     Quelques paysans de la région se munissent aussi du remède pour leurs familles.

     Tous en profitent pour boire un canon à l’auberge, mais personne n’a le temps de prendre une douche ! Il faut dire que le temps presse !

 

     A l’école, la cloche a sonné sept heures. Manon se lève, réveille Julie. Elles prennent une douche ensemble pour se réveiller.  Il est temps d’aller préparer le petit déjeuner de tout le monde ! Les deux filles montent à l’office et préparent tout ce qu’il faut en boissons chaudes et en nourritures. Un à un, les garçons arrivent. Les maçons aussi sont debout, les gardes ne tardent pas. Jacou et Chantal arrivent eux aussi, et Jacou demande à Julie comment s’est passée cette première nuit, si elle a bien dormi. Elle répond : « Oh, très bien ! Avec Manon, on a bu quelques verres chez Anatole, on a passé de bons moments, et puis j’ai dormi avec Manon...  Je suis en pleine forme ! » Anatole arrive, il a activé ses chaudières, et sourit à Julie qui lui rend son sourire. Les jumelles disent aux maçons : « De nouveaux habits sont prêts, mais les vôtres sont lavés et secs, grâce à Josiane et à Josette. Vous essaierez ceux que vous voulez porter pour travailler. Mais d'abord, précise Josiane, ce matin vous en enfilerez d’autres, spéciaux, avec des chausses. Vous passerez à la buanderie, Julie et Jacou aussi. ».

     La cloche du portail retentit, Anatole va ouvrir. C’est Georges qui vient prendre son service du mercredi. Une fois qu'il est nu, Anatole l’emmène dans la grande salle et le présente aux nouveaux : 

     « Voici Georges Hair, notre barbier coiffeur. Il est là tous les mercredis et samedis, le matin. Georges, voici les nouveaux gardes, les maçons pour le mur, et Julie notre nouvelle cuisinière. »

      « Beaucoup de nouveaux, donc beaucoup de nouvelles coupes, nouvelles tontes et nouveaux rasages pour moi ! dit-il en rigolant. » Les gardes font savoir qu'ils aimeraient en profiter ! Jacou leur suggère d’y aller à tour de rôle ce matin, pendant les cours de lecture. Georges en voyant ces hommes hirsutes, lance « Au premier de ces messieurs ! » dans l’hilarité générale. Et tandis que Jacou, Julie et les maçons vont s’équiper pour leur périple dans la caverne, Chantal, de son côté, retourne dans le cabinet. Elle doit continuer à préparer les remèdes. Il y en a déjà pas mal, mais à raison d’une gorgée par personne, il faudra bien des centaines de pintes pour couvrir la région !

     Le premier des gardes à suivre Georges dans son atelier, c'est Joseph, l'aîné. Georges lui demande : « Alors, que fait-on ? »

     Joseph répond : « Une coupe courte, et un rasage de pubis, comme les garçons ! » Georges s’affaire. Joseph est gêné d’avoir une érection quand il lui rase les testicules, mais Georges le rassure : « Tous ont cette réaction, c'est naturel... Et je ne suis pas un inverti, au cas où ça te donnerait des idées ! » Ils en rient tous les deux. Quand Joseph revient en salle de cours, tous admirent le changement ! « On va faire pareil !» s'écrient en chœur les frangins.  Benoît descend à son tour à l’atelier. Georges travaille vite, et à midi, les six frères se retrouvent cheveux courts et pubis rasé. Georges n’a jamais eu autant de poils et de cheveux à ramasser, quand il nettoie son atelier !

 

     Vers onze heures, une calèche arrive de l’abbaye des Glandières, avec à son bord quatre abbés de l’abbaye.

     Deux sont déjà venus, avec l’abbé Jean Christian, les abbés Alfred et Albert Hitch. Ils ont parlé des douches de Durandalem et ont entraîné avec eux, les abbés David Petit et Damien Kuhn. Joel les accueille, et leur explique comment les douches fonctionnent. Ils expliquent à Joel que leur venue est un peu…osée, ils aimeraient bien être nus ensembles… Joel leur dit « Les douches sont trop petites pour quatre, mais vous pouvez y aller à deux ! »

     « C’est que nous voudrions, heu…communier ensemble ! » dit Damien.

     Joel a compris. Il leur dit alors, en souriant : « Voilà ce que je vous propose : vous avez le bâtiment pour vous, je verrouille la porte, et vous pourrez y faire ce que vous voulez. Mais pour midi, je ferme la maison ! » « Vous pouvez vous déshabiller près de la cheminée. Moi, cependant, je dois rester là, mais je ne vous dérangerai pas. »

     Alors, tout heureux, ils enlèvent leurs chasubles, ils sont nus dessous.

 

Annexe 59. Page 627

     Une fois les douches prises, les abbés se sèchent, se rhabillent, et remercie Joel pour ce plaisirs qu’ils ont pu avoir ici, grâce à sa bienveillance. Ils décident d’aller manger à l’auberge, avant de retourner à l’abbaye.

 

     Entre-temps, Jacou, Julie et les maçons sont revenus de la caverne. « Ils dorment et ne seront pas là au repas, dit Jacou.  Manon aura besoin d’aide. Si Marianne et Mariette peuvent l’aider, ce sera bien. » Il sourit en voyant ces hommes des bois aux cheveux courts et au pubis blanc.

     « Cet après-midi, avec Dillon, vous croiserez le fer avec les gardes. » dit Jacou.

     Child arrive avec ses provisions, il annonce ma venue pour cet après-midi. Anatole doit prévenir Jacou. Il demande aussi à prendre des réserves de remède contre la nouvelle maladie, il a presque tout distribué ce matin. Anatole revient avec vingt pintes de remède, que Child devra mettre dans des petites ou des grandes fioles, suivant les besoins.

     Après le repas et la petite trotte, tous les garçons vont faire la sieste.

 

     Child revient de l’école avec une bonne quantité de remède, Claude Kaas s’est aussi lancé dans la fabrication du remède, tandis que Rosine fait des copies de la formule.

 

     A l’école, Julie et les maçons émergent, un peu vaseux. Après une collation servie par Manon, cela va déjà mieux. Dillon, laissant les escrimeurs à leurs échanges, s’occupe de former les maçons à leurs nouveaux pouvoirs. Il s’amuse à leur parler mentalement, et ceux-ci lui répondent. La prochaine étape consistera à les entraîner à déplacer des objets, grâce à la potion.

     Les garçons et les gardes sont dehors, ils s’entraînent à l’épée. Les gardes n’ont pas l'expérience de ces armes. Ils ont quelques difficultés avec leurs bras. Bien que robustes, ils devront faire quelques séances de musculation !

 

 

 

Le naturium

 

     Je sonne au portail, Anatole vient m’ouvrir. Je vois les garçons en train d’échanger des coups d’épée, nus. Cela me fait sourire de voir ces soldats avec le pubis rasé.

     Je me déshabille dans la buanderie. Josiane et Josette me sourient, comme pour me rassurer. Mais la nudité n'est pas du tout un problème pour moi !  Anatole m’emmène chez Jacou.  Chantal et Jacou me montrent les propriétés du gaz qu’ils ont extrait des plantes du marais, le naturium, comme ils l’ont nommé. Jacou m’explique son idée. Il pense à une pièce qui serait réfrigérée au moyen de ce gaz comprimé. Un souci : il faudrait que le système soit parfaitement étanche ! Mais je vois déjà comment je vais faire… Jacou m’emmène à l’office, là où la pièce sera construite. Je lui explique que le mur au fond de la pièce sera le côté froid, mais qu’il faut que la pression du gaz reste constante. Pour compresser ce gaz, je pense à un système, à un piston actionné par la pression de la vapeur, comme le moteur de la machine à laver. Je vais m’atteler à construire cela. La vapeur pourra être fournie par la centrale vapeur dans la salle des chaudières. Quelques tuyaux, et ce sera réalisé.

     Manon me présente Julie, sa nouvelle partenaire, qui me dit : « Alors, c’est vous le génie qui avez inventé tout cela ? J’admire votre intelligence ! » Je lui réponds : « Oui, c’est moi. Inventer a toujours été mon plaisir, et je suis content d’en faire profiter les villageois de Durandalem ! Mais je préfère que l’on se tutoie... »

     Manon me demande si une machine pour laver la vaisselle serait possible. Je lui dis que j’y ai pensé, et que j’ai déjà conçu un système que je vais installer chez Berthe, à l’auberge. Cela devrait fonctionner, et j’en installerai un autre ici !

     En sortant de l’office, je rencontre les maçons, qui partent s’exercer au déplacement d’objets avec Dillon. Chantal a ramené la fiole de potion. Jacou m’explique de quoi il retourne, et cela me paraît incroyable... Je suis très curieux d'assister à une démonstration ! 

     Quelques essais sur des madriers stockés derrière le bâtiment ont tôt fait de me convaincre : c’est génial ! Les maçons aussi trouvent cela génial. Dès demain matin, ils commenceront le mur d’enceinte du village !

     Je prends congé des gens de l’école, je me rhabille, Anatole m’ouvre le portail. Je retourne donc chez moi, pour planifier ces nouveaux travaux. Au dehors, Pierrot et Claude Stein, les cantonniers, terminent la tranchée pour les fondations de la muraille, juste derrière la cascade et ma grande forge. Leur chantier est fini pour aujourd’hui, la place est prête pour les pierres.   Ils demandent à Anatole s’ils peuvent se doucher à l’école. Avec la permission de Jacou, ils utilisent les douches de la pièce des chaudières. Jacou demande à Josette et à Josiane de s’occuper d’eux. Elles pourront sûrement leur fournir des vêtements propres !

     Les buandières accueillent les cantonniers, qui sont sidérés de voir ces deux filles nues les inviter à la douche ! Elles les emmènent sur place, les déshabillent …

 

Annexe 60

 

 

Les orphelins

 

     L’après-midi, une calèche tirée par deux chevaux, remplie de gamins arrive chez Child. Ils sont huit, avec deux femmes. Child leur donne le remède à prendre, et leur demande d’où elles viennent. 

     « Nous venons de Pont-de-Sarre, Nous allons à l’orphelinat de Mettis, mais la route est longue ! Nous avons croisé un jeune homme sur la route de Pont-de-Sarre, qui dit se nommer Roger, je crois, qui nous a parlé de votre auberge qui pourrait nous accueillir pour la nuit. Ces enfants sont des orphelins que nous avons recueillis errant dans la campagne, ils ont entre huit et douze ans. Quatre garçons et quatre filles. Pourriez-vous nous héberger pour cette nuit ? »

     « Bien sûr, mais il faudra que les enfants dorment à plusieurs par chambre ! »

     « Ce sera parfait !  Je nous présente, je suis Adélaïde de Mons, vingt-cinq ans, voici Joséphine Cliff, trente-cinq ans, et les enfants Alice Cerf et Louise Deir, de douze ans, Pénélope Crous, de dix ans, les jumeaux Pierre et Paul Martin, de dix ans, aussi, Cosette Hoff, de neuf ans, Alex et Alain Jamot, des jumeaux également, de huit ans. »

     Child dit : « Je vous propose d’emmener les enfants aux douches à coté cela leur fera le plus grand bien, ils ont l’air sales et fatigués ! Gael va vous emmener, vous verrez, c’est très bien ! »

     Et Gael les emmène chez son frère Joel, qui dit en les voyant : « Si vous restez ici cette nuit, donnez vos habits à Gael, il les fera laver, nous avons une machine pour laver le linge efficacement, et vous les récupérerez demain matin, propres et secs ! » « C’est vrai ? C’est faisable ça ? » « Oui, je vous donnerai des tuniques pour ce soir, on trouvera des habits pour les gamins ! » « Mais… peut-on enlever nos habits ? » demande Joséphine. « Oui, ici même, je vous donne des serviettes pour vous emballer »

     Alors les deux femmes déshabillent les gamins, ils sont ravis de se retrouver nus, et font les fous dans le couloir et les douches. Joel dit « Vous pouvez vous dévêtir dans les douches, si vous voulez ! » Mais Adélaïde a déjà enlevé ses habits et se trouve nue devant lui, Joséphine fait pareil. Gael et Joel leur sourient en les voyant nue, et Gael prend tous les habits « je vais les porter à Berthe, je regarde ce que je trouve pour les enfants ! » « Joséphine dit alors : « Nous ne voulons pas abuser, mais nous avons un sac de linge dans la calèche, tout est sale. Pourriez-vous le prendre aussi ? »

     « Bien sûr ! je m’en charge ! »

     Adélaïde est une jeune femme de vingt-cinq ans, belle blonde fine aux cheveux longs, de six pieds aux yeux bleu, une poitrine généreuse avec de tout petits tétons, une toison pubienne dorée et fournie, et de longues jambes fines.

     Joséphine est plus âgée, trente-cinq ans, six pieds aussi, blonde bouclée aux yeux turquoise, de beaux petits seins avec des gros mamelons et des tétons pointus, plus rondouillarde avec des superbes fesses rondes, une toison très fournie et bien bouclée, de belles cuisses et des jambes musclées.

     « Je vais faire couler l’eau de quatre douches, vous pourrez aller d’une à l’autre en laissant les portes ouvertes, ainsi vous pourrez laver tout le monde. » dit Joel. « C’est une bonne idée ! allez les enfants, sous la douche ! » les grandes filles, Alice et Louise, qui ont déjà des formes de femmes, prennent une douche, Pénélope, qui aime bien les jumeaux Pierre et Paul, va s’amuser avec eux dans une autre, Cosette va avec Alex et Alain, et il reste une douche pour les femmes se laver. Et ce sont des cris de joie, des rires, des batailles d’eau, ils rentrent et sortent continuellement heureux comme jamais, C’est un plaisir de les voir jouer ainsi. Les femmes sont ravies de les voir enfin s’amuser, gambader nus, les grandes se caressent sous la douche découvrant mutuellement leurs corps, et prennent du plaisir à le faire, vus leurs sourires et leurs petits cris de plaisir. Les femmes aussi apprécient la douche, et restent un moment ainsi sous l’eau « Quel plaisir ! » dit Adélaïde, et Joséphine confirme : « Oh oui, c’est vraiment du bonheur ! » Puis elles entreprennent de savonner les enfants, les grandes se savonnent mutuellement, et une fois tout le monde nettoyé, les femmes se lavent aussi, appréciant de se séparer de cette crasse, elles ne s’étaient plus lavées complétement depuis quelque temps déjà, la dernière fois c’était en avril dans les eaux froides de la Sarre.

     Une fois bien propres les enfants profitent encore de cette eau chaude qui leur fait tant de bien. Gael est de retour avec des habits et des chausses pour tout le monde.

     « Il est temps maintenant de vous sécher ! allez près de la cheminée, vos cheveux sécheront vite !» dit Joel en distribuant les serviettes. Il ferme l’eau dans les douches, le couloir est inondé ! Les femmes sèchent donc les enfants, l’un après l’autre, et les habillent avec les effets qu’a apporté Gael, puis se séchant aussi, elles enfilent les tuniques que Joel leur donne.

     La douche ça creuse ! les enfants ont faim, ils réclament à manger. « Il faut dire que nous n’avons rien mangé aujourd’hui ! » dit Adélaïde, qui a aussi faim, comme Joséphine. Gael dit ; « Venez, je vous emmène à l’auberge, vous pourrez manger un goûter en attendant le souper. » les femmes sont vraiment ravies, heureuses d’être à Durandalem, dans cette auberge si accueillante.

     Une fois rassasiés, les enfants sont vraiment heureux, propres dans des habits qui sentent bon.

     Child leur dit : J’ai une grande chambre avec quatre grands lits, vous pourriez y coucher les enfants, et il y a une chambre attenante avec un grand lit pour vous. Cela devrait vous convenir. Si vous voulez, vous pouvez monter vous y reposer, en attendant le souper. Les femmes acceptent avec plaisir, et la troupe gravit les escalier avec Gael, qui leur montre les chambres.

     Adelaïde distribue les lits. « Alex et Alain, vous dormirez dans ce lit. » Aussitôt ils sautent sur le lit et s’y roulent, ils n’ont pas dormi dans un vrai lit ces derniers temps !  « Pierre et Paul, vous prendrez celui d’à côté, Pénélope et Cosette ce sera celui d’en face, et Alice et Louise, vous aurez celui qui est séparé par une cloison. »  Tout le monde est enchanté, Les grandes sont ravies de dormir ensemble, elles se sont trouvés des affinités sous la douche.

     Gael montre la chambre attenante, qui ravie les deux femmes, un grand lit moelleux les attend.

     Gael leur montre aussi les douches et les coins d’aisances dans chaque chambre, pas besoin de sortir ou d’avoir un pot de chambre !

     Elles demandent à Gael si lui et Joel veulent bien dîner avec elles. Gael accepte avec plaisir.

     « Reposez-vous, je viendrai vous chercher pour le dîner ! »

     Joel nettoie les douches, il sort beaucoup d’eau, les habitués qui viennent à l’auberge constatent que ça marche bien, les douches communales ! Puis il va vérifier la chaudière, beaucoup d’eau a été utilisée et Joel charge à fond la chaudière qui ronfle pour réchauffer la cuve ! il le faut, sinon demain matin il n’y aura pas assez d’eau chaude ! Et Gael et lui aiment prendre une douche le soir avant d’aller se coucher ! Les douches sont sèches, suffisamment aérées, il ferme les fenêtres, mets trois bûches sur l’âtre pour avoir des braises demain, et ferme l’établissement. C’était un bel après-midi ! mais il pense en rigolant que cela valait bien la peine d’insonoriser les douches avec le vacarme que les enfants ont fait !

     Il est l’heure d’aller boire un canon à l’auberge.

     Je suis là, en train de discuter avec Michel, j’irai demain installer une douche chez Alvin Koch, il a de la place dans sa nouvelle pièce, et l’eau chaude sera bienvenue dans son abattoir ! la cuve ira sur le toit, et la chaudière dessous. Il pourra ainsi avoir aussi une douche chez lui. Michel me dit qu’il sera là, pour terminer les fenêtres et les portes. Demain soir Alvin pourra aménager son abattoir ! Alvin est tout content de nous entendre. Il nous offre un canon.

     Je lui raconte ma rencontre avec Jacou, et des installations que je vais y faire « ça va t’intéresser aussi, Alvin, une pièce réfrigérée ! tu pourras y conserver la viande ! »

     Et, m’adressant à Child et Berthe : « Je vais vous installer une machine pour laver la vaisselle ! » « C’est vrai ? » dit Berthe, « C’est génial ! » « Je sais ! » dis-je sans modestie.

     Gael dit à Estelle de dresser une table pour douze, Joel et lui mangeront avec les femmes et les enfants qui dorment à l’auberge.

     Il est l’heure de dîner, Gael va chercher les femmes et les enfants et tout le monde s’installe à table. Le repas est copieux, les enfants mangent avec un gros appétit, ça fait plaisir à voir.

     Les femmes demandent discrètement à Gael et Joel s’ils habitent dans le village, ils leur répondent que oui, juste à côté, dans le bâtiment attenant aux douches Joel dit : « Nous vous invitons à boire un verre une fois que les enfants seront couchés ». Elles n’en espéraient pas moins et acceptent volontiers. Les jumeaux se doutent bien de ce qu’elles veulent ! cela doit faire longtemps qu’elles n’ont eu d’hommes !

     Après le repas, tout le monde monte en chambre. Les petits se déshabillent et se couchent dans des draps propres, ils sont aux anges. Adélaïde dit aux deux adolescentes : « Nous allons avec Joséphine discuter encore un peu avec les garçons qui nous ont accueilli, je vous charge de surveiller les petits. » elles sont d’accord, elles pourront faire des caresses ensembles, en même temps se disent-elles.

     Les femmes descendent donc et vont avec les jumeaux chez eux.

 

Annexe 61

     Puis elles prennent congé, Gael raccompagne Adélaïde et Joséphine dans leur chambre. Les enfants dorment paisiblement dans la chambre d’à côté. Elles se couchent, et s’endorment rapidement, épuisées par cette soirée.

 

     Le soir venu, à l’école tous s’amusent, avec les maçons, à leur poser des questions mentalement, auxquelles ils répondent. C’est une ambiance bon enfant. Achille demande par la pensée à Julie si elle veut bien de lui ce soir. Elle répond que oui, qu’il vienne dans ses quartiers quand elle aura fini son service… Alix, lui, demande à Manon, et Charles, c'est à Josiane. Xavier est invité par Josette, Joseph ira chez Marianne, Gabin chez Mariette. Quant à Chantal, elle s’occupera de Jacou. Ils ont tous deux une nouvelle potion à expérimenter…

     Anatole, à la fin de la soirée, fait son tour habituel de la maison. Tout monde a quitté la grande salle. 

     Pour rejoindre son quartier... ou un autre !

              Jeudi 14 mai

 

 

 

Ceux de Naborum

 

     Denis Pepin passe chez Child. Il se rend à l’école, il y a pas mal de choses a affûter, des couteaux, mais aussi des pointes de flèches, les élèves les utilisent beaucoup, dit-il.

     Les maçons sont prêts à sortir de l’école. Ils ont pris leur rasade de potion et veulent commencer leur mur. « Il vaudrait mieux passer d’abord chez Josiane et Josette, histoire de vous habiller un peu quand même, leur fait remarquer Jacou. Pour aller dehors, ce serait mieux ! » Et c’est en rigolant qu’ils reviennent chez les buandières. Ils essaient les nouveaux habits, ils sont parfaits, leur laissant toute liberté de mouvement.

     Anatole leur ouvre le portail, et les voilà à pied d’œuvre. Un peu hésitants au début, ils trouvent vite le bon rythme. Et les murs se montent à grande vitesse. Ils estiment qu'à midi, les deux tours de guet de chaque côté du portail et la passerelle qui les relie seront debout !

     Devant le portail, Denis Pepin est là avec sa chariote. Anatole lui ouvre, et l’emmène près de la chaudière. Il pourra travailler à l’aise. Il est agréablement étonné de voir que ce sont des filles nues qui lui apportent les ustensiles à aiguiser, et il demande à Anatole s’il doit se mettre nu, lui aussi. Anatole lui répond que c’est la règle dans la maison. Cela ne pose pas de problème à Denis, il était déjà nu dans la salle de sudation lors des portes ouvertes. Il se déshabille donc. Anatole lui apporte tout de même un tablier de cuir pour se protéger. « Eh oui, la limaille, ce n’est pas très agréable dans les poils du pubis ! dit-il en rigolant. »

     Dillon lui apporte le stock de flèches, les lances, les haches, les épées, il en a pour la journée !

     Dans la grande salle, l’apprentissage de l’écriture continue pour les gardes. Achille et les jumelles sont leurs professeurs.

     Les autres font de la mathématique.  Ils doivent calculer combien de pierres il faut pour ceinturer tout le village d’un mur de vingt pieds de haut sur cinq d’épaisseur !

 

 

     Joel a du monde aux douches, des gens de Naborum, Paul Frisch a ramené son père Emanuel, le banquier, et sa compagne Paulette Munch, et Jacques Martin est là avec ses parents, l’orfèvre Marc Martin et son épouse Joëlle. Jacques demande si ses parents peuvent utiliser une douche pour eux deux, la même demande est faite par Paul pour son père et sa compagne. Joel n’y voit pas d’inconvénient, il explique comment se servir des douches, leur dit qu’ils peuvent sortir en serviettes pour se sécher les cheveux devant l’âtre, et se rhabiller une fois secs. Et bientôt quatre douches sont utilisées.

 

     A l’école, Manon et Julie préparent le repas. Elles attendent le Fernand, qui doit leur apporter des légumes.

     La cloche retentit, Anatole ouvre. Ce n'est pas Fernand. C’est Gildas Dor, l'un de ses commis, qui est là, avec plein de légumes dans une charrette à bras. Manon le voit par la fenêtre, et lui dit qu’elle vient le chercher. Les deux cuisinières enfilent une tunique et descendent dans l’enceinte pour accueillir Gildas. Elles disent à Anatole qu’elles s’en occupent. Et elles emmènent Gildas dans le bâtiment, jusqu’aux quartiers de Julie. Gildas ne sait pas encore ce qui va lui arriver !

 

Annexe 62

 

     En sortant des quartiers de Julie, Gildas paraît aux anges... Manon le raccompagne au portail, et il repart, groggy mais ravi, avec sa charrette vide. Manon et Julie montent les légumes dans l’office et commencent à les préparer, c'est bientôt l'heure.  Elles rient de ce qu’elles ont fait au garçon et s’imaginent ce qu’il va pouvoir raconter aux autres commis.

     C'est au tour de Child d'arriver avec les provisions. Anatole à côté du portail n’a pas pris la peine de se vêtir, ce qui fait sourire Child. Il repart avec de nouvelles pintes de remède, car au village, la distribution continue. Les maçons rentrent au même moment.  Quand Child aperçoit les deux tours de trente pieds déjà dressées, et la passerelle posée entre elles à vingt pieds du sol, avec les escaliers qui y mènent, il n'en croit pas ses yeux.  Hier encore, il n’y avait rien !

     Les maçons prennent une douche dans leurs quartiers, et montent pour le repas. Tout le monde est attablé, Denis Pepin est invité. Jacou, qui sait tout, et qui voit tout, demande aux cuisinières ce que pouvait bien faire le commis dans la maison. Elles lui répondent qu’il avait besoin d’une douche... et qu’en plus, c’est la Saint-Gildas aujourd’hui ! Jacou rit de ces explications. « Il faut quand même éviter de faire entrer les gens dans l’enceinte... Mais bon, hein, si c’était pour la Saint-Gildas ! » Et ils rient tous, comprenant que ça a vraiment été sa fête, à Gildas !

     Jacou félicite les maçons pour leur vélocité à monter le mur. « À ce rythme-là, ce sera fini demain !  s'amuse-t-il. » Les maçons lui disent que le plus difficile, c’étaient les tours, mais que le reste va aller bien plus vite. Ce soir, le mur ira jusque dans la colline nord ! C’est tellement facile qu’ils n’ont même plus besoin des cantonniers pour creuser. En se servant des pierres, ils parviennent facilement à faire des tranchées.

      « Pour le mur est, à l’entrée du village, ce sera plus problématique, dit Jacou. Il ne faut pas que les arrivants vous voient faire voler des pierres ! De ce côté-ci déjà, Léon Iser, le forgeron de Laudrefang qui vient aider Robert, est passé ce matin... Et j’ai bien vu son regard étonné quand il vous a aperçus. Mais Robert pourra lui expliquer, il a vu hier votre démonstration ! »

 

      Aux douches communales, Joel n’entend rien de ce qui se passe dans les douches, mais en voyant sortir Paulette avec les yeux brillants, il sait qu’elle en a profité, de son Emanuel ! Jacques et Paul sont déjà sortis. Paulette a mal serré la serviette, elle tombe et la femme se retrouve nue, devant les garçons.

     C’est la première fois que Paul voit la compagne de son père nue !

     C’est une belle femme, de quarante ans et six pieds, blonde aux yeux bleu, avec des seins en pointe terminés par de petits tétons violets ! sa toison blonde est très dense sur des jambes longues et fines. Emanuel veut ramasser sa serviette, et la sienne lâche aussi !

     A quarante-cinq ans, il dévoile un corps bien proportionné, de six pieds deux pouces, des cheveux noirs courts et des yeux vert, un poitrail velu, comme sa toison abondante sur son bas-ventre. Son sexe pend, il n’a pas encore retrouvé sa position de repos et fait bien huit pouces sur deux et demi ! Son fils est plié de rire en voyant la situation, cocasse. Il comprend en voyant l’entre-jambes de son père que Paulette ait les yeux si brillants !

       Jacques aussi sourit. Ses parents sortent de la douche avec un grand sourire, « ils se sont bien amusés ! » pense-t-il.

     Son père est un grand roux de six pieds six pouces, il a quarante-deux ans.

     Sa mère, une rousse aux yeux vert, fait six pieds, une grosse poitrine se devine sous sa serviette, et apparemment, vu les pointes sous la serviette, ses tétons ont été sollicités ! elle est âgée de quarante-trois ans.

     Une fois séchés, tout le monde se rhabille, et ils vont chez Child, prendre l’apéritif, ils mangeront sur place.

     Joel nettoie les douches, les aère, va s’occuper de la chaudière et revient fermer la maison, il est midi.

 

 

     A l’école, « Après le repas, petit tour de l’enceinte au trot, puis sieste ! dit Jacou. Pour les gardes aussi ! » Les gardes apprécient cette sieste, ils n’ont pas l’habitude. Ils ne dormiront pas, mais se reposeront tranquillement.

     « Ensuite, avec Dillon, tir à l’arc sur cibles mouvantes ! Je sais que vous excellez déjà. Vous allez montrer aux gardes ce que vous avez montré aux Vikings, ils doivent parvenir aux mêmes performances ! Et ne tirez pas vers l’ouest... N’allez pas descendre un maçon ! » ajoute-t-il faisant rire même les maçons.

 

     A L’auberge, Child, de retour de l’école, souhaite la bienvenue aux Naboriens, et les félicite pour le mariage de Raymonde et Raoul.

     Emanuel Frisch dit : « Vous savez ! mais comment ? » Child leur explique leur enterrement de vie de garçon et de jeune fille qu’ils ont fêté à Durandalem, la veille du mariage. « C’est vrai ! on s’est bien amusé dans les douches, et on a bien mangé ! » confirment Jacques et Paul.

     Emanuel dit alors : « Vous n’avez pas d’orfèvre, ni de banque, à Durandalem ! nos enfants veulent monter un commerce d’orfèvrerie et une agence bancaire dans la région, pourquoi pas ici ? »

     Child dit : « C’est une bonne idée, et s’ils veulent s’installer dans le village, ils seront les bienvenus ! »

     Marc dit alors : « Nous allons leur en parler, il y a sûrement un terrain pour construire un commerce, à Durandalem ! »

     Puis ils dégustent la cuisine de Berthe, Alison est au service. Ils se régalent, puis en partant, disent « Nous vous donnerons des nouvelles bientôt ! »

     Child n’est pas mécontent d’avoir les enfants de deux notables de Naborum dans le village ! « Une orfèvrerie et une banque ! Ça c’est bon pour le commerce ! » dit-il en riant.

     L’après-midi, les cousins Gouvy, Ernest et Hector, de Hombourg, sont de retour, avec deux jolies filles, pour prendre une douche.

     Ernest présente les filles, Anémone Kieffer, ma copine et Anne Schulz, celle d’Hector, deux grandes bondes de dix-neuf ans.

     Comme Joel le pense, ils ne vont utiliser que deux douches ! Ernest demande si les portes peuvent rester ouvertes, ils aimeraient bien se découvrir tous les quatre ! Joel leur dit que tant qu’ils ne sont qu’eux quatre, pas de problème, mais si d’autres clients arrivent, il faudra les fermer !

     Alors Joel verrouille la porte en disant « il y a une cloche, nous entendrons venir les nouveaux clients ! Je reste ici, c’est mon travail de m’assurer que tout va bien. Vous pouvez vous déshabiller devant la cheminée, tous ensemble, si vous voulez ! »

     Les deux couples ne se font pas prier ! Ernest se déshabille, et déshabille Anémone, et Hector fait pareil avec Anne.

     Ernest a dix-neuf ans, il est blond, de six pieds, avec un long phallus de huit pouces entre les jambes.

     Hector, de dix-huit ans, est blond aussi, avec le même pénis de huit pouces que son cousin.

     Anémone est une belle rousse aux seins énormes, de six pieds, avec une superbe touffe rousse au-dessus de lèvres roses et pendantes.

     Anne, six pieds, a de long cheveux blonds qui couvrent ses gros seins, une toison blonde très touffue et des cuisses entourant des fesses magnifiques.

 

Annexe 63

 

     Une fois douchés et séchés, toutes et tous se rhabillent devant la cheminée. Personne n’est venu les déranger ! Ils remercient vivement Joel pour sa gestion de la chose, et vont boire quelques canons chez Child, avant de reprendre la route pour Hombourg, emmenant encore quelques pintes de remède qu’ils distribueront autour de Hombourg.

     Joel se met au nettoyage, il y a les douches, qu’il nettoie et aère, mais aussi le devant de la cheminée à nettoyer. Puis, comme il n’est pas loin de dix-sept heures, il ferme les fenêtres et l’établissement, assez travaillé pour aujourd’hui !

 

     En début de soirée, plusieurs villageois aiment à se retrouver autour d’un canon, il y a Alvin et sa fille Judith, ils attendent l’arrivée de Roger, le frère jumeau de Judith, qui devrait revenir de sa tournée à travers la région pour alerter sur l’animal minuscule qui se loge sous la peau.

      Alvin dit que la douche fonctionne chez lui, Robert et Léon ont vraiment bien travaillé !

     P’tit Louis et Isabeau sont là, Emile arrive avec Adèle et Nestor en même temps que moi, Michel est là aussi, Georges et sa fille Aline arrivent. Le Fernand est au comptoir, avec Yvonne et les commis.

      Gildas a raconté aux deux commis, et à eux seuls, ce qui lui est arrivé à l’école ! ils en rient encore, et Edouard et Jacques Basin lèvent leur verre en criant « Bonne fête Gildas ! » et tous à l’auberge répètent en chœur « Bonne fête Gildas ! » s’ils savaient…

     Les cantonniers Pierrot et Claude viennent ensemble, Clovis et Claude, l’apothicaire arrivent, Claude ramène une grosse bonbonne de remède qu’il a fabriqué.

     Joel raconte à son frère Gael son après-midi dans les douches. Les cantonniers assis à la table avec les jumeaux sourient, et leur racontent leurs douches à l’école, et parlent des maçons qui font le boulot de cantonnier en creusant le sol avec des pierres !

     Tandis que les garçons et les gardes trottinent, les maçons se rhabillent et continuent leur mur. Derrière la cascade, ils font un pont sur la rivière, laissant le passage de l’eau mais empêchant quiconque de s’y faufiler, des blocs de pierres tous les dix pouces empêchent de ramper dessous, même sous l’eau.

      Une tour de guet est érigée au-dessus de la rivière, en amont de la cascade, et le mur grimpe la colline nord, jusqu’en haut. Le soir, on peut se déplacer sur le chemin de guet, large de six pieds, depuis le portail jusqu’en haut de la colline, à vingt pieds du sol.

     Le soir, avant le souper, les maçons disent qu’ils vont vite être à cours de pierres au rythme où ils vont. Demain à midi, ils auront tout posé.

     Jacou dit qu’il va encore en faire venir, il descend à l’auberge avec Anatole, qui a envie de voir du monde.

     Jacou arrive, avec Anatole qui ne s’est pas beaucoup montré depuis l’ouverture de l’école. Child raconte à tous le passage des notables de Naborum et la venue possible de nouveaux habitants. Jacou approuve, et propose que le village offre le terrain, en l’occurrence celui à côté du studio de Georges, qui serait suffisamment grand pour y loger deux commerces.

     Il réitère son projet de faire de Durandalem un village où tout le monde vivra nu.

     Il a déjà préparé un texte, et attend l’opportunité de l’annoncer.

     Puis il dit à Emile qu’il faudra encore beaucoup de pierres pour les murs, les maçons avancent très vite, et le mur ouest sera fini pour la fin de cette semaine ! Emile propose d’atteler trois grandes charrettes, pour aller en chercher à Tenquin, il demande à Jacou s’il ne pourrait pas avoir de sa potion pour les charger rapidement !

     Jacou lui répond : « Ce n’est pas si simple, la potion ne suffit pas, il faut tout un processus pour acquérir ces pouvoirs ! Mais j’enverrai les gardes avec toi pour charger les pierres, eux sont aguerris ! »

      Ils conviennent alors d’un départ demain tôt, de façon à être de retour pour midi. Il dit encore à Emile de commander toutes les pierres possibles et de les faire transporter par les gens de Tenquin tous les jours à Durandalem. Il dit à Michel que le portail ouest est fini, il ne manque que les portes ! Michel dit qu’il passera demain prendre les mesures pour cela.

     Roger arrive à l’auberge, il a fait le tour de la région, distribué tous ses remèdes prévenu tout le monde, son cheval est éreinté, et lui est épuisé ! Il n’a pas beaucoup dormi !

      Emile dit à Nestor de s’occuper du cheval, Jacou propose à Roger de venir à l’école, il lui donnera des potions qui vont le requinquer, et le remercie vivement pour la mission dont il s’est acquitté.

      Judith dit « Je peux venir avec mon frère ? J’ai angoissé, le sachant sur les routes, et j’ai aussi besoin d’un remontant !» Jacou est d’accord, Il dit à Alvin que ses enfants reviendront dans la soirée, il n’a qu’à les attendre. Et ils repartent tous les quatre, Jacou, Anatole et les jumeaux, pour l’école.

 

     Anatole et Jacou sont de retour de l'auberge, avec Roger et sa sœur Judith. Jacou leur demande de se déshabiller.  Ici tout le monde est nu ! Pas de souci pour les jumeaux, ils enlèvent leurs habits dans la buanderie. Ils montent à la grande salle. Tout le monde est à table. Roger est applaudi pour le succès de sa mission. Jacou demande à Chantal de s’occuper de lui et de sa sœur. Roger est épuisé d’avoir parcouru toute la région en deux jours, et Judith se ressent encore de la grosse angoisse qu'elle a éprouvée pendant tout ce temps. Anatole se propose de les assister, et ils vont tous les quatre dans le cabinet de Jacou.

Jacou s’adresse aux gardes :

     « Demain matin vous avez une mission : conduire trois attelages jusqu’à la carrière de pierres de Tenquin, charger les charrettes de pierres et revenir ici avec les charrettes pleines. Ce serait bien que vous soyez de retour pour midi, il reste très peu de pierres aux maçons, juste pour la matinée. Pour cela je vous donnerai de la potion pour soulever les pierres, pour les charger, puis les décharger ici. Vous vous rendrez donc demain matin chez Émile à l’entrée du village.

      Il aura préparé les chevaux, il viendra avec vous, pour vous montrer le chemin, mais il ne peut pas boire de potion pour vous aider, il n’est pas initié, il n’est pas encore passé comme vous par la caverne. Des questions ? »

     « Non, c’est compris, nous y serons ! » dit Joseph.  « Bon, Une dernière chose ! n’oubliez pas de vous habiller ! » dit -il en riant, et toute la tablée rit avec lui.

     Dans le cabinet, Chantal donne à boire une potion à Roger, et une autre à Judith. Les jumeaux se sentent immédiatement mieux. Elle leur propose ensuite un bain de kaolin, puis elle fera des massages à Roger. Anatole propose de masser Judith, il a acquis de l’expérience dans ce domaine.

      Les jumeaux acceptent volontiers, et se retrouvent dans le bain de kaolin, en apesanteur, ce qui leur fait beaucoup de bien. Chantal et Anatole aussi apprécient, ils n’y vont pas souvent. Puis après un passage sous la douche, ils se retrouvent tous les quatre en salle de massages. Roger gémit de plaisir sous les mains de Chantal, qui enduit son corps de crèmes de sa fabrication, Anatole fait de même avec Judith, qui gémit elle aussi de plaisir.

 

Annexe 64

 

     Après ces massages qui les ont épuisés, une autre bonne douche est nécessaire. Chantal ramène à nouveau les jumeaux dans le cabinet, et leur administre une potion qui les remet sur pied.

     Puis les jumeaux se rhabillent à la buanderie. Chantal leur donne une dernière potion qu'ils devront boire avant de se coucher. Anatole enfile une tunique pour les raccompagner chez eux.

     Dans la soirée, les jumeaux Koch reviennent à l’auberge, Anatole repart pour l’école, non sans avoir éclusé un canon et un verre de cet alcool Calédonien que Child s’est procuré.

     Tout le monde est étonné de voir Roger pimpant, souriant comme s’il n’avait pas cavalé pendant deux jours. Jacou est vraiment un bon médecin ! conviennent les clients de l’auberge.

       Alvin est ravi de voir ses enfants en pleine forme, et leur propose de rentrer, Elvire, leur mère, les attend ! Et la famille Koch quitte l’auberge et rentre à la boucherie. Elvire est rayonnante, elle a pris une douche, « Quel bonheur ! » dit-elle à Alvin. Les enfants vont se coucher, prennent la potion de Chantal, et s’endorment aussitôt.

      Alvin propose à Elvire de prendre une douche avec elle, pour qu’elle lui frotte le dos. Elle n’est pas dupe, mais accepte volontiers. Et après la douche, ils vont aussi se coucher, épuisés.

  Vendredi 15 mai

 

 

Le filon et la muraille

 

     Les gardes arrivent chez Émile, il a préparé le convoi. Finalement, il a pu atteler cinq charrettes. Il y a trois attelages de quatre chevaux pour les grandes charrettes, et deux attelages de deux chevaux pour les plus petites. Seize chevaux sont donc de sortie ! Nestor est heureux de sortir tous ces chevaux. L’écurie est presque vide, il ne reste que sept chevaux : les six destriers des maçons, et le cheval que Roger a pris pour sillonner la région. Il est encore un peu faible. Nestor lui a prodigué des soins et le laisse au repos.

     Et le convoi quitte Durandalem. Émile en tête, qui conduit, avec Joseph comme assistant pour les charrettes à quatre chevaux. Nestor suit avec Paul.  Bernard et Benoît conduisent la troisième grande charrette, et Stéphane et Pierre ferment la marche avec les deux petites charrettes. Ils en ont pour une heure avant d’arriver à la carrière de Tenquin.

 

     A l’école, les gardes sont debout de bonne heure. Manon et Julie leur servent un petit déjeuner, et Jacou leur donne la potion qu’ils utiliseront à Tenquin. Une fois habillés, ils sortent de l’école. Anatole, en tunique, leur ouvre le portail. Ils vont chez Émile pour partir en convoi de charrettes.

     Les garçons se lèvent aussi, ainsi que les maçons. Tout le monde déjeune. Les maçons complimentent Marianne et Mariette pour les tenues qu’elles ont confectionnées. Elles sont vraiment pratiques, ils se sentent bien à l’aise ! Ils s’habillent et retournent à leur chantier. Ils espèrent avoir assez de pierres pour travailler jusqu’à l’arrivée des charrettes.

     Les garçons reprennent la mathématique. Jacou voudrait savoir combien de pierres il faudrait pour ceinturer tout le village. « Exercice pratique, propose alors Dillon. Nous allons mettre des tuniques, et arpenter les collines, pour mesurer exactement les distances. Cela servira aux maçons, nous leur dessinerons des plans. » Les garçons sont d’accord, ils descendent dans la buanderie s’habiller et se chausser, ils s’équipent de longs cordages pour mesurer les distances, et partent à l’assaut de la colline nord.  Ils vont commencer par le coin nord-ouest, là où le mur ouest arrive déjà.

     Anatole leur ouvre le portail. Une fois les garçons sortis, il ne reste que Jacou, qui fait des expériences avec Chantal dans son cabinet. Les buandières en profitent pour nettoyer à fond la grande salle. Les jumelles continuent leurs confections et fabriquent des vêtements pour les gardes. Et aussi des habits d’apparat, comme ceux des garçons, pour les gardes et les maçons, en prévision des fêtes à venir.

     Julie et Manon rangent l’office. Michel viendra bientôt construire la pièce froide, avec Léon et moi. Alors, elles libèrent la place et déplacent leur vaisselle.

     Anatole, quant à lui, en profite pour sortir les scories.

     « La couche derrière le bâtiment est de plus en plus haute, dit-il à Jacou. Il faudra trouver ce que l’on peut en faire, de ces scories ! »

     - Les maçons les utilisent pour sceller les pierres, ils vont faire diminuer le tas ! répond Jacou. Tu peux donc les évacuer aussi à l’extérieur des murs de l’enceinte, derrière, côté ouest, à côté de la fosse des pillards. Ils pourront se servir là. »

 

     Les maçons sont dans la colline sud, avec les cantonniers. Il fait beau, il n’y a personne aux alentours. Ils décident de travailler nus. Pierrot, en creusant à flanc de colline tombe soudain sur une roche étrange, striée de minéral jaune. En creusant autour, il s’aperçoit que toute une veine court vers l’est. Il creuse encore un peu, et s’aperçoit que cette veine descend profondément dans la roche. Alors, à l’aide de son frère Claude et des maçons, ils dégagent un gros bloc de ce minerai. Grâce à la potion, Paul Jenlain le porte à distance jusqu’au portail de l’école, pour que Jacou le voie.

 

     Anatole, étonné, voit arriver l'un des maçons, Paul Jenlain.  Grâce à la potion, il a transporté jusqu'ici un gros rocher jaune brillant, qu'il pose devant le portail de l’école, pour que Jacou l'examine. Aussitôt prévenu par Anatole, Jacou sort en tunique, et s'exclame : « Mais cela ressemble à de l’or ! Je vais en prélever un morceau ! ». Chantal et lui analysent le minerai... Et c'est bien de l’or ! Jacou ressort donc voir de plus près ce filon dans la colline.

     Il revient bientôt, accompagné des garçons qui ont fini de prendre les mesures pour construire le mur.

     C 'est l'heure du déjeuner. La table est dressée. Dillon arrive, avec les gardes de retour de Tenquin, et les maçons sont de retour aussi.

     Les discussions vont bon train, au sujet de cet or ! Jacou compte annoncer la nouvelle aux villageois à dix-huit heures à l’auberge. Il a chargé Child de prévenir la population.

     Il fait remarquer aussi qu’il va falloir du monde pour l’exploitation du filon, et que six gardes, ça ne va pas suffire pour garantir la sécurité du village, une fois que la nouvelle de cette mine d'or se répandra ! Il envisage déjà de construire un casernement, et des logements pour les mineurs et les nouveaux gardes qu’il va falloir embaucher. Cet après-midi, il va y réfléchir.

     Après le repas, tout le monde sort dans l’enceinte. Le rocher doré est le point de mire de tous les regards !

 

     Jacou, en tunique, le sourire aux lèvres, vient voir dans la colline cette veine dont a parlé Paul. Il confirme. C’est bien de l’or, et du plus pur ! La veine s’étend vers l’est, derrière le chalet de Michel. Au vu de ce que les cantonniers ont dégagé, elle s’arrête semble-t-il un peu avant la carrière abandonnée de Joseph Stein, le malheureux père du Borgne. Jacou est aux anges. Voilà, se dit-il, un filon qui va mettre Durandalem et tous ses habitants à l’abri du besoin pour longtemps !  Il dit alors aux maçons : « Ce mur côté sud est prioritaire, il faut que ce filon soit protégé avant que la nouvelle ne se propage ! Quand les pierres arriveront, vous construirez une muraille au sommet de la colline, jusqu’aux limites est du village. Vous y mettrez une tour de guet tous les deux cents pieds ! » Les maçons sont fort contents de cette découverte !

     Les garçons, qui arrivent de l’est au sommet de la colline, tout en prenant leurs mesures, se demandent ce qui se passe, et pourquoi Jacou est ici. Apprenant la nouvelle, eux aussi sont heureux !

      « Dillon, tu iras à la rencontre des charrettes de pierres qui vont revenir de Tenquin. Tu les guideras par le chemin qui monte à côté du chalet de Michel et tu les fera décharger là, derrière le chalet. Tu reviendras avec les gardes. Ne dis rien à Émile, il est trop bavard ! dit Jacou en riant. Je vous demande à tous de garder le secret. J’annoncerai moi-même la nouvelle ce soir à l’auberge ! »

    Et les garçons achèvent leurs mesures, puis retournent à l’école avec Jacou. Les maçons terminent le stock de pierres qui leur reste, les voilà au niveau du filon. Les cantonniers dégagent le terrain vers l’ouest. Le filon continue encore sur soixante pieds et s’arrête. Il est donc décidé de faire une enclave, de soixante pieds sur trente. La muraille contournera le filon, et deux tours de guet seront disposées aux coins des murailles.

     Dillon est en route pour attendre les charrettes. Il croise Child et Gael qui amènent la nourriture à l’école. Ils ont une charrette à bras, Child a mis quelques amphores de vin. Il sait que les maçons aiment bien son vin !

      Dillon dit à Child :

     « Demande à voir Jacou, il a une nouvelle à t’annoncer ! 

     - Une bonne nouvelle ? 

     - Oh oui ! mais tu verras toi-même en arrivant à l’école ! Moi j’attends Émile avec les pierres, pour les décharger derrière chez Michel. 

     - Pourquoi derrière chez Michel ? Il y a le mur à l’entrée à construire ! » - Tu comprendras, Jacou va t’expliquer ! »

     Child et Gael arrivent devant l’école. Ils tirent la cloche. Ils voient un gros rocher bizarre devant l’école à côté du portail. Child, en le voyant briller sous le soleil, dit à Gael : « On dirait de l’or, tellement ça brille ! »

     C’est Jacou qui ouvre le portail, accompagné de Manon et Julie. « Oui Child, c’est bien de l’or ! On a trouvé un filon en creusant les fondations pour la muraille, dans la colline sud. Il y en a beaucoup, apparemment ! On va d’abord construire la muraille sur la colline sud. Je vais annoncer cela au village ce soir ! Mais il va falloir des bras pour extraire tout cet or. On devra embaucher des gens.

      Tu peux convoquer tout le village pour dix-huit heures à l’auberge. Mais, pour l’instant, ne dites rien à personne, je dois être le premier à l’annoncer ! »  Et Child et Gael, retournent à l’auberge.  En chemin, ils voient le convoi de charrettes en train de gravir la colline, et comprennent ce que Dillon a voulu dire.

     Julie et Manon se chargent des victuailles, Anatole vient s’occuper des amphores, et Child lui dit : « Dis aux maçons qu’ils doivent rentrer ce rocher dans l’enceinte, maintenant ! Il est trop visible, il brille trop sous le soleil ! ». Aussitôt Anatole, par la pensée, communique l’ordre. Et Paul arrive, soulève le rocher, puis passe le portail, pour le poser dans l’enceinte, à l’abri des regards.

     Arrivé à l’auberge, Child demande à Alison et à Nadège, qui est toujours là, de faire le tour du village pour annoncer à tout le monde que le bourgmestre Jacou a une communication importante à faire, ce soir à dix-huit heures à l’auberge, et que tout le monde doit venir !

     Les cinq charrettes sont vite déchargées par les gardes, sous les regards admiratifs de Nestor et d'Émile. Puis tout le monde va chez Émile remiser les charrettes, et Dillon et les gardes retournent à l’école. En chemin, il leur parle de la découverte de ce matin, ils sont évidemment ravis !

     Émile et Nestor détellent les chevaux, les mènent aux écuries, et préviennent Adèle qu’ils vont boire un canon chez Child.

     « Dillon nous a dit de déposer les pierres derrière chez Michel, ça fait un tas énorme ! Tu sais pourquoi, Child ?

     - Oui, il a été décidé de construire un mur en haut de la colline sud ! 

     - Mais pourquoi ?  demande Nestor. 

     - Ce soir à dix-huit heures, Jacou vous dira tout ! Vous saurez pourquoi ! »

     Émile trouve que cela fait bien du mystère, cette histoire de pierres...  Ils boivent leur canon et retournent manger. Adèle les attend.

     Discrètement, à table, Gael informe Joel de la nouvelle. Lui aussi est content... mais motus ! Il promet de ne rien divulguer avant ce soir.

     « Ce matin, aux douches, j’ai eu la visite de deux abbés des Glandières, les frères Hitch, Alfred et Albert, qui soi-disant avaient besoin d’une douche, raconte-t-il à son frère. En fait, ils viennent aux douches pour se faire mutuellement du bien. Et ce n’est pas la première fois !  Dieu leur a donné l’autorisation, sûrement !  dit-il en rigolant. Et figure-toi que les bigotes étaient là, elles aussi, à se doucher... et que les abbés les ont gentiment invitées à communier… »

Annexe 65. Page 634

     Après le repas pris à l’école, Georges Claudius est allé chercher son cheval chez Émile. Il le félicite pour le bon aspect de sa robe. Son cheval a vraiment l’air en pleine forme. « C’est Nestor qu’il faut remercier, il s’en est bien occupé ! » dit Émile, fier de son neveu. Les autres maçons sont retournés à leur chantier.  Grâce au nouveau stock de pierres, ils ont maintenant passé l’angle de la muraille en haut de la colline, et continuent vers l’est. Comme prévu, ils construisent une tour de guet tous les deux cents pieds, et progressent vite vers l’est. Mais ils commencent à se dire que le stock de pierres ne sera pas suffisant !

     Ils arrivent derrière le chalet de Michel, prennent garde au ruisseau qui naît sur la colline, prévoient un portail en haut du chemin, le flanquent de deux tours de guet. Et les voilà bientôt derrière la carrière abandonnée.

     Michel, quant à lui, est venu prendre les mesures du portail. Je l’ai accompagné. Nous allons construire un portail comme celui de l’école... Un portail solide !

      Léon, qui est avec moi, me dit qu’à Laudrefang, ils sont en train de construire un bâtiment sur le modèle de celui des douches de Durandalem. Il a bien assimilé le système de chauffage de l’eau, et me demande si je peux l’aider à l’installer. Je réponds que oui, mais il faudra s’organiser. J’ai aussi des machines à installer à l’auberge et à l’école, sans parler de la chambre froide de l’office de l’école, et de l’abattoir d’Alvin Koch ! « Nous ferons tout cela ensemble ! » dit Léon.

 

 

Les bûcherons

 

     Une calèche arrive chez Child, avec six hommes, qui disent venir de Lingen. Le médecin de Lingen, Anselme Ahr, leur a parlé des frères Spohr, qui ont trouvé du travail à Durandalem. Ils viennent voir si eux aussi ne pourraient pas en trouver. Child leur propose une dose de remède, ils disent en avoir déjà eu d’Anselme. Il leur demande quel est leur métier. Le plus âgé répond qu’ils étaient bûcherons jusqu’à présent, mais que le domaine de Lingen a débauché son monde. Ils n’ont plus de travail ! Child leur dit que ce soir, il pourra peut-être leur en fournir. Mais ce sera plutôt mineur que bûcheron ! 

     « Ah oui, cela nous intéresse ! Alors, nous restons ici ce soir. Pouvez-vous nous héberger ? 

     - Oui, bien sûr ! En attendant, si vous alliez prendre une douche dans la bâtisse à côté ?

     - Une douche ? C’est quoi ?

     -  C’est pour vous laver le corps à l’eau chaude. Vous devriez aller essayer ! Je peux aussi faire laver vos frusques. Joel, le responsable, vous donnera des tuniques pour ce soir.  Et demain, vous récupérerez vos habits, propres et secs.

     - C’est magnifique ! allons prendre une douche, mes amis ! »

     Et ils arrivent aux douches. Joel les accueille, ils lui disent ce qu’a dit Child. Joel confirme, pour les tuniques. Il va les chercher. Quand il revient, les six hommes sont nus, leurs habits sur un tas.

     « Voilà ! dit un des hommes.  Nous sommes souvent nus dans les bois. C’est une habitude.

     - Comme la famille Spohr, alors ! dit Joel.

     -  Oui, nous les connaissons, nous nous sommes souvent rencontrés dans les bois, ils étaient des gardes avec leur père. On vivait nus dans la forêt, et eux aussi !

     - Vous êtes des frères ? 

     - Oui, nous sommes cousins de trois familles de Lingen. Je m’appelle Jean Weiss, dit le plus vieux. J’ai quarante-cinq ans. Et voici mon frère Jacques, quarante-trois ans. Les frères Thill : Éric, quarante-trois ans, et Eddy, quarante-deux ans. Et les jumeaux, Albert et Norbert Mick, quarante-deux ans. » 

     Ce sont des gaillards costauds. Les six se ressemblent : même corpulence, corps bien musclés, mêmes cheveux noirs courts, même taille de six pieds huit pouces, même toison noire et drue, et jusqu’au même membre viril de cinq pouces... Joel leur explique comment se servir de la douche, et chacun y pénètre avec une serviette.

     Ils ressortent enchantés, en se frottant le corps de leurs serviettes. « Elles sont vraiment bien, ces douches ! » dit Jean. Joel leur donne les tuniques et les chausses, et les invite à aller chez Child. « Ce soir, il y aura du monde, tout le village est convié ! » dit Joel. « Verra-t-on les Spohr ? » demande Norbert. « Non, ils sont la garde du village. » Et ils vont à l’auberge. Joel emmène leurs habits à Berthe pour les laver. Child leur propose deux chambres de trois lits, cela leur convient parfaitement.

     Le soir, à dix-huit heures, l’auberge est pleine. Tous les villageois sont là, avec femmes et enfants. Jacou est venu avec les gardes, qui se postent à l’entrée du village, pour éviter toute tentative de pillage des maisons en l'absence des habitants. Les soldats patrouillent aux alentours, sous le commandement de Dillon.

     Jacou prend la parole : « Nous avons trouvé un filon d’or dans la colline sud ! Il y en a beaucoup, suffisamment pour que tout le village en profite !

     - Mais cela va attirer toutes sortes de gens, qui voudront profiter de cet or ! Des prospecteurs, mais aussi des pillards, des bandits, ou de simples bougres !

     - Nous avons des maçons qui sont en train de cerner le village de murailles, prévues à l’origine pour nous préserver d’attaques de pillards. Mais maintenant, il va falloir protéger notre filon ! Nous avons donc besoin de mineurs, qui vont l'exploiter, et de gardes supplémentaires pour protéger le village et ses habitants. Certes, nous aurons largement de quoi les payer !

    - Mais il faut construire des logements pour les mineurs et les gardes, Plus de place dans l’école. J’ai donc décidé de construire un immeuble, en face, suffisamment grand pour loger dix mineurs et leurs familles, et une compagnie de gardes de vingt hommes avec leurs familles. J’ai dessiné les plans.

     -Les travaux de construction devront commencer dès que possible. Il faudra encore beaucoup de pierres pour réaliser tout cela ! Émile, qu’en est-il avec la carrière de Tenquin ? »

     « Ils m’ont dit qu’ils auraient la capacité de livrer deux grandes charrettes par jour, et ce, cinq fois par semaine, dès lundi ! »

     « Bien ! Les prochaines seront donc livrées en face de l’école. Pierrot et Claude, voici les plans du terrassement pour le bâtiment. C’est un grand bâtiment, qui comprendra deux étages. Il fera trois cents pieds de long, cent de large, et vingt pieds de haut. Il comprendra trente-deux logements familiaux. Vous commencerez dès que possible.

     - Nous allons lancer une campagne d’information pour embaucher des mineurs et des gardes. Le recrutement se fera à l’auberge. Un des maçons, Georges Claudius, est reparti pour Mettis cet après-midi, pour recruter des gens de là-bas. Les premiers arrivants seront logés à l’auberge. »

     Puis il ajoute : « C'est une nouvelle ère qui commence pour Durandalem ! Notre village va devenir une place renommée de la région !  Pour fêter dignement cela, vous êtes toutes et tous invités à boire ce soir, c’est Child qui offre ! » dit-il en lui souriant et en lui tendant un sac rempli d’or recueilli sur le rocher.

     Dans l’auberge, c’est la joie, la gaîté, tout le monde trinque à ce nouveau filon qui va bouleverser tout le village ! Le curé, l’abbé Paul, demande une nouvelle église, il trouve sa chapelle est trop petite !

     Jacou dit que tout sera fait pour que chacune et chacun puissent bénéficier de cet or !

     Jean Weiss intervient :

     « Bonsoir à vous ! Nous sommes de Lingen, et nous cherchons du travail. Voici donc, si cela vous intéresse, six mineurs ! 

     - Magnifique ! dit Jacou. Vous pouvez commencer demain ! Il faudra construire quelques coffrages.

     - Pas de souci, nous étions bûcherons ! 

     - Parfait ! je vous attends demain matin devant l’école, au bout du village, avant la muraille ! 

      - Nous y serons ! 

     -  Et pour commencer le chantier, leur promet Child, je vous fournirai des outils...

     L’auberge se vide peu à peu. Jacou dit à Gael de prévenir les gardes quand tout le monde sera rentré, et à Nestor d’emmener la calèche des bûcherons. Il retourne à l’école. Je rentre avec Estelle, Alison et sa copine Nadège, et mon fils Benjamin. Jacou m’a parlé de fondre l’or. Je me fais une joie de fondre cet or dans la grande forge ! Nestor fait le fiacre pour Émile et Adèle, ça l’amuse.

      Bientôt, à l’auberge, il ne reste plus que Child, Berthe, Joel, et les six bûcherons. Gael est allé prévenir les gardes à l’entrée du village. Les dix soldats et leur chef Dillon qui patrouillaient passent boire un canon avant de rentrer à l’école, bientôt rejoints par Gael et les gardes. Les bûcherons les reconnaissent, et ils trinquent à leurs retrouvailles. Et tout le monde trinque à la santé de nos nouveaux mineurs.

     Puis la troupe retourne à l’école. Berthe termine sa lessive, accroche les habits des bûcherons pour les sécher. Child, Gael et Joel rangent et nettoient l’auberge, et les bûcherons vont se coucher.

 

     Pendant la sieste, Jacou envoie Anatole chez Child prendre quelques outils : pics, marteaux, pieux...  En effet, pour les garçons, l’exercice du jour va consister à réduire ce rocher en poudre, pour voir comment extraire l’or au mieux. Ce soir, il compte m'en parler.  Ma grande forge est juste à côté !

Il dit aussi aux maçons que l’un d’entre eux devra repartir pour Mettis, pour les nouvelles embauches. Georges Claudius se propose :

     « Je connais plein de gens à Mettis, et beaucoup de mes amis sont désœuvrés, ne sachant pas trop comment nourrir leurs familles. Ce sont des gens robustes, ils pourront être mineurs ou gardes ! 

     - Alors, pars sur l’heure, plus tôt nous aurons ces gens, mieux ce sera ! »

     Anatole revient, chargé de quelques pics, de barres, de marteaux. Pour pulvériser ce rocher, les garçons vont pouvoir s’en donner à cœur joie !

     Après la sieste, revêtus d’une tunique à cause des éclats qui pourraient les blesser, les garçons commencent à attaquer le rocher. Ils y enfoncent des barres pour l’éclater en plusieurs morceaux. Et en fin d’après-midi, le rocher n’est plus que poussière, l’or a été minutieusement ramassé.

     Les maçons sont de retour.  Pour demain, il ne leur reste plus beaucoup de pierres.

     Les garçons vont se doucher.

     « Pas de sudation aujourd’hui. Vous avez une mission ! dit Jacou.  Les soldats, vous patrouillerez dans le village, depuis la porte ouest, ici aux murailles, jusqu’en bas du village. Toi, Dillon, tu organiseras les patrouilles. Vous les gardes, vous vous posterez ce soir à l’entrée du village, jusqu’à ce que les habitants soient rentrés chez eux.

      Ce sera un bon exercice ! »

      Jacou, les soldats et les gardes partent avant dix-huit heures. Manon et Julie préparent un repas froid qu’ils mangeront en revenant.

     Les filles, seules avec Anatole, prennent un temps de pause dans la salle de sudation, et s’amusent avec lui.  Elles et lui se donnent beaucoup de plaisir ! Puis, après une bonne douche, ils se font une table pour eux, avec un bon vin, tranquilles, en attendant le retour des gens d’armes et de Jacou.

     Quand la troupe revient, tout le monde grignote. Jacou annonce le recrutement de six mineurs ce soir.  Ils mangeront à l’école demain, cela permettra de faire connaissance.

     Puis tout le monde rejoint ses quartiers. Sauf quelques garçons, bien sûr, qui s’invitent chez les filles... Mais pour sa part, vidé par les filles dans la salle de sudation, Anatole est épuisé. Il se dépêche de faire sa tournée, pour pouvoir se coucher et dormir.

           Samedi 16 mai

 

 

L’or de Durandalem

 

     Le village se réveille dans une nouvelle ère… Beaucoup ont fait des rêves de richesses à foison.

     Les bûcherons prennent le petit déjeuner à l’auberge avec Joel et Gael. ils discutent du village, de ses habitants qu’ils ont vu hier au soir, de l’école de soldats, et de Jacou. Ils se disent qu’ils ont eu raison de venir voir à Durandalem s’il y avait du travail ! Et ils y vont de ce pas, Jacou les attend. Avant d'y aller, ils récupèrent leurs habits, propres et secs. Mon épouse Estelle est déjà arrivée avec sa troupe, Alison, Nadège et Benjamin. C'est qu'il y a du boulot aujourd’hui, pour préparer les repas pour l’école. Six repas de plus, cela porte le nombre à trente-huit... Belle tablée !

     Joel va s’occuper de ses douches. Le samedi, il y a souvent du monde…

     Et en effet !  Les frères Frisch, Paul et Raoul, les Martin, Jacques et sa sœur Raymonde (depuis peu madame Raoul Frisch), Emmanuel Frisch le banquier de Naborum, sa compagne Paulette Munch, Georgette Fart, Pénélope Field, tout ce monde vient d'arriver en calèche de Naborum. Emmanuel Frisch vient voir le bourgmestre pour traiter de l’acquisition d’un terrain.  pour construire une boutique d’orfèvrerie et une agence bancaire.

     Paul avec Georgette, Raoul et son épouse Raymonde, Jacques avec Pénélope, tous les six arrivent aux douches. Joel connaît le topo, il sait pourquoi ils sont là, il a participé aux ébats la dernière fois ! Ce coup-ci tous promettent de rester dans leurs cabines et s’installent, avec les serviettes que leur donne Joel, dans trois douches.

     Grâce au système installé il y a peu, Joel peut maintenant savoir si l’eau coule ou pas. Il s’aperçoit qu’ils ne sont pas pressés de se laver ! Il est content, on n’entend rien de ce qui s’y passe...

     Emmanuel Frisch voit donc Child, et lui demande de voir Jacou. Child lui répond qu’il est son adjoint, et qu’il peut lui aussi répondre, s’il a des questions. Le banquier demande alors à combien s’élèverait un terrain à Durandalem, pour y construire une boutique et une banque.

     Child répond : « Nous en avons discuté en séance. Tout le village serait très heureux de vous accueillir...  Et le terrain, nous vous l’offrons ! Venez, je vais vous le montrer ! » Ils sortent et vont voir le terrain, situé après l’échoppe de Child, les douches, l’échoppe de Dillon, et le logis de Georges.

     « Le voilà, il fait cent pieds de façade, et deux cents pieds de profondeur. Il est en pente au fond, à flanc de colline. 

     - Voilà qui sera parfait ! Quand pouvons-nous commencer la construction ? 

     - Dès qu’il vous plaira ! le plus tôt sera le mieux... Surtout l’agence bancaire !

     - Ah bon...  Pourquoi surtout l'agence ? 

     - Nous avons trouvé un filon d’or, hier, sur nos terres, dans la colline en face. Nous avons commencé l’exploitation, et avons déjà embauché six mineurs depuis ce matin ! Et pour garder cet or, une banque, ça sera parfait. Nous allons vous aider à la construire ! En ce moment, nous avons des maçons de Mettis au village, ils nous construisent des murailles ceinturant le village, et un immeuble d’habitation pour les futurs embauchés.

     - Ah, c’est magnifique ! Et vous dites que vous embauchez ? 

     - Oui, nous cherchons des mineurs, des gardes, des cuisinières aussi…

      - Mon fils Paul cherche justement du travail, un travail plus physique que banquier, et le frère de mon gendre est du même acabit ! En outre, une de leurs cousines, Pénélope, cherche un travail de cuisinière. Quant à Georgette, une autre cousine, c'est un garçon manqué, qui rêve d’être soldate !

     - Tiens, une femme soldate...  Mais au fond, pourquoi pas ?

     - Ils sont tous aux douches en ce moment. Je vous les présenterai tout à l’heure, nous mangerons à l’auberge ! »

 

     Les bûcherons arrivent devant l’école, avec une charrette à bras pleine des outils que leur a donnés Child. Jacou les attend devant le portail fermé. Les maçons travaillent déjà dans la colline, ils terminent le stock de pierres. Ils les emmènent là où ils ont découvert le filon. L’enclave des murailles, dit Jacou, sera parfaite pour y installer un toit, de façon à disposer d'un atelier. On y préparera les étayages, on y stockera du matériel d’extraction et des outils, et cela offrira un abri en cas de mauvais temps. Et l'on commencera la descente sous terre pour exploiter la veine d’or.

      Les bûcherons se munissent aussitôt de haches, et vont couper quelques grands arbres, le long de la muraille, sur la colline.  Il leur faut des fûts de plus de trente pieds pour couvrir l’enclave. Ils en couperont suffisamment pour couvrir les soixante pieds, il en faut bien une cinquantaine !

     Avant midi, à eux six, ils en ont déjà abattu et élagué une douzaine, mais il faut encore les ramener dans l’enclave, et les monter sur les chemins de guet des murailles. D’habitude, ils utilisent des chevaux pour tirer les troncs et les hisser en hauteur avec des poulies, mais à flanc de colline, cela va être compliqué !

     Les maçons reviennent, ils n’ont plus de pierres. Martin Moth dit alors : « Laissez-nous faire ! » et ils soulèvent les troncs à distance, les trimbalent tous vers l’enclave, les posent sur les chemins de guet, à vingt pieds de hauteur, sans aucun problème !

      Les bûcherons sont sidérés !  « Incroyable ! Par quelle magie faites-vous cela ? » demande Éric Thill. « Ce n’est pas de la magie, dit Jean, c’est de la science ! Jacou possède le secret d’une potion qui nous permet de faire ça, et aussi de communiquer entre nous sans mot dire ! Il vous expliquera tout ça à table, il va être l’heure de manger. Descendons à l’école. ».

     Arrivés devant l’école ils croisent Child et Gael qui ont ramené les denrées pour le repas de midi. Ils font tinter la cloche, Anatole leur ouvre le portail, nu. Il fait rentrer les cinq maçons et les six bûcherons, étonnés de voir cet homme nu en plein midi qui leur ouvre le portail. Mais leur étonnement est encore plus grand en voyant les filles…

     Les cantonniers, Pierrot et Claude Stein, attaquent la tranchée pour l’immeuble des mineurs et des gardes, devant l’école. Ils suivent le plan que Jacou leur a donné. « Ce sera un magnifique bâtiment ! » dit Pierrot. « Tu crois qu’on pourra prendre une douche à l’école ? » demande Claude, qui a gardé un excellent souvenir de la dernière fois.

     Quant à Léon et moi, nous terminons les pièces qu’il nous faut pour équiper l’office de l’école des tout derniers perfectionnements que j’ai inventés : un lave-vaisselle, et une chambre froide ! Nous irons installer tout cela cet après-midi avec Michel. Quand je dis à Léon qu’il faudra se mettre nu, il ne comprend pas pourquoi. « On verra... » dit-il.

     Gael demande à Child : « Notre prisonnier, on va le garder longtemps enchaîné ? Je le soigne tous les jours, sa blessure va de mieux en mieux, elle est refermée ! Cet après-midi, avec Joel, nous allons le laver… »

      Child dit qu’il va réfléchir. « Pour l’heure, Gael, tu viens avec moi porter les denrées à l’école ! »

 

 

 

 

À l'auberge

 

    A l’auberge, le repas est servi. Les jeunes Naboriens sont sortis des douches, et sont à table avec Emmanuel et sa compagne.

     « Mes enfants, dit Emmanuel, nous avons l’accord pour vous installer à Durandalem... Raoul et Raymonde, vous aurez bientôt vos commerces ! Paul et Jacques, si le travail de garde vous intéresse, il y a de l’embauche ici !

     - Même pour moi ? demande Georgette, la candidate soldate.

     - Et pourquoi pas ?  Et toi, Pénélope, tu pourrais être leur cuisinière !

     - Whouah ! s'écrie Paul, c’est un rêve ! Tous ensemble à Durandalem... Ce sera génial ! Et on commence quand ? 

     - Il faudra voir avec le bourgmestre adjoint, Child, le patron de l’auberge. »

     Voilà justement Child qui revient de l’école, il a envoyé Gael prévenir Émile d’un transport de pierres cet après-midi, avec les maçons. Il s’assoit à table, apportant une bouteille et des petits verres. 

     « Pour fêter les nouveaux arrivants au village, je vous offre une tournée de la meilleure gnole du village, faite par notre Fernand. À votre santé ! Mais parlons boulot, maintenant. Paul et Jacques, vous voulez devenir des gardes de Durandalem ? Pas de problème. Si vous voulez, vous commencez ce lundi, le 18. Et c’est valable pour toi aussi, Georgette ! Toi, Pénélope, dès lundi, tu pourrais venir aider à l’auberge, en attendant que le bâtiment des gardes soit fini. »

     Toutes et tous sont heureux d’être venus ! :

     « Mon frère Albert cherche aussi du boulot, dit Georgette, il pourrait lui aussi venir lundi ?

     - Oui, qu’il vienne ! Mais pour le moment, tant que le bâtiment ne sera pas construit, nous ne pouvons vous héberger. Heureusement, Naborum n’est qu’à une lieue de Durandalem, vous serez vite ici. »

      Quant à moi, je mange à l’auberge avec Léon. Michel nous rejoint. Cet après-midi, nous monterons à l’école installer nos machines. Je fais remarquer à Child que, vu les plans de la bâtisse que Jacou a faits, il va falloir une grande quantité de tuyaux et de pommeaux. Mais la fonderie de Mousson pourra sûrement nous les fournir.

     Michel rajoute que les verriers de Meisenthal auront eux aussi fort à faire ! Il a compté pas moins de quatorze baies vitrées, trente-deux grandes fenêtres, et soixante-quatre petites fenêtres.  En outre, il faudra de grandes quantités de bois. Il estime que les scieries du nord de l’Austrasie pourront nous les fournir.

    « Nous avons fait le compte hier soir, répond Child.  Notre coursier Roger est déjà parti à Meisenthal demander qu'ils envoient quatre de leurs verriers avec les verres prévus. Il ira aussi à Mousson avec ta liste de commande, Robert. En outre, Pierre est passé ce matin livrer du charbon, il transmettra la commande pour les scieries du Nord. Nous devrions avoir tout cela dans une semaine ! Et nous avons aussi commandé de grandes quantités de charbon pour le village. »

     Les Naboriens repartent chez eux, enthousiasmés de leur visite. Et pour cause, ils ont tous trouvé du travail ! Ils vont faire la fête, demain, Comme dit Paul, une super-fête !

     Notre repas terminé, Léon, Michel et moi, nous montons à l’école...

     Notre après-midi a été bien rempli. Une fois nos installations finies, et après une séance de sudation fort agréable, nous revenons à l’auberge. En chemin, nous rencontrons Émile, Nestor, et trois des maçons, à bord de deux grandes charrettes remplies de pierres, attelées à quatre chevaux chacune. Ils vont les décharger devant l’école, pour commencer la construction de l’immeuble d’habitation des mineurs et des gardes. Pierrot et son frère Claude ont presque fini de creuser les tranchées pour les fondations. Ils ont travaillé sans arrêt !

     Nous nous retrouvons à l’auberge. P’tit Louis a un problème avec sa machine à laver. Je lui promets de passer demain matin. Alvin me demande si elle marche, la chambre froide de l'école. Je lui réponds qu'elle fonctionne très bien, et qu’il aura la sienne la semaine prochaine, et aussi une machine à laver le linge !

     « C’est vrai ?  dit-il tout réjoui. Elvire voulait justement t'en demander une. Les taches de sang, c'est très difficile à enlever !

     - Pour la chambre froide, il te faut un générateur de vapeur, que je t’installerai. Avec ce générateur, tu pourras faire tourner le tambour de la machine à laver. Mais cela te fait une chaudière de plus à t’occuper…      - Pas de souci de ce côté ! Merci beaucoup, Robert ! »

     - Berthe, demain après-midi, je viens t’installer ton lave-vaisselle...  Celui de l’école fonctionne à merveille ! »

     Mon fils Benjamin, lui, n’est pas ravi...

     « Ben zut alors, je pourrai plus laver et jouer dans l’eau !?

     - Ben si ! tu pourras encore jouer. Simplement, tu n'auras plus à laver la vaisselle. Comme ça, tu joueras dans une eau propre !

     -  Chouette alors...  Comme ça, ça me va ! »

     Et toute l’auberge éclate de rire.

 

     Les bûcherons sont de retour. Ils racontent comment les maçons ont soulevé des troncs de cinq cents livres et monté à vingt pieds sans effort, et aussi les grandes quantités de minerai brillant qu'ils ont sorties en quelques coups de pioche ! » Émile, lui, raconte comment deux d’entre eux ont chargé et déchargé deux grandes charrettes de pierres sans en toucher une seule !

     « Oui ! dit Léon. Incroyable ! Quand je suis venu hier matin, ils montaient les murailles, juste en les regardant !  Je confirme, je les ai vus faire... »

     Child tient à préciser : « Mais n’allez pas surtout pas croire à de la magie ou à de la diablerie.  Ce n’est que le résultat d’études de deux grands savants, Jacou Artz et Chantal Iser, la sœur de Léon ! Oui, Léon ! Ta sœur est une savante ! Ils ont trouvé le moyen de déplacer les objets à distance, par la volonté ! Ce n’est pas simplement une potion qu’on dirait magique.  C'est l'aboutissement d'une grande connaissance du corps humain, des vertus des plantes, et de tout un processus d’initiation qui se pratique à l’école. Tous ceux qui vivent à l’école possèdent ce pouvoir, les filles aussi ! »

     « Et nous autres, demain matin, nous allons voir Jacou, qui nous l’enseignera ! » rajoute Norbert Mick.

     À ce moment-là, Jacou entre dans l’auberge. « Oui, j’ai ce pouvoir, et je l’enseignerai à celles et ceux qui le veulent.  Mais en premier, à ceux qui travaillent à la construction de notre nouveau village. »

     Et s'adressant à moi :

     « Robert, je sais que demain c’est dimanche, mais pourrais-tu faire fondre un peu d’or ? Les bûcherons en ont déjà ramené beaucoup, en quelques coups de pioches...

      - Oui, je pourrai. Je dois d'abord passer chez P’tit Louis, son moulin a un problème. Mais après, j’irai allumer la grande forge. 

     -  Dillon a dit qu’il peut allumer le foyer de la forge !

     - D’accord, j’arriverai prestement ! »

     Puis Jacou retourne à l’école…

 

 

 

 

Les mineurs

 

     Georges Hair, le coiffeur, est devant le portail, Anatole lui ouvre, et il va s’installer dans son atelier. Il attend les filles.  Aujourd’hui, il doit s’occuper de la toison de Julie, notamment, ainsi que de quelques coiffures.

     Après le petit déjeuner, les maçons retournent à leur chantier, dans la colline sud. Ils pensent qu'à midi, ils auront utilisé toutes les pierres !  Comme il fait très beau, les soldats et les gardes dressent dehors, dans l’enceinte, une grande table pour le repas de midi. Près de quarante à table, ça va faire du monde ! Depuis la journée « portes ouvertes », tout le matériel nécessaire est stocké dans la remise, derrière le bâtiment. Jacou demande que les filles aident Julie et Manon pour le service. « Eh oui, dit-il, aujourd’hui, nous mangeons dehors, sous le soleil ! »

     Une fois la table installée, les soldats et les gardes vont s'exercer au tir à l’arc, derrière la bâtisse. Les gardes apprennent à tirer sur des cibles mobiles, les soldats s’entraînent à des tirs multiples. Ils touchent deux cibles, parfois trois. Dillon arrive à en toucher quatre lancées en même temps. Et Joseph arrive à cinq ! C’est vraiment le meilleur archer de l’école !

Il va être midi. Les filles dressent la table. La cloche retentit. Ce sont Child et Gael qui livrent les repas. Anatole leur ouvre, nu. Ils constatent que les filles sont sorties nues dehors, cela les fait sourire. En repartant, ils croisent les maçons et les bûcherons qui descendent de la colline vers l'école.

     Quand Anatole ouvre le portail, les bûcherons le voient nu, ils sont étonnés. Puis, en entrant dans l’enceinte, ils voient toutes ces filles nues. Les soldats, les gardes, tout le monde est nu. Jacou arrive, nu lui aussi, et accueille les bûcherons. « Bienvenue à l’école des soldats ! Oui, comme vous le voyez, tout le monde est nu ici, c’est notre philosophie, pour des raison d’hygiène et de contrôle du mental et de soi. Si vous voulez manger, il va falloir faire comme nous ! Suivez-moi, je vous amène à la douche...  Vous avez sué en coupant les arbres, vous vous sentirez mieux une fois propres. »  Certes, les bûcherons sont étonnés de cette règle de nudité. Mais, comme ils le disent à Jacou, cela leur plaît, ils étaient souvent nus dans les bois de Lingen !

     Une fois que tout le monde est propre, tout le monde passe à table. Georges le coiffeur est invité. Julie montre fièrement sa sculpture pubienne, Georges est vraiment un artiste, il maîtrise parfaitement l’art du poil ! Et les discussions sur l'or sont de mise. Les bûcherons racontent à Jacou comment les maçons ont soulevé des troncs de cinq cents livres avec une facilité déconcertante. Jacou leur promet qu’eux aussi, demain matin, ils seront initiés, et qu'ils pourront déplacer les objets à distance.

     Les filles font la navette avec les mets qu’elles ont préparés dans la bâtisse, à l’ombre. Le soleil cogne bien, et chacun comme chacune fait le plein de ses rayons sur son corps nu.

     Les maçons disent ne plus avoir de pierres. Et les prochaines livraisons ne sont prévues que pour lundi !

     Mais Jacou a anticipé, il va envoyer Émile en chercher à nouveau dès cet après-midi. Child le prévient. Trois maçons iront avec lui pour charger les charrettes, et les deux autres aideront les bûcherons à porter les troncs. Les soldats et les gardes continueront les exercices à l’arc, et Child viendra assister à leurs tirs.

     Child l’annonce à Manon et Julie : Léon, Michel et moi, nous viendrons cet après-midi installer la chambre froide et la machine à laver la vaisselle ! Les filles, bien sûr, sont toute contentes... La vaisselle de ce midi attendra !

     Ainsi donc, comme programmé, les bûcherons sont retournés à leurs coupes avec deux maçons, les autres maçons étant descendus chez Émile pour aller chercher des pierres. Les soldats font la sieste, ainsi que les gardes. Et les filles œuvrent à leurs tâches...

 

 

 

 

L’aménagement de l’office

 

      Jacou et Chantal ont préparé un stock de gaz naturium dans un gros sac étanche, qu’ils dégonfleront pour remplir la cuve que j’ai conçue, et qui sera mise sous pression grâce à un piston mû par la vapeur.

     Nous arrivons tous les trois, Léon, Michel et moi, avec notre charrette remplie de matériel. Anatole nous ouvre, en tunique, nous aide à rentrer tout le matériel dans la bâtisse, et nous emmène dans la buanderie. J’avais prévenu Léon qu’il devrait être nu comme nous, et comme tout le monde ici. Il n’avait pas l'air enthousiaste, sa sœur Chantal pourrait le voir ! Cependant, il se déshabille avec nous.

     Nous arrivons à l’office, Léon aperçoit Manon et Julie, il ose à peine les regarder. Leur beauté plastique le trouble, apparemment ! Jacou arrive avec Chantal nue, qui salue son frère. Léon est gêné, mais elle l'assure que cela ne devrait pas lui poser de problème, et qu'il s’y fera vite.

     Nous commençons à œuvrer. Il nous faut raccorder la machine à l’eau chaude, et la cuve à la vapeur. Anatole a coupé le générateur de vapeur, situé sous l’office, et Léon s’occupe de brancher la cuve dessus, J’installe la machine sur une table prévue à cet effet. C’est une grande boîte ou l’on place la vaisselle debout. Des jets rotatifs d’eau chaude viennent laver les assiettes et autres couverts dans la boîte, par-dessus et par-dessous. La rotation est obtenue par la pression de l’eau dans de petites buses fines, en bout des jets. Je branche les tuyaux d’arrivée d’eau et d’évacuation, et je fais un essai. La rotation des jets est lente. Je vais donc utiliser la vapeur sous pression pour essayer. Avec Léon, qui a fait le raccord sur le générateur de vapeur au rez-de-chaussée et qui raccorde la cuve, nous faisons une dérivation pour brancher les jets sur la vapeur. Cela va consommer plus de vapeur. Je me dis qu'il va probablement falloir augmenter le volume de la cuve du générateur.

     Une fois tous les raccords effectués et vérifiés, Jacou et Chantal procèdent au remplissage de la cuve de la chambre froide, une cuve de cinq pouces d’épaisseur, de cinq pieds de long sur autant de large. Placée verticalement derrière un mur de fer, qui va faire office de radiateur pour diffuser le froid.

     Et Anatole relance le générateur de vapeur. Du coup, il alimente la chambre froide, la machine à laver dans l’office, et la machine à laver dans la buanderie. Une fois la pression obtenue avec la vapeur, le gaz se compresse sous l’effet du piston, et le panneau se refroidit. La machine à laver la vaisselle fonctionne à merveille. Les jets de vapeur sous pression sont vraiment efficaces. Manon remplit la boîte, elle y loge trente assiettes, quelques gamelles, tous les couteaux de ce midi, et referme la boîte, ce qui la met en route. Cela a l’air de très bien fonctionner !

      Quant à la chambre froide, elle devient fraîche, déjà plus fraîche que le garde- manger refroidi à l’eau courante... C’est donc une réussite ! Jacou, d’emblée, se réserve une partie, en haut du panneau radiateur, pour y stocker certaines de ses potions qui craignent la chaleur. Michel lui confectionne une étagère sur toute la largeur de la chambre, de dix pouces de large et à dix pouces du plafond. Il y adjoint une porte, pour mettre hors de portée des potions somme toute dangereuses pour un novice ! Jacou est aux anges, et revient déjà avec un panier rempli de fioles de toutes les couleurs pour remplir son étagère.

       Dans la chambre, Michel a fixé des étagères sur les murs, et installé une table de découpe pour les grosses pièces.

    Une fois que Manon et Julie ont vidé le garde-manger pour stocker la nourriture dans la chambre froide, l'on ferme la porte.

     On examine le lave-vaisselle : la vaisselle est propre, et avec la chaleur de la vapeur, elle est presque sèche. Les filles la rangent ainsi sur les étagères, remplissent une nouvelle fois la boîte, et referment le couvercle…

     Anatole remonte, il a surveillé le générateur. Il y a certes une légère baisse de pression, et le lave-linge tourne un peu moins vite. Mais d’après Josette et Josiane, cela ne change pas la qualité du lavage. C'est l'essentiel !

     Léon est tout à fait à l’aise maintenant avec la nudité, mais rougit quand même un peu, lorsque Manon et Juliette l’embrassent pour le remercier. Jacou propose que les filles nous emmènent tous les trois dans la salle de sudation. Nous acceptons volontiers, notre travail est fini !

     Et donc avec Manon, Chantal et Julie, nous allons nous faire suer, Michel, Léon et moi.

     Léon, voyant les filles assises en face de lui, les cuisses écartées, ne peut s’empêcher d’avoir une réaction érectile. Ce qui fait sourire les filles.

     Léon est un grand blond de six pieds huit pouces, musclé, pas très poilu. Sa toison est clairsemée. Son membre viril est petit, quatre pouces sur un.

      Les filles se lèvent, et viennent s’asseoir à côté de nous. Chantal près de moi, Manon près de Michel, et Julie près de Léon…

 

Annexe 66

 

    Nous avons bien transpiré de tous nos pores, et c’est ruisselant jusqu’au bout de tous les membres que nous allons sous la douche.

 

     Nous ressortons tous les six prendre une douche. Puis, une fois séchés, nous retournons à l’office, Manon constate que sa grosse casserole brûlée ressort impeccable de la boîte, elle est vraiment contente ! Nous vérifions la température de la chambre froide, elle est bien froide !   L’eau ne gèle pas, mais elle n’en est pas loin...  Encore quelques heures, et ce sera le cas !

     Les filles nous félicitent encore pour tous ces aménagements qui vont leur faciliter la vie. Et nous, nous les remercions pour les bienfaits qu'elles nous ont prodigués dans la salle de sudation ! Puis nous descendons nos outils et le reste du matériel dans l’enceinte devant le bâtiment. Nous croisons Child et les archers qui reviennent de l’entraînement...  Dix-sept archers, quand même ! Child nous dit de l’attendre, nous descendrons ensemble. Il prend vite une douche, pendant que nous contrôlons le générateur de vapeur. Puis nous nous rhabillons, et tous les quatre, nous descendons à l'auberge boire quelques canons...  Cette sudation nous a déshydratés !

Annexes du chapitre 4

 

51- La soirée dans l’hôtel. Dillon et ses élèves, les filles de la maison de passe

52- La potion. Josette, Josiane, Marianne, Mariette, Manon, Anatole, Dillon, Alix,

              Charles, Xavier, Achille, Armand, Gabin, François, Le Borgne, Hugues, Joseph.

53- Découvertes. Aline, Judith, Roger

54- L’enterrement de la vie de garçon et de fille. Raoul, Raymonde, Paul, Isabelle,

              Jacques, Albert, Georgette, Pénélope, Joel.

55- La douche d’Annie. Ernest, Annie.

56- Les massages de la Garde. Marianne, Joseph. Mariette, Bernard. Josiane, Benoît.

              Josette, Stéphane. Chantal, Pierre. Manon, Paul.

57- Les massages de Julie et des maçons. Marianne, Mariette, Josiane, Josette, Manon,

              Chantal Julie, Dillon, Paul, René, Edouard, Georges, Michel, Martin.

58- La soirée d’Anatole. Anatole, Manon, Julie.

59- Les abbés aux douches. Albert, Alfred, Damien, David.

60- La douche des cantonniers. Josiane, Josette, Pierrot, Claude.

61- Visite chez les jumeaux. Adélaïde, Joséphine, Gael, Joel.

62- La Saint Gildas. Manon, Julie, Gildas.

63- Les cousins Gouvy. Ernest, Hector, Anémone, Anne, Joel.

64- Les jumeaux Koch. Roger, Chantal, Judith, Anatole.

65- Les bigotes. Albert, Alfred, Germaine, Gertrude.

66- Les ouvriers de l’office. Chantal, Manon, Julie, Michel, Léon, Robert.

 

 

 

Annexe 51 :   Jeudi 7 mai

 

La soirée dans l’hôtel

 

          Dillon et ses élèves, les filles de la maison de passe

 

     Après le repas, les garçons se retrouvent dans un salon de l’hôtel.

     Dans le salon, des grands canapés confortables les incitent à s’y coucher. Une autre porte s’ouvre, et onze filles entrent dans le salon, très légèrement vêtues. Les garçons se posent des questions, et Dillon dit : « Elles sont là pour notre plaisir ! j’ai ici un breuvage de Jacou, pour jouer verge en fer toute la nuit ! »

      Et chacun en boit une gorgée. chacune des filles va vers un garçon et se couche à côté de lui. Elles les embrassent, et commencent à les déshabiller.

      Elles sont impressionnées par les pubis rasés des garçons, elles n’avaient jamais vu ça ! Les garçons font de même avec elles, et bientôt, elles sont toutes à genoux devant eux, à leur sucer le gland. Les « Mmmmmm ! » ne tardent pas à s’entendre.

     La fille qui suce Dillon voit son Phallus grandir, et grossir, elle ouvre de grands yeux, et Dillon la couche sur le canapé, et lui suce le clitoris, sous des « Haaaa ! de plaisir, puis, la pénètre doucement, elle crie « Oh ! qu’il est gros ! » et Dillon rentre doucement en elle. Il n’est pas encore au fond qu’elle jouit déjà en criant « Oui ! » « Ouiiii ! ».

      Les autres garçons ont aussi entamé des explorations vaginales avec leur verges, et bientôt c’est un vacarme de cris de jouissance, de hurlements d’orgasme, et de grognement d’éjaculation qui résonnent dans le salon.

      Puis, tout le monde se mélange, les filles se font prendre par deux garçons, tandis qu’elles en sucent un troisième, Dillon fait le tour, il veut toutes leur pénétrer l’anus, et toutes hurlent de plaisir à cette verge énorme qui leur fouillent les entrailles.

      Elles prennent du plaisir sans fin, mouillant les canapés aux rythmes de leurs orgasmes, les garçons en pleine forme passent d’une à l’autre, par le vagin, l’anus, la bouche, ils n’arrêtent pas de jouir en elles et sur elles, et n’ont pas de cesse malgré les éjaculation successives.

     Les filles n’en peuvent plus, elles sont épuisées, et les garçons les taraudent continuellement, à peine un se vide et sort qu’un autre arrive et ramone à nouveau, même Hugues a déjà craché quatre fois sa semence dans l’anus, le vagin, la bouche, Armand a aussi pénétré Gabin, et François est sur le Borgne, ils n’arrivent plus à s’arrêter, se vidant sans arrêt partout, dans tous les orifices.

     Les filles demandent une trêve, elles sont exténuées ! comment ces enfants peuvent-ils leur donner tant de jouissance, tant d’orgasmes, sans faillir ?

     Des boissons, dans le coin du salon, leur permettent de se poser un peu, se désaltérer et goûter des alcools inconnus. Les filles sont subjuguées par ces jouvenceaux étalons ! Pourtant, elles sont aguerries, elles viennent d’une maison de passe célèbre qui attire tout le clergé et la noblesse généralement, mais ça ! elles ne l’avaient jamais vécu ! toutes ensemble de surcroît !

     Après un moment de pause, les garçons se font à nouveau sucer, ce qui leur redonne de l’entrain, au grand dam des vagins des bouches et des anus des filles qui se font à nouveau fouiller à un rythme effréné !

     Après encore quelques éjaculations, les garçons sont vraiment vides. Les filles suggèrent de prendre congé, et s’éclipsent poliment, dégoulinantes de tous les orifices, avant que ces étalons n’en redemandent !

     Les garçons sont aussi épuisés, quelle journée !

 

 

 

Annexe 52 :  Vendredi 8 mai

 

La potion.

 

              Josette, Josiane, Marianne, Mariette, Manon, Anatole, Dillon, Alix, Charles,

             Xavier, Achille, Armand, Gabin, François, Le Borgne, Hugues, Joseph.

 

     Chaque garçon boit une rasade de potion, celle que Jacou appelle « verge en fer toute la nuit » Le pari est de jouir dans chacune des filles !

     Elles se positionnent alors l’une à côté de l’autre, et les festivités commencent.

      Josette accueille dans son vagin Anatole, Josiane est prise par Dillon, Marianne par Alix, Mariette par Charles, et Manon par Xavier.

      La potion non seulement durcit encore la verge, mais l’allonge un peu et accélère l’éjaculation. Josette hurle de plaisir sous les coups d’Anatole, Josiane jouit sans arrêt avec le phallus encore plus long de Dillon, Mariette crie en se faisant prendre par Charles, Alix fait jouir Marianne, et Xavier pilonne Manon.

     Rapidement, les cinq garçons éjaculent en elles, les faisant hurler de plaisir. Puis ils se retirent, et sont remplacés par Achille dans Josette, Armand dans Josiane, Gabin dans Marianne, François dans Mariette, et Le Borgne dans Manon. Sous les cris des filles, ils éjaculent tout aussi rapidement.

     Puis vient le tour de Hugues sur Josette, Joseph sur Josiane, Anatole sur Marianne, Dillon sur Mariette, et Alix sur Manon. Malgré le fait d’avoir éjaculé récemment, lui qui est toujours long à venir, Anatole crache à nouveau, remplissant Marianne en grognant, elle hurle à nouveau, comme les autres filles, sans arrêt, leurs mouilles se répandent sur les coussins, tandis que les autres aussi envoient leur foutre aux fond des vagins.

     On continue, Charles prend Josette, Xavier prend Josiane, Achille prend Marianne, Armand prend Mariette, et Gabin prend Manon. Et encore une fois, tous éjaculent en criant, les éjaculations sont de plus en plus fortes.

     Les filles se retournent, et sont prises en levrette. Josette par François, Josiane par Le Borgne, Marianne par Hugues, Mariette par Joseph, et Manon par Anatole. A chaque fois, les décharges sont de plus en plus violentes !

     Puis Josette est montée par Dillon, Josiane par Alix, Marianne par Charles, Mariette par Xavier, Manon par Achille. Elles sont épuisées, mais continuent à jouir.

     Puis c’est Armand qui prend Josette, Gabin prend Josiane, François prend Marianne, Le Borgne prend Mariette et Hugues prend Manon.

     Ensuite c’est Joseph qui prend Josette, Anatole prend Josiane, Dillon prend Marianne, Alix prend Mariette, Charles prend Manon, les filles sont encore remplies de foutres et les garçons commencent à voir des étoiles.

     Xavier sur Josette, Achille sur Josiane, Armand sur Marianne, Gabin sur Mariette et François sur Manon. Les filles n’en peuvent plus, on pose des serviettes sous elles et elles s’allongent sur le ventre.

      Le Borgne pénètre Josette, Hugues sur Josiane, Joseph sur Marianne, Anatole sur Mariette, et Dillon sur Manon. La semence commence à faiblir en quantité, mais la jouissance des garçons est de plus en plus forte, ils ne peuvent s’empêcher de hurler, tandis que les filles crient doucement, leur mouille aussi n’est plus si abondante.

     Vient le tour d’Alix sur Josette, Charles sur Josiane, Xavier sur Marianne, Achille sur Mariette, et Armand sur Manon. Leurs vagins sont bouillants et les verges des garçons grossissent à chaque lâcher de foutre.

     « On change, on prend l’anus, alors, » dit Gabin qui pénètre celui de Josette, François celui de Josiane, Hugues celui de Marianne, joseph celui de Mariette et Anatole celui de Manon. Elles exulent de plaisir, leurs entrailles se remplissent doucement de sperme…

     Quand Dillon pénètre l’anus de Josette elle hurle de sentir cette verge énorme au fond de ses tripes ! Alix s’enfonce en Josiane, Charles en Marianne, Xavier en Mariette et Achille fait hurler Manon en éjaculant dans son anus.

      Armand prend alors Josette, Gabin est dans Josiane, François est en Marianne, Le Borgne en Mariette, et Hugues est en Manon. Il éjacule encore, son phallus devient énorme pour lui, plus long, plus large… Les garçons ont la tête qui tourne…

     Joseph défonce Josette, Anatole s’enfonce au fond de Josiane, Dillon fait hurler Marianne, Alix prend Mariette et Charles louvoie dans Manon.

    Ils changent de position.

     Les garçons sont couchés sur le dos. Les filles les chevauchent et sont prises par l’anus en même temps.

      Joseph est couché, Marianne sur lui qui se fait prendre par Hugues, Mariette par François et Le Borgne, Josette par Gabin et Armand, Josiane par Xavier et Achille, et Manon par Alix et Charles, elles se font hurler, et les garçons aussi hurlent, peu de sperme mais une jouissance extrême.

     Puis c’est au tour de Dillon et Anatole sur Marianne, Hugues et Joseph sur Mariette, François et le Borgne sur Josette, Armand et Gabin sur Josiane, Xavier et Achille sur Manon.

     Ensuite viennent Alix et Charles sur Marianne, Anatole et Dillon sur Mariette, François et le Borgne sur Josette et Gabin prend François et Armand prend Gabin, Achille et Xavier s’occupent de Josiane, Alix et Charles sur Manon. Ils éjaculent encore, mais il n’y a plus de sperme, juste des hurlement d’orgasmes des garçons, et des filles qui ne mouillent plus non plus.

     Et tout le monde se retrouve allongé au sol, les filles sont épuisées, exténuées, vidées, et les garçons sont dans le même état.

      Ils arrivent encore à se traîner jusqu’aux douches, en rampant parfois, et se laissent tremper par l’eau bien chaude, avant de se sécher et ramper jusqu’au lit.

     Les filles et Anatole qui doivent descendre l’étage ont toutes les peines du monde dans les escaliers, mais arrivent tout de même à regagner leurs quartiers, et tout le monde s’écroule, ils sont anéantis.

 

 

Annexe 53 :  Samedi 9 mai

 

Découvertes

 

          Aline, Judith, Roger

 

     Les filles ont l’habitude de se voir nues, elles se sont déjà faites mutuellement du bien dans la chambre de l’une ou de l’autre.  Elles se déshabillent sans gêne, Roger, lui, est gêné de voir apparaître ces corps nus.

     Aline a une magnifique chevelure rousse, des yeux vert émeraude, une bouche aux lèvres pulpeuses, pas très grande, cinq pieds sept pouces, son corps est bien proportionné, avec de jolis seins tout ronds terminés par des gros tétons rouges, presque roux. Sa toison d’un roux vif lui emplit le bas-ventre, descend et couvre son entre-jambe. De belles jambes fines avec néanmoins un fessier bien rond terminent sa silhouette.

     Judith est une grande blonde de six pieds aux yeux noirs, des seins en forme de melon généreux, qui se finissent par de magnifiques tétons longs et fins, un corps fin avec un petit ventre rond, une toison blonde, et des lèvres qui dépassent entre ses cuisses. Des jambes très fines, et des petites fesses la font paraître encore plus grande.

     Cela fait longtemps que Roger ne voit plus sa sœur nue, depuis la puberté, en fait leurs parents jugeaient que cela était malsain, et les ont donc séparés chacun dans une chambre depuis cette époque-là.

     Il hésite à se déshabiller devant elles, qui se frottent mutuellement les seins en gloussant, Il hésite d’autant plus que dans ses brais, son phallus s’est mis à grandir, et risque de jaillir d’un moment à l’autre de ses braies.

     Il leur tourne le dos et se met nu, son pénis est tout raide tout droit, un engin de dix pouces mais fin, à peine un pouce se pointe entre ses cuisses.

     Alors les filles s’approchent de lui et le retournent, découvrent sa longue verge et poussent un cri : « Ho ! qu’elle est belle ! » dit Aline, et Judith lui dit « Tu m’avais caché ça, frangin ! »

     Puis chacune lui prend une main et la pose sur un sein que Roger commence à palper, caresser, tandis que les filles ont les mains sur la verge du garçon. Aline se met à genoux, et avale ce long pénis dans sa bouche, raclant sa gorge, ce qui la fait tousser. Roger gémit de plaisir, une sensation nouvelle s’empare de lui.

     Aline alors se met à quatre patte, et tenant le long phallus ramène Roger derrière elle et se l’introduit dans le vagin qui mouille déjà. Elle avance et recule, Roger pousse des petits « Oh ! » « Oh ! » » Oh ! » tandis qu’Aline fait circuler sa verge dans son vagin, en gémissant jusqu’à jouir en criant des « Oui ! » « Oui ! » « Oh ! » « C’est bonnn ! »

     Judith s’est couchée sur le dos, offrant sa vulve à Aline, qui la dévore gloutonnement en poussant des « Mmmmmm » sous les mouvements de la verge en elle, Judith jouit, hurle des « Aaah ! » « Oooh ! » « Aooh ! » en éjaculant dans la bouche d’Aline.

     C’est la première fois que Roger voit sa sœur jouir, et ça l’excite ! Aline se défait de la verge du garçon, le couche sur le dos, et lui met son clitoris sous son nez, à califourchon sur lui.

     Il lèche alors ce bout de chair qui gonfle, rentre sa langue entre les lèvres, pendant ce temps, discrètement, Judith grimpe sur Roger, et s’introduit sa longue verge dans son vagin, et commence à le chevaucher. Les chevauchements de plus en plus rapides, ponctués de « Oh ! » « Oh ! » « Oh ! » « Oh ! » en rythme soutenu, et les « Haaaaa ! » d’Aline qui jouit en lâchant sa mouille sur le visage ont raison de lui, et il explose au fond du vagin de sa sœur, en poussant un grand « Ahaaaaa ! » d’orgasme.

     Aline se retire, Judith toujours empalée sur Roger lui demande : « Alors frangin, t’as aimé ça, hein ! » « Oh oui que c’est bon ! » répond-il à sa jumelle, « on devrait refaire cela plus souvent ! » « pas de problème, » dit Aline, « on viendra aux douches, c’est super ! »

     Et Judith se retire, se lève, ouvre l’eau et les trois jeunes se frottent mutuellement, se caressant les parties intimes, et quelques gémissements se font à nouveau entendre. Roger est à nouveau en pleine érection.

     Mais la douche finit par atténuer son envie, et finalement les filles et le garçon se sèchent, et s’habillent pour sortir de la douche.

 

 

Annexe 54 :

 

L’enterrement de la vie de garçon et de fille

 

          Raoul, Raymonde, Paul, Isabelle, Jacques, Albert, Georgette, Pénélope, Joel.

 

     Toutes et tous se sont déshabillés devant la cheminée. Certains garçons n’ont jamais vu les filles nus.

     Paul Frisch, le frère du marié, est un jeune homme de vingt-trois ans, les cheveux noirs et les yeux vert comme tous les Frisch. D’une stature grande de six pied trois pouces, il n’est pas musclé, mais sa toison cache en partie un membre viril de quatre pouces, entre deux gros testicules tout noirs.

     Raoul Frisch, le futur marié, est un jeune homme de de vingt-deux ans, les cheveux noirs, de six pieds de haut, fin comme son frère, avec un pénis qui atteint les cinq pouces au repos et d’une grosseur assez exceptionnelle de deux pouces et demi.

     Isabelle Frisch, la sœur de Raoul et Paul est une belle plante, vingt ans, de six pieds de haut, avec des cheveux noirs très longs et des yeux vert, une poitrine énorme avec des seins en citrouille et des tétons comme des quetsches, violets, un corps magnifiquement proportionné de belles cuisses surmontées par des fesses bien rondes, et de longues jambes séparées par une toison noire qui descend bas, mais pas suffisamment pour cacher ses lèvres pendantes qui entourent un énorme clitoris.

     Raymonde Martin, la future mariée, de vingt ans, est une rousse au fort tempérament. Pas très grande, cinq pieds cinq pouces, elle a des cheveux crépus, une poitrine généreuse avec des seins ronds et fermes, une toison rousse fournie et des jambes épaisses avec de longs pieds.

     Jacques Martin, le frère de Raymonde, vingt-deux ans, est un grand roux de six pieds huit pouces, c’est un athlète avec des pectoraux abondants un ventre sculpté en tablette, une toison rousse très fournie, et un sexe de cinq pouces qui pend, entouré de deux beaux testicules velus roux.

     Albert Fart, vingt-trois ans, le cousin des Frisch, est un solide gaillard de six pieds dix pouces, le géant est son surnom, blond, un corps hyper musclé, des bras comme des cuisses, et des mains énormes, une toison couvre ses muscles du bas-ventre, et ne cache rien de son appareil, de sept pouce de long sur deux de large. Au repos.

     Georgette Fart, elle devrait être un garçon ! de la même stature que son frère Albert, six pieds huit pouces, vingt et un ans, blonde aux yeux bleu, elle a des seins énormes bien fermes et droits devant elle, avec de tout petits tétons, sa toison de son bas-ventre est abondante, dorée, bien insuffisante pour cacher ce qu’il y a dessous ! Elle a un appareil génital très ostentatoire, son clitoris énorme est à peine enseveli entre ses lèvres charnues et pendantes.

     Pénélope Field, la cousine des Martin, vingt et un ans, est une fille petite, à peine cinq pouce, et bien portante ! Ses longs cheveux blonds retombent sur sa poitrine, cachant des gros seins fermes er ronds, avec des tétons en pointe, tout rose. Elle a des fesses magnifiques, un beau cul disent les garçons, et des jambes musclées ; de chaque côté d’une toison crépue et dorée ; avec de petits pieds.

     Raoul et Raymonde s’en vont dans une douche, et commencent à s’embrasser, la verge de Raoul passe de cinq à huit pouces et double presque d’épaisseur, passant de deux à trois pouces et demi !

      Mais les autres ne sont pas d’accord ! Pas avant demain !

      Retirant Raoul, Jacques prend Raymonde par derrière, son Phallus de cinq pouces est passé à dix, et Raymonde pousse des cris de jouissance, des « Ho ! » « Ho ! » « Ho ! »  à chaque assaut du garçon.

     Finalement, tout le monde est dans le couloir, allongé sur les serviettes.

     Pénélope chope Raoul et lui fait une fellation, le garçon grogne sous les coups de langue de la fille. Puis Raoul la prend en levrette, son sexe est devenu énorme, passant de cinq à dix pouces et de deux à trois pouces et demi ! Pénélope hurle sous les assauts de Raoul, qui se vide en elle en poussant des « Rhaaaa ! » de jouissance sous des « Hoooooooooo ! » d’orgasme de la blonde.

     Albert prend Isabelle en levrette, vite on entend des « Ho ! » « Ha ! » « Ho ! » « C’est trop fort ! » « elle est trop grooooosse ! » de la fille qui éjacule rapidement sur la verge qui a gonflé de sept sur deux à douze pouces sur trois !

     Paul se retrouve avec Georgette, ses quatre pouces se sont transformés en dix, et sa largeur d’un à deux pouces et demi, au grand bonheur de Georgette qui jouit en criant « Oh oui ! » « Oh oui ! » « Oh oui ! » sur cette grosse verge, lâchant une grande quantité de mouille, tandis qu’il la chevauche en missionnaire.

     Puis Raymonde se couche sur le dos, et invite les garçons à la prendre, et la faire jouir.

     Albert s’y colle, il pénètre Raymonde de son phallus qui de sept est passé à douze pouces, et de deux à trois pouces de large, et la ramone jusqu’au fond de ses entrailles, elle pousse des hurlements de jouissance : « Ho ! » « C’est trop gros ! « c’est énorme » « ! Oh oui ! »  « encore ! » « viens ! » « Viennns ! » et Albert éjacule en elle d’un jet puissant qui la fait hurler de plaisir.

     Paul alors met sa verge de maintenant dix pouces dans le vagin de Raymonde, et la fait jouir, elle lâche des quantités de mouilles sur son pénis en gémissant « Hoooooo ! », jusqu’à ce qu’il explose en elle, en criant « Ha » « Oui « ! « Oh ! » « Que c’est Bon ! » « Haaaaa ! »

     Jacques ose aller sur sa sœur, étonnée que son frère la pénètre, son sexe a gonflé, passant de cinq à dix pouces et d’un à deux pouces. Il la lime ardemment, et jouit en elle alors qu’elle orgasme sur cette prise, poussant des gémissements « Ooooh ! » « Ouiiii ! »  « Ooooh ! » « Aaaaaaah ! »

     Joel, qui de son coin assiste à ces ébats, se retrouve avec un érection qui ne tient plus dans ses braies. Isabelle l’a vu et va vers lui, lui suce le gland qui dépasse, lui enlève ses braies, et le couche sur le sol pour s’empaler sur son énorme phallus de quinze pouces de long sur trois de large. Elle orgasme tout de suite, alors que Joel lâche une grande quantité de foutre en elle.

      Mais, toujours vigoureux, il s’attaque à Georgette, en levrette, qui de sa voix puissante crie des « Ahhh ! » « C’est trop bon ! » « encore ! » « Plus vite ! » « Ahhh ! »  et un dernier « Ouiiiii ! » qui la fait orgasmer.

     Raoul demande aussi à être visité, il se couche sur le dos, et attend les filles. Georgette arrive, et le chevauche ardemment jusqu’à l’éjaculation du futur marié en des giclées successives en elles, qui crie des « Ha ! » « Ha ! » « Ho ! » « Oui ! » « Oui ! » « Oh oui ! » de plaisir.

      Puis Pénélope s’y installe revigorant d’abord avec sa bouche ce pénis qui regonfle, puis se l’insère dans le vagin, couinant pendant qu’il louvoie dans ses entrailles, jusqu’à l’explosion, tremblante sur son pénis en gémissant « Hohohoho ».

     Une pause s’en suit, Joel, propose d’aller sous les douches se délasser, et d’aller à l’auberge se requinquer. Toutes et tous sont d’accord

Annexe 55 :  Dimanche 10 mai

 

La douche d’Annie

 

          Ernest, Annie

 

     Ernest déshabille Annie, une brune de trente-huit ans, aux cheveux longs, de cinq pieds six pouces, des yeux verts, un corps fin avec de gros seins ronds surmontés de petits tétons rose, une toison brune entretenue, courte des jambes fines.

     Puis il se déshabille, c’est un homme de Quarante ans, de six pieds, brun aux cheveux longs des yeux émeraude, un corps musclé, un poitrail puissant orné de deux gros tétons rose vif, une toison brune taillé au-dessus d’un membre de quatre pouce entre deux petits testicules rasés. Il est pourvu de cuisses puissantes et de mollets épais.

     Il frotte son épouse qui apprécie, elle ne peut s’empêcher de le masturber, excitée par ses frottement sur ses seins ronds et ses tétons tout durs et pointus. Sa verge grandit dans la main experte, passant à neuf pouces et double de largeur à deux pouces. Lui aussi apprécie !

     Puis il la retourne, et debout la pénètre et louvoie dans son vagin, elle crie « Oh ! » « Oui ! » « C’est bon ! » « Encore ! » tandis qu’il grogne et éjacule, en un cri « Rhaaa ! », la remplissant de foutre alors qu’elle éjacule sur son phallus.

      Ils restent ainsi, debout, l’un dans l’autre, l’eau coule et ruisselle sur leurs corps, ils apprécient cette sensation sur tout leur corps.

      Il se retire enfin, le vagin se vide entre les jambes de la brune, puis ils se savonnent bien leurs parties souillées, et coupent l’eau pour se sécher.

     Ils sortent ainsi, la serviette autour de la taille, et Joel peut apprécier en souriant les beaux seins aux tétons encore en pointe d’Annie.

      Il lui ramène une deuxième serviette pour se sécher la poitrine et Ernest en prend une aussi pour lui frotter les cheveux, avant de les faire sécher à la chaleur de l’âtre.

 

 

 

 

Annexe 56 :   Lundi 11 mai

 

 

Les massages de la Garde

 

          Marianne, Joseph. Mariette, Bernard. Josiane, Benoit. Josette, Stéphane.

          Chantal, Pierre. Manon, Paul.

 

     Une fois les bras et les jambes massées, les filles s’occupent du ventre, et surtout du bas-ventre. Les frangins ne savent pas encore ce qu’il va se passer, mais ils vont vite comprendre !

     Les filles utilisent une pommade spéciale, elles s’en enduisent les mains, et commencent à masser le bas-ventre, puis, l’entre-jambes, malaxant bien les testicules, ce qui leur donne à tous une superbe érection. Puis elles s’attellent à les masturber doucement.

      Les frangins gémissent de plaisir, des « Mmmmmm ! » sont émis par tous les garçons. La pommade aidant, ils éjaculent tous ensemble surpris d’être aussi rapides.

      Les filles les nettoient, en insistant bien sur les glands, et leurs phallus grossissent, passant de quatre à neuf pouces et d’un à plus de deux de large ! Jamais ils ne les avaient eu aussi gros !

     Alors les filles montent sur la table, et se pénètrent de ces pénis turgescents, ondulent sur eux, et les chevauchent lentement. Une deuxième éjaculation ne tarde pas à gicler en elles, elles leur disent mentalement « C’est bon, hein ! » et restent ainsi, embrochées, sans bouger.

     Puis elles recommencent à chevaucher, les phallus se gonflent à nouveau et elles jouissent en poussant des cris « Oh ! » « AAh ! » « Oh oui ! » « Aaaah ! » en mouillant leurs verges et dégoulinant sur leur bas-ventre.

     Après une cavalcade accélérée, les garçons explosent en elles, en hurlant des « Rhaaa ! » « Oh ! » « Oh ! » « Oh ! » au rythme de leurs giclées dans leurs vagins. Ils sont épuisés, le souffle court pendant un moment.

      Les filles se retirent, restant sur eux, leurs vagins se vident sur leurs ventres, elles sont satisfaites. Elles descendent des tables, et nettoient les grandes quantités de mélanges de sperme et de mouille sur leurs ventres, et nettoient leurs verges avec la bouche. Un peu de pommade sur leur glands les fait gonfler et ils ont à nouveau le phallus bien raide, levé droit comme un I.

     Alors elles remontent sur eux, et s’empalent l’anus sur ces verges bouillantes qui ne tardent pas à remplir leurs entrailles d’une giclée énorme de foutre, faisant hurler les filles d’orgasme, de « Hooo ! » « Hohohoho ! » qui les font s’écrouler sur eux.

     Jacou et Dillon, qui ont assisté à leurs ébats, sont en érection, mais la priorité est aux gardes, avait dit Jacou.

      Dillon lui raconte qu’il a mal encore de bander, après ces deux nuits consécutives de « Verge-en-fer » où lui et les garçons ont œuvrés comme des fous.

     Jacou dit alors : « Vous en avez pour trois jours, ça leur fera du repos, aux filles » en rigolant avec Dillon.

 

 

Annexe 57 :    Mardi 12 mai

 

 

Les massages de Julie et des maçons

 

          Marianne, Mariette, Josiane, Josette, Manon, Chantal, Julie, Dillon, Paul, René,

          Edouard, Georges, Michel, Martin.

 

     Les six maçons sont couchés sur le ventre, Julie également.

     Marianne s’assoit sur les cuisses de Paul, Mariette sur René, Josiane sur Edouard, Josette sur Georges, Manon sur Michel et Chantal sur Martin.

      Dillon, lui s’est installé sur Julie. Elle sent son long membre qui repose sur ses fesses. Les masseuses et Dillon s’enduisent les mains de pommade, et commencent à masser la nuque et les épaules. Puis les massages descendent sur le dos et le haut des fesses. Descendant de leurs corps, les masseuses et le masseur s’en prennent aux fesses, puis aux jambes et au pieds des massés Les maçons soupirent, une agréable sensation de plénitude les envahit.

     Puis tout le monde se tourne, et les masseuses, en face des garçons leur massent le poitrail, Dillon palpe bien les seins de Julie, elles continuent sur le ventre, et arrivent sur les pubis. Les maçons sentent ces mains chaudes qui effleurent leur sexe, et l’inévitable érection qui les envahit.

      Paul passe de quatre à dix pouces, son sexe double de largeur, d’un à deux pouces, René voit son pénis gonfler de cinq à onze pouces, et d’un à deux pouces, Edouard sent son membre grossir, long de dix pouces et large de trois, Georges a son pénis qui passe alégrement de six à douze pouces, doublant de grosseur d’un à deux pouces, Michel ressent sa verge qui grandit, de quatre pouces à huit, et surtout qui grossit, passant de deux pouces et demi à quatre pouces ! Martin voit aussi son phallus passer de quatre à neuf pouces et grossir fortement, d’un à trois pouces !

     Julie, elle, gémit quand Dillon lui masse le bas-ventre, et atteint le clitoris, qui se gonfle de désir.

      Les filles s’enduisent alors les mains d’une autre crème, et masturbent délicatement les verges des maçons, qui soupirent de plaisir en gémissant des « Mmmmmm ! » et des « Haaaa ! » de volupté. Dillon a ses deux mains à l’œuvre entre les cuisses de Julie, qui pousse des cris de plaisir, « Hoooo ! Mmmmmm ! Oh oui ! tandis que les maçons, à force de se faire caresser le gland tout en étant masturbés, éjaculent les uns après les autres, dans des « Rhaaa ! » « Oh ! » « Oh ! » « Oh ! » comme ils se vident, dans les mains des filles.

      Julie crie « Haaa ! » « Ouiiii ! » « Ooooh ! » en jouissant extirpant un jet de mouille sur les mains de Dillon qui a deux doigts de chaque mains dans son vagin et les pouces sur le clitoris.

     Les filles nettoient les verges baveuses des maçons, et les enduisent d’une pommade, avant de grimper sur eux et de se pénétrer leurs phallus dans le vagin.

     Marianne apprécie les dix pouces de Paul, Mariette se prend avec joie les onze pouces de René, Josiane crie en faisant pénétrer les trois pouces de large du Phallus d’Edouard, Josette jubile en sentant les douze pouces de Georges, Manon a du mal à laisser rentrer les quatre pouces de large de Michel, et Chantal crie en sentant les neuf pouces sur trois de Martin !

     Dillon nettoie l’orifice de Julie, et passe une pommade sur ses lèvres, dans son vagin et s’enduit son gros gland de crème. Il la pénètre doucement, s’insinue de plus en plus, jusqu’à ce qu’il soit entièrement en elle, ses seize pouces de long sur trois de large lui écartent bien le vagin ! Il commence alors à louvoyer, Julie explose de jouissance, Hurle de plaisir, « Haaa ! » « Ouiiii ! » « C’est trop gros ! » « C’est trop Fort ! » « HOOOOO » « ! Encore ! » « Encoooore ! » pour exploser en un orgasme qui la fait trembler de tout son corps, alors que Dillon lâche sa semence au fond d’elle, son gland grossit à chaque giclée, la faisant sursauter à chaque fois. Puis, il se retire, des flots de sperme et de mouille jaillissent alors du vagin de Julie.

     Les garçons explosent une deuxième fois en hurlant des « Haaaaaa ! Rhaaaa ! Oh ! Ouiiii ! en se vidant en elles. Les filles restent ainsi, leurs vagins retenant les verges encore saillantes des maçons, Dillon, qui n’a pas faiblit, soulève les jambes de Julie, et lui pénètre l’anus, profondément, sous les hurlements de la blonde. Et il lâche encore plusieurs giclées successives en elle sous un orgasme des plus puissant, la faisant tomber en pamoison en gémissant.

     Puis les filles se retirent, leurs vagins dégoulinent sur le ventre des garçons. Dillon aussi se retire de l’anus de Julie, qui laisse échapper une grande quantité de sperme gluant.

     Les filles nettoient avec des serviettes les ventres englué de sperme et de mouille, et nettoient les pénis de leur bouche, les faisant se dresser, les garçons gémissent de plaisir.

     Dillon essuie les orifices de Julie, et avec sa langue sur le clitoris, la fait jouir encore, elle ne peut plus crier, elle gémit doucement des « Oh oui ! » « Oh oui ! » « Oh oui ! » en tremblant encore de tous ses membres.

      La partie s’achève, les protagonistes vont prendre une douche pour se nettoyer de toutes ces effluves, Dillon soutient Julie qui a du mal à récupérer, jamais elle n’avait joui autant !

     Puis ils se sèchent vigoureusement, et vont rejoindre les autres au bar, ils ont toutes et tous besoin de fortifiants !

 

 

Annexe 58 :

 

La soirée d’Anatole

 

          Anatole, Marion, Julie

 

     Une fois qu’elles ont bu le deuxième verre, Julie et Manon se sentent attirées l’une par l’autre, et commencent à s’embrasser. Anatole, lui, sent son membre grandir et grossir, son Phallus gonfle, il est plus gros que lors de ses plus belles érections, il atteint trois pouce de largeur, et s’allonge bien plus qu’à l’accoutumé, atteignant bien treize pouce de longueur. Son gland est énorme au bout de sa verge, il est stupéfait !

     Il regarde les filles qui maintenant se caressent mutuellement l’entre-jambe, en couinant des « Ho ! » « Ho « ! « Ho ! », alors il s’approche d’elles, et caresse leurs seins. Leurs tétons se durcissent et grandissent, et les filles gémissent.

      Puis Manon suce le clitoris de Julie, Anatole la prend alors en levrette, la pénètre, son énorme gland ouvre le passage jusqu’au fond du vagin, il ressort, revient à fond et éjacule déjà en elle en criant « OOOOH ! », elle crie des « Haaa « ! « Hooo ! » « Haaa ! » de plaisir en mouillant tout en broutant le clitoris de Julie qui miaule des « Ouiiii ! » de jouissances.

     Elle s’avance sur Julie, pour l’embrasser sur la bouche, se dégageant d’Anatole, elles se frottent les tétons gonflés, Anatole avance et pénètre le vagin de Julie qui fait de gros yeux, et crie « Oh ! » « Oui ! » « Oh oui ! » « Ah ! » « Ouiiii ! » de plaisir.

      Deux mouvements de va-et-vient, et il éjacule en elle, « Rhaaaa ! ». Manon le pousse en arrière, et à genoux lui suce son énorme gland, tandis que Julie se glisse sous elle pour lui sucer le clitoris. Manon jouit fort en criant « Oui ! » « Vas-y ! » « Oui ! » de ce suçon et Anatole se vide en râlant des Han ! Han ! Han ! dans sa bouche.

     Les filles sont excitées au possible !

     Julie se met sur le ventre, Manon se couche sur elle, et Anatole les pénètre chacune à leur tour, dans l’anus et le vagin. Il éjacule en poussant un grand « Aaaaaaah ! » dans l’anus de Julie, ressort, lui pénètre le vagin, ce qui la fait hurler des « Oh ! » « Oui ! » « Oh Oui ! » « Encore ! », ressort, pénètre l’anus de Manon et éjacule encore une fois en gémissant des « Mmmmmm ! », pénètre enfin le vagin de Manon et la fouille à vive allure, Manon a un puissant « Ohohohohooooo ! » orgasme et éjacule sa mouille dès qu’il se retire.

      Les filles le couche sur le dos, Julie le chevauche par le vagin, Manon l’étouffe de sa vulve, il lèche son clitoris dégoulinant, ce qui la fait hurler de plaisir, tandis que Julie hurle « ah oui ! » « Oh oui ! » Haaa ! « Ouiiii ! » en chevauchant son phallus au gland turgescent. Il finit par la remplir de tout le sperme qu’il lui reste en couinant des « Mmmmmm ! »

     Ils se posent alors s’allongent sur le lit, Anatole avec sa verge toute droite et gonflée, il sent son cœur qui bat la chamade dans son gland hypertrophié.

     Une fois leur souffle retrouvé, Julie dit : « Ça c’est de la belle fornication ! » et Manon confirme « Oh oui alors, et quelle fornication ! » et Anatole dit : « je n’ai jamais éjaculé si souvent et autant de ma vie ! » Ils sont tous les trois d’accord : « Jacou est un grand sorcier ! » disent-ils en rigolant.

     « Jacou m’a donné une troisième potion que j’ai mise dans cette liqueur, cela nous redonnera de la force et de l’énergie au réveil ! »

     Et Manon Julie et Anatole boivent de cette liqueur magique. Ils décident ensuite d’aller se coucher, Julie dit en riant : « pour ma première soirée à l’école, c’est réussi ! moi qui avais des incertitude sur le sexe, je n’en ai plus !» ce qui fait rire Manon et Anatole de bon cœur.

 

 

Annexe 59 :  Mercredi 13 mai

 

Les abbés aux douches

 

          Albert, Alfred, David, Damien

 

     Alfred Hitch est un homme de trente ans, brun de six pieds, mince, une toison brune fournie, et un beau pénis de six pouces sur deux qui pend entre deux testicules bien gros.

     Albert, son frère jumeau, est exactement le même, mais en blond.

     David Petit, trente-deux ans, le mal nommé, fait six pieds six pouces, blond, très velu avec une grosse tignasse blonde au-dessus d’un long sexe de sept pouces, très fin, moins d’un pouce.

     Damien Kuhn, trente-cinq ans, est grand aussi, six pieds cinq pouces, brun, sa toison est éparse, son pénis cependant est long de sept pouce mais large de deux et demi.

     Les quatre hommes commencent ç se caresser, devant la cheminée, et leurs membres virils grossissent à vue !

     Albert et Alfred arrivent à dix pouces sur trois, David voit son phallus s’allonger jusqu’à quinze pouces sur un, Damien, lui se trouve avec un pénis qui reste à sept pouces mais avec quatre pouces de large !

     Ils se masturbent mutuellement, Damien met Alfred à quatre patte, et le pénètre de son énorme engin, Alfred crie « Aaaah ! » en sentant son anus se dilater autant !

      David fait pareil avec Albert, qui gémit des » Hohohoho » en sentant s’enfoncer sa verge tout au fond de ses entrailles.

     Les deux phallus entrent et sortent des anus, faisant hurler les deux curés embrochés, des « Oh ! » « Ah ! » « Hooo ! » « Haaaa ! » de plaisir émanent de leurs bouches baveuses.

     Et les deux abbés éjaculent en eux en criant « Mon Dieu ! » « Mon Dieu ! »

     Ensuite ils inversent les rôles, ce sont les frangins qui pénètrent les autres, leur pénis gonflés par les derniers assauts pénètrent dans leurs anus qui engloutissent les dix pouces par trois, les intéressés gémissent des « Mmmmmm ! » puis hurlent de plaisir quand les deux autres accélèrent les cadences.  Accélérations qui ne tardent pas à les faire exploser en se vidant dans les entrailles de leurs partenaires.

     Joel, qui essaie de se contenir, ne peut empêcher sa verge de sortir de ses braies, suintante.

     Puis, chacun se lève, et va sous une douche, se nettoyer et le sexe et l’anus des liquides des autres curés. Ensuite, ils se sèchent près du feu, et restent assis sur le banc, sans rien dire, comme s’ils étaient en prières.

      Enfin, ils enfilent leurs chasubles et leurs chausses. Ils sont contents d’eux, ils sont arrivés à ce qu’ils voulaient, simplement, sans être dérangés !

     Ils savaient qu’ils pouvaient le faire, ayant entendu en confession des fidèles qui ont pratiqué ici-même, disent-ils à Joel.

 

 

 

Annexe 60 :

 

La douche des cantonniers

 

          Josiane, Josette, Pierrot, Claude

 

     Les deux cantonniers se retrouvent nus devant les filles qui rient de voir leur gêne envers elles. « Nous allons vous laver ! » disent-elles.

     Pierrot est un homme de trente ans, brun aux cheveux courts, les yeux vert, très grand, six pieds dix pouces, très musclé, des pectoraux énormes, des bras monstrueusement musclés, un ventre strié d’abdominaux très fermes, une toison brune abondante au-dessus d’un long sexe de sept pouces sur deux de large. De petits testicules sont accrochés de chaque côté. Des cuisses puissantes et des jambes très musclées, une force de la nature !

     Son frère Claude, vingt-six ans, est du même acabit, bien que ne mesurant que six pieds. Brun, cheveux courts, les yeux vert aussi, la même corpulence que son aîné, et un long sexe de sept pouce sur deux, avec des petits testicules, comme son frère.

     Les filles commencent à les frotter sous l’eau chaude, la tête, le dos, le ventre, et frottent bien les pénis des deux hommes, ravis. Leurs verges grandissent alors, se redressent, et pointent vaillamment de leurs dix pouces droit devant. Elles sont aussi passées à trois pouces de large.

      Les filles alors s’accrochent aux cous des cantonniers, et se pénètrent les phallus dans leur vagin, s’enfonçant jusqu’aux testicules. Pierrot et Claude gémissent, et en les prenant par les fesses, leur assènent des coups de butoirs qui les font crier « Ah oui ! » « Oh c’est bon ! » « Encore ! » « Plus fort ! »  « Plus vite ! » « Oh Ouiiiii ! » se frottent les tétons durcis sur leurs pectoraux, et elles orgasment sur ces verges gonflées, leurs jambes tremblent le long des bras, les garçons poussent des « Rhaaa ! » « Han ! » « Han ! » « Mmmmmm ! »  et éjaculent en jets puissants et rapides, sans arrêt, ils les remplissent de leur foutre et les verges sont expulsées par la pression du sperme et des éjaculations des cousines, leur vagins crachent de grandes quantités de liquide poisseux sur leurs ventres.

      Les filles restent accrochées, gémissent des « Hoooohooohooohoo ! » en tremblant. Puis les garçons desserrent leurs étreinte, Josiane et Joelle ont du mal à tenir debout, mais rigolent de ces superbes chevauchées sur leurs phallus.

     Ensuite, ayant un peu récupéré, elles lavent les ventres et les pénis baveux, et sortent de la douche pour les emmener dans la buanderie, les sécher et les habiller.

     Une fois les cantonniers habillés de neuf, Anatole qui a vu les protagonistes sous la douche, leur ouvre le portail et leur dit en souriant, l'air malicieux : « Ça fait du bien, hein... une bonne douche ! »

     « À qui le dites-vous ! » répondent-ils en rigolant. Et ils retournent chez eux, heureux de ce bon moment passé avec les buandières.

Annexe 61 :

 

Visite chez les jumeaux

 

          Adélaïde, Joséphine, Gael, Joel

 

     A peine arrivées chez les jumeaux, Adélaïde et Joséphine enlèvent leurs tuniques. Les garçons s’approchent d’elles, et commencent à les caresser, le visage, puis les seins, le ventre, puis l’entre-jambe. Les filles gémissent de plaisir en poussant de petits « Mmmmmm » de satisfaction.

     Puis elles se mettent à genoux devant les garçons et leur ouvrent les braies, deux énormes phallus de quinze pouces sur trois jaillissent sous leur nez, les faisant crier un « Wouaaaaa ! d’étonnement, et de gros yeux.

     Elles essayent d’avaler ces verges, mais finalement ne sucent que les glands qui se gonflent sous leurs suçons. Les garçons éprouvent un grand plaisir à cela, ils gémissent des « Mmmmmm ! » « Oh ! » « C’est bon ! » « Oh oui ! » « Mmmmmm ! ». Puis ils prennent les filles et les couchent sur le lit, et s’attaquent de leurs bouches aux entre-jambes de blondes qui écartent leurs cuisses.

     L’envie était pressante, elles jouissent rapidement, en lâchant leur mouille sur la langue des jumeaux.

      Ils montent sur elles ensuite, et en chœur les pénètrent doucement, leurs vagins s’écartent pour laisser rentrer les trois pouces de leurs verges, elles crient « Ho ! » « Ho ! » « Hooo ! » « Haaaaa ! » « Hoooo ! » quand ils poussent tout au fond, cognant l’utérus, et commencent à louvoyer en elles. Elles crient de plus en plus fort, « Ha ! » « Ha ! » « Ha ! » « Hoaaaaaa ! » « Oh oui ! » « Oh c’est bon ! » « Oh ! » « Encore ! » « Encore ! » « Ouiiiii ! » » Encoooore ! » et jouissent sur leurs énormes phallus, leurs vagins se remplissent de leurs mouilles, rien ne sort de ces orifices bouchés par les énormes verges aux gland turgescents.

      En se retirant, les garçons libèrent les flots des éjaculations des filles, qui n’en pouvaient plus de jouir.

     Ils se couchent sur le dos, et elles montent sur leur ventre, s’empalent sur leurs phallus, et commencent à chevaucher les garçons, de plus en plus vite en hurlant « Oh oui ! » « Oh oui « ! « Oh oui ! » « Ooooh ! » « Ouiiiiiiii ! » et elles déclenchent un superbe orgasme « Hohohohohohoho ! » alors que les jumeaux explosent et se vident en elles en de grandes giclées de sperme, sans interruption, leur mettant le vagin sous pression par les quantités de foutre qu’ils lâchent.

      Les filles sont au bord de l’évanouissement, tellement leurs orgasmes étaient forts !

     Elles restent un moment empalées sur eux, couchées, les garçons reprennent leurs souffles après cette éjaculation puissante.

      Puis les filles se retirent, des flots de sperme et de mouille coulent à grand débits sur les ventres des garçons. Elle se couchent alors, chacune d’un côté.

     Les garçons, qui se trouvent toujours en érection, leurs pénètrent les anus, sous leurs cris de « Haaaa ! C’est trop gros ! » « Ohhh ! » « ! c’est trop Grooos ! » mais les garçons ramonent les anus et les filles jouissent encore et encore, jusqu’à l’explosion de foutre au fond de leurs entrailles. Puis ils se retirent, les anus se vide en flots successifs, coulant sur leurs cuisses et se répandant sur le lit.

     Ils restent ainsi, couchés dans le foutre, puis se lèvent tous les quatre et vont sous la douche, se nettoyer leurs corps poisseux.

     Ensuite Gael enlève les draps pleins de sperme des lits, et en prépare d’autres, pour la nuit.

      Les filles sont enchantées de leur soirée, cela faisait longtemps qu’elles n’avaient pas baisé, et jamais avec d’aussi belles verges !

 

 

Annexe 62 :

 

La St Gildas

 

          Manon, Julie, Gildas

 

     Elles entraînent Gildas dans les quartiers de Julie, enlèvent leurs tuniques, et déshabille le garçon. Pendant que Manon l’embrasse, nouant sa langue avec la sienne, Julie prend son sexe dans sa bouche. Celui-ci ne tarde pas à se raidir !

     Alors Manon couche Gildas sur le lit, et le chevauche, son Phallus pénètre vigoureusement dans son vagin et Manon saute sur lui, le faisant cogner au fond de son ventre. Julie s’installe sur sa bouche, il ne peut que lui manger le clitoris !

      Manon jouit en criant « Oh oui ! » « C’est trop Bon ! » et Julie gémit des « Ooooh ! » de plaisir en lâchant sa mouille sur le visage du garçon.

     Puis elles inversent les rôles, Julie se pénètre le vagin de la verge bouillante et turgescente de Gildas, tandis que Manon se fait lécher sa mouille et son clitoris par sa langue agitée. Julie jouit d’un coup en criant « Ho ! » « Oh oui ! » « Hoooooo ! » Manon jouit sur le visage du garçon, et Gildas explose en Julie de rafales de sperme les unes derrière les autres en criant « Rah ! » « Ha ! » « Rhaaa ! » « Haa ! ».

     Puis elles le prennent sous la douche, le nettoient, le sèchent, et le rhabillent, et enfilant sa tunique, Manon le raccompagne au portail, en lui disant : « C’est la St Gildas ! Bonne fête ! »

 

 

Annexe 63 :   Jeudi 14 mai

 

Les cousins Gouvy

 

          Ernest, Hector, Anémone, Anne, Joel

 

     Les deux couples s’embrassent, les filles sont épatées par ces verges qui grandissent dans leur mains, passant de huit à quatorze pouces, doublant d’épaisseur de un ½ pouces à trois, en se dressant bien droites.

      Les garçons se mettent debout derrière elles, et les embrassent dans le cou, en massant ces gros seins et ces tétons qui se raidissent. Et tout en faisant cela, ils les pénètrent de leurs membres, faisant crier les filles qui sentent ces phallus entrer et sortir dans leur vagin en Poussant des « Haaa ! » « Ouiiiii ! » « C’est booon ! » « Oh oui ! »  « Allez ! » « Encore ! » « oui ! » « Oui ! » « Oui ! » « Ouiiii ! » et atteignent l’orgasme en même temps, s’écroulant sur le sol en tremblant.

     Joel est assis à l’autre bout du couloir, et ne sait plus quoi faire de son phallus tout raide, qui refuse de rester dans ses braies.

     Puis Hector se couche au sol, Anne monte sur lui et se pénètre le vagin de son gros engin, et Ernest alors par derrière lui pénètre l’anus, et lui ramone le conduit.

     Anémone fait signe à Joel de les rejoindre, alors il tombe les braies, et phallus en avant, il arrive derrière elle et la pénètre en levrette. Elles hurlent toutes les deux des assauts de ces verges qui les fouillent, et jouissent plusieurs fois en criant des « Haaaa ! » « Haaaa ! » « Haaaa ! » « Haaaaa ! » « Haaaaa ! » de jouissances extrêmes.

      Hector et Ernest éjaculent en même temps, remplissent les orifices de la blonde qui gémit un long « Hoooooo ! » sentant le foutre chaud l’envahir de toutes parts.

     Joel explose aussi en Anémone, une grande quantité de sperme en jets consécutifs la remplit complétement, elle s’aplatie, en se soustrayant à sa verge, s’écrase ses gros seins sur le sol, alors qu’il continue à gicler sur son dos.

     Les cousins Gouvy, voyant Anémone au sol se vider du sperme de Joel, se couchent du coté, et la tournent, Ernest la pénètre par l’anus, tandis que Hector lui fourre son phallus dans le vagin.

     Ils se secouent un moment en elle, elle couine des « Hooo ! » « Hooo ! » « Hooo ! » « Hooo « ! en rythme avec leurs assauts.

      Anne ne veut pas rester inactive, et couchant Joel au sol elle entame une chevauchée intense, poussant sa verge jusqu’aux tréfonds de ses entrailles, jusqu’à l’explosion de Joel qui hurle un « Rhaaaaaaaa ! » « Ha ! » « Ha ! » « Rha ! » en saccades de sperme.

      Les cousins se vident ensemble en Anémone, elle couine de plaisir.

     Tous ces assauts ont épuisé les protagonistes, ils vont tous les cinq dans les douches, se laver de ces matières gluantes qui les remplissent et recouvrent leurs corps.

     Ils se sèchent ensuite devant la cheminée, puis se rhabillent.

 

 

 

 

Annexe 64 :

 

Les jumeaux Koch

 

          Roger, Chantal, Judith, Anatole

 

      Chantal masse d’abord le dos puis demande à Roger de se retourner. Quand elle arrive au bas-ventre, Roger sent son membre se gonfler, il est un peu gêné, mais Chantal s’enduit les mains d’une pommade et le masturbe doucement…

     Anatole masse le dos de Judith, puis elle se retourne, et il commence à masser les seins les tétons, Judith soupire de plaisir. Il descend sur le ventre, puis glisse entre les cuisses, et lui masse les lèvres, le clitoris, et introduit ses doigts pleins de pommade spéciale dans le vagin.

     Judith, les yeux fermés, sent monter en elle une grande extase…quand elle ouvre les yeux un sexe de dix pouces est posés sur ses seins, elle le prend et le masturbe, tandis qu’Anatole lui masturbe le vagin et le clitoris, introduisant deux, puis trois doigts, puis toute la main…

     Roger voit son phallus gonfler plus qu’à l’accoutumé ! des dix pouces sur un qu’il connaissait, son pénis a atteint treize pouces et a doublé de largeur !

     De sa main, Roger trouve l’entre-jambe de Chantal, et la masturbe en titillant son clitoris, qu’il sent gonfler sous ses doigts. Alors Chantal monte sur lui, et s’introduit son long phallus dans son vagin et monte et descend, doucement en poussant des « Hooo ! » de plaisir, puis de plus en plus vite en criant des « Haaa ! » de jouissance, jusqu’à l’explosion de sperme en elle. Et le « Rhaaaa ! » de jouissance de Roger…

     Anatole vient face à elle, et debout, il s’enduit la verge de pommade et il la pénètre et avance tout au fond. Sa verge grossit en elle, de dix elle passe à quatorze pouces et trois de large ! il circule doucement en elle, la faisant jouir sans arrêt, elle n’arrête pas de crier, gémir, hurler des « Haaa ! » « Hooo que c’est bon ! » « HOOOO ! » « Ouiiii ! » « Haaaaa ! » « Ouiiii ! » « Encore ! » « C’est trop booon ! » « Haaaaa ! » et un violent orgasme la parcourt, tandis qu’Anatole éjacule, son phallus crache jet après jet, et son gland grossit encore à chaque fois.

     Il se retire, arrachant des « MMMMMM ! » « Haaaa ! » le temps qu’il sorte, son gland fait bien quatre pouces d’épaisseur.

     Puis les deux masseurs se mettent à coté, et massent le bas ventre, le pénis et le clitoris, les faisant encore gémir des « Oh oui ! » « C’est bon ! » « Oh oui ! » avant de les caresser et le poitrail de Roger, et les seins de Judith.

     Enfin ils les lèvent, et les emmènent sous la douche.

 

 

Annexe 65 :   Vendredi 15 mai

 

Les bigotes

 

     Albert, Alfred, Germaine, Gertrude

 

     Quand les abbés arrivent dans le couloir des douches, les sœurs Beten sont en train de sortir des douches, emballés dans les serviettes, pour aller sécher leurs longs cheveux devant l’âtre.

     Albert pénètre dans une douche, se déshabille, et ressort nu, il demande à Germaine si elle veut bien lui frotter le dos. Cela choque les sœurs, mais les émoustille aussi quelque part, depuis qu’elles ont vu quelque pénis dans les douches.

     Germaine accepte, et pénètre dans la douche, derrière Albert. Alfred alors entraîne Gertrude avec lui dans la même douche pour se faire brosser le dos.

     Leur serviettes, vite mouillées tombent et les voilà nues devant les abbés, qui sont novices des atouts des femmes.

      Elles leur frottent alors les épaules, le ventre, et se retrouvent avec leurs phallus qui grandissent dans les mains, à les astiquer en des mouvements de va-et-vient. Ils gémissent des « Mmmmmm » de plaisir.

     Les mains des abbés, instinctivement, caressent les seins des frangines, qui s’étonnent du plaisir que cela leur apporte, leurs tétons durcissent, Albert et Alfred leur pincent les tétons, leur tirent dessus, les sœurs gémissent de plaisir, tout en masturbant les frangins, qui grognent de plaisir.

     Puis les garçons caressent les bas-ventres des filles, et atteignent les clitoris, ce qui fait pousser des petits « Hi ! » « Hi ! » « Hi ! » de plaisir. L’introduction de doigts dans les vagins les fait gémir, des « Ohoooh » « Oui ! »  « Oui ! »  « Oui ! » suivant les mouvements des doigts des curés et des « Hoooooo » des abbés quand ils éjaculent tous les deux dans les mains des sœurs.

     Ils sont tellement excités que leurs verges restent bien raides, et mettant les sœurs à quatre pattes, les prennent en levrette, en les pénétrant doucement, sous les « Haaaa ! » « Haaaa ! » « Haaa ! » des filles qui sentent les pénis leur fouillant les entrailles, une sensation inconnue, qui les amènent à crier des « Haaa ! » « Ouiiii ! » « Hoooo ! » « « Encore ! » « Hoooo ! » et elles jouissent toutes les deux, sur les éjaculation des garçons en elles, par saccades, les glands grossissant à chaque giclée.

     Après avoir récupéré, elles se douchent pour enlever les résidus qui coulent entre leurs jambes. Honteuses de ce qu’elles viennent de faire, les sœurs n’osent pas regarder les abbés en face, mais Albert les rassure.

     « C’est Dieu qui nous a guidé aujourd’hui pour nous rencontrer, il l’a voulu ainsi, glorifions-le pour cela ! »

      Et les sœurs sont apaisées, elles entrouvrent la porte et demandent des serviettes sèches à Joel. « Nous nous reverrons ! » dit Alfred en sortant de la douche, nu.

 

 

Annexe 66 :   Samedi 16 mai

 

Les ouvriers de l’office

 

          Chantal, Manon, Julie, Michel, Léon, Robert

 

     Nous sommes assis dans la salle de sudation, les filles assises en face de nous. Léon a une érection en voyant ces filles montrant leurs vagins, les jambes écartées.

      Les filles se lèvent, et viennent s’asseoir à coté de nous, Chantal près de moi, Manon près de Michel et Julie près de Léon…

     Julie, qui voit que Léon est gêné par son érection se penche sur lui, et lui aspire son pénis en entier dans sa bouche. De quatre, il est passé à neuf pouces, mais aussi à deux pouces et demi de diamètre ! Julie aspire, lèche, suce, masturbe Léon, qui finit par cracher son sperme dans la bouche de Julie, qui la garde bien fermée, en murmurant des « Mmmmmmm ! » tandis qu’il pousse un « Haaaaaa » de plaisir en jouissant.

     Chantal fait pareil avec moi, et je ne tarde pas à éjaculer, mon phallus a grossi de cinq à huit pouces, et a rempli de sperme la bouche de Chantal.

     Manon avec Michel engloutit les douze pouces de sa verge, et la pompe goulûment jusqu’à l’explosion de foutre au fond de sa gorge, faillant l’étouffer !

 

  

                                                                      Chapitre 5

 

      

 

             Durandalem, village nudiste

 

 

 

 

 Initiations

 L’attaque des brigands

 Durandalem, village nudiste

 L’histoire de Hantz Burg, le pillard Flamand

 La délégation de Naborum

 Présentations

 Les notables aux douches

 La délégation de Naborum

 Les nouvelles embauches

 Les jeunes Naboriens

 Les Wilkinson

 Les Martinet

 Les instructions de Jacou

 Les charretiers d’Aix

 Un après-midi bien rempli

 Les archers

 La fin d’après-midi

 La construction des logements, la matinée

 L’après-midi et la soirée

 L’organisation des gardes

 Les nouveaux bâtiments

 Les embauchés de Saint-Louisbourg

 Les Saint-Louisbourgeois aux douches

 La conversion des bigotes

 L’attribution des logements

 Emménagements

 Des nouveaux arrivants

 La famille Levy

 La Maison des gardes

 Le messager du roi

 Les cousins Maigret

 Le messager à l’école

 La soirée à l’auberge

 La pluie

 Les réserves d’eau

 Le nouveau service de nettoyage

 La visite du chef de la police de Naborum

 La visite du boucher de Naborum

 Journée d’arrivées

 Les nouveaux maçons

 Les appartements de la Garderie

 Le retour des compagnons du Blauersland

 Fin de soirée au village

 L’or, les initiés du village

 La visite des gens de Falkenberg

 Chez Child

 Les derniers initiés du village

 Les pierres du Blauersland

 Le vin des frères Horn

 L’attaque de la mine

 Les frères Stock

 Les moines de Mettis

 La mission à Mousson

 La journée de livraisons

 Les arrivants d’Alesia

 Les installations des Thermes

 Les gens de Laudrefang

          Dimanche 17 mai

 

 

 

 

Initiations

 

     Il est encore bien tôt. La cloche a sonné sept fois. Les bûcherons, qui viennent pour leur initiation, arrivent au portail. Ils actionnent la cloche du portail. Au bout d’un moment, Anatole vient ouvrir, nu, pas encore bien réveillé.

     Il dit aux bûcherons : « Allez-vous dévêtir dans la buanderie, on va s’occuper de vous. »

     Puis il monte prévenir Jacou de leur arrivée, avant de réveiller les buandières, qui doivent les habiller de tenues spéciales.

     Elles émergent, la tête encore tout embrumée. Elles leur donnent les tuniques spéciales à enfiler, ainsi que les chausses. Ils s'habillent en toute hâte. Quand Jacou arrive, il les trouve bien impatients.  « Vous savez, vous en avez pour la journée...  Ne soyez pas si pressés ! » Il donne à chacun un sac et une épée.  Ils sortent de l’école, et gravissent la colline nord jusqu’à la caverne.

     Dans l’école, petit à petit, chacun se réveille. Manon et Julie préparent le petit déjeuner pour tout le monde. Onze soldats, six gardes, cinq maçons, sept filles, et un concierge !

     Devant l’école, les maçons s’habillent pour travailler. Ils construisent le nouveau bâtiment. Un grand tas de pierre est à côté…

     Les soldats et les gardes s’organisent un tournoi de tir à l’arc, sous la direction de Dillon. Tout est calme.

     Mais soudain la cloche retentit, à plusieurs reprises, avec insistance. Anatole s'empresse d'ouvrir.  C'est Gael qui vient les alerter : le village est attaqué par l’est, toute une meute de brigands s’en prend à la ferme d’Émile ! En un éclair, Dillon organise sa troupe.  « Buvez la potion, prenez vos arcs, et on y va ! Les gardes, vous nous suivez ! » Et ils quittent l’école, nus, en volant au-dessus de la muraille, sans passer par le portail.

 

 

 

 

L'attaque des brigands

 

     Les maçons se sont mis à l’ouvrage devant l’école… Pierrot et Claude sont avec eux pour finir les terrassements.

     Jacou est maintenant parti avec les bûcherons à la caverne. Gael et Joel vont s’occuper du pillard prisonnier, pour le laver. Une fois dehors avec lui, devant les douches, ils remarquent un attroupement anormal à l’entrée du village. On entend de grands cris. Joel dit à Gael de courir prévenir les soldats, tandis qu'il met le géant à l’abri dans les douches.

     Une bande de brigands, manifestement ivres, envahissent le bas du village !  Ils sont une bonne quarantaine, venus d’on ne sait où. Ils s’en prennent à Émile, à sa famille, à ses chevaux. Les maçons descendent en vitesse. Sitôt prévenu par Gael, Dillon réunit les soldats et leur donne à boire de la potion que Chantal a immédiatement apportée. Et voilà les onze garçons qui volent, nus, arcs tendus, vers les perturbateurs.

      Au vu de la situation, Dillon donne l'ordre de tirer dans les jambes. L'on s'occupe d'abord de ceux qui sont chez Émile. Nestor se bat en duel à l’épée. Une flèche dans la cuisse fait s’écrouler son adversaire. Deux brigands sont en train de molester Adèle, ils lui ont arraché ses vêtements. Deux flèches dans les cuisses les terrassent. Émile est à terre. Un brigand s'apprête à le transpercer, mais une flèche lui traverse le cœur. Dillon n’avait pas le choix, s’il voulait sauver Émile. Une deuxième volée de flèches en ratisse encore dix. Les brigands ne savent pas d’où viennent les flèches...  jusqu’à ce qu’ils lèvent la tête ! Puis, à l’aide des maçons et des gardes arrivés sur place, les brigands sont encerclés. Voilà dix-sept arcs braqués sur eux.

      « Rendez-vous, ou vous mourrez maintenant ! » Les brigands, armés d’épées, hésitent. Celui qui paraît être le chef crie un ordre que personne du village ne comprend, et fonce sur Dillon en levant son épée.

     Il est aussitôt criblé de flèches le traversant de toutes parts. Dillon a donné l’ordre mentalement. Les arcs sont aussitôt rebandés, prêts en une fraction de seconde.

     « Dernière chance ! Rendez-vous, ou vous êtes, comme lui, morts sur-le- champ ! » Les brigands jettent leurs armes. Tandis qu’ils sont toujours tenus en joue par les archers, les maçons ramassent les épées, et Nestor apporte de la corde pour les ligoter. Il y a quarante-deux prisonniers, dont vingt-deux blessés, et deux morts.

     Émile est blessé, il saigne du front, mais c’est une blessure superficielle. Adèle n’a rien. Mais elle est choquée, ils voulaient la violer. Dillon, malgré la distance, parvient à communiquer avec Chantal. Il lui dit de venir soigner la blessure d'Émile, et de s'occuper d'Adèle qui est traumatisée. Chantal arrive rapidement et soigne la blessure d’Émile. Elle confirme que ce ne sera rien, et qu'il sera vite guéri. Elle donne une potion à boire à Adèle, qui la remet sur pied. Elle va à nouveau bien, toute contente de voir son fils sain et sauf et son Émile soigné ! Elle remercie vivement Chantal.

     Soudain, Alix, toujours curieux, qui est allé voir un peu plus haut dans les airs, crie d’en haut : « Il y en a d’autres qui arrivent ! » Dillon le rejoint dans les airs, et lui dit « Rapprochons-nous ! » À l’abri des arbres, ils arrivent suffisamment près pour reconnaître les habitants de Naborum, de Homburg et des villages avoisinants. Ils se posent, sortent des bois, et marchent à leur rencontre. Ceux de Naborum disent :

      « - Qui êtes-vous, pourquoi êtes-vous nus ? Nous poursuivons une bande de brigands... Ils sont bien une quarantaine !

    - Quarante-deux ! précise Dillon.  Deux sont morts, vingt-deux sont blessés, et tous sont prisonniers !

     - Ils ne savaient pas où ils mettaient les pieds !  dit Alix en rigolant.

     Les poursuivants sont étonnés de voir ce jeune garçon nu rire de la sorte en tenant son arc d’une main, flèche engagée !

      « Nous sommes nus parce que nous vivons nus à l'école de soldats. Nous n’avons pas eu le temps de nous vêtir quand les bandits ont surgi ! Venez avec nous, ils sont à l’entrée du village. Alix, va prévenir les autres que ce sont des amis qui arrivent ! »

    Alors Alix rentre dans la forêt et, une fois hors de vue, s'envole prévenir les autres, qui s’étaient mis en ordre de défense.

     Les gens de Naborum arrivent sur les lieux. Ils disent « Ce sont des brigands venus de la lointaine Bohème, tout là-bas à l’est. Ils ont pillé, tué, violé, ils méritent la mort ! »

     « Nous allons les juger, dit un notable de la cité. Nous les emmenons avec nous ! ».

     Alors Dillon demande à Nestor d’atteler deux chevaux à un chariot, pour transporter les blessés et les morts. Et que justice soit faite ! Les Naboriens vont repartir vers leur cité avec leurs prisonniers.

     « Dites à votre bourgmestre qu’il vienne à la maison du bourgmestre de Naborum cet après-midi !  Et bravo pour votre action ! Bien que presque encore des enfants, et malgré le fait que vous soyez nus, vous êtes tous vraiment des soldats ! »

     Et les Naboriens reprennent le chemin du retour.

 

 

 

 

Durandalem, village nudiste

 

     Les soldats, les gardes, les maçons, Émile, Adèle, Nestor et Chantal arrivent ensemble à l’auberge, ils viennent boire un canon pour fêter la victoire ! Par transmission de pensée, Dillon fait savoir à Anatole et aux filles de l’école que tout va bien, que les brigands sont prisonniers, en route pour Naborum sous bonne garde, et qu'Émile et sa famille vont bien.

     Émile raconte à Child comment les soldats ont mis fin à cette attaque.

      « C’étaient comme des Cupidons, avec leurs arcs dans les airs, dit Nestor, mais leurs flèches n’étaient pas d’amour ! » Et tout le monde rit de bon cœur.

     Child fait alors remarquer aux soldats qu’ils sont nus dans son auberge !

     « Le mieux, suggère Dillon, ce serait que l’on puisse vivre nu partout à Durandalem ! » Les soldats, les maçons et les gardes sont bien d’accord.

     Les habitants, ayant eu vent de l’attaque, viennent aux nouvelles. J’arrive de chez P’tit Louis. J’ai réparé son système, un bras de force qui avait lâché. Avec Isabeau, nous l’avons renforcé, il n’y aura plus de problèmes. Le curé est là aussi. Il allait faire sa messe, et l’a retardée pour la circonstance. En voyant les soldats nus, il est outré !

 

     Jacou revient avec les bûcherons, Anatole lui explique pourquoi l’école est vide, alors il demande aux filles de s’occuper des bûcherons, elles connaissent le processus, il leur donne la potion à mettre dans l’eau d’infusion, et le somnifère pour le repos. Il dit à Anatole de rester à l’école avec les filles, lui va aller voir ce qui se passe. Il capte à ce moment les pensées de Dillon, et est rassuré. Il dit à Dillon qu’il les rejoint à l’auberge.

 

     Jacou arrive à l’auberge. Il dit : « Bravo, vaillants soldats ! Il est vraiment temps de terminer nos murailles et d’avoir nos gardes pour veiller sur le village !» Et, saisissant, l’occasion, il ajoute : « Le moment est venu aussi de faire comprendre à toute la population le sens hygiéniste de notre école, et les bienfaits de la nudité ! »

     Puis il monte sur une table et prend la parole d’un ton solennel :

      « En tant que bourgmestre de Durandalem, moi, Jacou Artz, je déclare :

  • Attendu que l’Édit du 1er mai 734 de Charles Martel, le père de notre roi Pépin et le grand-père de Charles, stipule que le bourgmestre est seul juge de la tenue vestimentaire de ses administrés,
  • Attendu que cet Édit n’a toujours pas été abrogé, il est donc toujours en vigueur !
  • Je déclare donc : À compter d’aujourd’hui 17 mai 768 :
  • La nudité pour toutes les habitantes et tous les habitants sur tout le territoire de la commune est autorisée, sous condition d’hygiène stricte.
  • La nudité pour les personnes extérieures au village est autorisée, sous les mêmes conditions d’hygiène stricte.
  • La nudité n’est pas obligatoire sur le territoire de Durandalem, sauf à l’école de soldats, mais elle est fortement recommandée.
  • Nul ne peut être obligé ou sollicité d’aucune manière à se mettre nu.
  • Nul ne peut se voir reprocher d’être nu, sur le territoire de la commune, sous réserve d’hygiène stricte.  
  • Les moqueries quant à la nudité, à la non-nudité, ou à l’aspect physique des corps, sont proscrites. Quiconque ne respectera pas ces règles sera puni. 
  • Les actes sexuels sont interdits sur la voie publique. 
  • Les abus sexuels, les tentatives de viol, ou l'exhibitionnisme ostentatoire seront sévèrement punis.
  • Les peines iront de coups de fouets jusqu’au bannissement du village, pour les plus graves.
  • Les douches sont ouvertes gratuitement, aux horaires normaux, de dix heures à douze heures et de quatorze heures à dix-sept heures, pour tous les habitants de Durandalem.
  • Tous les habitants de Durandalem suivront une formation de soldat, du moins d’archer ! Les hommes, les femmes, les filles, les garçons, dès dix ans, devront connaître cet art. Tous les dimanches, le matin, les Durandalémois tireront à l’arc. L’entraînement se fera sur le terrain avant l’école. De cette façon, nous serons parés en cas d’attaque. C’est la deuxième en bien peu de temps. Nous avons de bons archers, Child est le meilleur, Gael et Joel, et tous nos soldats sont excellents, et peuvent enseigner cet art ! »

     Le curé est outré par ces décisions. « La nudité pour tous ... Mais c’est une hérésie ! un blasphème ! Comment pouvez-vous autoriser une chose pareille !? Vous êtes le diable ! »  Alors Jacou, posément, lui rétorque : « Jésus est bien nu sur la croix, et personne ne crie au scandale ! Et d’après ce que toi-même tu prêches, Paul, Dieu nous a faits à son image, non ?  Et toi, tu voudrais que l’on cache l’image de Dieu, comme le font les hérétiques Sarrasins ? » Ne sachant trop quoi répondre, Paul hoche la tête, et dit : « En tous cas, je demande que dans la chapelle personne n’entre nu ! Je vous y attends pour la messe… »

     Les gardes, les soldats, Chantal, Jacou, et plusieurs villageois se sont déjà mis à l’aise. Gael et Joel suivent l’exemple, et tous peuvent constater leur virilité, mais personne ne fait de remarque.

     « Certes, il va falloir un peu de temps pour que chacun s’habitue à la nudité de toutes et de tous. Mais cela sera notre marque : Durandalem, le village nudiste ! Et nous avons les moyens de le faire prospérer ainsi, notre filon est grand... »

 

 

 

 

L’histoire de Hantz Burg, le pillard flamand

 

     Joel rappelle à Jacou et à Child que le géant prisonnier est dans les douches, et qu’il attend qu’on le lave, avant que nous décidions de son sort.

     « Allons lui parler, dit Child, je comprends sa langue ! »

     Le géant, Hantz Burg, raconte alors son histoire : « Nous avons été recrutés par les rabatteurs du roi des Flandres pour former l’armée flamande, afin de défendre notre territoire. Du moins au début. Mais cela a vite tourné en milice.  Quelques chefs faisaient la loi... leur loi ! Ce sont eux qui ont décidé d’aller piller l’Austrasie afin de ramener de l’or chez nous. Nous devions suivre les ordres, sous peine de mort ! Et bien sûr attaquer les villes et les villages sur notre route. Quand nos chefs sont tombés devant vos murs, nous aurions dû déposer les armes, mais nous étions trop conditionnés. Ceux qui ne suivaient pas étaient immédiatement mis à mort par nos chefs. Et nous avions des délateurs dans nos rangs...   Vos archers ne nous ont laissé aucune issue. C’est vraiment une chance que je sois vivant ! »

     « D'ailleurs, tu es le seul ! » lui répond Child, qui a traduit au fur et à mesure à Jacou, Gael et Joel.

     « Et maintenant, que voudrais-tu faire ?  lui demande Jacou, traduit par Child.

     - Je n’ai nulle part où aller, chez moi personne ne m’attend, et les bandits tels nos chefs sont bien nombreux. Ma survie là-bas est incertaine. C’est vous qui décidez de mon sort ! Je mérite la mort, pour avoir fait partie de cette horde ! »

     Un silence, puis il ajoute :

     « Mais si vous me laissiez la vie sauve, je la mettrai à votre service ! Je sais faire pas mal de choses, je connais les arbres, les chevaux…

     - Voudrais-tu devenir l'un des gardes de notre village ? demande Child.

     - Ce serait un grand honneur que de vous servir de cette façon !

      - Bien, nous te délivrons, alors. Si tu veux t’enfuir, tu peux, mais si tu restes, nous soignerons ta blessure.  Et tu seras un des nôtres !

     - Oh non, je ne veux vraiment pas partir ! J’ai vu comment étaient les habitants de Durandalem...  Je serais très heureux de vivre ici ! »

     Child lui propose alors une chambre dans l’auberge, et l’invite à manger à table à midi. Ce sera son premier vrai repas depuis sa capture !

     « Mais d’abord, Joel et Gael vont te doucher... »

     Child et Jacou retournent à l’auberge. Un messager de Naborum arrive à cheval.

     « J’ai un message pour le bourgmestre, Jacou Artz, de la part du bourgmestre de Naborum, Serge Lemas.

      - Jacou Artz, c’est moi...  Parle ! 

     - Le bourgmestre de Naborum viendra à Durandalem cet après-midi, avec une délégation de notables de la ville, pour rencontrer le bourgmestre et les notables de Durandalem. Ils veulent aussi visiter les douches communales, afin d’en avoir de pareilles dans notre cité ! Ils seront là vers quinze heures. »

     Child lui propose un canon avant son départ. Il accepte volontiers. Il raconte comment les brigands ont été jugés séance tenante, et condamnés au bagne de Deux-Ponts, où ils ont immédiatement été incarcérés.

     Puis il retourne à Naborum.

La délégation de Naborum

 

      « Bon, dit Jacou, les notables de Durandalem, c’est vous tous ! Child Germain, Émile Pferd, P’tit Louis Muller, Clovis Hune, l’abbé Paul, Robert Schmit, Michel Wald, Pierrot et Claude Stein, Fernand Bauer, Claude Kaas, Alvin Koch, Georges Hair, Denis Pepin... vous êtes tous convoqués ici même pour quinze heures !

     - Doit-on venir nus ? demande Émile.

     - Vous êtes libre de venir dans la tenue qui vous plaira ! »

     Les pensionnaires de l’école retournent alors chez eux. Les habitants rentrent dans leurs foyers. Quand j’arrive chez moi, Estelle ouvre des yeux ronds et s'écrie : « Mais, Robert...  tu es tout nu ! Habille-toi vite, avant qu’on ne te voie ! » Je lui explique alors les nouvelles lois promulguées par Jacou : « Dorénavant, au village, tout le monde peut se promener nu ! Cet après-midi, je suis convoqué chez Child pour recevoir les notables de Naborum. Mais pour l’heure, je vais fondre l’or ! » Benjamin veut m’accompagner, il est content de se mettre nu pour me suivre. Estelle n’est pas si ravie que lui, elle est plutôt pudique. C'est donc habillée qu'elle se rend à l’auberge pour prendre son service. Mais ma fille Alison et sa copine Nadège viennent nues, fières de montrer leurs formes aux habitants qui les observent.

     Tout le monde est en train de boire des canons, en attendant le repas de midi, quand Joel entre dans l’auberge, nu, avec Hantz Burg, nu lui aussi, un bras en écharpe. La vue de ce géant de sept pieds cinq pouces qui doit se baisser pour passer la porte étonne tout le monde. Les villageois sont impressionnés par sa taille, et bien sûr aussi par celle de son pénis ! « Je vous présente Hantz Burg, dit Joel. C'est un Flamand, et un futur garde de notre village ! Il était notre prisonnier, blessé survivant de l’attaque des pillards il y a dix jours. Il a juré allégeance au village, et se met à notre service. Il était enrôlé de force dans la meute qui nous a attaqués. Il ne parle pas encore notre langue… »

     « Mais il la parlera bientôt ! » intervient Child, qui revient de l’école. Et il dit à Hantz de venir au comptoir, il pourra traduire les questions des villageois. Hantz demande à Child comment dire merci, accueil, vous… puis prend la parole : « Je merci vous pour accueil-moi vous ! Je content ici ! » Et tous lèvent leur verre et lui souhaitent la bienvenue.

     Puis les gens rentrent chez eux, d’autres s’installent à table. Hantz est à la table de Gael et Joel, et essaie d’apprendre quelques mots de la langue. C’est une ambiance festive ce dimanche à l’auberge... La plupart sont nus, même si certains sont encore un peu gênés. Alison et Nadège font le service, nues. Si elles sont l’objet de commentaires, ce seront des commentaires bienveillants. Sinon gare aux coups de fouet !

      Après le repas, la salle est nettoyée, et disposée afin d’accueillir la délégation de Naborum. Joel va vérifier la chaudière des douches. Déjà se présentent des villageois qui veulent se doucher, pour être propres lors de l’arrivée des Naboriens : Clovis Hune, Pierrot et Claude Stein, Georges Hair, Claude Kaas, Denis Pepin, et même l’abbé Paul sont là, à attendre Joel.

    L’abbé Paul hésite encore à se montrer nu, mais il promet d'essayer en sortant de la douche.

Joel fait entrer les hommes. Le curé s’enferme dans une douche, tandis que les autres se dépêchent de se doucher, pour se sécher devant la cheminée, nus.

      L’abbé sort de la douche, nu. C’est un homme petit, cinq pouces, les cheveux encore noirs malgré ses quarante-huit ans. Il a un corps fin, une toison noire sur son bas-ventre, et un pénis de cinq pouces, avec de petits testicules. Le voyant sortir, les autres lui disent : « Viens, Paul, viens près du feu ! Bravo pour ta décision ! » Gêné au début, il est content d’avoir osé franchir le pas devant ses ouailles. « Nous sommes tous à l’image de Dieu ! dit-il en reprenant les propos de Jacou. Mais je garderai quand même le col blanc ! »

    Clovis est tout aussi petit, cinq pouces, les cheveux bruns, un corps musclé avec de beaux pectoraux et de jolis abdominaux. Sa toison brune est dense, sur un sexe de cinq pouces, épais de deux. « C’est la première fois que je me montre nu !  avoue-t-il aux autres. »

      « Oui, c’est tout nouveau pour nous tous ! Mais nous n’avons pas à avoir honte de notre corps ! répond Denis Pepin. Nous nous habituerons vite à nous voir nus ! »

     Je vais garder ici vos habits, dit Joel. Et pour ceux que cela gêne, j’ai des tuniques que vous pourrez enfiler si vous le voulez ! » Mais tous se sentent bien nus. Joel leur demande alors d’aller à l’auberge. Il doit nettoyer avant la venue de la délégation, qui voudra sûrement tester les douches. Devant l’auberge, ils voient passer les soldats nus, fortement armés, et les gardes, en uniformes de gardes, que les villageois découvrent. Des tenues faites par Marianne et Mariette, avec le nouvel emblème du village brodé dessus : une tête de lion dorée surmontée de deux flèches en croix, et deux épées croisées dessous.

    Jacou va chez Child prendre un cheval, et se poste à l’entrée du village. Dillon est debout, tenant les rênes du cheval, les soldats rangés sur les côtés. Les gardes avancent un peu dans les bois, de chaque côté du chemin.

     Dillon dit à Alix : « Va voir s’ils arrivent ! » Alix s’envole au ras des arbres, et revient peu après :

     « Ils arrivent, ils sont à cheval, une dizaine ! »

     Quand ils passent au niveau des gardes, ceux-ci leur font signe d’avancer, et se regroupent en marchant derrière eux. Les voici à l’entrée du village, accueillis par Jacou : « Soyez les bienvenus à Durandalem ! » Le bourgmestre de Naborum, Serge Lemas, avance, Jacou à son côté. Ils se dirigent vers l’auberge, les soldats marchant de chaque côté des chevaux. Les Naboriens sont stupéfaits de voir ces jeunes gens, nus, en armes, qui les escortent. Les gardes, comme prévu, restent à l’entrée du village. Mais ils se déshabillent, il fait très chaud !

     Arrivé devant l’auberge, Jacou dit à ses hôtes : « À Durandalem, nous vivons nus, c’est un choix de vie, hygiéniste, qui inculque le respect de soi, des autres, de la nature, et impose un mental maîtrisé ! » Et descendant de cheval, il invite les hommes à le suivre. Ils mettent pied à terre, les soldats tiennent les rênes de leurs chevaux, et ils rentrent dans l’auberge.

 

 

Présentations

 

     Là, une fois que tout le monde est entré, les notables du village se présentent :

      « Je suis Jacou Artz, le bourgmestre, médecin et chef de l’école des soldats de Durandalem.

     -  Moi, Child Germain, bourgmestre adjoint, patron de cette auberge et de l’échoppe à côté... et aussi archer instructeur de nos soldats.

       - Robert Schmit, forgeron...  C'est moi qui ai mis au point les technologies qui équipent le village.

     - Émile Pferd, éleveur de chevaux... et à ce titre, je suis le moniteur équestre des soldats.

     - P’tit Louis Muller, meunier, et boulanger du village !

     - Clovis Hune, éleveur de volailles...

     - Paul Angst, abbé... Je suis le curé de la paroisse.

     - Michel Wald, bûcheron-menuisier !

     - Pierrot Stein, mon frère Claude... Nous sommes tous deux cantonniers.

     - Fernand Bauer, fermier.

     - Claude Kaas, l'apothicaire.

     - Alvin Koch, le boucher.

     - Georges Hair, le barbier du village.

     - Et moi, Denis Pepin, le rémouleur. »

     Serge Lemas remercie tous les notables, puis demande :

     « Et ces fameux soldats ?

     - Je les laisse se présenter ! »

     Chacun leur tour, les garçons entrent dans la salle, nus, l’arc et le carquois en bandoulière, se présentent, puis ressortent.

     « Je suis Dillon d’Ortega, le maître d’armes, l'instructeur des soldats.

     - Alix Holz, fils de Guillaume, le bûcheron de Tenquin ; j'ai quinze ans.

     - Xavier Stamm, fils de Jean-Louis, l’aubergiste de Laudrefang ; quinze ans moi aussi.

     - Charles Kauf, j'ai seize ans. Je suis le fils de Vivien ici présent... Bonjour papa !

     -Achille Gouvy, fils d’Émile, le forgeron de Hombourg. Seize ans.

     -Armand Capes, fils de Roger, le maraîcher de Tenquin. Seize ans.

     - Le Borgne Bauer, seize ans, fils de notre fermier Fernand.

     - François Bauer, dix-sept ans, son frère.

     Et François et le Borgne font un petit signe à leur père.

     - Gabin Fleich, dix-sept ans, fils de Damien le boucher, ici présent. 

     Il salue son père.

     - Hugues Schaff, dix-huit ans fils de Richard l’éleveur, ici présent. 

     Lui aussi salue son père, et sourit à sa sœur.

     - Joseph Brett, dix-huit ans, fils de Louis l’ébéniste de Laudrefang.

     Serge Lemas est impressionné... Si jeunes, et déjà si pleins d’assurance virile !

     « Messieurs, je vous félicite pour votre maîtrise du combat de ce matin. Sachez que vous avez permis de débarrasser la région d’un véritable fléau ! Vous êtes des héros ! » Il confirme que les brigands condamnés sont en route pour le bagne de Deux-Ponts, sous bonne garde.

     « Permettez-moi maintenant de me présenter à mon tour : je suis Serge Lemas, le bourgmestre de la cité. Et les notables qui m’accompagnent vont se présenter eux aussi ...

     - Benoît Krier... Je suis médecin.

     - Emmanuel Frisch, le banquier de Naborum.

     - Marc Martin, orfèvre.

     - Aimé Maigret... C'est moi le chef de la police !

     -Damien Fleich, le boucher.

     -Richard Schaff, l’éleveur.

     -Vivien Kauf, commerçant.

     - Cyrille Jacques, abbé, curé de Naborum...

     - Et moi enfin, Bertrand Schuss, l’apothicaire. »

     « Bienvenue à vous tous !  répond Jacou. Nous allons lever en chœur le verre de célébration que vont nous servir ces deux jeunes filles : Alison, la fille de Robert le forgeron, et Nadège, la fille de Richard, ici présent. »

     Richard est épaté de voir sa fille si pimpante, en si bonne forme... et toute nue. Il ne l’avait pas vu nue depuis bien longtemps ! Quand elle lui apporte son verre, toute souriante, il la complimente : « Nadège, je suis vraiment fier que tu sois devenue une aussi belle femme ! »

     Les invités sont un peu gênés de voir ces jeunes créatures nues. La plupart connaissent Nadège, la fille de Carole de Saint-Saëns, mais ne s’attendaient pas à cela ! Nadège, nue devant eux ! Jacou leur assure que maintenant, à Durandalem, la nudité est devenue banale, et que tout le monde s’en accommode...

     Tous lèvent leur verre à l’avenir des deux cités.

     Les discussions s’engagent, et c'est la nudité qui est au cœur de ces discussions. L’abbé Cyrille demande à notre curé Paul si cela n’est pas contraire à la religion. Et Paul, tout frais converti, lui ressort la fameuse formule de Jacou qui l'avait convaincu : « Je montre l’image de Dieu ! » Cyrille acquiesce : « C’est ma foi vrai ! Je n'y avais jamais songé... »

     Richard demande à sa fille quand elle rentrera. Elle lui répond qu’elle se sent bien ici. Elle avoue toutefois que ses parents lui manquent quand même un peu ! Richard, ému, lui dit alors qu’elle peut rester aussi longtemps qu’elle le voudra. La maison est bien calme, sans les enfants. Mais sa mère viendra la voir cette semaine, c'est promis.

 

 

 

Les notables aux douches

 

     Puis Jacou leur propose de visiter les douches. Toute la troupe arrive au bâtiment. Dans le couloir, Jacou présente le gérant. « Voici Joel Wasch, il va vous montrer comment cela fonctionne. »

     Joel explique alors le principe, la cuve chauffée par une chaudière à l'extérieur, les manettes d’eau chaude et froide, le chauffage par les conduits qui partent de la cheminée…  « Je vous engage à essayer, je vous donne des serviettes. Et vous pourrez sécher vos cheveux devant la chaleur de l'âtre ! »

     L’abbé Cyrille entre dans une cabine, ce que font aussi Serge Lemas, Benoît Krier, Aimé Maigret, Bertrand Schuss, et Marc Martin.

     Les autres remarquent que l’on n’entend rien, c'est bien insonorisé. Joel leur montre le système permettant de voir l’eau couler, et les miroirs que lui seul peut ouvrir pour voir l’intérieur de la douche, s’il y a un problème.

     L’abbé Cyrille ressort de la douche, nu. Tout le monde sourit de voir ce petit bonhomme de cinq pieds, velu, les cheveux grisés par ses cinquante ans, un pubis encore noir de poils, et un pénis de quatre pouces. Ils ne l’avaient jamais vu qu’en chasuble ! Joel prend ses habits, les pose près de la cheminée, et nettoie la cabine. Bientôt deux autres places se libèrent.

      Serge Lemas, quarante-cinq ans, sort enroulé dans la serviette. Voyant son curé nu, il ôte la serviette et vient se sécher les poils pubiens devant l’âtre. C'est un homme grand, six pieds quatre pouces, blond un corps musclé son pubis garni de poils blonds frisés, avec un membre de cinq pouces par deux.

     Benoît Krier, le médecin, est d’accord avec la méthode hygiéniste de Jacou. Il sort nu lui aussi. C’est un homme brun de six pieds, âgé de cinquante ans. Un corps fin peu musclé, une toison brune épaisse qui descend sur son sexe de six pouces sur deux. Joel prend leurs habits, et nettoie les deux douches.

     Aimé Maigret sort à son tour. Il s’est rhabillé, mais voyant les autres, nus, il se redéshabille prestement. C’est un homme blond costaud, de cinquante ans, six pieds deux pouces. Son corps puissant est marqué de cicatrices, témoins des combats qu’il a dû livrer dans sa vie pour faire respecter la loi. Son pénis de cinq pouces est en partie masqué par la pilosité dorée de son bas-ventre.

     Les autres, attendant leur tour, se déshabillent dans le couloir, pendant que Joel nettoie la quatrième douche.

     Emmanuel Frisch est un homme de trente-neuf ans, les cheveux noirs, de six pieds deux pouces. Son corps velu est bien musclé. Une toison noire et drue surplombe un membre de quatre pouces sur deux.

     Damien Fleich est un homme brun de trente-neuf ans, de cinq pieds cinq pouces. De gros pectoraux et des bras puissants, une toison brune courte, et un sexe de cinq pouces.

     Richard Schaff est un grand homme de quarante ans, six pieds six pouces. Une chevelure rousse, un poitrail velu, une toison rousse en bataille, et un petit sexe de trois pouces.

     Vivien Kauf est un petit homme blond de cinq pieds deux pouces, trente-cinq ans, fin, avec un long pénis de sept pouces sur deux.

     Marc Martin sort à son tour, vêtu, mais lui aussi se redéshabille aussitôt ! Âgé de 43 ans, roux, six pieds six pouces, et une toison rousse sur un sexe de cinq pouces.

     Le dernier, Bertrand Schuss, cinquante ans, ressort enfin, nu. il a mouillé ses habits ! C’est un homme petit, cinq pieds deux pouces, roux, bien velu, le poitrail en moumoute, une toison rousse abondante, et un pénis de six pouces sur deux.

     Joel invite les quatre restants, Emmanuel Frisch, Damien Fleich, Richard Schaff, et Vivien Kauf à aller se doucher, et propose une tunique à Bertrand, le temps que ses habits sèchent. Mais Bertrand préfère rester nu lui aussi.

      Les six douchés attendent les autres, en discutant sur la nudité en commun. Serge Lemas trouve que cela rapproche vraiment les gens ! Et l'on plaisante sur le qu’en-dira-t-on à Naborum, quand les gens sauront tout cela...

    Jacou serait ravi qu'ils restent nus ! Les derniers sortent, et Jacou leur propose d'aller visiter l’école. « Ce n’est pas loin, on peut s'y rendre à pied, et nus si vous voulez ! On passe d'abord boire un canon chez Child, et on y va ! » Tout le monde est d’accord. Et c'est tout nus que les notables entrent chez Child. Un Child étonné et ravi de les voir ainsi, comme tous les villageois qui sont restés... « Je vais vous faire goûter une spécialité du Fernand ! » et ils trinquent aux douches de Durandalem.

     L’abbé Paul, en voyant nu l'abbé Cyrille, le félicite : « Eh oui, Dieu aime ses ouailles, il leur permet de vivre nu ! » Lui qui le matin même, criait encore au blasphème... Décidément, la nudité ouvre les esprits !

     Jacou annonce aux notables de Durandalem que leurs hôtes montent visiter l’école, et qu’ils rentreront ensuite directement à Naborum. Alors tous les villageois leur font leurs adieux, les mains se serrent…Il dit à Émile qu’il peut récupérer son cheval, et dehors, il demande aux soldats de les suivre, avec les chevaux, et de récupérer leurs habits chez Joel.

      Ils repartent donc à pied, toujours nus, vers l’école, visitant le village par la même occasion.

     Devant l’école, ils assistent à un spectacle inouï. Les maçons, nus, font voler les pierres, qui se posent d’elles-mêmes les unes à côté des autres ! « Mais quel est ce prodige ? » demande Serge Lemas. Jacou lui répond que c’est une des aptitudes du corps humain, de pouvoir déplacer des objets par la seule force de la pensée, mais que cela demande une initiation spécifique. Les Naboriens admiratifs trouvent cela incroyable !

     À l’entrée du village, les gardes arrêtent un cavalier. Il s’agit de Georges Claudius, de retour de Mettis. Les gardes lui racontent les derniers événements, la délégation de Naborum dans le village, d’où leur présence à l’entrée. Ils lui disent qu’ils sont à l’auberge, ou peut-être déjà à l’école. Georges alors passe devant l’auberge. N’y voyant pas les chevaux, il pousse jusqu’à l’école, où ses collègues l’accueillent. Il est étonné d’avoir vu des gens se promener nus devant l’auberge, et de voir les maçons nus eux aussi. Mais il est content d’être enfin arrivé. Dix lieues, c’est fatigant, et son cheval est fatigué lui aussi. Les maçons ont fini, plus de pierres. Anatole leur ouvre le portail, et ils rentrent dans l’enceinte, en même temps que Georges et son cheval.

     Les notables quittent l’école. A l’entrée du village, ils s’arrêtent pour saluer les gardes qui ont veillé sur eux, et partent par le chemin. Les gardes, nus, reviennent ainsi à l’école, en passant d’abord écluser quelques canons chez Child. Ils apprennent que ces bourgeois ont succombé à l’attrait de la nudité !  Puis, il remontent à l’école. Une sudation leur fera du bien, ils étaient au soleil tout l’après-midi !

 

     Au retour de Jacou et des autres, Anatole est étonné de voir revenir tout le monde nu ! Jacou lui annonce alors les dernières mesures qu’il a prises à l'auberge, quant à la nudité au village.

      Les bûcherons dorment. Manon et Julie préparent les plats qu’elles serviront ce midi. Dillon va allumer le foyer de la grande forge. Les maçons se remettent au travail devant l’école, ils sont heureux de travailler nus. En rigolant entre eux, ils se disent de faire bien attention à leur anatomie ! Child arrive avec des denrées. Il est nu lui aussi, ainsi que Gael qui l’accompagne...

 

 

 

 

La délégation de Naborum

 

    Jacou donne ses instructions aux soldats : « Cet après-midi, vous accueillerez la délégation de Naborum. Vous serez nus, avec vos arcs. Je serai avec vous, vêtu.  Je prendrai un cheval chez Émile, je me déshabillerai à l’auberge. Vous nous accompagnerez jusqu’à l’auberge, et vous vous occuperez de leurs chevaux. Vous, les gardes, dès la fin du repas, vous vous posterez sur le chemin, à l’orée du bois, équipés de vos arcs et de vos épées. Mais comme vous serez en dehors de la commune, vous resterez habillés, Quand la délégation sera là, vous rejoindrez derrière eux l’entrée du village, et vous attendrez leur départ. À ce moment, vous pourrez vous déshabiller. Quiconque voudra rentrer dans le village devra expliquer le motif de sa venue, et l’un d’entre vous devra l'accompagner. Si c’est clair pour tout le monde, nous pouvons passer à table ! »

     Pendant le repas, les jumelles dévoilent le nouvel emblème de Durandalem : une tête de lion dorée surmontée de deux flèches en croix, avec deux épées croisées dessous. « Ces blasons sont brodés sur les tenues des gardes. C'est la première image que verra la délégation, dit Jacou. Anatole, tu vas dresser un grand mât au coin du portail, et tu y accrocheras cet emblème ! »

     Dillon est de retour. Des lingots d’or refroidissent. Jacou lui dit de les emmener pour les montrer aux Naboriens !

     « Les filles, vous vous occupez des bûcherons. Une fois qu’ils auront mangé, ils pourront aller expérimenter leur nouveau pouvoir dans la colline, à la mine. Dites-leur qu’ils peuvent y aller nus. Cela leur plaira ! Et bien sûr, donnez-leur la potion. Nous allons maintenant nous préparer. Tous à la douche ! Les gardes, vos tenues vous attendent à la buanderie ! Il est possible que nous venions avec la délégation pour visiter l’école. Je compte sur vous pour leur réserver le meilleur accueil, les filles ! Anatole, tu prévois bien sûr une bonne chaleur dans la salle de sudation, ainsi que dans le bain de kaolin. 

     - Pas de souci, Jacou, j'y penserai ! »

     Et une fois prêts, ils boivent tous une bonne rasade de potion.  Une démonstration sera peut-être présentée ! Les voilà partis pour l’entrée du village.

     Les maçons retournent à leur ouvrage, ils auront fini de monter les pierres ce soir. Demain, il faudra installer les linteaux sur les fenêtres et les portes, et le plancher du premier étage.

    Dans l’après-midi, quand la délégation arrive, Anatole ouvre le portail. L’emblème de Durandalem flotte en haut du mât. Jacou dit aux notables : « Voici Anatole, notre concierge, et maître des chaudières ! »

     Puis il les emmène visiter le bâtiment. Les chaudières, le générateur de vapeur, la buanderie avec sa machine à laver, et surtout... « Josiane et Josette, nos buandières ! »

     Serge Lemas les reconnaît : « Mais vous étiez au service du comte de Créhange, n’est-ce pas ? Il a fait beaucoup de tort à la cité...  J’ai aussi reconnu Gael et Joel. Je suis heureux que vous soyez ici ! »

      Ils sont éblouis par la nudité des cousines. Jusqu’à présent, ils n’avaient vu pratiquement que des hommes nus !

      Puis ils montent à l’étage. « Voici Marianne et Mariette, les filles de Michel, le bûcheron. Ce sont nos masseuses attitrées. Mais toutes les filles sont expertes en massages, et même nos soldats. »  Les Naboriens sont de plus en plus éblouis par ces beautés nues.

     « Ici, c’est notre grande salle. On y mange, on y travaille, et parfois on y fait la fête ! Et voici l’office, et nos cuisinières, Manon, la fille de Child, et Julie, de Saint Louisbourg. » Les filles leur montrent leurs dernières acquisitions : « Une chambre froide, où l'on peut faire de la glace même en été, et le lave-vaisselle, qui évite de laver à la main les quarante outils et assiettes de chaque repas ! »

     « Voici mon cabinet, et voici Chantal, mon assistante, une érudite botaniste qui a beaucoup apporté à la science. C'est à elle, notamment, que nous devons ce que vous avez vu dehors avec les pierres ! »

      « Maintenant, je vous invite à une sudation. Les soldats y sont déjà. Cela fait partie de notre hygiène de vie. Entrez, et asseyez-vous ! »

     Ils pénètrent dans la salle. Il y fait une chaleur brûlante au premier abord. Jacou leur explique que c’est pour éliminer les toxines de notre corps, qui sont extirpées par la sueur. Au bout d’un bon quart d’heure, les notables sont en nage. Jacou les invite à la douche, qu’ils apprécient grandement. Puis il leur propose le bain de kaolin qui fera du bien à leurs articulations. Ils y pénètrent tous, le bain est à la limite de déborder. Ils se sentent comme en apesanteur, leurs corps ne pèsent plus rien, ils sont aux anges !

     « Je vous emmène vous faire masser par nos soldats ! »  Après la douche pour se débarrasser de l’argile, ils vont dans la salle de massage. Les soldats sont là.

 

Annexe 67

 

      Puis les garçons les emmènent aux douches pour se rincer des pommades et autres sécrétions, puis se sécher correctement. Les notables sont sidérés de ce traitement, ils ne pensaient pas que cette journée se passerait comme cela !

      Jacou les invite au coin des boissons, où ils dégustent une potion qui les met en pleine forme ! Pendant qu’ils sirotent, ils voient passer les maçons et les bûcherons. « Voici nos maçons, que vous avez vu à l’œuvre en arrivant. Ils viennent de Mettis, et habitent à l’école le temps des travaux. » Il salue Georges, de retour, qui lui dit avoir trouvé des personnes à embaucher, elles arriveront demain. Puis il présente les bûcherons. « Ce sont nos mineurs, qui exploitent la veine d’or que nous avons trouvée. » Dillon leur montre alors trois lingots de cinquante livres. Les notables écarquillent les yeux. ils n’avaient jamais vu autant d’or !

      Marc Martin, l’orfèvre dit :

     « C’est de l’or, et du plus pur ! Il y en a pour une fortune...

     - Le village de Durandalem vous offre ces lingots ! faites-en bon usage ! » Serge Lemas, le bourgmestre, ne sait comment remercier Jacou, les soldats, le village…

      « Je ne trouve pas les mots pour dire combien cette journée fut magnifique ! Mais il est temps pour nous de prendre congé, Nous voudrions créer, près du lac d’Oderfang, un centre de bien-être. Avec ce que nous avons vu aujourd’hui, ce sera un centre nudiste, c’est tellement bien ! Nous aurons besoin de vos conseils et de vos ingénieurs pour le projet. »

     « Et pour installer des douches en ville, pour en faire profiter toute la population ! » rajoute Benoît Krier, le médecin, complétement acquis à l’hygiénisme de Jacou.

     « Vos chevaux sont dans l’enceinte, vos habits sont chez les buandières, elles vont vous aider à les revêtir. »

     Les dix notables, en pleine forme, prennent congé des soldats et de Jacou. Et une fois qu’Anatole leur a ouvert le portail, ils repartent à Naborum.

     Quelque temps plus tard, les gardes sont de retour, et une grande table est dressée. Georges raconte son voyage à Mettis.

      « J’ai trouvé une famille de trois frères, les frères Martinet, avec chacun une épouse et un grand fils de dix-huit et dix-neuf ans. Ils vivaient dans un taudis au bord de la rivière. Les frères travaillaient dans une carrière qui a fermé, ils seront de bons mineurs ! Et les fils sont aguerris. Ils étaient élèves de Jean d’Ortega avant qu’il ne quitte Mettis, ils seront fiers d’être des gardes de Durandalem !

      - Ah bon ! Jean d’Ortega a quitté Mettis ?  demande Jacou.

      - Oui, il est maintenant chef de la Garde du roi, et l’a rejoint. »

      - Il y a aussi les Wilkinson, une famille de trois enfants d’une vingtaine d’années, avec leur mère, deux sœurs et un frère. Ils sont d’origine viking, de vraies forces de la nature. Eux aussi viendront demain.

      - Tu as bien travaillé, Georges...  Bravo ! »

    Après le repas, les bûcherons-mineurs retournent à l’auberge.

     Les notables quittent l’école. À l’entrée du village, ils s’arrêtent pour saluer les gardes qui ont si bien veillé sur eux, et repartent par le chemin. Les gardes alors, nus, reviennent à l’école, mais en passant d’abord écluser quelques canons chez Child. Ils y apprennent que ces bourgeois de Naborum ont succombé à l’attrait de la nudité !  Puis ils remontent à l’école. Une sudation leur fera du bien, ils sont restés au soleil tout l’après-midi !

           Lundi 18 mai

 

 

 

Les nouvelles embauches

 

     Jacou est descendu prévenir Child de l’arrivée de nouveaux habitants, futurs embauchés, qu’il devra héberger un temps, jusqu’à la construction de leurs logements. Il constate que tôt le matin, personne n’est nu, à part Gael, Joel et Hantz, qui déjeunent à l’auberge. Il faut dire que ce matin, il fait relativement frais.  Cela semble annoncer de la pluie. Elle serait la bienvenue : le débit de la cascade est plus faible, et les réserves d’eau sont loin d'être pleines...

     « Oui, Child, trois familles de trois personnes et une famille de quatre arrivent de Mettis ce matin. Il y a aussi ceux de Naborum, que tu as vus samedi, qui ne devraient pas tarder à arriver. Eux, tu n'auras pas à les héberger, sauf si tu as de la place. Tu les enverras tous à l’école. Je vais aussi garder Pénélope à l’école. Avec la nouvelle chambre froide, elles peuvent préparer plus de repas. cela va soulager Berthe et Estelle ! Tu livreras encore aujourd’hui, le temps qu’on s’organise à l’école. »

     Pendant que Jacou est parti prévenir Child, les maçons sortent de l'école construire un abri, devant le bâtiment en construction. Il va bientôt pleuvoir. Ils vont tranquillement attendre les pierres.

     Quant aux bûcherons - ou plutôt mineurs, c’est leur nouveau métier - ils vont dans la colline.  Ils abattent d'autres arbres. Cela dégagera le terrain derrière les murailles, et cela fera du bois pour les constructions.

     Voilà Jacou de retour à l'école. Il était temps, il commence à pleuvoir.

     Au bâtiment communal. Joel prépare les douches. Depuis hier, elles sont gratuites pour les habitants du village. Les bigotes en profitent. Il n’est même pas neuf heures, et elles attendent déjà l’ouverture. Joel décide alors de les faire rentrer. Quand il leur ouvre tout nu, elles font une drôle de tête ! Le curé les avait pourtant prévenues, il a fait tout un sermon à la messe.  Joel leur dit que leur cher abbé a changé de discours, et que maintenant, lui aussi, il se montre nu. Elle n'en reviennent pas ! Elles entrent dans deux cabines, avec leur serviettes.

     Elles ressortent de la bâtisse juste quand la pluie redouble. « Ah, ça valait bien la peine qu’on se sèche ! »  Et elles courent vite se mettre à l’abri.

 

 

Les jeunes Naboriens

 

     Peu de temps après, une calèche arrive à l’auberge. Ce sont les jeunes gens de Naborum, Paul Frisch, Jacques Martin, Albert et Georgette Fart, et Pénélope Field. Ils se sont un peu mouillés en arrivant. Comme ils n’ont pas eu le temps de prendre un petit déjeuner, Child leur en apporte un copieux pour les réconforter.

     « Je vais vous informer de nos nouvelles lois sur la nudité... Maintenant, partout dans le village, chacun est libre d'être nu ou non, comme ça lui plait. Mais je dois vous préciser qu'à l’école, la nudité est obligatoire !  Je vous propose de prendre d'abord une douche. Ça vous réchauffera, et vos habits pourront sécher. Puis vous irez à l’école, au bout du village. S’il pleut toujours, je vous donnerai des capes. »

     Les voilà donc aux douches. Ils saluent amicalement Joel. Depuis leur enterrement de vie de célibataire il y a quelques jours, eux et lui se connaissent ! Paul et Georgette vont dans une cabine, Jacques et Pénélope dans une autre, et Albert dans une troisième.

     Deux charrettes de pierres arrivent de Tenquin. Gael dit aux livreurs d’aller au bout du village, là où les maçons les attendent, bien au sec sous l'abri qu'ils se sont construit. Quand ils voient que les charretiers sont tout trempés, les maçons leur font de la place sous l'abri, puis déchargent les charrettes. De leur abri, les charretiers regardent les maçons au travail, ahuris par ce qu’ils voient... Les pierres sortent toutes seules des charrettes, et vont sagement se mettre en tas à côté. En cinq minutes, les charrettes sont vides ! Les maçons disent aux livreurs d’aller à l’auberge. Là-bas, ils pourront prendre une douche chaude et se sécher, en attendant que la pluie cesse.

     Les voici à l’auberge. Avant d'entrer, ils mettent les chevaux à l’abri sous le hangar d'à côté. Gael, nu, les emmène aussitôt aux douches. Joel les reçoit, nu lui aussi, et cela les étonne. La douche bien chaude les réconforte. Comme leurs habits sont trempés, ils ressortent drapés dans leurs serviettes. Les Naboriens, eux, sont déjà ressortis des douches. Joel songe en souriant qu’aujourd’hui, ils n’ont pas dû batifoler...  Il dit aux charretiers qu’ils peuvent profiter de la cheminée, nus s’il le veulent, c'est autorisé dans le village. Il prend leurs habits et les suspend sur une barre qu’il vient d’installer près de la cheminée.  Les autres clients qui viendront auront sans doute leurs habits trempés, eux aussi.

     « Je vous donne des tuniques, si vous voulez. Ce matin, ce n’est pas le temps idéal pour se balader nu ! » Tandis qu'il nettoie les cabines utilisées, les charretiers enfilent les tuniques. En arrivant à l’auberge, ils les retirent...  Ils se sentent si bien, nus !  « Nous nous appelons Gilbert et Robert Gotsch, nous sommes jumeaux. Nous sommes venus de Tenquin livrer des pierres aux maçons. » Ce sont deux gaillards de quarante ans, six pieds cinq pouces, blonds, un corps musclé sans poil, une toison à peine visible, et un pénis de cinq pouces.

 

 

Les Wilkinson

 

     Une autre calèche arrive, avec quatre personnes, trois femmes et un homme. Eux aussi sont bien mouillés, malgré la capote de la calèche. Child, nu, leur sert une boisson chaude. « Vous êtes bien Child ? demande le garçon. Nous venons à Durandalem pour trouver du travail, c'est un certain Georges qui nous a dit de venir. Nous sommes les Wilkinson. Voici ma mère, Hilde, et mes sœurs Helga et Gretel. Moi je me nomme Axell. »

     Il ajoute, voyant Gael et les deux charretiers nus :

     « Vous êtes toujours nus comme ça, à l’auberge ?

     - À Durandalem, la nudité est normale, mais chacun peut faire comme bon lui semble. Oui, je suis bien Child. Nous sommes au courant de votre venue...  Effectivement, il y a du travail pour vous ! Je vous propose d’aller d'abord prendre une douche à côté, puis vous irez à l’école, au bout du village, Jacou vous y attend. S’il pleut encore, je vous donnerai des capes, sinon vous pouvez y aller nus. Gael va vous emmener aux douches. »

     Ne sachant pas de quoi il s’agit, ils suivent Gael, qui les emmène chez Joel. En entrant, ils voient les jeunes Naboriens, nus devant la cheminée.

     « Bienvenue, dit Joel. Vous êtes, vous aussi, des nouveaux embauchés ? Je vous explique les douches. Vous me donnerez vos habits, je les ferai sécher, je vous donnerai des tuniques. »

     Les Wilkinson se déshabillent avant de rentrer dans les cabines. La nudité n’est pas un problème dans leur culture. Ils apprécient cette eau bien chaude qui les réchauffe, et ressortent nus, en se séchant.

     Hilde Wilkinson est une grande femme rousse de six pieds dix pouces, de quarante-cinq ans. Un corps bien musclé avec une poitrine proéminente, de gros tétons pointus au bout de seins ronds. Sa toison rousse est abondante, elle a des cuisses fermes et musclées, de bons mollets et des grands pieds.

     Helga est rousse, âgée de vingt-cinq ans, de même taille que sa mère. Elle aussi avec des seins ronds bien accrochés, un corps musclé et des tétons pointus, mais une toison coupée courte.

     Gretel a vingt-trois ans, elle est légèrement plus petite, six pieds huit pouces, avec le même corps que sa sœur et sa mère.

     Axell est un grand roux de vingt ans, de sept pieds. Un corps très musclé lui aussi. Pas très poilu, mis à part une toison rousse très abondante, mais qui ne parvient pas à cacher son pénis de sept pouces sur deux ! Et lui aussi a de grands pieds.

      Ils ressortent ravis, ça leur a fait du bien, cette douche ! Ils se sèchent devant la cheminée, les jeunes Naboriens se sont un peu poussés pour les laisser profiter de la chaleur.  Ils sont impressionnés par leur taille.

     La pluie a cessé. Le soleil brille de tout son éclat sur le village, que l’évaporation fait fumer de toutes parts. Joel demande aux Wilkinson s’ils veulent profiter de ce beau soleil pour monter nus à l’école. ils acceptent volontiers. Leurs habits, une fois secs, leur seront portés à l’école.

     Et voilà les neuf nouveaux embauchés en marche vers l’école, sous les regards curieux des habitants, qui pour la plupart sont nus au soleil.

     Les charretiers prennent congé. Leurs habits sont secs, ils se rhabillent. Ils sont ravis de leur passage à Durandalem. Ils reviendront demain et prendront encore une douche, promettent-ils. Même s’il ne pleut pas !

 

 

Les Martinet

 

      Les charretiers croisent une calèche remplie de monde. La calèche s’arrête chez Child. Six hommes et trois femmes en descendent, trempés jusqu’aux os. Ils sont surpris de voir tout le monde nu...Child, Gael, et aussi Hantz, avec son bras en écharpe. « Nous venons de Mettis, pour trouver du travail ici, dit le plus vieux. Comme vous voyez, on a subi l’averse sur le chemin, nous voilà bien mouillés ! »

     Child leur propose d’aller aux douches pour se réchauffer. Ils suivent Gael et sont accueillis par Joel, qui a fini de nettoyer les douches et peut de nouveau recevoir du monde ! Il leur explique le fonctionnement, leur dit de lui donner leurs habits mouillés, il les mettra à sécher, et leur donne des serviettes pour sortir des douches. Il leur fournira des tuniques en attendant. Mais là, neuf d’un coup ! « Je n’ai que six cabines. » « Pas de soucis, nous sommes en couple ! » Et les trois couples entrent dans trois douches, les trois jeunes dans les trois autres.

     En sortant, ils sont réchauffés. Et enveloppés dans leurs serviettes, ils se placent autour de l’âtre que Joel vient de charger de bois, et qui rayonne beaucoup de chaleur.

     « Comment se fait-il que vous soyez tous nus ?» demande le plus vieux des hommes. Joel leur explique la loi de Durandalem, et la philosophie hygiéniste de Jacou.  « Vous êtes venu chercher du travail ? Autant que vous le sachiez, vous travaillerez nus, toutes et tous ! »

     Le plus vieux dit : « Oui, nous sommes les frères Martinet. Je suis Bruno, voici mon épouse Fleur, et mon fils Denis. Mon frère René, son épouse Delphine, et leur fils André. Et enfin mon frère David, son épouse Alice, et leur fils Roland. Nous n’avons pas l’habitude de nous montrer nus, mais puisque c'est permis, retirons nos serviettes ! »

     Bruno Martinet a quarante-quatre ans. C’est un homme costaud de six pieds neuf pouces, brun, avec un corps velu, une toison dense, et un pénis de six pouces.

     Son épouse Fleur, quarante ans, est une grande femme blonde, de six pieds six pouces. Des gros seins avec des gros tétons, une toison blonde taillée, et de longues jambes qui partent d’un fessier tout rond.

     Son fils Denis, dix-neuf ans, est grand, blond, six pieds neuf pouces, des bras puissants et des pectoraux bien fournis, pas de poil et le pubis rasé, un pénis de sept pouces sur deux.

     René Martinet ressemble bien à son frère, même taille, avec deux ans de moins. Quarante-deux ans, brun lui aussi, tout aussi velu, avec le même pénis de six pouces.

     Sa femme Delphine, quarante ans, est une grande brune de six pieds cinq pouces, une belle poitrine et un pubis taillé, des jambes bien en chair surmontées de grosses fesses.

     André, dix-neuf ans, est la copie conforme de Denis, mais en brun, et il est velu comme son père.

     David Martinet a quarante ans, il est roux, sinon c’est le même corps que ses frères.

     Alice, son épouse de trente-neuf ans, est une grande rousse de six pieds six pouces, des seins en pointe avec des tétons tout ronds, une toison rousse taillée, de grosses fesses et de belles cuisses, sur des jambes fines.

     Roland a dix-huit ans. Il est roux, très velu, sept pieds, des pectoraux couverts de poils, une toison rousse très drue, et un pénis de huit pouces sur deux.

     Une fois qu'ils sont bien secs, Joel leur dit de monter à l’école, leurs habits suivront. Ils décident de rester nus, et ils y vont.

     Avant midi, Child et Gael, accompagnés de Hantz qui intègre l’école des gardes, montent à l’école emmener les repas que Berthe et Estelle ont préparés.

 

     À l’auberge, c’est l’heure de l’apéritif !

     Michel et moi sommes là, nus bien sûr. Nous avons fini de confectionner le portail ouest, nous le monterons cet après-midi. Ce matin, Estelle a surmonté ses réticences, elle est venue avec Alison et Nadège, et toutes trois sont nues ! Bravo, Estelle ! Et Benjamin les suit, nu derrière… Du coup, Berthe s’y est mise aussi.

     Alvin est là avec Elvire et Judith, tous nus. Ils attendent Roger, qui revient de Meisenthal. Le voilà justement, tout étonné de voir tant de gens qui se baladent à poil dans le village ! En arrivant, voyant son père, sa mère et sa sœur nus, il croit rêver. Judith, nue, lui explique les nouvelles lois du village, depuis l’attaque d'hier matin où les soldats sont allés nus ! Roger informe Michel :  les vitres sont en route, elle arriveront demain. Quant aux ferrailles - comme il appelle les tuyaux et autres pommeaux et tôles de Mousson - il en arrivera encore aujourd’hui, me dit-il.

     Maintenant, il veut prendre une bonne douche ! Joel lui signale qu’il va fermer, mais qu’il peut, en se dépêchant… Roger se défait de ses habits encore humides de la rincée qu’il a pris ce matin sur la route, et se colle sous l’eau bien chaude. Puis, se séchant en route, il revient nu avec Joel qui a fermé les douches.

 

     Jacou est de retour. Il commence à pleuvoir.

     Les gardes et les soldats prennent des cours de sciences, dispensés par Chantal assistée de Dillon.

     La pluie a cessé. La cloche retentit, Anatole va ouvrir.

     Tout un groupe de personnes nues attendait devant le portail. 

     « Nous venons voir Jacou, c'est pour l’embauche ! »

     Il les fait rentrer dans l’enceinte et demande mentalement à Jacou de venir.

     Quand Jacou voit ces gens souriants et nus, il leur dit : « Bienvenue à l’école de Durandalem ! Je suis heureux de vous voir, toutes et tous, déjà nus ! C’est un bon début ! Je suis Jacou Artz, le maître de l’école. Voici Anatole Brett, le concierge. Pouvez-vous vous présenter ? »

     - Paul Frisch, de Naborum, je viens pour un travail de garde.

     - Jacques Martin, de Naborum, pour être garde aussi.

     - Albert Fart, de Naborum aussi, garde aussi.

     - Georgette Fart, de Naborum, garde.

     - Pénélope Field, de Naborum, pour être cuisinière.

     - Hilde Wilkinson, de Mettis, sans emploi.

     - Helga Wilkinson, de Mettis, garde.

     - Gretel Wilkinson, de Mettis, garde.

     - Axell Wilkinson, de Mettis, mineur.

     - Bien ! Les gardes, vous attendez un moment, je vous envoie Dillon, le chef instructeur.

     - Hilde, la cuisine, ça te plairait, comme travail ?

     - Oh oui, j’aime faire la cuisine !

     - Alors, toi et Pénélope, vous me suivez. Et toi, Axell, tu vas aller avec Anatole.

     Il monte avec les femmes à l’office, et fait les présentations : « Hilde Wilkinson, Pénélope Field, Voici Manon Germain et Julie Klein. Manon, voici des renforts pour la cuisine, vous allez pouvoir faire tous les repas ici ! »

     « - Dillon, les nouveaux gardes sont arrivés.

      - Je vais les chercher ! »

     Et il revient avec les nouvelles recrues, trois garçons et trois filles. Les gardes sont enchantés d’accueillir les nouveaux... et surtout les nouvelles, qui en imposent par leurs carrures ! Il demande aux jumelles de venir. « Voici Marianne et Mariette, qui vont prendre vos mesures pour vous faire des habits de gardes. Vous serez nus la plupart du temps, mais il y aura des circonstances où il faudra vous habiller ! Vous allez faire les présentations, vous donnerez votre âge. 

     - Joseph Spohr, 23 ans, de Lingen.

     - Bernard Spohr, 23 ans, de Lingen.

     - Benoît Spohr, 22 ans, de Lingen.

     - Stéphane Spohr, 21 ans, de Lingen.

     - Pierre Spohr, 20 ans, de Lingen.

     - Paul Spohr, 20 ans, de Lingen.

     - Paul Frisch, 18 ans, de Naborum.

     - Jacques Martin, 22 ans, de Naborum.

     - Albert Fart, 21 ans, de Naborum.

     - Georgette Fart, 22 ans, de Naborum.

     - Helga Wilkinson, 25 ans, de Mettis.

     -Gretel Wilkinson, 23 ans, de Mettis. » 

     Renseignements pris, Dillon est content de savoir qu’ils savent tous lire, écrire et compter.    « Bien, c’est parfait ! »

     « Nous allons dehors nous entraîner au tir à l’arc. Ceux ou celles qui ne savent pas vont apprendre ! »

     Anatole emmène Axell à la chaufferie. « J’aurai besoin d’aide parfois, tu pourras me donner un coup de main ! - Volontiers ! » Et Anatole lui explique tout le système de chaufferie, de vapeur, les machines, la chambre froide…

     La cloche retentit à nouveau. Anatole va ouvrir, ce sont les Martinet.

     Ils se présentent à Jacou, qui est descendu.

     « Nous sommes les frères Martinet, nous sommes des mineurs. Voici nos épouses, et nos fils qui veulent être gardes.

     Bruno Martinet 44 ans, mineur ; Fleur, 40 ans.

     René Martinet, 42 ans, mineur ; Delphine, 40 ans.

     David Martinet, 40 ans, mineur ; Alice 39 ans.

     Denis martinet, 19 ans, garde

     André Martinet, 19 ans, garde

     Roland Martinet, 18 ans, garde

     - Très bien. Denis, Roland et André, Marianne et Mariette vont venir prendre vos mesures pour des habits de garde. Vous irez ensuite derrière le bâtiment. Les gardes sont à l’entraînement. Vous vous présenterez à Dillon. 

     - Dillon d’Ortega ?

     - Oui, lui-même ! vous le connaissez ? 

     - On était des élèves de Jean d’Ortega, son père !

     - Alors il sera content de vous voir ! »

     Une fois les mesures prises, ils vont derrière le bâtiment, et en effet, Dillon est très heureux de les revoir ! Ce sont déjà de bons archers ! Ils se présentent à nouveau, et intègrent le groupe.

     « Bruno, René et David, les mineurs vont revenir pour manger, vous vous présenterez à nouveau. »

     « Mesdames Martinet, voulez-vous un emploi ? »

     - Bien sûr ! que pouvons-nous faire ? »

      - Manon va venir vous chercher, il va s’agir de dresser la table pour le repas. Vous aurez d’autres tâches à exécuter : du ménage, de la cuisine, de la couture…Voulez-vous être initiées aux massages ?

    - Oh, nous savons déjà masser.  Nos maris rentraient de la carrière fourbus, et nous savions les détendre ! 

     - C’est superbe ! Vous êtes embauchées comme masseuses. Marianne et Mariette vous expliqueront tout. Mais pour l’instant, suivez Manon. »

     La cloche retentit encore. Cette fois, c’est Child, avec Gael et tout plein de nourriture dans une charrette.  Ils ont emmené Hantz, qui sera garde lui aussi.

     Manon dresse la liste des couverts.

     « Voyons, voyons... Jacou, Chantal, Dillon, Anatole, les dix soldats, les six gardes, les dix nouveaux gardes, les six maçons, les six mineurs... Les quatre nouveaux mineurs, les deux cuisinières, les deux nouvelles cuisinières....  Les deux masseuses, les trois nouvelles masseuses, sans oublier les deux buandières... Cela nous fait quand même un total de cinquante-sept couverts !

      Nous allons donc devoir faire plusieurs tables... Une table pour les dix soldats. Une table pour les seize gardes. Une table pour les seize travailleurs, six maçons et dix mineurs. Une table pour les quinze qui restent : Jacou, Chantal, Dillon, Anatole, les cinq masseuses, les deux buandières et les quatre cuisinières. Ces dernières mangeront plus tard, chacune va s’occuper d’une table. Pénélope, tu t’occuperas de la table des dix soldats. Toi, Hilde, tu t’occuperas de la table des seize travailleurs. Et toi, Julie, tu t’occuperas de la table de Jacou, qui sera aussi la nôtre. Quant à moi, je m’occuperai de la table des seize gardes. »

    Les tables sont dressées, la salle est pleine de tables ! Il est midi, Les convives vont arriver. Les maçons arrivent, vont prendre une douche, et s’installent, Hilde leur montre la table. Les mineurs suivent, les soldats sont déjà attablés, et voilà les gardes qui reviennent de leurs exercices. Bientôt, tout le monde est là.

 

 

Les instructions de Jacou

 

     Jacou prend la parole et s'adresse à toutes les tablées :

     « Je souhaite à toutes et tous un bon appétit ! Comme vous le voyez, nous sommes nombreux. Et ce sera comme cela tous les jours, midi et soir. Il y a beaucoup de nouvelles et de nouveaux, je demanderai aux anciens de les aider au maximum à s’acclimater à leurs nouvelles tâches, et à leur nouvelle vie !

     Tout le monde doit prendre une dose de remède, au moins une fois. Les arrivants de Mettis, pensez-y ! Chantal va passer parmi vous.

     La plupart des nouvelles et nouveaux ne dormiront pas ici, mais à l’auberge, le temps de finir le bâtiment en face, qui avance bien. Ils rejoindront l’auberge après le repas du soir.

     Cet après-midi, j’irai à la caverne avec quelques-uns d’entre vous.  Il s’agit d’une initiation que vous devez faire, n’ayez crainte, rien de méchant !

     Les quatre nouveaux mineurs, Bruno, René et David Martinet, et Axell Wilkinson, rendez-vous à la buanderie chez Josiane et Josette, qui vous équiperont. Et aussi les trois nouvelles masseuses, Fleur, Delphine et Alice Martinet. Ainsi que les trois nouvelles cuisinières, Julie Klein, Pénélope Field et Hilde Wilkinson. Cela fait dix... Josiane, vous avez bien dix tenues d’avance ? Bon, alors, rendez-vous tout à l’heure à la buanderie.

     Les filles, vous préparerez les chambres pour faire dormir dix personnes. Puis vous aiderez Manon à la cuisine pour le repas de ce soir.

     Chantal, tu prépareras dix bols pour notre retour.

     Dillon, tu t’occuperas des gardes. Entraînement sur cible.

     Achille, toi qui maîtrises le flamand, tu resteras ici, tu enseigneras notre langue à Hantz.

      Les soldats, vous allez patrouiller dans le village, trois groupes de trois d’un bout à l’autre, tout l’après-midi. Il va faire chaud, vous serez en armes, nus, vous pouvez faire des pauses chez Child... mais pas tous en même temps !

     Le premier groupe ira directement à l’entrée du village, le deuxième gardera la muraille ouest, le troisième se promènera dans le village, et relèvera le premier groupe, à l’entrée, qui ira relever le groupe ouest, qui ira relever le groupe est, et ainsi de suite. Vous arrêterez quiconque arrive dans le village pour lui demander le motif de sa venue, que ce soit pour les douches, l’auberge, les livraisons...  Il faut dès maintenant sécuriser notre village, il faut que les villageois se sentent en sécurité. Ce sera le travail des gardes, quand ils seront tous initiés.  Ce sera demain matin.

     Les maçons, vous devez recevoir le bois cet après-midi. Michel viendra vous donner un coup de main, mais lui, il n’est pas initié. Alors, soyez prudents ! Deux d’entre vous pourront aider Michel et Robert à mettre le portail ouest en place.

     Les mineurs, vous continuez avec les arbres. Si vous en avez marre, vous pouvez extraire du minerai et le ramener à la grande forge, juste à côté, derrière la muraille ouest.

     -Je crois que j’ai tout dit. Des questions ? Bon, alors, bon après-midi à toutes et tous ! »

 

Les charretiers d'Aix

 

     Child est revenu à l'auberge, il nous parle de tous ces nouveaux visiteurs qui sont passés ici, puis aux douches, et qui sont tous montés nus à l’école. Il rigole : « C’est Jacou qui devait être content de les voir, tous tout nus ! »  Nous passons à table. Child nous dit que l’école doit être pleine à craquer, ils ne sont pas loin de soixante à table en ce moment, là-haut ! Et ce soir il aura du monde à dormir, à l’auberge...   Berthe plaint la pauvre Manon, mais Child la rassure : « Elle a reçu du renfort...Trois nouvelles personnes vont l'aider ! »

     Après le repas, en train de siroter un digestif devant l’auberge, nous voyons passer trois de nos jeunes soldats, en armes ! 

     « Que se passe-t-il encore ? demande Child.

     - Nous assurons la surveillance permanente du village à partir de maintenant ! répond Joseph, qui est avec Alix et Le Borgne. Nous nous postons à l’entrée, et nous attendons la relève !

     - On passera boire un coup au retour !  rajoute Le Borgne. »

      Peu de temps après arrive un convoi de deux chariots. Joseph est dessus. Le convoi s’arrête et Joseph annonce : « C’est le bois pour le bâtiment ! Tu viens, Michel ? » Et Michel monte sur le chariot. Peu de temps après, les chariots sont déjà de retour, vides ! Joseph, avec Xavier, Armand et François, la patrouille de garde à la porte ouest, ont déchargé les chariots en un rien de temps ! Après ce qu’ils ont vu, les charretiers ont bien besoin d’un remontant... Ils entrent dans l’auberge, tandis que Joseph redescend à son poste à l’entrée du village. Les deux charretiers veulent bien manger un morceau. Ils viennent du nord d'Aix, et sont sur la route depuis hier. Child leur dit d’enlever leurs vêtements encore mouillés, ils ont été rincés par la pluie. Ils ne se font pas prier, se mettent nus, et s’installent au soleil en attendant leurs assiettes.

    « Je m’appelle Victor Rous, j'ai trente ans.  Et voici Amédée Kris, vingt-neuf ans. Nous venons de la scierie d’Aix. » Ce sont deux grands gaillards blonds, de six pieds six pouces tous les deux, taillés en V, les poitrails velus, une toison pubienne dense, et des pénis d'au moins six pouces. Une fois servis, ils mangent de bon appétit, et boivent quelques pichets de vin de Child. 

     « Vous repartez tout de suite ? 

     - Nous avons un peu de temps, mais nous devons être à Pont-de-Sarre au plus tard demain matin...  pour charger des céréales pour Aix.

    - D’ici, ça fait six lieues.

     - Alors, on n’est pas pressés, on peut arriver ce soir, tranquillement ! 

      - Si vous voulez, vous pouvez prendre une douche, et sécher vos habits, juste à côté.

    - Une douche ? De l’eau chaude, comme aux thermes d’Aix ? Vous avez ça ? Alors, bien volontiers ! 

     - Gael va vous y emmener, il prendra vos habits pour les faire sécher, près de la cheminée, ils seront secs en un rien de temps ! »

     Et voilà les charretiers partis pour la douche.

      Émile arrive avec une charrette, il va chez Michel chercher le portail avec Nestor. Je monte avec eux. Une patrouille de trois soldats descend vers l’entrée du village, il s’agit de Gabin, Hugues et Charles. « Nous allons relever la garde à l’entrée ! » dit Charles. « Ils vous attendent pour venir boire un coup ! » se marre Child. Effectivement, quelques minutes plus tard, Joseph, Alix et Le Borgne sont au comptoir, à l’ombre, et commandent trois canons. « Bon, nous continuons notre ronde. À plus tard ! » dit Le Borgne en riant.

 

 

Un après-midi bien rempli

 

    Et à l'école, la ruche s’active ! Jacou, une fois les futurs initiés équipés, part avec sa troupe vers la colline nord.  Les soldats se mettent en place, les gardes s’entraînent derrière le bâtiment. Les filles débarrassent les tables et préparent les chambres, puis vont faire de la couture, Josiane et Josette pour les habits d’initiation, Marianne et Mariette pour les habits des gardes. Manon s’occupe en cuisine... Ce lave-vaisselle est une bénédiction ! Chantal fait ses potions dans le cabinet de Jacou, et prépare les bols pour le retour des futurs initiés. Achille et Hantz sympathisent. Hantz est content de pouvoir parler avec lui, et Achille répond à toutes ses questions.

     Les mineurs et les maçons sont retournés à leurs travaux.

     Jacou est de retour avec ses dix initiés, Chantal s’occupe d’eux avec lui, et bientôt ils dorment dans les chambres du fond.

 

 

Les archers

 

     Quatre cavaliers arrivent au pas, Gabin tenant les rênes de l’un d’eux. Ils s’arrêtent chez Child. Ce sont des archers d'une quarantaine d'années, avec leurs arcs en bandoulière dans le dos. Ils disent à Child : « On nous a dit que tu vendais les meilleures flèches de la région... » Child répond : « Venez voir, Gael va vous montrer ! » Et les quatre archers pénètrent dans l’échoppe. Ils sont ravis, quel grand choix de flèches à leur disposition !

      L’un des archers fait remarquer : « Dites donc, on ne rigole pas chez vous ! Trois soldats tout nus nous ont mis en joue dès l’entrée du village, avec chacun deux flèches engagées sur leurs arcs bandés... Faut pas faire le malin par ici, on dirait ! » Gael leur raconte alors la dernière attaque que ces jeunes soldats tout nus ont repoussée. « Ah ! C’était donc ici ! On en a entendu parler, avec ces brigands condamnés au bagne de Deux-Ponts... C’était donc vous ! » Et il dit cela en regardant Gabin, qui confirme en souriant.

     « Mais nous aussi, nous sommes de bons archers, vous savez ! dit un autre archer. Voulez-vous qu’on fasse quelques essais ?

     - Volontiers, répond Gabin.  Mais allons à l’entrée du village, ce sera plus tranquille ! 

     - D’accord, mais d'abord on choisit nos flèches et puis on boit un coup. vous êtes invités.  Et après, on va s’amuser un peu. Je doute quand même un peu de votre savoir-faire ! dit l'archer en souriant.

     - On verra, on verra...

     Ils boivent donc un canon, paient leurs flèches et les verres, et repartent au pas vers l’entrée du village.

     « Bon, montrez-nous vos talents ! dit un archer en bandant une flèche.

     - Tirez votre flèche en hauteur, propose Gabin, je la casse en deux ! 

     - Impossible ! s'esclaffe l'archer.

    Alors il décoche une flèche en l’air. Gabin prend le temps de viser, analyse très vite la trajectoire, et décoche sa flèche... qui coupe l’autre en deux à deux cents pieds !

     Incroyable ! Je n’ai jamais vu ça !

     « Bah, un simple coup de chance !  dit un autre archer.

     - Tirez deux flèches, alors ! suggère Gabin.

      Et deux flèches sifflent dans les airs. Gabin ajuste son premier tir, et pendant que sa flèche monte à la rencontre des autres, il envoie la seconde… Et les deux flèches des archers sont coupées en deux !

    « C’est un vrai prodige !

     - Non, de l’entraînement, tout simplement...

     - Les deux flèches dans l’arc quand on est arrivés, ce n’était donc pas de la frime ?

     « Non ! à nous trois, on vous terrassait tous les quatre, d’un tir simultané !

     - Lors de la première attaque par des pillards flamands, dit Charles, nous étions à dix contre trente-cinq. Mais en moins d’une minute, ils étaient tous morts ! 

     - Et pourquoi faites-vous ça à poil ? 

     - C’est notre philosophie, notre force ! dit Hugues.

     - Bravo les jeunes, vous êtes vraiment des braves ! Nous continuons notre route, mais quand on passera par-là, on ne manquera pas de venir vous saluer ! » 

     Et ils repartent vers Naborum.

     - Bravo Gabin ! tu les as soufflés !

     La relève arrive. Xavier, Armand et François sont là. Charles raconte la joute avec des archers. Gabin les a rudement épatés, en coupant comme annoncé la flèche en deux à deux cents pieds !

     Gabin, Charles et Hugues reviennent donc, et s’arrêtent à l’auberge. Gael demande : « Alors, résultat ? »  « C’est Gabin qui a gagné ! » dit Hugues, et il raconte. Child est fier de ses archers ! Chacun boit un canon, et ils reprennent leur ronde vers l’autre bout du village.

      Le manège dure tout l’après-midi. Les portes du village sont gardées, tandis qu'une patrouille fait sa ronde dans le village. Celles et ceux qui les voient les félicitent, les applaudissent. Durandalem est désormais hors de danger, avec de tels valeureux soldats !

     En fin d’après-midi, c’est à nouveau Xavier, Armand et François qui sont de garde à l’entrée. Deux grandes charrettes arrivent, les soldats les arrêtent. Ils viennent de Mousson avec de la ferraille pour Robert le forgeron. François monte avec eux. Robert doit être à la grande forge, à cette heure ! En chemin, ils dépassent Gabin, Charles et Hugues, et arrivent devant l’école. Les charretiers de Mousson sont sidérés... En moins de cinq minutes, tout est déchargé ! Des plaques de tôles de plusieurs centaines de livres volent dans les airs, les tuyaux, les sacs de pommeaux, les barres de fer, tout le matériel pour le bâtiment est là. Avant la fin de la semaine, le rez-de-chaussée sera habitable ! Je suis heureux, je peux travailler. Il y a là de quoi faire plusieurs chaudières et tout plein de douches !

    Les maçons, avec l’aide des mineurs et les conseils de Michel, ont fini le rez-de-chaussée, et le plancher de l’étage est posé. Dès demain je pourrai poser les tuyaux pour l’eau, les douches, le chauffage. J’enverrai mander les forgerons du coin pour m’aider ! Je demande aux soldats et aux mineurs de me ranger les fournitures dans le bâtiment, à l’abri pour la nuit. En les voyant déplacer tout cela dans les airs, Michel et moi, nous nous disons qu’il faut vraiment que Jacou nous initie, nous aussi !

      Le portail ouest est maintenant en place. Manipulable par une seule personne, grâce aux contrepoids que j’ai installés.

 

 

La fin d’après-midi

 

    A l'école, les gardes rentrent de l’exercice. Il fait très chaud, et il n’y a pas d’ombre l’après-midi derrière l’école. Dillon a décidé de faire une séance de sudation pour les nouveaux gardes.  Ils se retrouvent donc à dix-sept dans la salle.

     Les maçons ont fini leur journée, les mineurs aussi. Ils attendent que les gardes sortent de la salle, puis prennent leur place. Six maçons et six mineurs contents de leur journée ! Les arbres sont dégagés, les planchers sont posés, il y a un tas de minerai jaune devant la grande forge…

     Les douches sont prises d’assaut ! Josiane et Josette ont du mal à suivre avec les serviettes, il va falloir augmenter les stocks ! Anatole aussi peine à suivre. « On utilise beaucoup d’eau, et les chaudières tournent à plein régime, dit-il à Jacou.  À ce rythme-là, on va bientôt manquer de charbon, si ça continue ! » Certes, la pluie de ce matin a rempli les réserves d’eau. Mais vu le nombre d’utilisateurs, il va falloir des réserves encore plus grandes !

     Mariette, Marianne et Manon s’affairent dans l’office. Elles ont de quoi s'occuper, à préparer tous les plats pour le repas de ce soir.... 

     Les nouvelles cuisinières, Julie Klein, Pénélope Field et Hilde Wilkinson sont de retour à l’office. Elles découvrent leur nouveau pouvoir de communiquer par la pensée, et elles trouvent cela étrange. Mais Manon leur dit mentalement que cela va bien les aider par la suite.

     À elles quatre, elles dressent les tables, dans la même disposition qu’à midi.

     Marianne et Mariette vont donc à la salle de massage. Les trois nouvelles masseuses, Fleur, Delphine et Alice Martinet, les rejoignent. Elles ne seront pas de trop, le travail est continu ! Les gardes qui ont mal aux bras, les mineurs, les maçons... Et aussi les soldats, qui ont besoin d’un traitement de la peau. Tout un après-midi sous le soleil à se promener nus dans le village, ça les a quand même un peu rougis. Surtout les roux Alix et Hugues, mais aussi les blonds, Charles, Armand et François ! Mais Chantal a une bonne pommade pour apaiser les brûlures du soleil, surtout sur leur pubis rasé, qui maintenant commence à se colorer lui aussi.

     Hantz a droit à des massages particuliers d’Achille.  Il apprécie vraiment ce jeune garçon d’à peine seize ans, qui est de surcroît bien équipé entre les jambes. « Nos sexes se ressemblent ! » lui dit-il en se marrant.  Cela fait longtemps que Hantz n’a plus eu de rapport sexuel. Achille va voir s’il peut quelque chose pour lui !

      Au village, les charretiers de Mousson demandent s’ils peuvent dormir à l’auberge. Mais Child leur dit que c’est complet. Michel les invite alors à dormir chez lui, il a des chambres vides. Les charretiers acceptent volontiers.

     Le soir, nous nous retrouvons comme d’habitude chez Child, mais on est tous nus. Et avec la chaleur qu’il a fait aujourd’hui, c’est vraiment très agréable !

     À l'école, tout le monde est à table. Achille demande à Marianne et à Mariette si elles ne voudraient pas s’occuper un peu de Hantz. Elles sont d’accord, d'autant que son membre imposant les émoustille quelque peu. « Mais tu dois l’accompagner pour traduire ! » lui dit Mariette en pensée. Elle sait qu’Achille est lui aussi bien fourni du côté entre-jambes...

     Après le repas, les Martinet, les Wilkinson et les Naboriens, ainsi que les bûcherons-mineurs, tous les nouveaux quittent l’école et descendent à l’auberge. Josiane et Josette, ainsi que Chantal, aident Manon et Julie à débarrasser. Marianne a informé Jacou : Hantz dormira chez elles, ce soir. Cela fait sourire Jacou !

 

     Les nouveaux embauchés arrivent avec les bûcherons-mineurs à l’auberge.  Paul demande s’il y a une chambre disponible pour les Naboriens. Child fait le point :

     « J’ai en tout deux chambres à trois lits, trois petites chambres avec un grand lit, et deux grandes chambres avec six lits. Les trois petites chambres seront pour les trois couples Martinet. Et pour leurs fils, une chambre à trois lits, s’ils sont d’accord. Quant à Madame Wilkinson et à ses filles, elles pourront dormir dans l'autre chambre à trois lits. Pour toi, Axell, la chambre de Hantz, dans les combles, vu qu’il dort à l’école. Une des grandes chambres à six lits est déjà prise par les bûcherons. L'autre grande chambre, elle sera pour vous, les Naboriens, Paul, Jacques, Albert, Georgette, et Pénélope...  Et là, je suis complet ! »

      Tout le monde est satisfait de son couchage. Les discussions tournent autour des formations des gardes, des démonstrations des soldats, de la vélocité des maçons et des mineurs, et des initiations de Jacou. Nul n’ignore plus les pouvoirs étonnants que Jacou offre à ses élèves et aux travailleurs qu'il initie.

     « Demain, dis-je, nous aurons des renforts des forgerons de la région, pour installer au plus vite les douches et l’eau dans le nouveau logement. Michel lui aussi aura de l’aide pour installer les portes et les fenêtres des menuisiers des alentours. Sans compter l’aide des verriers de Meisenthal ! »

     Roger, qui se plait dans le rôle de coursier du village, revient avec des bonnes nouvelles : « Ils ont dit qu’il viendront demain : Léon Iser, le forgeron de Laudrefang, Louis Brett, le menuisier de Laudrefang, Guillaume Holz le charpentier de Tenquin, Nicéphore Déreck, le forgeron de Tenquin, frère du tailleur de pierres Nicolas, Émile Gouvy, le forgeron de Hombourg, Nicolas Lemas le forgeron de Naborum, frère du bourgmestre, et  Fernand Schuss, l’ébéniste de Naborum, le frère de l’apothicaire Bertrand. Et je rajoute que les livreurs de pierres seront là eux aussi, de bonne heure. Leurs charrettes sont déjà remplies ! »

     Je suis ravi. Je remercie grandement Roger, pour son efficacité ! Avec quatre forgerons, on aura fini dans la journée ! Et trois menuisiers avec Michel...

      Le bâtiment sera une vraie ruche !

      Alvin annonce qu’il livrera de la viande à l’école demain. Le Fernand enverra un de ses commis apporter les légumes frais. Isabeau ira livrer du pain, et Clovis apportera des volailles et des œufs. Ça va en faire du monde, devant l’école ! On me demande si c’est vrai que j’ai fabriqué une machine qui fait du froid... Je réponds que oui, j'en ai installé une à l'office de l’école, et ils peuvent garder maintenant de la viande plusieurs jours sans problème ! Et dès que j’aurai fini les premiers logements, Alvin aura la sienne, et Child aussi.

     Tout le monde va se coucher, demain sera une belle journée !

      À l'école, comme convenu, Achille et Hantz rejoignent les jumelles dans leurs quartiers…

 

Annexe 68

    Mardi 19 mai

 

 

La construction des logements

 

La matinée

 

    Comme décidé à l’école par Jacou ce matin, aujourd’hui ce sont les gardes qui patrouillent. Par deux, de façon qu’il y en ait toujours deux à l’entrée du village. La porte ouest étant fermée, plus besoin de deux gardes, un vigile dans la tour de guet suffit !

      Arrivant de Tenquin, deux grandes charrettes tirées chacune par quatre chevaux se présentent à l'entrée du village. Joseph et Bernard leur font signe d'arrêter. Après s'être renseigné, Joseph monte dans la première. C'est pour aller livrer les pierres. Les conducteurs Gilbert et Robert Gotsch savent où aller, ils sont venus hier ! disent-ils. Les charrettes sont vite déchargées, et les deux livreurs se retrouvent de bon matin chez Child, en attendant qu’ouvrent les douches.

     Bernard est resté seul garder l'entrée. Et voilà que plusieurs personnes arrivent à cheval, de Tenquin, de Hombourg, de Naborum... Bernard appelle à l’aide, il est débordé ! Ses frères arrivent à la rescousse. Mais rien de grave, ce sont les forgerons et les menuisiers qui viennent aider Robert et Michel. Ils sont tous attendus au bout du village. Ils sont bien sûr étonnés de voir que tout le monde est nu !

     Voilà maintenant une calèche qui arrive, en provenance de Naborum. Les époux Frisch, Raoul et Raymonde, avec la sœur de Raoul, Isabelle, viennent voir le terrain où ils vont construire leurs commerces. Ils en profiteront pour prendre du bon temps aux douches ! Joel les accueille, nu.   Les frères Gotsch sont près de la cheminée, nus eux aussi. Ce qui les étonne.  Joel leur prépare des serviettes. Les jeunes époux, qui sont arrivés habillés, se dévêtent avant d’entrer dans une douche. Isabelle, voyant Joel nu devant elle, avec ce pénis qui trône magnifiquement entre ses jambes, n'hésite pas une seconde : elle l’entraîne dans une douche et ferme la porte. Du couloir, on n’entend rien. Mais quand elle ressort les yeux brillants, et lui le sexe bien long, on sait que la douche n’était pas le motif premier ! Quant aux frères Gotsch, ils ne sont plus là…

     Joel gronde un peu Isabelle. Il ne faut pas sauter comme ça sur le premier venu ! Mais il la remercie tout de même pour ce moment intime... Le jeune couple sort à son tour, et va se sécher près du feu, à côté d’Isabelle.

     Puis ils vont à l’auberge. Ils restent nus, Joel leur ayant expliqué. Là, Raoul demande à Child de leur montrer le terrain dont lui a parlé son père, le banquier Frisch.  Child charge Gael de les y conduire. Ce n'est pas loin, juste à côté du barbier. La situation du terrain leur convient parfaitement, ils vont bientôt commencer la construction !

     Arrivent ensuite deux chariots, avec quatre personnes. Ils disent venir de Meisenthal, et apportent toutes les vitres pour un bâtiment ! Ils sont évidemment étonnés de voir des gardes nus. Bernard leur explique les nouvelles lois du village.  Mais ils préfèrent rester habillés. Il monte avec eux pour les guider. La livraison se fait devant l’école. Par précaution, pour éviter la casse, vu le nombre de personnes qui travaillent sur le chantier, les vitres sont déchargées dans l’enceinte de l’école. Du coup, le portail reste ouvert.

     Dans l’école, Jacou et les dix nouveaux gardes, Denis, André et Roland Martinet, Paul Frisch, Jacques Martin, Albert et Georgette Fart, Helga et Gretel Wilkinson, et Hantz Burg, une fois équipés, partent pour la caverne, dans la colline nord.

     Les nouveaux mineurs suivent les autres, ils vont faire de l’extraction, pendant que les bûcherons préparent les étais pour sécuriser la galerie, qui descend en suivant la veine.

     Les soldats sont en cours, ils écoutent Chantal qui les instruit sur les plantes.

     Manon organise l’office pour confectionner les repas, cuire les viandes. Les ingrédients ne devraient plus tarder à arriver, dit-elle à ses collègues.

     Et en effet. Bien que le portail soit ouvert, à cause des verriers qui ont besoin d’un endroit protégé pour travailler les vitres, la cloche de l'entrée retentit, Anatole appelle Manon. C’est Alvin Koch qui livre la viande, avec sa fille Judith. Judith en profite pour confier à Manon qu’elle aimerait bien intégrer l’école. Elle pourrait aider au ménage ou à la cuisine… Alvin n’a rien contre. Avec lui à l’abattoir et Elvire à la boutique, l’affaire fonctionnerait parfaitement.

     Manon lui dit qu’en cuisine, elles sont déjà quatre. Mais à la buanderie, Josiane et Josette sont de plus en plus débordées. Une aide ne serait pas inutile. « Viens avec nous, tu vas aider les buandières. Et quand Jacou reviendra, on lui demandera ce qu'il en pense ! » Et Manon et Judith apportent la viande à l’office, et descendent voir les buandières. « Voilà Judith, qui se propose de vous aider. Je vous la laisse ! »

     Josiane et Josette sont contentes, une personne de plus ne sera pas de trop ! Il y a un tas énorme de serviettes à laver, sans compter les draps, les nappes… Elles lui expliquent le fonctionnement de la machine à laver. Judith a vite compris, et elle se charge de laver les serviettes, et de les étendre dehors au soleil, pour les faire sécher.

     Jacou est de retour, avec les gardes. Josiane lui parle aussitôt de Judith. Il est d’accord pour qu'elle reste, à la plus grande joie de la jeune fille !

     La cloche retentit à nouveau. Cette fois, c’est Jacques, le commis du Fernand, qui ramène une pleine charrette à bras de légumes. C’est Julie qui l’accueille et le remercie. Jacques est un peu déçu, il aurait aimé un accueil comme celui de Gildas la dernière fois ! Il se dit en rigolant tout seul que la prochaine fois, il tâchera de venir à la Saint-Jacques...

     Clovis arrive en même temps, avec tout plein d’œufs et de belles volailles, déjà plumées et vidées. Julie le remercie vivement.

     La chambre froide se remplit. Il y a de quoi nourrir tout le monde pour un bon bout de temps !

     Isabeau est là. Voyant le portail ouvert et connaissant la maison, il laisse sa carriole à l’entrée, et va directement à l’office. Il apporte des pains, mais aussi des pâtisseries. Une centaine de pâtisseries faites par sa mère Bertha, et un énorme tas de pains du P’tit Louis. De quoi tenir un moment ! Il demande de l’aide pour monter tout cela. Hilde et Pénélope viennent à son secours.

     À midi, tout le monde est réuni, à l’exception des nouveaux gardes, qui émergent doucement. Jacou présente Judith Koch, la nouvelle buandière. Tout le monde lui souhaite la bienvenue.

     Au village, les maçons ont fini le mur ouest de la bâtisse, qui doit supporter la grande cuve d’eau et celle pour les douches. Ils ont suffisamment de pierres pour terminer l’étage du bâtiment.

     Les cuves sont prêtes. Elles sont mises en place, surplombant le mur du bâtiment, qui fait vingt pieds de haut. Le remplissage en eau a commencé, par un tuyau qui vient d’une dérivation de l’aqueduc de l’école, et qui passe au-dessus du chemin, à trente pieds de haut. J’installe la chaudière avec Léon. Le plus grand modèle que j’aie fabriqué ! La pièce de la chaudière est grande comme deux appartements, avec sa réserve de charbon. Les fenêtres sont mises en place, les unes après les autres. Il faut soixante-quatre petites fenêtres en tout pour les deux niveaux, trente-deux grandes fenêtres, et quatorze murs vitrés.

     Child est passé à l’école ramener du vin. Je lui dis que nous mangerons à l’auberge ce midi. Nous serons cinq forgerons, quatre menuisiers, quatre verriers. Donc treize à table.

     À midi, nous descendons à l’auberge.  Les verriers demandent à Child s’il peut les héberger, mais il leur répond que l’auberge est pleine !

     Alors, il faut s’organiser ! Les verriers pourront dormir à l’école, Child en parlera à Jacou « Combien de temps pensez-vous rester ?  - Je pense que demain soir, nous aurons fini nos vitres, et que nous partirons jeudi matin. ».

       Michel peut héberger Guillaume Holz et Nicéphore Déreck. Moi, je peux héberger Émile Gouvy. Ceux de Naborum et ceux de Laudrefang pourront rentrer chez eux ce soir. Comme cela, tout le monde est casé.

 

 

L'après-midi et la soirée

 

     Après le repas, nous retournons sur le chantier. Child nous accompagne, il doit négocier des chambres pour les verriers à l’école. Il ressort avec Jacou, qui propose aux verriers de dormir à l’école, dans les chambres du fond, les deux nuits qu’ils passeront ici. Mais ils devront être nus, c’est la règle.

     Après avoir hésité, Helmut Bour, le plus âgé des verriers, accepte : « Bon, d’accord ! De toute façon, on a trop chaud. Alors, camarades, déshabillons-nous ! » Et les quatre verriers se déshabillent dans l’enceinte de l’école. Les ouvriers qui les voient revenir nus sourient. Quatre de plus...  Tout le monde est nu sur le chantier !

     Helmut Bour, quarante ans, est un grand homme musclé de six pieds cinq pouces, un poitrail roux, une toison fournie sur un pénis de cinq pouces. Hantz Schmidt a trente-neuf ans, six pieds six pouces, blond, fin, pas de poils sur le pubis, et un membre de cinq pouces.

      Ludwig Beet est un blond de trente-sept ans, de six pieds cinq pouces, une grosse touffe blonde orne son pubis, sur un pénis de six pouces.

     Wolfgang Mose est roux, hirsute, couvert de poils, six pieds trois pouces, et un phallus impressionnant de sept pouces sur deux de large.

     Les filles de l’école passent nous distribuer des boissons fraîches sorties de la chambre froide... Cela fait du bien, sous cette chaleur !

     Les cantonniers Pierrot et Claude Stein ont fini la fosse d’aisance. Les sorties des coins d’aisance de l’immeuble sont raccordées.

     En fin de journée, le rez-de-chaussée de l’immeuble est déjà achevé. L’étage sera terminé demain. Pour midi, si tout va bien. Eh oui, à plusieurs, nous sommes véloces ! Une belle équipe...  Nous discutons entre nous de savoir si à nous tous, on ne pourrait pas monter une entreprise de travaux hydrauliques…Les derniers tuyaux et pommeaux sont en cours d’installation. Demain, les locataires pourront emménager !

     La chaudière est en chauffe, la cuve de réserve est pleine, et celle d’eau des douches est déjà tiède.

     Les verriers rentrent à l’école. Les mineurs reviennent avec un grand chariot de minerai, qu’ils déversent devant la grande forge, avant de rentrer eux aussi dans l’école.

      Les maçons disent que demain, ils pourront continuer les murailles. Ils vont d’abord construire le portail est, à l’entrée du village.

     Et tout le monde quitte le chantier. Nous retournons chez Child. Les Naboriens boivent un canon avec nous avant de rentrer, et ceux de Laudrefang retournent aussi chez eux.

        Les cantonniers ont discuté avec Child, ils vont recevoir le plan des fondations des commerces des Frisch, et commenceront demain à les creuser.

    Émile a récupéré les chevaux des verriers, il les hébergera pour deux jours. Et il boit un canon avec nous, accompagné de Nestor.

     « Nous resterons manger ce soir, dis-je à Berthe et à Estelle. Les verriers, eux, mangeront à l’école ».

     À l’école, après le repas, chacun retourne à sa tâche.  Il fait chaud, au dehors !

     Les cuisinières amènent des boissons fraîches aux ouvriers du bâtiment en face de l’école.

     Les gardes ressortent faire leurs rondes. Josiane leur a fabriqué des coiffes légères pour les protéger du soleil, avec l’emblème du village dessus. « Ainsi, même nus, on sait que ce sont les gardes ! » Jacou la félicite : « Bravo Josiane ! »

     Il dit aux filles « Préparez les chambres du fond pour loger les vitriers, qui dormiront deux nuits chez nous. Ils mangeront avec nous ce soir. »

     Les soldats sont derrière le bâtiment, ils font de la musculation. Les nouveaux gardes les rejoignent. Achille et Hantz continuent leurs cours.

     En fin d’après-midi, les dix mineurs reviennent, et vont en salle de sudation, rejoints par les six maçons.

     Puis c’est au tour des onze soldats et des dix nouveaux gardes de transpirer.

     Ensuite, les six gardes reviennent de leurs rondes et c’est leur tour d’occuper la salle de sudation. Les quatre vitriers y vont aussi. Ils ne connaissent pas, et sont étonnés de la chaleur qui y règne ! Josiane, Josette et Judith ont fort à faire entre le nettoyage de la salle, et la fourniture des serviettes pour tout le monde !

     Les masseuses sont à fond dans leurs massages, elles s’occupent des verriers, qui apprécient pleinement. Puis c'est au tour des mineurs, à tour de rôle. Une masseuse pour deux mineurs !

     Les cuisinières s’affairent à l’office, puis dressent les tables pour tout le monde.  Et il en faut, des tables ! Une table pour les dix soldats. Les quatre vitriers y prendront place aussi. Une table pour les seize gardes. Une table pour les seize travailleurs, six maçons et dix mineurs. Une table enfin pour les seize qui restent : Jacou, Chantal, Dillon, Anatole, les cinq masseuses, les trois buandières et les quatre cuisinières.

     « Ce soir, nous sommes donc soixante-deux ! » dit Manon, un peu effarée par le nombre...

Jacou annonce : 

     « Nous allons devoir encore embaucher des gens !  Il nous faut une cantine extérieure à l’école, elle sera installée dans l’immeuble en face, pour cela il nous faut un concierge de l’immeuble, et deux cuisinières. L’immeuble sera habitable dès demain. Les Martinet, les Wilkinson, et les Naboriens, vous vous y installerez demain après-midi. Vous prendrez les repas ici, le temps que la nouvelle cantine soit achevée.

     À partir de demain, vous les gardes, vous serez opérationnels jour et nuit ! Vous êtes seize. Nous devons organiser des tours de garde à l’entrée du village, avec deux gardes en permanence, relevés toutes les quatre heures, de vingt heures à huit heures le lendemain. N’oubliez pas que vous communiquez entre vous et pouvez obtenir de l’aide rapidement si besoin. Vous aurez tous une gourde de potion, je vous expliquerai comment faire. Vous pourrez vous déplacer rapidement dans les airs, pour être très efficaces ! »

     Après le repas du soir, chacun s’en retourne à ses quartiers.  Les pensionnaires de Child retournent à l’auberge. Judith dormira dans les quartiers de Josiane et Josette. Ce soir, pour fêter dignement l’arrivée de Judith, les buandières ont des invités, Dillon et Achille. Et quand il aura fermé la maison et vérifié les chaudières, Anatole les rejoindra.

     Hantz dormira dans les quartiers des jumelles.  Cela leur fait plaisir... Et à lui aussi, sûrement !

     Manon et Julie vont voir les frères Spohr.  Ils n’ont pas eu de massages. Mais ce soir, leur ont-elles dit, elles vont leur prodiguer des soins.

     Jacou, lui, a besoin de son assistante Chantal.  Pour expérimenter d’autres potions...

 

 

         Mercredi 20 mai

 

 

L'organisation des gardes

 

     Les Naboriens sont là de bonne heure, ils veulent finir le chantier au plus vite ! Ils passent par l’auberge, boivent un canon et montent vers l’école, accompagnés par les jeunes Naboriens, les Wilkinson et les Martinet.

     Les gens de Laudrefang sont là aussi.  Et, moi, j’arrive avec Émile, Michel et ses pensionnaires. Tous, nous nous mettons au travail. Il fait déjà chaud !

     À l’école, Anatole a ouvert le portail. Il restera ouvert le temps que les verriers travaillent. Pierre doit incessamment livrer le charbon, il n’y en a presque plus ! Les maçons se partagent en deux équipes : trois d’entre eux restent à terminer l’étage, les trois autres descendent à l’entrée du village pour commencer le portail sud.

     Les gardes s’organisent. Jacou les initie au vol. Et comme la potion de Chantal est encore plus efficace, ils y parviennent facilement.

      « Maintenant que vous maîtrisez vos déplacements, vous pourrez facilement aller d’un bout à l’autre du village. Il vous faut un chef de la garde.  L'on pourrait par exemple prendre le plus âgé, ou bien prendre le plus grand ! »

     Le dernier, Hantz Burg, est nettement le plus grand. Mais il n’est pas encore opérationnel, et ne maîtrise pas encore la langue ! Le plus grand après lui, c’est Roland Martinet. Mais lui, il ne se sent pas l’âme d’un chef. Le plus âgé - ou plutôt la plus âgée - c’est Helga Wilkinson. Et il se trouve que c’est la plus grande après Roland... Va pour Helga Wilkinson ! Âgée de vingt-cinq ans, et mesurant six pieds dix pouces, elle est élue à l’unanimité par les quatorze gardes présents.

     Et c’est donc sous son commandement que les patrouilles s’organisent. Elle donne ses premiers ordres :

     « Trois gardes descendent à l’entrée du village et y restent. Un garde est au portail ouest. Deux patrouillent sur les chemins de guet de chaque côté du portail ouest. Trois gardes patrouillent sur la colline, sur le chemin de guet au sud. Trois gardes patrouillent dans la forêt, au nord. Les trois derniers patrouilleront dans le village !  Qu’en penses-tu, Jacou ?

     -  Je trouve que c'est une bonne répartition, ça couvre tout le village.  Mais le gros défaut, c'est qu'il n’y a pas de relève ! De plus, patrouiller dans le village n’est plus nécessaire. Pour ma part, voilà comment je verrais les tours de garde... Par deux :  à huit heures, deux en bas, deux en haut, et deux en pause, relève à dix heures en bas, relève à douze heures en haut, relève à quatorze heures en bas, relève à seize heures en haut, relève à dix-huit heures en bas jusqu’à vingt heures. Par trois : trois au nord, trois au sud, et trois en pause suivant le même principe.

 

     Ainsi, chacun fait une garde de quatre heures, et deux heures de pause entre chaque garde. Le point central peut être l’auberge, située à mi-chemin de chaque poste de garde. Ce qui nous donne :

Deux : 8-10 bas, 10-12 pause, 12- 16 haut, 16-18 pause, 18-20 bas.

Deux : 8-12 haut, 12-14 pause, 14-18 bas, 18-20 pause.

Deux : 8-10 pause, 10-14 bas,14-16 pause, 16- 20 haut.

Trois : 8-10 nord, 10-12 pause, 12- 16 sud, 16-18 pause, 18-20 nord.

Trois : 8-12 sud, 12-14 pause, 14-18 nord, 18-20 pause.

Trois : 8-10 pause, 10-14 nord,14-16 pause, 16- 20 sud.

     Ainsi, chacun aura fait huit heures de garde et quatre heures de pause, moins le temps d’aller à son poste. »

     Helga trouve ce plan génial ! Elle va l’adopter !

     Elle forme donc les équipes de deux :  Joseph et Bernard Spohr, Benoît et Stéphane Spohr, Pierre et Paul Spohr. Puis les équipes de trois : Georgette et Albert Fart, avec Jacques Martin. Gretel Wilkinson, Roland Martinet et Paul Frisch. Helga Wilkinson, avec Denis et André Martinet. Hantz Burg, lui, sera intégré dans l’équipe quand son bras sera guéri.

     - Voilà, c'est bien, dit Jacou.  Comme cela, je vais pouvoir établir l'emploi du temps pour chaque jour.

     - Oui, mais qu’en est-il des gardes de nuit ?

     - Quand les tours seront construites, il y aura un garde dans chaque coin, et un autre aux entrées du village. Pour cela, nous allons devoir embaucher des équipes de nuit. Douze gardes qui se relaieront toutes les quatre heures. Pour l’instant, un garde à chaque porte suffira. Tu devras désigner ceux qui seront de nuit, chacun à tour de rôle. J’espère trouver des gens rapidement. Ça va être un peu difficile pour vous, en attendant. Mais j’ai des potions qui vous permettront de rester réveillés sans fatiguer...  Tu me montreras le plan que tu as prévu. Maintenant, à vos postes, les gardes ! N’oubliez pas vos coiffes et vos arcs ! Pendant les pauses, vous mangerez à l’auberge. »

     Les gardes sont en tenue. C’est-à-dire tout nus, juste avec une coiffe arborant l’emblème du village. Et chacun, sachant où il doit aller, s’envole rapidement dans les airs vers son poste, aux entrées du village ou sur les collines. Pas plus d'une minute plus tard, le village est gardé, et bien gardé !

 

 

Les nouveaux bâtiments

 

     Les pierres prévues arrivent de Tenquin. Les gardes les déposent à l’entrée du village, pour les maçons qui vont commencer le portail est. Les frères Gotsch laissent leurs attelages à l’entrée, et vont chez Child, avant de prendre une douche chez Joel.

     Les soldats descendent chez Émile, ils vont passer la journée à cheval. Nestor les accompagnera pour s’occuper des chevaux, au cas où. Comme ils vont sortir du périmètre du village, pour l’occasion, ils ont emmené leurs pagnes. Roger a été mandé pour prévenir Jean-Louis Stamm, à Laudrefang, que les douze soldats de Durandalem mangeront à l’auberge Stamm ce midi.

      Les verriers travaillent vite. Ils veulent avoir fini ce soir, de façon à rentrer à Meisenthal dès demain matin.

     Une grande charrette arrive de Naborum. C’est Vivien Kauf, qui livre des meubles pour le bâtiment : une bonne vingtaine de lits et de matelas, des tables, des chaises, et un stock important de linge de maison. Il a aussi un gros paquet de serviettes et de draps pour l’école.

     Jacou descend à l’auberge, pour placarder l'annonce de recrutement qu'il a rédigée ainsi :

     « Le village de Durandalem embauche :

  • Deux concierges pour ses nouveaux bâtiments.
  • Quatre cuisiniers-cantiniers ou cuisinières-cantinières pour ses nouveaux bâtiments.
  • Trois hommes ou femmes de ménage pour ses nouveaux bâtiments.
  • Douze gardes, hommes et femmes, pour la surveillance nocturne du village.

      -    Postes à pourvoir immédiatement, salaire intéressant.

      -    Logement de fonction fourni sur place.

      -    La nudité est obligatoire pour ces postes.

      -    Les candidatures sont à déposer auprès de Childéric Germain, bourgmestre-adjoint et patron de l’auberge ».

     Child lui demande quels sont ces nouveaux bâtiments. Jacou lui précise que le premier est la maison à l’entrée du village, et que l’autre est le grand bâtiment en face de l’école.

     Ensuite Jacou descend à l’entrée du village voir où en sont les maçons. Ils ont commencé les murailles, les deux tours de guet du portail se dressent déjà ! Les deux gardes, Joseph et Bernard Spohr, aident les trois maçons à fournir les pierres. Cela fait bien avancer le chantier, tout en les exerçant au déplacement d’objets par la pensée.

      Il a avec lui un plan pour retaper et agrandir la maison juste à côté de la muraille. C’est l’ancienne maison des parents de Dillon, à l’abandon depuis dix ans. Elle servira d‘habitation pour les gardes qui vont être embauchés. Il a prévu douze chambres équipées en sanitaires, une grande pièce commune qui servira de réfectoire, une cuisine-office, et à l’avant une pièce de garde. Quand les maçons auront fini en haut, ils pourront s’atteler à ce chantier.  D'autres pierres devraient arriver demain. Puis il passe par l’auberge, avant de retourner à l’école.

Les embauchés de Saint-Louisbourg

 

    Une grande calèche arrive, six jeunes hommes et six jeunes filles. Ils disent à Joseph qu’ils viennent des environs de Saint-Louisbourg pour goûter les douches de Durandalem, et aussi pour voir s’il n’y aurait pas du travail pour eux ! Ils ont entendu parler de l’embauche, des soldats, de l’or....  Et être payés en or, ce serait royal ! Joseph leur dit de se présenter à l’auberge, pour prendre un ticket.

     Arrivés à l’auberge, les jeunes s’installent à table pour boire un canon. Ils ont vu l’annonce et se demandent s'il faut être du métier pour être embauchés. Jacou, qui est au comptoir vient s’asseoir avec eux.

     « Je m’appelle Jacou, je suis le bourgmestre du village. Je vous signale que nous vivons nus dans le village, comme vous avez déjà dû le remarquer.

     - Oui, cela nous a étonnés de voir des gardes nus à l’entrée, Et ensuite, vous...  On se demandait où nous étions tombés !

     -La nudité est une chose primordiale pour nous. Cela relève d’une philosophie hygiéniste et mentale, Tous les habitants y souscrivent. Elle n’est pas obligatoire, mais fortement recommandée, à part à l’école de garde, où elle est obligatoire. Vous pouvez vous mettre nus si vous le désirez.

     - On se met à poil ?  demande un des garçons.

     - Oh oui ! il fait si chaud !  répond une des filles.

  - Euh…Je ne sais pas… » dit une autre, plus hésitante.

     - Si vous voulez, les douches sont à côté, vous pourrez le faire là-bas. Pour ce qui est de l’embauche, nous ne jugeons pas sur le physique, ni sur le sexe, ni sur le métier des candidats.      La volonté de participer à la vie du village est une motivation suffisante ! Vous cherchez tous du travail, il y en a !

     - Oui, par chez nous, on n’en trouve guère. Je me présente : Adrien Molle, trente ans. Et voici ma compagne Sylvie Spar, trente ans aussi. - -

     - Moi, Florent Molle, le frère d'Adrien. et ma copine Joelle Tritz, vingt-neuf ans.

     -Albert Tritz, vingt-cinq ans, le frère de Joelle, et ma copine Marie Blache, vingt-quatre ans.

     - Nous, nous sommes les jumeaux Hahn, Alain et Abel, vingt-cinq ans. Et nos copines, les jumelles Rich, Natacha et Nathalie, vingt-cinq ans également.

     - Et nous, les Holz : Gabriel, vingt-trois ans, et Michelle, vingt-et un ans.

      « Concierge, ça m’intéresse ! dit Adrien.

     - Et moi, c'est la cuisine, dit sa compagne Sylvie.

     - Pareil pour nous ! disent en chœur Florent et Joelle.

     - Je suis bon en cuisine, dit Albert, et Marie aussi !

     - Nous, nous voulons bien être soldats, avec nos copines ! dit Abel, au nom des quatre jumeaux.

     - Et mon frère et moi aussi !  conclut Michèle.

     - Eh bien, c’est magnifique ! Vous êtes toutes et tous embauchés ! Vous devez maintenant vous libérer de vos préjugés et gênes, tabous et timidités...  Pour cela, Gael va vous emmener aux douches.

 

 

 

Les Saint-Louisbourgeois aux douches

 

     Joel les accueille, il est prêt, l’eau est bien chaude, et la cheminée chauffe les douches, pour un séchage rapide. La bâtisse est bien isolée, la chaleur extérieure n’influe que peu sur la température intérieure.

     « Donnez-moi vos habits, je les ferai laver et vous les récupérez tout propres si vous voulez vous habiller. ». Les filles regardent cet homme au gros sexe, debout nu devant elle, « Tu ressembles beaucoup à Gael » lui fait remarquer Michelle, très observatrice, qui avait déjà lorgné sur l'entre-jambe du frère. Joel lui répond que Gael et lui sont jumeaux, comme semblent l'être Alain et Abel.

     Après quelques réticences, voyant que quelques-unes se déshabillent, toutes et tous se dévêtent devant la cheminée.

     Adrien Molle est un garçon brun de trente ans, de six pieds trois pouces. Un corps fin, peu de poils pubiens, et un membre viril de quatre pouces.

     Sylvie Spar a trente ans. C'est une blonde de six pieds, avec de petits seins ronds, et un mignon petit bidon orné d’une toison d’or, sur de belles cuisses prolongées de belles jambes. 

     Florent Molle, vingt-huit ans, est une copie de son frère.

      Joelle Tritz, une magnifique petite rousse de vingt-neuf ans, de cinq pieds dix pouces, a de superbes seins en pointe, une toison rousse frisée, et de belles fesses rebondies sur des jambes fines.

    Albert Tritz est un grand roux de vingt-cinq ans, de six pieds six pouces avec une poitrine velue, et un pubis tout roux, sur un pénis de cinq pouces.

     Marie Blache, vingt-quatre ans, est une blonde de six pieds trois pouces, avec une superbe poitrine bien haute, des tétons énormes au bout des seins ronds, une toison blonde épaisse, un fessier bien arrondi, sur de longues jambes fines.

     Alain et Abel Hahn sont parfaitement identiques !  A vingt-cinq ans, ce sont deux blond très costauds de six pieds dix pouces, un poitrail gonflé de pectoraux, des bras très gros, et de grandes mains. Pas très velus, leur toison pubienne blonde est clairsemée, sur un phallus d'au moins sept pouces sur deux.

     Natacha et Nathalie Rich sont de belles blondes aux yeux bleus, de six pieds sept pouces. Elles imposent leurs seins énormes et durs, leur toison est drue et dorée, de grandes lèvres dépassent entre leurs longues jambes musclées.

     Gabriel Holz est un grand athlète roux, de six pieds dix pouces, taillé en V, un poitrail puissant, des bras musclés, une toison rousse abondante, et un gros sexe de huit pouces sur plus de deux. Il a de puissantes cuisses et des jambes bien musclées, avec de gros mollets.

     Michelle Holz est une fille, mais avec un corps de garçon ! Rousse, six pieds neuf pouces, des seins fermes mais assez plats, des tétons tout raides, rouges, une toison rouge qui garnit son bas-ventre, des cuisses musclées, et des jambes un peu comme son frère.

     Joel leur explique le fonctionnement des douches. Il y en a six, chacune assez grande pour deux personnes. Et chaque couple s’en va dans une cabine. Les Holz prennent leur douche ensemble, cela ne les gêne pas.

     Après la douche, ils se retrouvent devant l’âtre, ils se sèchent les cheveux et les toisons, et demandent à Joel : « Que devons-nous faire, maintenant ? »

     « Vous allez boire un verre à l’auberge, Jacou vous y attend, et vous le suivrez jusqu’à l’école. Il vous expliquera ce qu’il attend de vous ! »

     En sortant des douches, ils n'en croient pas leurs yeux : ils voient passer des gens volant dans les airs, à toute vitesse ! Ébahis, quand ils arrivent à l'auberge, ils demandent à Jacou s’ils ont rêvé.

     « Mais non... C’est un des pouvoirs qu'ont acquis nos gardes. La nudité permet cela, entre autres !  Child va vous servir une boisson contenant un remède.  Puis vous boirez une de ses spécialités, un alcool fort, qui vous donnera la pêche ! Ensuite, nous allons monter à l’école. Tout le monde se sent bien, nu ? » Ils répondent tous : « Oh oui, nous sommes bien mieux nus, par cette chaleur ! »

     Juste comme ils ressortent, les gardes arrivent par les airs et se posent devant l’auberge.

     « La relève est arrivée dit Joseph. Elle est en place ! 

     - Nous les avons vus passer ! Impressionnant ! Nous aussi, nous aurons ce pouvoir ? demande Gabriel.

     - Oui ! répond Jacou. Vous, les gardes ; et même les concierges, et les cuisiniers et cuisinières !  En route, maintenant... »

     Joseph annonce à Child qu’ils doivent manger tôt, aujourd'hui. Ils reprennent leur poste à midi. « Pas de souci, répond Child, vous pourrez manger dès onze heures ! ».

 

     Jacou est descendu chez Child, et revient avec du monde. Il fait entrer les nouveaux venus dans l’école, et appelle Anatole et Manon.

     « Anatole, voici Adrien et Florent Molle. Ils sont les futurs concierges des bâtiments en face et à l’entrée du village. Ils vont rester avec toi, tu leur montreras le fonctionnement des chaudières, et l’eau chaude pour les douches. »

     « Manon, voilà des futurs cuisiniers, Sylvie Spar, Albert et Joelle Tritz, et Marie Blache. Tu vas leur montrer l’office et les mettre à l’épreuve ! Ils disent vouloir cuisiner ! tu leur feras préparer le repas de midi ! Ils mangeront bien sûr avec nous ainsi que les nouveaux gardes et les nouveaux concierges qui sont avec Anatole, cela fait douze couverts. Mais les soldats ne seront pas là ce midi.

     Cet après-midi, nous installerons déjà des appartements dans le bâtiment d’en face.

     Adrien Molle, sera le concierge de la maison, il aura l’appartement de fonction, avec Sylvie Spar, sa compagne.

     Albert Tritz et Marie Blache auront l’appartement attenant à l’office de la cantine.

     Florent Molle sera le concierge de la maison des gardes, en cours de construction, et Joëlle sera leur cuisinière. Il est prévu huit appartements, pour un total de seize personnes habitant sur place. Pour l’instant vous dormirez dans le nouveau bâtiment, le temps de finir les logements. Les Hahn, les Rich et les Holz, vous serez logés aussi provisoirement dans le bâtiment.

     Puis, mentalement, il demande aux nouvelles masseuses de venir.

     « Fleur, Delphine et Alice, vous avez chacune un appartement dans la maison d’en face. Cet après-midi, vous vous installerez avec vos époux, qui n’iront pas à la mine. »